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La programmation 2021-2022 des 40 Conférences de tous les savoirs est en cours.
Elle vous sera communiquée dans le courant du mois de juin ou début juillet.
La première conférence aura lieu le mardi 5 octobre à la salle Canopé.

Les conférences se dérouleront en présentiel :
  • - les mardi de 14h30 à 16h30 à la salle Canopé, 11 av du Gal Champon à Grenoble,
  • - un jeudi sur deux à 14h30 à l’IUT2, Place Doyen Gosse à Grenoble.
Pour assister à une conférence, il faut être adhérent à l'UIAD (65€) et avoir choisi les conférences (32€ pour l’année) ou être inscrit à un autre cours et bénéficier de 3 bons gratuits pour assister à une conférence.
Il n’est pas possible de les prendre « à l'unité ».
Les conférences sont enregistrées.
Rendez vous sur la page récapitulative des liens vers les fichiers d’enregistrement pour chacune des conférences.
Vous pouvez aussi consulter la page d'archive des enregistrements de conférences.

Conférences désirées

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  L'apport de l'Islam à la culture scientifique occidentale

Mardi 13-10-2015 à 14:30
par Michel Soutif

Michel Soutif

Physicien, ancien président de l’Université Joseph Fourier, enseigne l’histoire des sciences à l’Université Pierre Mendès France puis à l’UIAD.

 

Présentation

A la fin des années 1000, des contacts majeurs ont eu lieu entre le monde musulman et l'occident :

1061 à Palerme

1085 à Tolède

1098 en Palestine.

Si cette dernière confrontation a été très négative, les deux autres ont été particulièrement fructueuses.

Si le monde islamisé a été un formidable vecteur d'idées de l'Inde et de la Chine, il n'en a pas moins apporté une contribution personnelle à de nombreux domaines scientifiques et techniques.


  L'entreprise ARAYMOND : 150 ans d'une histoire industrielle. "Nos idées fixent"

Jeudi 15-10-2015 à 14:00
par Alain Raymond

  L'Occident a-t-il un avenir ?

Mardi 10-11-2015 à 14:30
par Jean-Marc Huissoud

Directeur du Centre d’Etudes en Géopolitique et Gouvernance (GEM)

 

Peur du déclin, critiques de son modèle en interne comme en externe, questionnement du progrès, les sociétés dites occidentales sont en crise. L’Occident est devenu l’univers du doute, selon Dominique Moïsi, alors que l’optimisme domine désormais ailleurs, en Asie notamment. Pour comprendre les origines de ce malaise, il convient de se réinterroger sur ce qu’est l’Occident, comment il s’est construit, et réévaluer les risques qu’il affronte aujourd’hui. Ceux-ci sont peut-être moins du domaine de la « performance » économique et politique comparée à de nouveaux concurrents, que du domaine de son autoreprésentation et de ses croyances. Une crise structurelle et pas conjoncturelle, en définitive, ce qui n’est certainement pas moins grave.

  Paris-Climat 2015 : un moment-clé dans la négociation internationale sur le climat ?

Jeudi 12-11-2015 à 14:00
par Patrick Criqui

Patrick Criqui (économiste, directeur de recherche au CNRS, pôle EDDEN du laboratoire PACTE) a développé un modèle économique mondial pour l'énergie utilisé aujourd'hui par la Commission européenne et le Ministère de l'Ecologie. Il participe à l'élaboration des stratégies nationales pour la transition énergétique et la négociation climat.


Le climat est à l'agenda des relations internationales depuis la fin des années quatre-vingts. La négociation proprement dite a commencé en 1992, à Rio, puis elle a connu quelques temps forts, positifs avec le Protocole de Kyoto en 1997, ou plutôt en recul à la conférence de Copenhague en 2009. Depuis cette date, les émissions de gaz à effet de serre ont continué à progresser et les pays émergents jouent un rôle de plus en plus important. A Paris, on sera à la recherche d'un "deuxième régime climatique": fondé non plus sur une grande architecture contraignante, mais sur des engagements nationaux volontaires; l'accord attendu à Paris pourrait marquer le véritable début de la décarbonisation de l'économie mondiale.

  Dominique Villars, l'homme qui faisait parler les plantes

Mardi 17-11-2015 à 14:30
par Claude Muller

Membre de l'Académie Delphinale, vice-président de la Société des Ecrivians Dauphinois, auteur de 29 ouvrages sur notre région, il a réalisé de nombreuses émissions radiophoniques et quarante émissions télévisées sur l'histoire du Dauphiné. Il a collaboré d'autre part à la réalisation d'un film sur Dominique Villars : les Herbes magiques.

 

Dominique Villars (né le 14 novembre 1745 au Noyer dans les Hautes Alpes, décédé le 27 juin 1814 à Strasbourg), c'est ce petit berger illettré qui a beaucoup appris en observant la nature. Il deviendra un très grand botaniste, un médecin réputé et une des personnalités les plus érudites de son temps, terminant sa vie doyen de la Faculté de médecine de Strasbourg. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont une monumentale Histoire des plantes du Dauphiné.

  Le récit de voyage : écrivains-voyageurs et voyageurs-écrivains, à la découverte d'un genre

Mardi 24-11-2015 à 14:30
par Patrice Terrone

"Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait.» Nicolas BOUVIER

 Le Conférencier :

Patrice Terrone est maître de conférences de littérature française à l’université Stendhal-Grenoble 3. Il a effectué des recherches sur Georges Darien et la littérature anarchiste du XIXe siècle. Ses travaux portent davantage aujourd’hui sur les liens qu’entretiennent la littérature et les arts plastiques. Il anime des ateliers d’écriture dans le cadre de la Formation continue Lettres de l’université Stendhal. Partir, s’évader, découvrir, raconter…

La conférence:

 Des grands voyages d’exploration des XVe-XVIe siècles au tourisme de masse aujourd’hui, en passant par le Grand Tour initiatique du XVIIIe et le voyage en Orient des écrivains romantiques du XIXe, les récits de voyage abondent, voyages réels, voyages imaginaires aussi. Cette littérature polymorphe répond à des objectifs aussi divers que les formes qu’elle revêt : recherche ethnographique, mission exploratoire ou d’expertise, reportage journalistique,  aventure personnelle et autobiographique… En résultent des récits, des journaux de bord et des carnets illustrés de photographies ou de dessins, voire même des fictions.

Les récits de voyage s’affirment en tout cas désormais comme un véritable genre très prisé du grand public avec ses classiques, Stevenson, Maillard, Gide, Kerouac, Bouvier, Lacarrière et de nouvelles signatures, Titouan Lamazou, Sylvain Tesson. On s’interrogera ainsi sur la figure qui se dégage de ces écrivains-voyageurs ou de ces voyageurs-écrivains.

 

  Bactéries nos amies ou ennemies : un monde vivant en pleine évolution ANNULEE

Jeudi 26-11-2015 à 14:00
par Jacques Croizé

Le conférencier:

Enseignant à UIAD, 

Ancien : 

-Pharmacien biologiste des Hôpitaux

-Maitre de Conférences des Universités (Faculté de Médecine de Grenoble) Bactériologie

-Praticien Hospitalier (CHU Grenoble) Laboratoire de Bactériologie

-Président du CLIN CHU Grenoble de 1995 à 2011

 La conférence:

 Grâce aux travaux de Pasteur, Koch  et de leurs élèves, le monde bactérien est devenu un immense terrain à découvrir.  L’objectif initial était surtout de « traquer » les bactéries pathogènes. Aussi, dans la fin du XIXème et début du XXème siècles, les bactéries pathogènes (ennemies) responsables d’infections spécifiques telles tuberculose-lèpre-peste-choléra-botulisme, puis durant le XXème siècle celles responsables de légionellose, Lyme, ulcère gastrique, ont été découvertes. Concurremment, les bactéries responsables d’infections urinaires, pulmonaires ou génitales par  d’autres  espèces bactériennes, ainsi que les bactéries amies, sont découvertes (flore commensale de l’homme, flore saprophyte ou peu pathogène de notre environnement végétal et animal). De même, une troisième catégorie de bactéries, dites opportunistes et survenant sur des terrains affaiblis, s’est intercalée entre ces deux grands groupes.  Ces connaissances associées aux progrès de l’hygiène, l’arrivée des antibiotiques, les vaccins ont permis de voir des diminutions de la fréquence des infections variables selon les pays.

Puis deux événements ont accéléré les connaissances ou les modifications du statut des bactéries : l’étude du génome bactérien et la pression de sélection des antibiotiques. Le premier permet de préciser non seulement la cartographie du génome d’une bactérie, mais aussi la nature et le rôle bénéfique ou maléfique  des milliards de bactéries commensales humaines par l’étude du microbiote/microbiome  et ainsi d’ouvrir des pans de recherche sur leur implication dans des pathologies jusqu’ici non expliquées : obésité, autisme.. et sur les interactions entre le microbiote intestinal et le cerveau. Le second événement est  l’utilisation excessive des antibiotiques tant chez l’homme que chez les animaux, qui a fait émerger des bactéries  polyrésistantes.  En leur permettant d’échapper aux traitements de base, elles vont  devenir des « super ennemies ». C’est le cas des BMR touchant des bactéries responsables d'infections liées aux soins (SARM, BLSE), ou du  Mycobacterium tuberculosis XDR touchant des infections communautaires.

 A coté de cet aspect chez l’homme, nous ne pouvons pas négliger d' évoquer à la fois  l’utilisation bonne des bactéries (ou champignons) : premiers antibiotiques, probiotiques , partenaires de fabrication d’aliments ou comme outil de fabrication de protéines/médicaments (biogenétique) mais aussi mauvaise comme arme potentielle dans le bioterrorisme.

