Histoire de l'aluminium et de Péchiney dans les Alpes.

Jeudi 31-03-2016 à 14:00
par Anne Dalmasso

Anne Dalmasso
Spécialiste de l'Histoire des entreprises au XXème siècle, des territoires et de l'innovation.

Elle est notamment co-responsable de l’axe « Entreprises de l’aluminium et territoires des vallées » du programme du programme ANR franco québécois Fralubec (Histoire comparée de 2 multinationales de l’aluminium, Péchiney, Alcan) avec Lucie K. Morisset (Université du Québec à Montréal)

Elle est Professeure en histoire contemporaine, à l'Université Grenoble Alpes

 

Présentation de la conférence

En 1886, la même année quoique de manière indépendante, les dépôts de brevet, par le français Paul Héroult et l'américain Charles Martin, de la technique de la fabrication de l'aluminium par l'électrolyse, ouvrent la voie à l'industrialisation de la production d'un métal dont les usages allaient connaître un formidable essor. Le procédé nécessitant de grandes quantités d'électricité les vallées alpines vont se couvrir de centrales électriques et d'usines. La Maurienne devient la vallée de l'aluminium. La formation d'un réseau national réduit ensuite l'avantage énergétique des territoires alpins. Péchiney, qui a succédé à Alais Froges et Camargue, fait le choix de moderniser son site historique de St Jean de Maurienne dans les années 1980 et investit sur le site de Dunkerque sur un site plus conforme à la nouvelle donne industrielle. C'est ensuite le groupe Rio Tinto Alcan qui prend le contrôle de l'industrie de l'aluminium en France et menace le site de St Jean de Maurienne de fermeture. Celle-ci sera finalement évitée par la prise de contrôle du site par un consortium formé par le groupe allemand TRIMET et EDF.