

DERNIERE MINUTE
VOYAGE DES COURS D’ALLEMAND A BERLIN


Lundi 12 avril
Mardi 13 avril
Toutes les visites des grandes villes commencent en général par un tour panoramique qui permet de situer la géographie de la ville, ses grands monuments, son ambiance. C’est aussi l’occasion de faire la connaissance de notre guide et de ses capacités. Pas de problème d’accent avec Marie Dominique puisque c’est une Française assimilée dont la passion pour son Berlin transparaît à travers ses interventions.
Lever de bonne heure donc pour pouvoir apprécier dès 9h15 l’esplanade du Reichstag et l’architecture de la Chancellerie et des annexes du Bundestag ( parmi lesquelles une garderie pour les enfants des députés ( ? ). La Spree orne de son ruban sur 40 de ses 150 km la ville de Berlin. Nous découvrons ensuite l’Eglise du souvenir et son histoire tragique, rehaussée par le bleu de Chartres des vitraux de la nouvelle église puis nous tournons au ChekPoint Charlie ( dont l’appellation rappelle les codes radio) . La circulation nous en fait échapper pour retrouver l’Alexander Platz qui nous accueille pour une rapide collation puis le mur de Berlin se présente à nous sous l’angle de la mémoire artistique avec l’East Side Gallery très colorée. A sa suite « l’allée des chaussettes rouges » , Karl Marx Allee nous plonge un instant dans le monde stalinien de la RDA que nous quittons par la célèbre Unter den Linden en remontant devant l’Arsenal, la Neue Wache, l’Opéra, l’Université de Humbolt et en étant accueilli par Frédéric II. Nous rejoignons ainsi la Pariser Platz ( en mémoire de la défaite de Napoléon ) puis la porte de Brandebourg. La place du 18 Mars 1848 et l’avenue du 17 Juin 1953 nous permettent de reparler de l’histoire de Berlin en nous conduisant à la colonne de la Victoire implantée sur la place de la grande étoile. Nous traversons le Tiergarten pour arriver au Musée de Bernauer Strasse préféré par notre guide à celui du ChekPoint ,car plus didactique, pour expliquer la vie avec et autour du mur de Berlin, sa construction, son fonctionnement ; l’exemple de l’église protestante située à même le mur, sa survie puis sa démolition permet de bien fixer les idées ce qu’une cassette regardée pour pallier la fermeture de la salle de projection ne fait que partiellement. Une haute tour permet de mieux visualiser les lieux.
Cette journée d’initiation , dense, se termine par un repas dans le quartier Saint Nicolas à la brasserie Georges du coin ( Georg Brau ), repas très convivial qui permet de mieux faire connaissance.
Un groupe de marcheurs impénitents rallie l’hôtel à plus d’une heure et demie en traversant la ville peu animée sur cette zone et illuminée sans excès. Une belle promenade pour conclure une bonne journée.
Jacques G.
Mercredi 14 avril 2010 : deuxième jour à Berlin
Après un copieux petit déjeuner, nous partons à 10 heures en bus pour deux nouvelles découvertes : la Gemäldegalerie située dans le Kulturforum sur la Postdamer Platz possède une collection majeure de peintures européennes du 13ème au 18ème siècle. Toutes les grandes époques sont représentées par des chefs d’œuvre d’envergure internationale.
Van Eyck, Bruegel, Dürer, Raphaël, Le Titien, Le Caravage, Rubens, Rembrandt et Vermeer.
Une guide française d’origine nous commente de façon claire et documentée un choix exhaustif de tableaux. Quel plaisir ! Nous regardons et admirons, l’heure passe trop vite, nous aurions aimé que cette visite guidée se prolonge.
Nous avons ainsi admiré et compris :
- Un retable de la crucifixion de Soest Parchenne sur bois de chêne, un des plus anciens du genre conservé en Allemagne. Il a survécu grâce au mur de ciment qui le cachait.
- « La Fontaine de Jouvence » de Lucas Cranach l’Ancien : aspiration de l’homme à l’immortalité et à l’éternelle jeunesse mais qui laisse à penser que seules les femmes ont besoin de ce bain.
- de Pieter Bruegel « les Proverbes des Pays-Bas » : tableau singulier et amusant car l’artiste réunit sous forme de petites scènes, 116 proverbes des Pays-Bas et nous nous amusons à rechercher la correspondance avec les proverbes français.
- « La Femme du Marché à son Etal » de Pieter Aertsen : découverte des différents fruits et légumes et leur symbolique.
Après cette heure trop vite passée nous avons mis à profit le temps qui nous restait pour regarder de nos yeux émerveillés encore quelques tableaux.
Repas libre : nous donnons libre cours à notre envie des célèbres Curry Wurst et Bratwurst.
Après-midi
Recueillement au Jüdisches Museum conçu par l’architecte Daniel Libeskind.
Le bâtiment vu d’en haut figure une étoile de David disloquée.
Après une visite guidée nous sommes invités à le parcourir seuls.
Nous sommes envahis par l’horreur de l’extermination juive dans le couloir de l’holocauste : couloir aux murs noirs avec pour seules inscriptions le nom des camps ; couloir dont la seule issue est une petite porte noire qui donne sur une pièce aux murs immenses, anguleux, noirs avec un petit rai de lumière (petit espoir), c’est glacial, impressionnant nous n’avons aucune envie de nous attarder, cela nous renvoie de trop dures images.
Un autre couloir monte vers un jardin, c’est le chemin de l’exil. Sur les murs les noms de tous les lieux du monde où les juifs ont pu se réfugier. Le jardin, c’est le jardin de l’exil, un grand carré, d’immenses blocs de béton posés sur un sol instable sous nos pieds, au sommet cependant, l’espoir : de petits arbustes croissent. Nous déambulons dans ce jardin d’un pas incertain, nous sommes déséquilibrés, mal à l’aise mais … nous voyons le ciel.
Dans une autre pièce sombre, froide se trouvent dans un angle 10 000 pièces de métal : des visages de toutes tailles la bouche béante. De manière impressionnante et effrayante ils expriment l’horreur de l’holocauste, c’est l’œuvre de Menashe Kadishman.
Nous ne ressortons pas indemnes de cette visite.
Paulette J et Roselyne M


Jeudi 15 avril
Jeudi matin ce fut cinéma. Non pas pour voir un film mais pour visiter le « Filmmuseum » situé dans le très moderne Sony Center de la Potsdamer Platz construit après la réunification.
Les bâtiments en verre et acier sont à eux seuls une attraction. La place Centrale est surmontée d’un toit incliné vitré s’intégrant avec ceux, voisins, de la Bibliothèque Nationale et de la Philharmonie .
Le musée retrace l’évolution du cinéma depuis l’époque du muet au travers d’images , de costumes, d’accessoires et de bibliographies. Une place importante est donnée à l’Expressionnisme allemand avec Fritz Lang et à son « Metropolis » ainsi qu’à l’utilisation pendant la période Nazie du cinéma comme moyen de propagande grâce notamment à Leni Riefenstahl.
Le musée rend également hommage à l’enfant du pays, Marlene Dietrich.


L’après midi nous n’avons pas changé de période en visitant la «Neue Nationalgalerie » bâtiment construit entre 1965 et 1968 par Mies van der Rohe, un des maîtres du Bauhaus. qui abrite peintures et sculptures du début du vingtième siècle aux années 1960.
Nous avons pu admirer ( pour certains découvrir) les œuvres des mouvements qui ont marqués cette époque. Notre guide nous a particulièrement sensibilisé à l’expressionnisme et ses évolutions, der blaue Reiter, die Drücke, avec notamment Munch et Kirchner, puis à la Neue Sachlichkeit (la nouvelle objectivité) qui lui a succédé en Allemagne dans les années 20, alors qu’en France se développait le surréalisme.
La vie n’étant pas faite que de musées , à midi nous avions réintégré le monde de la consommation avec les magasins du quartier du « Ku’dam » et le « KaDeWe »
Le soir nous avons eu la joie de retrouver Rosemarie et Regina deux de nos correspondantes d’Essen qui nous ont fait le plaisir de venir spécialement à Berlin pendant notre présence.
Jean-Claude M.
Vendredi 16 avril.
Nous quittons l'hôtel à 9h, direction le musée Berggrüen. Comme nous n'y sommes attendus qu'à 10 heures, notre guide, Marie-Dominique, en profite pour nous faire découvrir en bus d'autres lieux : les quartiers résidentiels vers la forêt de Grünenwald, l'Olympiastadion à proximité de la vieille ville de Spandau construit pour les jeux olympiques de 1936, le quartier de Charlottenburg avec ses carrés de verdure devant les immeubles d'architecture baroque et rococo.
Par la Schloβstraβe nous arrivons au château de Charlottenburg, construit au XVII siècle et résidence d'été des rois de Prusse. Le musée Berggrüen se trouve à gauche du château.
Heinz Berggrüen a rassemblé, là, l'une des collections privées la plus importante au monde. On peut y voir sur trois étages des œuvres de Matisse, Braque, Picasso, Klee, Giacometti... Un vrai régal pour les yeux !
Comme nous devons rejoindre le Reichstag pour une visite guidée à 13h30, nous n'avons aujourd'hui qu'une demi-heure pour déjeuner sur le Ku'damm.
Le Reichstag est l'un des quatre bâtiments du Bundestag dans le nouveau quartier parlementaire. Si l'aspect extérieur du bâtiment, malgré sa quasi destruction en 1945, n'a pas changé depuis sa construction par Paul Wallot entre 1884 et 1894, la restauration intérieure, confiée à l'architecte britannique Norman Forster, et réalisée en verre, acier et miroirs, confère à l'ensemble une certaine transparence, symbolisant la démocratie.
La visite guidée porte sur l'histoire et l'architecture du bâtiment, mais aussi sur le rôle et les missions du Parlement. Le Parlement se réunit dans la magnifique salle plénière surmontée de la fameuse coupole en verre où nous avons pu ensuite monter pour admirer la ville.
La fin de l'après-midi se poursuit par la visite des Hackesche Höfe. Elles sont situées dans l'ancien quartier industriel de Scheunenviertel. Autrefois cours d'usines bordées de bâtiments industriels et de bâtiments d'habitation des ouvriers, elles ont été joliment réhabilitées. Logements, commerces et ateliers d'artisans ou d'artistes s'y côtoient dans un cadre paisible où il fait bon flâner.
Un lieu très surprenant nous attend maintenant : le Kunsthaus Tacheles. C'est un bâtiment pratiquement en ruine, occupé tel quel par des artistes contemporains qui créent et exposent. Lorsque l'on a franchi l'aspect rebutant du premier abord, quel endroit insolite plein d'agitation et de vie !
Ainsi se termine une belle journée riche en découvertes culturelles, architecturales, historiques, politiques...
En soirée quelques uns ont la chance de pouvoir assister à un concert du Berliner Philharmoniker dans la remarquable salle de la Philharmonie à l'acoustique si pure.
Juliette P.
Daniel K.