 

  Le Baron des Adrets

Mardi 01-12-2015 à 14:30
par Daniel Etienne

Daniel Étienne, chef d'entreprise à la retraite, spécialisé dans la communication et la distribution de produits de luxe, est un passionné de notre histoire et de notre patrimoine . Il s'est penché sur la généalogie des maisons, des châteaux et de ceux qui les ont habités. Il a retracé l'existence de personnages souvent méconnus mais qui ont été importants en leur temps. Sa finalité est de transmettre ses connaissances à tous ceux qui veulent partager les mêmes passions.

 Le Baron des Adrets

« Baptisé au sang de loup, François de Beaumont, baron des Adrets, cruel homme de guerre a laissé des traces sanglantes dans toute la région lors des guerres de religion au XVIème siècle. Nous allons narrer la vie d'un homme impitoyable, caractériel et coupable des pires atrocités, né en Dauphiné il y a 500 ans environ. Après avoir fait couler beaucoup de sang, le Baron des Adrets a fait couler beaucoup d'encre. »

Le conférencier vous présentera ce personnage historique sous ses différents visages.

 

  Les lieux de convivialité à la belle époque à Grenoble

Mardi 08-12-2015 à 14:30
par Alain Robert

Alain Robert, un passionné de l'historique de Grenoble et de sa région, recueille les documents, archives, cartes postales s'y rapportant, précieuses informations que l'on utilisera un jour. Il est actuellement, pour l'Isère, délégué de la Fondation du patrimoine, membre titulaire de l'académie delphinale et a reçu en 2011 la médaille d'honneur de la Société des écrivains dauphinois.

 A l'aide d'un diaporama, nous ferons une promenade dans les lieux de convivialité dans le Grenoble de la fin du XIXème siècle et de la première partie du XXème siècle. Après une courte introduction sur l'historique de la naissance de ces lieux, nous évoquerons le café de la Table ronde (un des plus anciens en France) et d'autres très nombreux à Grenoble : on en dénombrait plus de 600. Nous parlerons des grands restaurants (vous constaterez que nos anciens se tenaient bien à table!), des pensions de famille, des auberges, tavernes, brasseries, des Cabarets-Dancings, des Casinos et Music-Halls, des stands de tir, des boulodromes (n'oublions pas que notre cité était une ville de garnison et a compté jusqu'à 12000 militaires)...Nous nous attarderons sur l'hôtellerie et plus particulièrement sur l'historique des établissements les plus connus, le Grand Hôtel, le Majestic et l'Hôtel Lesdiguières.

 

  La Société Nationale de la Viscose de Grenoble

Jeudi 10-12-2015 à 14:00
par Michel Silhol

Le conférencier :

 Michel Silhol : Ex cadre de la société et Président de l'association « Naviscose Mémoire de Viscosiers »

Marc Marteau : Ex D.R.H. de la société et Vice-Président de l'association « Naviscose Mémoire de Viscosiers »

La conférence :

C'est en 1884 que le comte Hilaire de Chardonnet met au point dans son château du Vernet à Charette dans le Nord Isère, le premier fil artificiel au monde « La Soie Artificielle ».

 

Rapidement, cette production textile se développe en Europe et dans le reste du monde. Au milieu des années 20, la Société Nationale de la Viscose fait l'acquisition de 120 hectares de terrain en bordure du Drac sur les communes d'Échirolles et de Grenoble, afin d'y édifier une usine qui emploiera 2000 personnes. Sa construction est un événement dans l'agglomération grenobloise.

 

  Louis Vicat, l'inventeur de l'or gris

Mardi 15-12-2015 à 14:30
par Claude Muller

Claude Muller

Louis Vicat, l'inventeur de « l'or gris »

 

Membre de l'Académie Delphinale, vice-président de la Société des Écrivains Dauphinois, auteur de 29 ouvrages sur notre région, il a réalisé de nombreuses émissions radiophoniques et quarante émissions télévisées sur l'histoire du Dauphiné. Il a collaboré d'autre part à la réalisation d'un film sur Dominique Villars : les Herbes magiques.

 

Louis Joseph Vicat, né le 31 mars 1786 à Nevers et mort le 10 avril 1861 à Grenoble, est un ingénieur français, inventeur du ciment artificiel. Il est l'un des grands industriels qui ont marqué de leur empreinte l'économie grenobloise.

Ancien élève de l'École polytechnique en 1804, puis de l'École des Ponts et Chaussées, il étudie le mécanisme de prise des chaux naturelles et découvre leurs principes d'hydraulicité sur le chantier du pont de Souillac. Cela permet la fabrication de la chaux hydraulique artificielle et du ciment naturel à partir de 1817. Il découvre le clinker, élément constitutif du ciment lent, et permet la fabrication artificielle du ciment Portland (« l'or gris ») à partir de 1840.

  Georges Boulloud- Le métallo de Dubedout

Mardi 05-01-2016 à 14:30
par Pierre Frappat

Georges Boulloud - Le métallo de Dubedout

Pierre Frappat, ancien professeur d’économie et journaliste, a beaucoup publié sur Grenoble. Il est l’auteur de "Grenoble, le mythe blessé". Il fut conseiller municipal aux côtés d’Hubert Dubedout, entre 1971 et 1976. Responsable de la création d’une formation en journalisme à l’Université Stendhal dans les années 1990-2000.

Cette conférence nous entraîne dans une histoire de Grenoble sur les pas de Georges Boulloud (1931-2013), un militant ouvrier hors du commun. C’est l’occasion de suivre le parcours de cette forte personnalité issue du quartier Saint-Bruno, fier d’être ouvrier chez Neyrpic, leader syndicaliste, dirigeant de la deuxième gauche à Grenoble, élu municipal aux côtés de Dubedout, chrétien convaincu mais rebelle.

Hubert Dubedout tint à avoir avec lui, à la mairie, ce métallo engagé. Proche de Bernard Gilman et Jean Verlhac, il fut associé à la préparation des Jeux Olympiques, au choix de la mixité sociale dans les quartiers, à la genèse de la Villeneuve, à la politique de réhabilitation des vieux quartiers, à la mise en place des équipements culturels. Georges Boulloud fut témoin et acteur dans le "laboratoire social" que fut Grenoble.


  Un peintre maudit du XVIè siècle : Le Caravage. Sa vie tumultueuse, son oeuvre.

Mardi 12-01-2016 à 14:30
par Robert Didier

Robert Didier

Après une carrière de cadre de Direction au sein d'une importante Maison d'Edition et de Diffusion de presse, Robert Didier, jeune pré-retraité, adhère à l'U I A D, au moment où le responsable des conférences s'en retire. Pour le remplacer, le président Robert Gautier sollicite Robert Didier. Celui-ci accepte, et va vivre intensément ce bénévolat. 18 ans , et quelque 50 conférences plus tard, fin mai 2006, il se retire à son tour, mais il y a une suite !

Juin 2012 : le responsable des conférences démissionne. Il n'a pas de successeur. C'est tout naturellement à Robert Didier que  le président Jullien-Jacques SABY va faire appel. Celui-ci accepte de reprendre cette responsabilité provisoirement. Il va l'assumer pendant 2 ans, jusqu'à la fin mai 2014, après une collaboration de six mois avec Michel  Hollard tout désigné par ses qualités pour reprendre le flambeau.

Au cours de ces dernières années, Robert Didier a présenté pour le public de l'UIAD, au CRDP, une douzaine de conférences notamment :

sur le peintre Van Gogh,sur le compositeur Tchaïkoski, sur les papes Alexandre VI et Jules II, sur l'écrivain Pierre Loti etc.

Robert Didier a été nommé Chevalier dans l'Ordre des Palmes Académiques en 2006. Il est actuellement vice-président honoraire de l'UIAD

  "Un peintre maudit du XVIème siècle: Le CARAVAGE"

Sa vie tumultueuse. Son oeuvre.

 Cette conférence va aborder la vie et l'oeuvre d'un peintre Italien du XVIème siècle : Michelangelo MERISI dit "Le Caravage".

Sa vie fut brève et tumultueuse ; il passa beaucoup de temps en prison suite à des rixes, des vols et, plus grave, à un meurtre. En peinture, ce fut le succès très vite ; ses œuvres amplifient le Baroque. Elle sont réalistes, théâtrales ; dans certaines paraît même la laideur physique. Pour l'époque, c'est déconcertant et scandaleux ; des procès seront engagés.

Disparu tragiquement à 39 ANS, son oeuvre sera reconnue tardivement. Ce n'est que vers 1920 qu'on le découvre véritablement. Le secrétaire de Paul Valéry, Berne -Joffroy, déclara même : " au lendemain de la Renaissance, ce qui commence avec Le Caravage, c'est tout simplement la peinture moderne ! "

 Au cours de la conférence, un vingtaine de reproductions des œuvres du Caravage seront projetées sur grand écran

  Maurice Barrès (1862-1923) écrivain et homme politique, figure de proue du nationalisme français

Mardi 19-01-2016 à 14:30
par Françoise Clément

Maurice Barrès ( 1862-1923 ) écrivain et homme politique, figure de proue du nationalisme français.

 Résumé :

        Après avoir prôné le " culte du moi ", Maurice Barrès publie LE ROMAN DE L'ENERGIE NATIONALE : LES DERACINES (1897), L'APPEL AU SOLDAT (1900) et LEURS FIGURES (1902). Depuis le Scandale de Panama et l'Affaire Dreyfus, il est l'un des maîtres à penser de la droite nationaliste. Pendant la Grande Guerre, dans ses articles quotidiens de L'ECHO DE PARIS, il est le chantre de l'Union sacrée.

 

  1916 : "DADA est une bombe" ! (histoire d'une avant-garde)

Jeudi 21-01-2016 à 14:00
par Catherine Coeuré

CV : 

Maître de Conférences honoraire, littérature et arts, Université Stendhal, enseigne à l’UIAD (cours littérature française avec M-J. Allamand, F. Clément).

 Résumé : 

1915, 1916 : en Suisse, pays neutre, un groupe de jeunes poètes et de  peintres veulent un art radicalement neuf. Témoignage de Jean Arp : « A Zurich, désintéressés des abattoirs de la guerre mondiale, nous nous adonnions aux Beaux-Arts. Tandis que grondait dans le lointain le tonnerre des batteries, nous collions, nous récitions, nous versifiions, nous chantions de toute notre âme. Nous cherchions un art élémentaire qui devait, pensions-nous, sauver les hommes de la folie furieuse de ces temps/…/ cet art devint rapidement un sujet de réprobation. 

  Romain Rolland, un écrivain pacifiste

Mardi 26-01-2016 à 14:30
par Georges Bafaro

Le conférencier

Agrégé de lettres modernes, professeur en classes préparatoires scientifiques et littéraires. Puis, inspecteur d'académie à compétence pédagogique à Grenoble de 1985 à 2005. Depuis ma retraite, j'assure de multiples engagements bénévoles, dont l'enseignement à l'UIAD.

La conférence

Je parlerai de cet écrivain honoré du prix Nobel en son temps, mais aujourd'hui assez peu connu du public et des manuels scolaires. Historiquement, il est l'auteur du premier roman-fleuve de notre littérature. Il laisse l'impression d'un penseur et d'un écrivain très hétérogène : polygraphe, passionné de musique, d'opinions politiques contrastées. Notre propos s'intéressera à un aspect essentiel de la pensée et de l’œuvre, le pacifisme, tel qu'il apparaît dans les œuvres et dans les prises de position publiques. Il s'interrogera sur les conséquences de cet engagement.

  Sociologie du deuil aux XXème et XXIème siècles

Mardi 02-02-2016 à 14:30
par Martin Julier-Costes

Martin Julier-Costes est docteur en sociologie et formateur pour des travailleurs sociaux à l'IFTS d’Échirolles.
Ses travaux portent sur le traitement social de la mort en Occident (fin de vie, rite, deuil). Il participe actuellement à une recherche nationale autour de la question du deuil en lien avec le numérique.

 Résumé:

Après avoir défini quelques éléments essentiels à la compréhension du processus de deuil, l'intervenant reviendra sur les changements majeurs que les pays occidentaux ont connus vis à vis de leurs rapports à la mort au XXème siècle. Nous pourrons ainsi mieux comprendre les enjeux du deuil qui se conjugue aujourd'hui via l'intime et n'est plus visible de la même manière qu'auparavant.
Nous terminerons l'intervention par la place des réseaux sociaux, du smartphone ou plus largement des photos et des vidéos, et leurs fonctions dans le processus de deuil. 


  Entre esprit de revanche et pacifisme : écrivains et cinéastes allemands face à la Grande Guerre (1919-1939)

Jeudi 04-02-2016 à 14:00
par François Genton

CV : François Genton est né en 1955. Il a fait ses études d'allemand à Nancy, Paris, Ratisbonne et à l'ENS de Saint-Cloud. Il est professeur  à l’université Stendhal-Grenoble 3. Ses recherches actuelles portent sur la culture populaire du XVIIIème siècle à nos jours .
Site:
http://ilcea4.u-grenoble3.fr/fr/membres/enseignants-chercheurs/ceraac/genton-francois-120060.kjsp 

 Entre esprit de revanche et pacifisme : écrivains et cinéastes allemands face à la Grande Guerre (1919-1939)

 Après la guerre, l’Allemagne et l’Autriche deviennent des républiques démocratiques dans des conditions politiques et économiques difficiles. La propagande militariste et la nostalgie de la puissance allemande restent vivaces et, dès 1925, Hindenburg, qui avait exercé durant le conflit une véritable dictature militaire, est élu Président de la République (dite de Weimar). Rien d’étonnant à ce que la flamme du militarisme soit maintenue aussi dans les arts, au cinéma comme dans une forme de littérature plus exigeante composée à partir de souvenirs ou de journaux de guerre, comme dans le cas du roman d’Ernst Jünger Orages d’acier, paru en 1920… et douze fois réécrit depuis ! Le discours dominant est combattu dès les dernières années de la guerre par un nombre grandissant d’intellectuels et d’artistes et c’est l’Allemagne qui produit avec "A l’Ouest rien de nouveau "(1928-1929) d’Erich Maria Remarque, le plus grand succès international parmi les romans anti-guerre de l'entre-deux-guerres. Il n’en reste pas moins que, face à l’évolution politique de l’Allemagne, l’utopie de la réconciliation universelle se voile, avant même l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler,  d’un certain découragement quant à la possibilité d’intégrer l’Allemagne dans une Europe pacifique et démocratique. Après 1933, une grande partie de l’élite intellectuelle et artistique de la nation, condamnée à l’exil, constate que ses mises en garde se heurtent dans les pays d’accueil à un pacifisme qui se fait des illusions sur le régime hitlérien. 

  Les quatre républiques de Pierre Mendès France

Mardi 09-02-2016 à 14:30
par Michel Hollard

 Michel Hollard :

Actuellement responsable des conférences de l'UIAD, il a été professeur d'économie à l'Université Pierre Mendès France. Il a eu l'occasion de rencontrer très souvent Pierre Mendès France entre 1966 et 1973 à Grenoble et a publié, avec Guy Saez « Politique, science et action publique – la référence à Pierre Mendès France et les débats actuels » (PUG 2010).

 Résumé :

Pierre Mendès France (PMF), né en 1907 à Paris, après une thèse d'économie, devient avocat puis un homme politique. Il devient un très jeune membre du deuxième gouvernement de Léon Blum, en 1938. Résistant, emprisonné par Vichy, il s'évade et, arrivé à Londres, s'engage dans l'aviation avant d'être appelé par de Gaulle à participer à Alger au gouvernement provisoire de la France libre. En 1954 il est élu président du Conseil, poste qu'il occupera 7 mois. Député de l'Isère de mars 1967 à juin 1968? il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont « la République moderne » (Gallimard 1962). Il a donc traversé trois républiques et proposé les grandes lignes de nouvelles institutions. On présentera les principales actions menées par PMF, les idées qu'il défendait ainsi que les  liens qu'il a noués avec Grenoble.

  

  La Colombie : café et cocaïne, mais aussi des richesses fabuleuses à découvrir

Mardi 01-03-2016 à 14:30
par Claude Schwartzman

Claude Schwartzman

La Colombie: un Eldorado si peu (re)connu depuis des siècles.

- La Colombie: café et cocaïne, mais aussi des richesses fabuleuses à découvrir.

C. Schwartzman a été directeur d'agences d'urbanisme en France. Son dernier poste a été en tant que directeur du développement et de l'aménagement de l'Université de Grenoble dans le cadre de la mise en place d'un programme de 400 M€ pour rénover, réhabiliter, construire de nouveaux équipements sur le Campus grenoblois (2 sites). De formation architecte, urbaniste et ingénieur, il a travaillé 6 ans en Colombie dans le cadre de la coopération franco-colombienne de 1983 à 1989 et retourne dans ce pays environ tous les 2 ans.

 

Le plan de la conférence:

Situation géographique, évolution historique, références patrimoniales, potentiel économique: un pays de régions en pleine dynamique et au grand cœur.


  Les lieux de convivialité à la Belle Epoque à Grenoble.

Jeudi 03-03-2016 à 00:00
par Alain Robert

Alain Robert, un passionné de l'historique de Grenoble et de sa région, recueille les documents, archives, cartes postales s'y rapportant, précieuses informations que l'on utilisera un jour. Il est actuellement, pour l'Isère, délégué de la Fondation du patrimoine, membre titulaire de l'académie delphinale et a reçu en 2011 la médaille d'honneur de la Société des écrivains dauphinois.

 A l'aide d'un diaporama, nous ferons une promenade dans les lieux de convivialité dans le Grenoble de la fin du XIXème siècle et de la première partie du XXème siècle. Après une courte introduction sur l'historique de la naissance de ces lieux, nous évoquerons le café de la Table ronde (un des plus anciens en France) et d'autres très nombreux à Grenoble : on en dénombrait plus de 600. Nous parlerons des grands restaurants (vous constaterez que nos anciens se tenaient bien à table!), des pensions de famille, des auberges, tavernes, brasseries, des Cabarets-Dancings, des Casinos et Music-Halls, des stands de tir, des boulodromes (n'oublions pas que notre cité était une ville de garnison et a compté jusqu'à 12000 militaires)...Nous nous attarderons sur l'hôtellerie et plus particulièrement sur l'historique des établissements les plus connus, le Grand Hôtel, le Majestic et l'Hôtel Lesdiguières.

 

  "Autour du système solaire, de Thalès à nos jours. Mythes et croyances et leur régression"

Mardi 08-03-2016 à 14:30
par Jean-Pierre Cohen-Addad

 
La contribution notoire de la civilisation grecque, antique, à la naissance de l’astronomie est impressionnante. S’appuyant sur l’observation du ciel, sans l’usage d’aucun instrument, plusieurs concepts ont été forgés progressivement pendant six siècles avant notre ère, sans avoir l’opportunité de les vérifier. Après la proposition audacieuse et majeure formulée par Copernic : toutes les planètes tournent autour du soleil, c’est au XVIIe siècle, époque charnière, que l’entreprise de vulgarisation de l’héliocentrisme se développera (Kepler, Galilée…). Elle suscitera une littérature de fiction et devra lutter contre les hiérarchies religieuses. La loi de gravitation de Newton ouvre ensuite l’ère des vérifications astronomiques conduisant, aujourd’hui, à l’exploration spectaculaire de l’histoire de l’Univers.

  Bertha Von Suttner (1843-1914), une vie pour la paix

Mardi 15-03-2016 à 14:30
par Jean-Paul Vienne

Cette femme hors du commun est tombée dans un très injuste oubli en France (mais pas dans le reste de l’Europe, ni en Amérique), alors qu’elle connut chez nous, en son temps (1843-1914), la même notoriété (immense) que partout ailleurs.
Je suis très profondément attaché à cette femme, laquelle, outre qu’elle permit comme aucune autre l’entrée des femmes dans la vie politique, mena une vie personnelle des plus romanesques, qu’aucun romancier n’oserait imaginer. Je m’emploie à rappeler sa mémoire, avec de plus en plus de succès, je dois le dire.
Je suis d’une part germaniste. J’ai notamment assuré la direction du séminaire d’allemand à l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) de Grenoble. J’ai également enseigné à Berlin et à Vienne (Autriche).
Et je me suis, d’autre part, depuis longtemps engagé pour  la cause de la paix. Je fais partie de la Commission d’Histoire du Bureau International de la Paix (ou International Peace Bureau) de Genève.

Jean Jaurès et Bertha von Suttner
C’est sans doute avec Jean Jaurès que Bertha von Suttner noua l’une de ses relations les plus personnelles. Ils ne firent connaissance l’un de l’autre qu’assez tard (sans doute en 1899). Mais tout les rapprochait en dépit de la différence de leurs origines sociales, et d’abord la même culture philosophique, mais aussi le même optimisme fondamental, la même foi en la perfectibilité de l’Homme, la même aspiration à la justice sociale, la même conviction que l’éducation du peuple, l’école de la Raison, était la clé d’un avenir de paix, d’une humanité meilleure. Lorsque Jaurès lui fit découvrir  l‘action de Condorcet en faveur de l’école publique, elle ne put s’empêcher de s’écrier : « Ah, que voilà un marquis selon mon cœur ! ».
Tous deux avaient aussi le même pouvoir de faire converger des énergies disparates et surmonter les clivages dogmatiques. Il reste encore à étudier dans le détail la correspondance privilégiée que le grand leader socialiste français entretint avec la grande pacifiste autrichienne ; mais on sait que rien de ce qui touchait l’humanité, tant sa culture que son avenir, ne leur était étranger. Leurs visions respectives de l’action pour un avenir toujours meilleur étaient absolument convergentes ; et on sait qu’ils étaient  tous deux d’excellents orateurs avec un fort pouvoir de persuasion. Tous deux furent également l’objet de railleries, d’attaques impitoyables de la part de leurs adversaires, les mêmes, en réalité, dans leurs pays respectifs.

  Les systèmes planétaires de la galaxie.

Jeudi 17-03-2016 à 14:00
par Bernard Silvestre-Brac

Bernard Silvestre-Brac a fait des études de physique à l’Université Joseph Fourier de Grenoble. Parmi ses professeurs de l’époque, des personnes bien connues de l’UIAD, comme Michel Soutif et Jean-Pierre Longequeue. C’est le professeur Jean Yoccoz qui l’a intégré dans le laboratoire qu’il dirigeait à l’époque, l’ISN, Institut des Sciences Nucléaires. Il a fait toute sa carrière comme chercheur au CNRS, mais a donné aussi beaucoup d’heures d’enseignement à l’UJF dans divers domaines de la physique. Il a commencé sa carrière en physique nucléaire théorique et s’est ensuite plutôt intéressé à la physique des particules élémentaires et a élaboré des théories pour la description de celles-ci en termes de quarks et de gluons. Il s’est beaucoup investi dans la vulgarisation des théories scientifiques modernes. 

Les systèmes planétaires de la galaxie

Cette conférence fait le point sur les connaissances concernant les systèmes planétaires présents dans notre galaxie.
Nous abordons tout d’abord l’aspect historique avec la configuration du système solaire, les découvertes majeures et les grands savants qui ont fait avancer nos connaissances.
Nous passons ensuite en revue tous les objets intéressants de notre système solaire, en donnant les caractéristiques, les points dignes d’intérêt, les missions spatiales qui les ont étudiés et leurs particularités spécifiques. Des photos illustrant les propos sont incluses sur chaque diapositive.
Nous faisons ensuite le tour des planètes hors du système solaire. Leur étude ne remonte guère qu’à vingt ans et leur intérêt fait qu’une part importante des astronomes prend part aux missions d’observation qui leur sont consacrées. Nous donnons les caractéristiques principales et nous mentionnons les méthodes d’analyse très fine qui ont permis leurs découvertes.

  Jean Giono : le personnage d'Angelo dans "Le cycle du Hussard"

Mardi 22-03-2016 à 14:30
par Huguette Perrin

Professeur certifiée de Lettres  classiques, licenciée d’italien, Chevalier des Palmes académiques.

Carrière à Grenoble, au Lycée Stendhal. Passionnée de Stendhal et de Giono.

Elle anime des visites et des sorties culturelles, a participé avec les enfants des écoles à une histoire de Saint - Martin- le- Vinoux.

Membre de Patrimoine et Développement et de la Société des Ecrivains Dauphinois.

 Jean Giono : le personnage d'Angelo dans « Le cycle du Hussard »

 

Quatre romans constituent ce que J. Giono appelait lui-même « Le cycle du Hussard ». Tous publiés après la guerre, entre 1949 et 1958, ce sont Angelo, Mort d'un personnage, le Hussard sur le toit et le Bonheur fou. L'on y voit naître le personnage d'Angelo, héros récurrent, qui traversera toute la chronique romanesque. Parti de Turin, après avoir tué un espion autrichien, le voici à Aix-en-Provence où il rencontre Pauline de Théus qui sera la femme très aimée, puis sur les toits de Manosque où sévit le choléra, et enfin dans l'Italie du Nord, cadre du Bonheur fou.

Angelo, proche du Fabrice del Dongo de la La Chartreuse de Parme, a comme lui, le goût du bonheur, la passion, la tendresse, la gaieté, la naïveté, l'intelligence. Il possède aussi le courage, le sens de l'honneur et le panache, toutes qualités qui font du Hussard un personnage chevaleresque, aristocratique, profondément humain et attachant.

L'action des romans se situe au XIXème siècle, mais les paysages sont bien ceux de la Haute Provence et de l'Italie du nord.

La narration est pleine de verve et d'allégresse qui rendent la lecture extrêmement captivante, Angelo représente bien le héros idéal de Giono.

 

  Mythes et réalités des voyages d'Arthur Rimbaud

Mardi 29-03-2016 à 14:30
par André Spaccarotella

André Spaccarotella

En menant de front les aspects familiaux – marié, trois enfants, huit petits-enfants – et les contraintes professionnelles de Directeur des relations humaines à l'international, en Europe et aux États Unis – ayant reçu une formation universitaire de psycho-sociologue, André Spaccarotella a su garder la pratique régulière du domaine de l'art sous toutes ses formes : littérature, peinture, sculpture, musique, cinéma...et notamment de la poésie.

A 20 ans, en écoutant des poèmes d'Arthur Rimbaud lus par Serge Reggiani ce fut le déclic d'une longue et fructueuse aventure poétique dont il est heureux d'assurer sa restitution personnelle par des analyses et choix d'extraits illustrés sur l’œuvre et la vie de ce météore de ma poésie française.


L’imprégnation poétique :
«  Le Bateau ivre » et « mauvais sang « (d’une saison en enfer) : mythes et réalités
Départ  - nature -  ville - femme  - couple - reconnaissance avec 2 poèmes.
L’aventure poétique et intellectuelle (entre 16 et 19 ans)
Le prodigieux linguiste - 2 poèmes.
L’aventurier (20 à 37 ans)
13 pays parcourus - Ventes d’armes.
Fin de vie misérable :
Retour en France
Tumeur au genou ; amputation
Mort à l’hôpital de Marseille en 1891, le 10 novembre.
Que reste-t-il d’Arthur Rimbaud :
Délire, alchimie du verbe
Son influence sur Paul Valéry, Paul Claudel, les surréalistes.




  Histoire de l'aluminium et de Péchiney dans les Alpes.

Jeudi 31-03-2016 à 14:00
par Anne Dalmasso

Anne Dalmasso
Spécialiste de l'Histoire des entreprises au XXème siècle, des territoires et de l'innovation.

Elle est notamment co-responsable de l’axe « Entreprises de l’aluminium et territoires des vallées » du programme du programme ANR franco québécois Fralubec (Histoire comparée de 2 multinationales de l’aluminium, Péchiney, Alcan) avec Lucie K. Morisset (Université du Québec à Montréal)

Elle est Professeure en histoire contemporaine, à l'Université Grenoble Alpes

 

Présentation de la conférence

En 1886, la même année quoique de manière indépendante, les dépôts de brevet, par le français Paul Héroult et l'américain Charles Martin, de la technique de la fabrication de l'aluminium par l'électrolyse, ouvrent la voie à l'industrialisation de la production d'un métal dont les usages allaient connaître un formidable essor. Le procédé nécessitant de grandes quantités d'électricité les vallées alpines vont se couvrir de centrales électriques et d'usines. La Maurienne devient la vallée de l'aluminium. La formation d'un réseau national réduit ensuite l'avantage énergétique des territoires alpins. Péchiney, qui a succédé à Alais Froges et Camargue, fait le choix de moderniser son site historique de St Jean de Maurienne dans les années 1980 et investit sur le site de Dunkerque sur un site plus conforme à la nouvelle donne industrielle. C'est ensuite le groupe Rio Tinto Alcan qui prend le contrôle de l'industrie de l'aluminium en France et menace le site de St Jean de Maurienne de fermeture. Celle-ci sera finalement évitée par la prise de contrôle du site par un consortium formé par le groupe allemand TRIMET et EDF.

  Napoléon-Les Cent jours. Lecture théâtrale costumée.

Mardi 05-04-2016 à 00:00
par Lisette Blanc Et Marcel Fakhouri


Lecture théâtrale costumée présentée en duo par Marcel FAKHOURY, dans le rôle du Général Cambronne, comte de l’Empire, et Lisette BLANC, dans celui de Pauline BONAPARTE, princesse Borghese, sœur bienfaisante de Napoléon.
Marcel FAKHOURY, auteur de la pièce , et Lisette BLANC, illustratrice, évoqueront les états d’âme de Napoléon, détenu sur l’Île d’Elbe ; son intention de s’évader pour rejoindre la France ; les péripéties de son évasion ; son arrivée à Golfe Juan le 1er mars 1815 ; son parcours jusqu’à Paris, en passant par Digne, Gap, Corps ; son passage à Laffrey ; son arrivée à Grenoble où il passa la nuit à l’hôtel des Trois Dauphins ; sa marche vers Paris en passant par Bourgoin et Lyon ; son arrivée à Fontainebleau ; son entrée triomphale aux Tuileries ; les événements qui suivirent jusqu’à la défaite de Waterloo, le 18 juin 1815.
Ils liront quelques passages de Mémoires d’un touriste de Stendhal, admirateur de Napoléon.
Marcel FAKHOURY, écrivain, poète et dramaturge et Lisette BLANC, illustratrice, peintre et lectrice , sont au service de la culture dauphinoise depuis plus de 17 ans.
Il est vice-président de la Société des écrivains dauphinois, chargé de la communication.
Elle est secrétaire générale, chargée des conférences.

Marcel FAKHOURY est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages dont la plupart ont été illustrés par Lisette BLANC. Il a obtenu une mention spéciale du Jury du Prix de l’Alpe, pour son ouvrage : « Le chevalier Bayard, vérité, erreurs, rumeurs ».

Lisette et Marcel sont détenteurs de plusieurs médailles et prix littéraires, dont la Médaille STENDHAL, du Professeur Del Litto. En août 2015, ils obtinrent le 1er Prix d’Honneur du 8ème salon du livre Ex-libris du Pays d’Allevard, pour leur ouvrage « La plume et le pinceau ».
Nous les retrouverons sur Youtube.

  La Grèce contemporaine : de l'indépendance à la crise de la dette

Mardi 26-04-2016 à 14:30
par Jean Marcou

Jean Marcou

 

Jean Marcou est actuellement Professeur des Universités à l’IEP de Grenoble (France) après avoir été pensionnaire scientifique à l’Institut Français d’Études Anatoliennes d’Istanbul où il a dirigé, de 2006 à 2010, l’Observatoire de la Vie Politique Turque (OVIPOT – http://ovipot.hypotheses.org/) et dont il reste chercheur associé. Il a été aussi directeur de la Section francophone de la Faculté d’Économie et de Sciences Politiques de l’Université du Caire (Égypte), entre 2000 et 2006, et coordonnateur du département francophone de Science politique de l’Université de Marmara (Istanbul), de 1988 à 1992.

Il est actuellement directeur des relations internationales de l’IEP de Grenoble et dirige actuellement, à l’IEP de Grenoble également, le Master « Intégration et Mutations en Méditerranée et au Moyen-Orient. » Ses principaux champs d’enseignement et de recherche concernent la vie politique turque (Constitutions, élections et partis politiques…), les transitions politiques dans le sud de l’Europe, l’Union Européenne, et l’évolution des équilibres politiques au Moyen-Orient (vue notamment au travers des politiques étrangères françaises turques et égyptiennes)

 

Il publie régulièrement articles et chroniques sur le site de l’OVIPOT :  http://ovipot.hypotheses.org/ : notamment, les bilans 2014 des politiques intérieure (http://ovipot.hypotheses.org/10700) et étrangère (http://ovipot.hypotheses.org/10769) de la Turquie.

 

Nombreuses interventions sur les médias (émissions de radio, télévision, interviews et articles de presse).

 

Ouvrages publiés :

Marcou (Jean) et Türkmen Füsun, Vingt ans de changement en Turquie (1992-2012), Paris, L’Harmattan, 2013.

 

Marcou (Jean) – La Nouvelle Egypte, idées reçues sur un pays en mutation, Le Cavalier Bleu, collection Idées reçues, Avril 2013

 

La conférence

Quelques points de repère :

La Seconde Guerre mondiale commença pour la Grèce lorsque l'Italie de Mussolini envoya un ultimatum inacceptable auquel Metaxas répondit par un Non désormais célèbre. La guerre italo-grecque, tournant au désavantage de l'Italie, entraîna l'intervention de l'Allemagne nazie. Occupée par l'Allemagne, l'Italie et la Bulgarie, la Grèce fut gouvernée par un régime collaborateur tandis que le roi, réfugié à l'étranger, animait un gouvernement en exil. À l'issue du conflit, le problème constitutionnel et la guerre froide entraînèrent la Grèce dans la guerre civile dans laquelle l'EAM-ELAS, son plus puissant mouvement de libération, dirigé par le Parti communiste de Grèce, fut impliqué. Celle-ci dura jusqu'en 1949.

La dictature des colonels est le nom donné au pouvoir politique en place en Grèce de 1967 à 1974, qui provoqua en outre l'exil du roi Constantin II monté sur le trône en 1964. Cette dictature est issue de la prise du pouvoir par une junte d'officiers alors dominée par Geórgios Papadópoulos

En 1981, après la dictature, le PASOK d'Andreas Papandreou accéda au pouvoir. La Grèce connaît alors une forte croissance économique, et des niveaux de vie jamais atteints auparavant, notamment grâce à la hausse du tourisme étranger en Grèce. Elle adhère à l'Union européenne en 1981, adopte la monnaie européenne en 2001. Le pays accueille les Jeux Olympiques en 2004 à Athènes. À partir de 2007, le pays est touché par la crise économique mondiale, il connaît en 2008 une grave crise budgétaire, et est forcé de demander l'aide de l'Union européenne, dont les drastiques conditions provoquent à partir de décembre 2008 une spectaculaire augmentation du chômage, une paupérisation rapide des classes moyennes, la multiplication des personnes sans domicile fixe et des émeutes dans les grandes villes.

Dès lors, la crise fait vaciller la stabilité de l'euro dans toute l'Europe, mais particulièrement en Grèce dont une fiscalité défaillante et des dépenses publiques non contrôlées aboutissent à des privatisations en cascade, au recul des services publics et aux rachats massifs par des capitaux étrangers (par exemple chinois).

 

  Bactéries nos amies, bactéries nos ennemies : un monde vivant en constante évolution.

Jeudi 28-04-2016 à 14:00
par Jacques Croizé

Bactéries nos amies, bactéries nos ennemies : un monde vivant en constante évolution

Le conférencier

 Enseignant à UIAD, Ancien : Pharmacien biologiste des Hôpitaux

Maitre de Conférences des Universités (Faculté de Médecine de Grenoble) Bactériologie

Praticien Hospitalier (CHU Grenoble) Laboratoire de Bactériologie

Président du CLIN CHU Grenoble de 1995 à 2011

La conférence

 Grâce aux travaux de Pasteur, Koch  et de leurs élèves, le monde bactérien est devenu un immense terrain à découvrir.  L’objectif initial était surtout de « traquer » les bactéries pathogènes. Aussi dans la fin du XIXème et début du XXème siècle les bactéries pathogènes (ennemies) responsables d’infections spécifiques telles tuberculose-lèpre-peste-choléra-botulisme, puis durant le XXème siècle celles responsables de légionellose, Lyme, ulcère gastrique ont été découvertes. Concurremment les bactéries responsables d’infections urinaires, pulmonaires, génitales par  d’autres  espèces bactériennes, ainsi que les bactéries amies sont découvertes  (flore commensale de l’homme, flore saprophyte ou peu pathogène de notre environnement végétal et animal). De même une troisième catégorie de bactéries dites opportunistes survenant sur des terrains affaiblis s’est intercalée entre ces deux grands groupes.  Ces connaissances associées aux progrès de l’hygiène, l’arrivée des antibiotiques, les vaccins ont permis de voir des diminutions de la fréquence des infections variables selon les pays.

Puis deux événements ont accéléré les connaissances ou les modifications du statut des bactéries : l’étude du génome bactérien et la pression de sélection des antibiotiques. Le premier permet de préciser non seulement la cartographie du génome d’une bactérie mais aussi la nature et le rôle bénéfique ou maléfique  des milliards de bactéries commensales humaines par l’étude du microbiote/microbiome  et ainsi d’ouvrir des pans de recherche sur leur implication dans des pathologies jusqu’ici non expliquées : obésité, autisme.. et sur les interactions entre le microbiote intestinal et le cerveau. Le second événement est  l’utilisation excessive des antibiotiques tant chez l’homme que chez les animaux qui a fait émerger des bactéries  polyrésistantes.  En leur permettant d’échapper aux traitements de base, elles vont passer devenirs des « super ennemies ». C’est le cas des BMR touchant des bactéries responsables infections liées aux soins (SARM, BLSE), ou du  Mycobacterium tuberculosis XDR touchant des infections communautaires.

 A coté de cet aspect chez l’homme, nous ne pouvons pas, ne pas évoquer à la fois  l’utilisation bonne des bactéries (ou champignons) : premiers antibiotiques, probiotiques , partenaires de fabrication d’aliments ou comme outil de fabrication de protéines/médicaments (biogenétique) mais aussi mauvaise comme arme potentielle dans le bioterrorisme.

  Peut-on parler d'une "révolution" du numérique?

Mardi 03-05-2016 à 14:30
par Jean-Pierre Verjus

Informaticien de la première heure (docteur en Informatique en 1968, Université de Grenoble), a enseigné dans différentes universités ou écoles en France et à l'étranger. En parallèle, il a bdirigé l’Institut National de Recherche en Informatique (INRIA) au niveau régional (à Rennes et à Grenoble) et national (à Paris). Depuis sa retraite de la fonction publique (2010), il s'est consacré à convaincre les décideurs de l’urgence d’anticiper l’arrivée du numérique dans toutes les sphères économiques, administratives, éducatives, culturelles et sociétales. C’est à ce titre qu'il a fondé DIGITAL GRENOBLE. 

Résumé

Beaucoup de facteurs soulignent ce que j'appelle l’évidence numérique. Citons en 3 : (1) Tout ce que l’être humain sait « formaliser » pour faire répéter à d’autres les mêmes gestes, un processus, une réalisation concrète …. peut être traduit en un programme, en une mission opérée par un robot physique ou immatériel ; (2) Il suffit d’observer la vitesse avec laquelle la jeune génération a adopté les nouveaux terminaux mobiles et le Web pour se convaincre que tout objet et tout service doit être accessible via ces nouveaux outils ; (3) à un niveau plus philosophique, il faut prendre conscience que le numérique est non seulement le 3eme moyen (en sus du langage et du calcul) d’élaborer une démarche, une conceptualisation, une action, mais en plus qu’il transforme voire remplace ces deux outils fondamentaux « old school » 
La conférence commencera par expliquer comment le numérique a envahi notre monde physique et immatériel, selon 3 cercles concentriques, comme le langage et les mathématiques l’ont fait dans le passé. On expliquera très simplement les bases informatiques  à l’origine du numérique, puis quelques termes parfois abscons qui envahissent notre environnement : cloud, big data, calcul haute performance, internet des objets …. On terminera en expliquant comment une métropole telle que Grenoble doit se transformer, dans toutes ses dimensions (économiques, culturelles et sociétales) et comment Digital Grenoble entend y contribuer. 

  Torah, Bible, Coran : trois livres pour un seul Dieu?

Mardi 10-05-2016 à 14:30
par Christophe Batailh

Torah, Bible, Coran : trois livres pour un seul Dieu ?


"
  Un jour les hommes sont passés du polythéisme au monothéisme. C'est une révolution culturelle et spirituelle … était-ce un progrès?
  Chaque monothéisme ayant produit un livre, nous soulignerons les particularités, les différences et le caractère de la Torah, de la Bible et du Coran. Nous verrons ainsi, pour chaque monothéisme, quelle est l'image de Dieu qui se dégage du texte.
  Enfin, parce qu'elle est d'actualité, il nous faudra aborder la question de la violence : est-elle à l'origine de chaque religion? ou bien vient-elle des hommes?

 

 


  Les grands progrès des traitements en Cardiologie ces 40 dernières années.

Mardi 17-05-2016 à 14:30
par Jacques Machecourt

Jacques Machecourt

Professeur de Cardiologie à la faculté de médecine, ancien responsable du Pôle Cardiovasculaire et Thoracique CHU Grenoble, ancien membre de la HAS.

 

Depuis la réalisation du premier pontage aorto-coronaire en 1968 les avancées thérapeutiques se sont succédé dans le domaine de la prise en charge des cardiopathies ischémiques, tant du point de vue interventionnel (angioplastie coronaire, les « stents », traitement des troubles du rythme…) que des traitements médicamenteux. Ces grandes avancées, associées à une prise en charge encore insuffisante des grands facteurs de risque de développement de ces maladies, ont permis une diminution importante de la mortalité cardiovasculaire, mais ont généré aussi des controverses toujours en cours sur l’utilisation de certaines classes thérapeutiques.

  La pauvreté médiévale : Saint François d'Assise et les Lettres italiennes

Mardi 04-10-2016 à 14:30
par Gérard Luciani

Le précepte évangélique de pauvreté n'a, dans la Chrétienté de l'An Mil, qu'une importance relative, mais au XIIe s, la société évolue, et on note une aspiration généralisée en ce sens. Avec l'accord de la Papauté, l'Ordre des Frères Mineurs, fondé par François d'Assise (1181-1226), met fortement l'accent sur ce point et connaît un succès fulgurant. Après la mort de François, on relève divers essais d'accommodement avec sa Règle. De là naissent deux courants : les Conventuels partisans d'une Pauvreté mitigée, et les Spirituels optant pour la Pauvreté la plus rigoureuse et critiquant l'attitude de Rome. L'un d'eux, Iacopone da Todi (1230-1306), met au service de sa cause un tempérament bouillant de poète-pamphlétaire et laissera une oeuvre en vers considérable. Un peu plus tard, dans sa Divine Comédie, Dante (1265-1321) évoquera les conflits de l'Ordre autour de Dame Pauvreté.

Gérard LUCIANI
Enseignant d'italien dans divers lycées  et dans l'Enseignement supérieur: Assistant, (Paris-Sorbonne);  Maître de Conférences, puis Professeur de Langue et Littérature italiennes à Grenoble et Chambéry). Doctorat sur le théâtre vénitien au XVIIIe s (Carlo Gozzi).Traductions de classiques (Dante, Machiavel, Goldoni, Pirandello, etc.:) Collection Folio-bilingue, Paris, Gallimard.

 

  Faire face à la pauvreté chez nous : les restos du cœur.

Jeudi 06-10-2016 à 14:00
par Brigitte Cotte Et François Sauterey

Depuis 1985, date de leur création par Coluche («  j’ai une petite idée »), les Restos du Cœur viennent en aide aux plus démunis en faisant face à une demande sans cesse accrue et à un environnement de plus en plus difficile.
* Qui sont les Restos du Cœur ?
* Comment fonctionnent ils ?
* Quelles  populations accueille-t-on ?
et d’autres questions que vous pouvez vous poser.
 
Au cours de cette conférence, les Responsables des Restos du Cœur de l’Isère essayeront d’apporter les réponses qui vous permettront de mieux les connaître.

Les intervenants :
François Sauterey a rejoint les Restos du cœur en 2007.
Après avoir assuré plusieurs postes au sein des Restos, il est actuellement responsable du suivi des centres de l’Isère et de la gestion des Bénévoles.
  
Brigitte Cotte a rejoint les Restos du cœur en 2010.
Après avoir été responsable du centre de distribution et accueil de jour de Grenoble Chorier 2011 à 2014; elle assure aujourd’hui la présidence des Restos du Cœur de l’Isère. 

  De l'humanitaire à l'humanisme.

Mardi 11-10-2016 à 14:30
par Guy Caussé

DE L’HUMANITAIRE A L’HUMANISME
De tous temps, l’humanitaire a accompagné les populations en détresse victimes de cataclysmes naturels ou de la folie des hommes.

Soulager le malheur, redonner de la dignité et défendre les droits humains, c’est notre action. Si l’humanitaire est secours, l’humanisme est protection et promotion des mêmes droits dans le prolongement de nos actions. Dénoncer et interpeller, responsabiliser la société civile et les politiques, c’est aussi notre mandat au nom de la dignité humaine.

Le conférencier :

Médecin grenoblois, Guy Caussé participe à la fondation en 1985 de l'antenne de Médecin du monde qu'il dirige pendant 20 ans. Il a parcouru toutes les zones de guerre de ces dernières décennies. Il devient, en 1990, l'un des coordonnateurs des missions de MDM en Afghanistan puis de toutes les ONG françaises dans ce pays.

  Histoire et perspectives d'une entreprise régionale performante : Allimand, concepteur-constructeur de machines à papier.

Jeudi 13-10-2016 à 14:00
par Franck Rettmeyer

De 1850 à 2016, 166 ans de développement du Groupe ALLIMAND, concepteur -
constructeur de machines à papier.
Histoire de 2 familles qui, d’un simple Atelier d’entretien de machines à papier, ont fait
d’ALLIMAND le constructeur n° 1 au monde des machines à papier techniques à haute
valeur ajoutée, produisant en France et exportant 85% de sa production.
Voyage aux travers des décennies, le Groupe ALLIMAND s’impose par ses hommes, sa forte culture de développement de produits et Process, sa présence en Europe, en Asie et aux Etats Unis.

Franck RETTMEYER:
Depuis 1994 Président Directeur Général de la société SAFEM à Angoulême (France), Fonderie et Mécanique
Depuis 1997 Président Directeur Général de la société ALLIMAND à Rives (France), Constructeur de machines à papier
Depuis 1997 Délégué Consulaire de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Grenoble
Depuis 1999 Administrateur de l'AGEFPI (Association de gestion de l'école française de papeterie et des industries graphiques)
Depuis 2000 Vice Président du Groupe PAPIER du SCIPAG EMBALCO Syndicat des constructeurs de machines pour les industries du papier du carton, des arts graphiques de l'emballage et du conditionnement - France.
Depuis 2005 Président du SCIPAG EMBALCO
Depuis 2006 - Administrateur du CTP (Centre Technique du Papier. Membre du Comité Directeur de l’ATIP (Association Technique de l’Industrie Papetière)
Depuis 2008 Administrateur de Grenoble INP-PAGORA (Ecole internationale du papier, de la communication imprimée et des biomatériaux).
Depuis 2009 Président du SYMOP Groupe Papier, Syndicat des Entreprises de Technologies de Production.

  "Nunavik. En terre inuit" : un peuple de l'Arctique et une exposition au Musée dauphinois.

Mardi 18-10-2016 à 14:30
par Chantal Spillemaecker

« Nunavik. En terre inuit » : un peuple de l'Arctique et une exposition au Musée dauphinois.

Pourquoi le Grand Nord fascine-t-il tant ? Comment des hommes et des femmes peuvent-ils vivre sur des terres si hostiles à nos yeux ? L’exposition emporte le public vers un ailleurs lointain et glacé pour tenter de comprendre ceux qui se nomment désormais Inuit (les humains) et non plus Esquimaux. Ces communautés perpétuent au Nord du 55e parallèle, une culture ancestrale, largement bouleversée au cours du XXe siècle et tentent de résister aux convoitises du monde occidental.

Fruit d’une collaboration franco-québécoise, l’exposition rassemble dans une scénographie originale plus de 150 objets traditionnels, photographies historiques et œuvres d’art issus des collections des Musées de la Civilisation de Québec, de l’Institut Culturel Avataq et du Musée des Confluences. Précieux vêtements, outils, sculptures, estampes et témoignages viennent ainsi illustrer toute l’ingéniosité et la créativité dont ce peuple autrefois nomade a fait preuve à travers le temps. La conférence portera sur ces thèmes.

 

Chantal Spillemaecker

Conservateur en chef au Musée dauphinois, elle est commissaire d’un grand nombre d’expositions et a dirigé quantité de publications sur le patrimoine régional. Directrice du Musée Hector-Berlioz jusqu’en 2015, elle a conduit la réhabilitation de la maison natale du compositeur et une programmation culturelle renouvelée chaque année.

Découvrant en Alaska et au Canada les cultures du Grand Nord, elle réalise en 2016 l’exposition « Nunavik. En terre inuit » présentée au Musée dauphinois jusqu’au 2 janvier 2017.

 

  Les grandes économies asiatiques face au défi climatique : la Chine.

Jeudi 10-11-2016 à 14:00
par Jean-Marie Martin Amouroux

L'Asie au coeur du défi énergie-climat (I)

Réunie à Paris en décembre 2015, la COP a suscité une mobilisation internationale en défense du climat, mais elle n'a pas suffisamment attiré l'attention sur les pays dont les politiques énergétiques sont déjà, et seront de plus en plus, au coeur du défi énergie-climat. Parmi eux, la Chine et l'Inde qui, en 2050,  absorberont plus de 30% de l'énergie primaire et près de 40% de l'électricité produites dans le monde.

La Chine

La maîtrise de sa croissance démographique et la réorientation récente de sa croissance économique peuvent-elles être accompagnées d'une transition énergétique susceptible de limiter la dégradation de l'environnement et l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre ? Un retour sur l'histoire de l'énergie en Chine aide à éclairer les politiques industrielles, technologiques et internationales qui ont la plus grande influence sur l'orientation des approvisionnements énergétiques. 

  Animisme et traditions en Afrique de l'Ouest : Mali, Burkina Faso, Bénin, Togo.

Mardi 15-11-2016 à 14:30
par Jackie Klein

Description

  Les grandes économies asiatiques face au défi climatique : l'Inde.

Jeudi 17-11-2016 à 14:00
par Jean-Marie Martin Amouroux

L'Asie au coeur du défi énergie-climat (II) jeudi 17 novembre 2016
Réunie à Paris en décembre 2015, la COP a suscité une mobilisation internationale en défense du climat, mais elle n'a pas suffisamment attiré l'attention sur les pays dont les politiques énergétiques sont déjà, et seront de plus en plus, au coeur du défi énergie-climat. Parmi eux, la Chine et l'Inde qui, en 2050,  absorberont plus de 30% de l'énergie primaire et près de 40% de l'électricité produites dans le monde.
L'Inde
En 2050, avec 1,7 milliard d'habitants, soit 400 milions de plus que la Chine, elle sera le pays le plus peuplé du monde mais un certain nombre d'Indiens peineront toujours à se procurer les sources d'énergie  indispensables à une vie moderne. Quels sont les obstacles, géologiques, industriels, géopolitiques et sociaux à un développement plus rapide de l'approvisionnement énergétique ? Justifient-ils les difficultés d'une transition énergétique away from fossil fuels ? L'histoire de l'énergie en Inde peut aider à répondre.
Jean-Marie MARTIN-AMOUROUX
Qui a assuré un cours d'économie à l'UIAD a été successivement
- Directeur de l'Institut Economique et Juridique de l'Energie (1968-82) puis de l'Institut d'Economie et de Politique de l'Energie de Grenoble de 1988 à 1990. 
- Vice-président de l’Université Pierre Mendes-France 1970-1980 
- Vice-président et rapporteur général du Groupe Long Terme Energie du Commissariat Général au Plan (1982-83)
*Conseiller technique au cabinet du Ministre de la Recherche et de la Technologie (1984-86)
*Président du Pôle Universitaire et Scientifique Européen de Grenoble (1991-95)
*Secrétaire général de l'Encyclopédie de l'Energie, depuis 2014.
Il est l'auteur de nombreuses publications dans le domaine de l'énergie et s'est concentré dans les années récentes sur la question de l'utilisation et de la production du charbon dans le monde. Il est l'auteur de
- Processus d’industrialisation et développement énergétique du Brésil. Institut des Hautes Etudes d’Amérique latine, Paris, 1966, 377 p.
- L'économie mondiale de l'énergie. Paris : La Découverte, Collection Repères, 1990, 126 p. 
- Economie et politique de l'énergie. Paris : A.Colin, Collection Cursus, 1992, 192 p.
- (en collaboration avec B. Bourgeois et D. Finon). Energie et changement technologique. Une approche évolutionniste. Paris, Economica, 2000, 488 p.
- Charbon : les métamorphoses d’une industrie. Paris : Technip, 2008, 420 p.

  Un modèle pour l'évaluation scientifique de la qualité des lacs alpins. L'exemple du "tableau de bord" du lac Léman.

Mardi 22-11-2016 à 14:30
par Dominique Fontvieille

Les grands milieux aquatiques ont, de tous temps, été de forts attracteurs pour les communautés humaines et animales, pour des raisons vitales et, plus tard, pour des raisons économiques.
Ils focalisent en grand nombre des activités très diverses et parfois contradictoires, dont l'équilibre nécessite une véritable gestion. Les structures intercommunales, voire internationales, qui en sont en charge ont pour objectif de restituer et de maintenir la "bonne qualité" du système concerné, un objectif qui fait face à deux difficultés majeures :
• une définition qui se prête à autant d'interprétations que d'"utilisateurs" des lacs.
• des systèmes dont le fonctionnement est complexe, pour partie encore inconnu et difficile à décrire de façon synthétique.
Pour preuve de ces difficultés, alors que la Commission Internationale pour la Protection des Eaux du Léman (CIPEL) a été instituée en 1963, son 1er "tableau de bord" a été publié au cours de son Plan d'Action 2001-2010.
La vision intégrée qu'il donne de la qualité du lac Léman fait de cet indicateur un outil indispensable à l'ensemble des acteurs de la vie socio-économique centrée sur le lac.

Le conférencier :
Professeur des universités (PR1) jusqu'au 31/08/2013, Université de Savoie (actuellement Université Savoie Mont Blanc). Il a été embauché à l'Université de Savoie en tant qu'assistant en 1970, après avoir fait ses études supérieures à l'UJF.
Il a fait toute sa carrière à l'Université de Savoie, avec deux interruptions, l'une pour le Service National en tant que scientifique du contingent (au CRSSA, alors installé dans l'hôpital Desjenettes à Lyon), l'autre pour un stage post doctoral, d'un an également, à L'institut of Ecosystem Studies, Millbrook, NY, lié au New York Botanical Garden.
Professeur émérite depuis le 1/09/2013.
Thématiques de recherche
- Ecologie microbienne et plus spécifiquement : Processus d'autoépuration dans les eaux courantes. 
- Impacts des composés biocides sur les communautés microbiennes fixées (biofilms) des milieux aquatiques (milieux naturels et installations humaines). 
- Mécanismes de régulation des bactéries potentiellement pathogènes au sein des communautés microbiennes fixées : cas de Legionella pneumophila. 

  Les croyances meurtrières.

Mardi 29-11-2016 à 14:30
par Jean Marichez

Ces croyances religieuses qui causent des guerres.
Face aux radicalisations religieuses que nous observons partout avec effroi, nous sommes ébahis par la force des croyances et par l’énergie qu’elles développent. Les croyances seraient-elles causes de guerres ou de conflits ? Peut-on les tempérer ?
Comment les empêcher d’être meurtrières ?
Comment vivre ensemble, entre peuples aux croyances différentes et contradictoires?
Face aux extrémistes qui tuent au nom de Dieu, les croyants sages et modérés tiennent-ils le bon discours ?

Le conférencier :
Jean Marichez collabore avec l’Ecole de la paix Grenoble où il étudie les conflits, les guerres, les croyances et les résistances civiles qui permettent à des peuples de se libérer de l’oppression.
Il est l’auteur de La guerre par actions civiles (1998), Croyances meurtrières (2011) et Face à l’islamisme (2015).

  Les tziganes : la vie de Bohème? (en lien avec l'exposition du Musée dauphinois).

Jeudi 01-12-2016 à 14:00
par Olivier Cogne

Description

  Penser le changement climatique : 17ème-21ème siècle.

Mardi 06-12-2016 à 14:30
par René Favier

La conférence :

Longtemps, le climat n’a pas eu d’histoire. Au mieux (au pire), les fautes des hommes étaient-elles considérées comme responsable du développement des intempéries. A partir de la seconde moitié du 18e siècle, commence à s’imposer l’idée que l’action anthropique pouvait exercer son influence. Les découvertes d’Arrhénius le confirment à la fin du 19e siècle. Mais la perspective d’un réchauffement (consécutif au développement industriel) fut alors analysée de manière positive, le réchauffement étant considéré comme un rempart contre les grandes glaciations. Ce n’est que dans la dernière décennie du 20e siècle que le réchauffement climatique est devenu une « menace », incarnée en Europe par la canicule de 2003.

René Favier

Professeur émérite d'histoire moderne, Université Grenoble Alpes, il a enseigné plusieurs années à l'UIAD.

Ses recherches portent principalement sur trois sujets :

•     Histoire urbaine de la France d'Ancien Régime (principaux axes de recherche : les villes et le territoire, l'aménagement urbain, histoire sociale urbaine)

.     Histoire des Alpes

•    Histoire sociale des risques naturels dans la France d'Ancien Régime

enregistrement de la conférence

 

  Les compagnons du Tour de France dans la littérature (Georges Sand, etc.).

Mardi 13-12-2016 à 14:30
par Françoise Clément

Les Compagnons du Tour de France dans quelques romans du 19ème siècle (George Sand, Eugène Sue).

Dans les années 1840, G.Sand et E.Sue défendent la cause du peuple. 
Ils peignent la condition misérable des ouvriers et expliquent qu'elle est améliorée par l'association, par exemple le Compagnonnage. Ils s'intéressent aussi aux sociétés  secrètes.
                     G.Sand : Le Compagnon du tour de France (1840)
                     E. Sue : Le Juif errant (1844)

  Les compagnons du Tour de France : un réseau de transmission du savoir.

Jeudi 15-12-2016 à 14:00
par Jean-Marie Mazière

Description

  Colette, une femme de lettres sans tabou dans la région grenobloise.

Mardi 03-01-2017 à 14:30
par Christiane Mure-Ravaud

S’intéresser à Colette, c’est d’abord s’aviser du remarquable talent de plume de cette femme hors du commun ; c’est aussi découvrir la grande liberté qu’elle s’octroie dans la conduite de sa vie. Après sa rupture avec son premier mari Willy qui exploite sans scrupules ses dons d’écriture, elle s’affranchit de toutes les contraintes sociales et morales de son temps. Pour gagner son indépendance financière, elle choisit de jouer dans des pantomimes dont le public raffole à la Belle Époque et qui mettent en valeur sa plastique impeccable. Ne craignant ni la marginalisation, ni le scandale, elle n’hésite pas à s’exhiber, dans des tenues souvent affriolantes, sur les scènes parisiennes, comme dans les villes de province où elle part en tournée, sans renoncer pour autant à une vraie carrière littéraire. Si elle vient soigner dépression nerveuse et arthrite dans la célèbre station thermale d’Uriage, elle se produit à plusieurs reprises avec sa troupe à Grenoble où la presse locale, enchantée par les prestations de ces artistes de music-hall, ne tarit pas d’éloges sur leur spectacle, leur grâce, leur professionnalisme.

Christiane Mure-Ravaud, agrégée de lettres, nous fait revivre, non sans humour, ce passé quelque peu tumultueux d’un auteur qui a su affirmer sa liberté et son originalité aussi bien dans sa vie privée que dans son œuvre. Membre de l’Académie Delphinale et de plusieurs autres associations culturelles telles que Patrimoine et Développement du Grand Grenoble, les Écrivains Dauphinois…, elle a donné bon nombre de conférences sur les poètes et les romanciers de passage dans notre province. Après avoir consacré à Rousseau puis à Lamartine les deux premiers ouvrages de ses Escapades littéraires en Dauphiné, elle s’apprête aujourd’hui à publier un troisième livre sur le couple mythique Aragon-Triolet réfugié dans la Drôme pendant la sombre période de l’Occupation et la Résistance.

 

 

 

  Entre Dauphiné et Tchécoslovaquie, un couple passeur de culture : Suzanne Renaud (1889-1964) et Bohuslav Reynek (1892-1971)

Jeudi 05-01-2017 à 14:00
par Annick Auzimour

Entre Dauphiné et Tchécoslovaquie, un couple passeur de culture : Suzanne Renaud (1889-1964) et Bohuslav Reynek (1892-1971).
Dès sa naissance en 1918, la jeune république tchécoslovaque a vu ses artistes et poètes se tourner vers la France. Malgré la « trahison » de 1938 qui eut pour conséquence de pétrifier leur nation sous les jougs nazi puis soviétique, les Tchèques continuent encore aujourd’hui d’aimer notre pays, sa langue, sa culture, ses paysages. 
Cette vive attirance a été incarnée au siècle dernier par un couple remarquable : le poète et graveur tchèque Bohuslav Reynek (1882-1964) uni à Grenoble en 1926 à la Dauphinoise Suzanne Renaud (1889-1964), elle aussi poète. Durant la période de l’entre-deux-guerres, Reynek, fin traducteur de poésie et de littérature française et allemande, révéla à son pays nombre de grands auteurs français dès la parution de leurs œuvres. Suzanne Renaud, de 1936 jusqu’à sa mort (en Tchécoslovaquie), livra dans sa poésie la nostalgie de son Dauphiné mais aussi son sentiment de la nature, la beauté de Prague ou le charme des traditions folkloriques tchèques et moraves. Passeurs de culture, ces deux artistes nous ont légué un précieux héritage. Tous deux ont été particulièrement honorés en République tchèque ces dernières années. D’importantes rétrospectives de l’œuvre graphique de Bohuslav Reynek ont eu lieu à Prague et dans différentes villes du pays, accompagnées de publications consacrées à chacun des deux artistes.
Un patrimoine que l’on découvre ou redécouvre aujourd’hui dans le Dauphiné natal de Suzanne Renaud. 
La conférence sera illustrée par un diaporama sur l’œuvre graphique de Reynek.
Illustration : Église de Vaulnaveys-le-Haut I (pastel, 1929)

Annick Auzimour :
Présidente-fondatrice (1993) de « Romarin. Les Amis de Suzanne Renaud et Bohuslav Reynek », association à vocation éditoriale : http://www.renaud-reynek.com
Auteur avec la collaboration de spécialistes français et tchèques du catalogue raisonné numérique de l’œuvre graphique de Bohuslav Reynek.
Commissaire d’expositions consacrées à Suzanne Renaud et Bohuslav Reynek depuis 1985 (Grenoble, Paris, Prague, Nîmes).
Fondatrice (2014) du fonds de Dotation Renaud Reynek.

  Figures de peintres et discours sur l'art dans la littérature (XIXème, XXème et XXIème siècles).

Mardi 10-01-2017 à 14:30
par Patrice Terrone

Description

  La pervenche (de Madagascar) et l'if, sources de deux anticancéreux très actifs. Une belle aventure bien française.

Jeudi 12-01-2017 à 14:00
par Roger Barlet

Roger Barlet est enseignant retraité depuis l'extrême fin du siècle dernier !  

Enseignant-chercheur de chimie, il a fait toute sa carrière à Grenoble à l'université Joseph Fourier et a terminé comme Professeur et Directeur du Laboratoire Interdisciplinaire de Didactique des Sciences Expérimentales (LIDSE).

Son intérêt pour l'enseignement universitaire et les difficultés d'apprentissage étudiant ne s’est jamais démenti. Ceci l'a amené à exercer des responsabilités importantes (accueil des étudiants, rédaction d'un ouvrage sur la méthodologie, responsabilité de filière...) en premier cycle universitaire scientifique.

Par ailleurs co-auteur de 12 ouvrages d'enseignement en chimie organique et en chimie physique (les 2 derniers chez Lavoisier en mai 2014) il a animé et coordonné le travail de nombreux collègues dans ce domaine.

Il a enseigné à l'UIAD, de 2006 à 2014, un module de chimie : successivement « chimie et société », « chimie et énergie », « chimie et monde des plantes »

Spécialiste de chimie organique, investi dans le champ des mécanismes réactionnels et de la stéréochimie, il a accompli un stage de 9 mois chez P. Deslongchamps à Sherbrooke (Québec), en tant qu'affecté temporaire au CNRS.

Il a enseigné pendant 5 ans la chimie organique en première année de médecine ... ce qui peut-être a contribué à son intérêt pour la chimie des médicaments...et leur fabrication à partir de matières premières issues des plantes.

  Montagne et pesanteur : les risques géologiques.

Mardi 17-01-2017 à 14:30
par Robert Marie Et Yannick Robert

La conférence sera animée par Robert MARIE géologue et Yannick ROBERT géomorphologue
L’objectif de cette conférence est de faire prendre conscience que la plupart des phénomènes générateurs de risques sont naturels, c’est à dire qu’ils résultent de l’action « normale » de la pesanteur et de l’érosion. A travers plusieurs exemples de chutes de pierres, d’éboulements, de glissements et de crues torrentielles, l’accent sera mis sur les difficultés d’appréhension des phénomènes pour lesquels la pratique du doute et une dose d’humilité sont nécessaires. Les conséquences en matière d’urbanisation et d’activités anthropiques seront également abordées.
Robert MARIE a travaillé depuis 40 ans sur les problèmes de risques naturels en montagne dans le cadre d’expertises privées et au sein des services RTM (Restauration des Terrains en Montagne) de l’ONF (Office National des Forêts), services opérationnels spécialisés dans l’analyse et le traitement de ces phénomènes. Il est intervenu aussi bien dans les Alpes que dans les Pyrénées, en particulier en cartographiant les phénomènes naturels, en établissant des PPR, et en assistant les services préfectoraux en période de crise. Ancien chef de la cellule « expertise et connaissance du risque » au sein du service RTM de l’Isère, il sera assisté de Yannick ROBERT, géomorphologue, son successeur dans ce service dont le parcours et l’expérience sur ces problématiques de risques en montagne est similaire. 

  Les monnaies complémentaires locales : quel rôle?

Jeudi 19-01-2017 à 14:00
par Virginie Monvoisin

La conférence :
On fera le point sur la notion et l'intérêt d'une monnaie complémentaire, avant d'aborder les projets locaux.
Qu’est-ce qu’une monnaie locale complémentaire ?
C’est une monnaie qui fonctionne localement en parallèle de l’euro.  L’une ne remplace pas l’autre, elles circulent en même temps.
Le but est de :
Favoriser l'économie locale
Résister à la spéculation et relancer l’économie réelle
Permettre aux citoyens de s'impliquer dans la gouvernance de leur monnaie
Soutenir la transition énergétique  et respecter l'environnement
Encourager la confiance et l'entraide
Le CAIRN est le projet de monnaie locale complémentaire pour Grenoble-Alpes-Métropole. Où en est-il ? 
La conférencière
Virginie Monvoisin est enseignant-chercheur à Grenoble école de Management depuis 2011.Sa thèse et ses travaux de recherche portent sur l'économie monétaire, la macroéconomie et le pouvoir. Actuellement, elle travaille plus précisément sur le rôle et le métier du banquier. Parmi ses publications, on peut noter Whats the Use of Banks, especially after the Crisis? (Review of Keynesian Economics, 2013), Le métier du banquier et le risque : La dénaturation des fonctions de financement du système bancaire (Cahiers d'économie Politique, 2012), Banque et financement coopératif : La question du financement des sociétés de personnes (in L'entreprise coopérative: le management de demain ?, 2013). 

  L'épopée de Louis Mandrin : contrebandier, brigand mais généreux envers les pauvres.

Mardi 24-01-2017 à 14:30
par Robert Didier

L'épopée de Louis Mandrin ; contrebandier, brigand, mais généreux avec les pauvres.
Natif de St Etienne de St Geoirs, Louis Mandrin s'adonne à la contrebande dès son adolescence et, au fil des années, s'entoure de plusieurs centaines d'hommes organisés sous une forme militaire et en devient le chef .
Cette bande organisée va combattre ceux qui empêchent la contrebande : les collecteurs d'impôts, les Fermiers généraux. