Philosophie des sciences

33 €
par Ion Vezeanu
P30

Bios, éros et thanatos.

Plusieurs domaines de la connaissance seront mobilisés pour rendre compte des trois notions fondamentales : la vie, l’amour et la mort. La vie semble faire l’objet d’études et de recherches des Sciences de la vie et de la Terre (S.V.T.), alors que l’amour et la mort n’intéressaient par le passé que les Arts, la Philosophie, la Psychologie ou la Théologie. Mais depuis le dernier siècle, les mystères et les tabous associés à ces notions semblent transgressés par la Génétique, l’Intelligence Artificielle et par les Neurosciences. Il faudrait voir à quel prix !

Vendredi 10h30 à 12h. Salle G4

Dates : 2/10 - 9/10 - 16/10 - 6/11 - 13/11 - 20/11 - 27/11 - 4/12 - 11/12 - 18/12 - 15/01 - 29/01

Supplément d'information

Quels que soient les progrès de la sagesse humaine, les questions fondamentales demeurent. Il est étonnant que l’on ne sache pas répondre aux questions concernant la vie, l’amour ou la mort. Exiger des définitions scientifiques de ces termes semble un exploit bien redoutable. Ce qui rend ces questions encore plus inquiétantes : Qu’est-ce que la vie ? Pourquoi vivre ? La vie est-elle absurde ou a-t-elle bien un sens ? Lequel, puisque tout semble éphémère ? Pourquoi sommes-nous là?
Qu’est-ce que l’amour ? Aimer ou ne pas aimer ! Amor mundum fecit : « L'amour a fait le monde », disaient les Latins. L’amour est-il vraiment au service de la vie dans son combat de la mort ? Mais qui gagne ce combat, puisque nous y passons tous et la mort semble régner sur l’Histoire, sur les cultures et les civilisations ? Il n’y a que cendre et poussière qui restent derrière nous. Tout périt, y compris notre mémoire.
To be or not to be : « Etre ou ne pas être ! », la question shakespearienne revient en force, étant reformulée non seulement pour chaque individu, mais pour l’humanité entière. L’Anthropocène, l’ère de l’homme, de sa « maîtrise » de la nature, c’est-à-dire de sa destruction, semble être la dernière de toutes. De révolution en révolution (gr. catastrophe), l’Homme se dirige implacablement vers sa fin.
Memento mori : « Souviens-toi que tu es mortel ! », c’est une locution latine qui devrait être le leitmotiv de tout un chacun, preuve de sagesse et non pas obsession morbide ou pulsion de mort. Ainsi, conscients de notre finitude séculière, mais tournés vers la vie et l’amour éternels, nous pourrions toujours reprendre les Anciens et dire avec eux : Mors, ubi est victoria tua : « Mort, où est ta victoire ? »
Les recherches scientifiques en Intelligence Artificielle ou en Ingénierie Biogénétique sont en train de récupérer les discours et les conceptions religieuses archaïques, sur la vie éternelle, sur la vie d’après la mort, sur l’élixir de l’immortalité, etc. D’où leur succès auprès de l’opinion commune. Par conséquent, les enjeux sont importants et il serait intéressant d’analyser ces nouvelles rhétoriques scientifiques, qui mélangent spéculations, croyances, superstitions, fictions, utopies et théories savantes, pour voir si l’on peut parler d’un « au-delà », d’une « vie après la mort ». Contra vim mortis non est medicamen in hortis « Il n’y a dans le jardin aucun remède à la puissance de la mort. »
Peut-être que cette panacée universelle est d’une autre nature. Rappelons aux jeunes et vieux chercheurs, comme solution désespérée, ce que pensaient nos ancêtres : Dum vita est, spes est « Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir » car « L’amour triomphe de tout » (Omnia vincit amor).

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hebdomadaire

Liste des Séances

Code Professeur(s) Jour Horaire Salle Places
P3001 Ion Vezeanu Ven 10h30 - 12h G4 39