samedi 17 avril 2010 : le zoo du Tiergarten.
La perspective des attentes à l'aéroport et des piétinements inévitables m'ont poussé jusqu'au zoo, dont Arte avait fait deux reportages. Après la déception devant la tristesse des éléphants, je me suis progressivement laissée imprégnée par les charmes de cet endroit. Je n'étais plus seule. Petit à petit le parc s'est animé, d'abord les touristes avec leur petit sac à dos, puis les berlinois, les personnes agées et surtout dans l'après midi des familles entières avec des nuées d'enfants. Une rumeur s'est peu à peu installée.Les charettes multicolores, que l'on pouvait louer à l'entrée, tirées ou poussées, animaient le parcours.Cette ambiance gaie et colorée respirait la joie de vivre des berlinois. C'était la fête du soleil et du printems. Tout Berlin était dehors. Outre les zones animalières, très visitées, on pouvait également apercevoir les « cuisines » de préparation des aliments pour les animaux. En plus des bancs qui étaient fort occupés, des fontaines et des jets d'eau, . il y avait un endroit incontournable, c'est la Waldschänke. Il faut bien reprendre du tonus autour d'une bière, d'un café, avec un currywurst (saucisse de 25 cm, spécialité berlinoise), un gâteau ou une glace. La mascotte du zoo est knut, l'ours blanc né dans le zoo, et la boutique des peluches était très fréquentée par les mamies qui voulaient gâter leurs petits enfants. Quel choix! Le zoo de Berlin est un des plus grands d'Europe, c'était super.

Ddimanche 18 avril: le Britzgarten.
Pas d'avion, le nuage volcanique nous bloque toujours à Berlin, pas de retour possible ce jour.
Que faire? Comme il fait encore très beau ce dimanche j'opte pour le Britzgarten, un des plus grands de Berlin, qui se trouve à Altmariendorf. Cette autonomie me plait. Dans le métro ligne 6 j'ai le nez sur mon plan et une voisine se met en quatre pour m'aider. Une relation très amicale s'engage. Ces berlinoises sont très sympathiques et receptives. Au Britz garten je découvre un immense parc vallonné. A ma droite il y a un grand verger qui commence à fleurir. Trois ou quatre arbres sont encore décorés avec une multitude d'oeufs de pâques multicolores. Les vastes prairies sont égayées par des sculptures modernes. Grâce au vallonnement, le paysage se découvre progressivement. Les sentiers déroulent leurs entrelas et mènent vers plusieurs collines, recouvertes de jonquilles et de narcisses, d'où on a des points de vue sur de nombreux lacs. Sur le bord des lacs on peut trouver des chaises longues que l'on peut déplacer à volonté. Les berlinois prennent le soleil avec avidité, d'autres marchent à bon pas. Les personnes arrivent avec des paniers plein à craquer de victuailles, ce sont des pic-niques turcs traditionnels. Sur les pelouses les enfants jouent au ballon avec les parents ou font des cabrioles. Un petit train circule. Au bord des lacs il y a plusieurs restaurants chics qui se remplissent vite. Mais on peut aussi trouver des restaurants plus modestes, avec bière, gâteau, café, glace et l'incontournable currywurst. Tout le monde se réjouit du soleil et montre sa joie de vivre. Mais au fait où se trouve l'exposition des tulipes? Hélas l'hiver tardif les a encore bloquées au sol. A voir les étiquettes cela promet un véritable festival de couleurs que j'aurais peut être l'occasion d'admirer si le volcan continue à répandre son nuage toxique sur l'Europe. Encore une petite halte près d'une sculpture éolienne qui est fascinante. Il faut penser au retour et s'informer sur la suite de notre voyage. Je suis vraiment émerveillée par la joie de vivre des berlinois. Les berlinois et leurs parcs m'ont ainsi fait découvrir un véritable phénomène social.
Madeleine Bintz
UNIVERSITÉ INTER-ÂGES DU DAUPHINÉ
2 square de Belmont - 38000 GRENOBLE
Tél 04 76 42 44 63 Fax 04 76 03 22 50
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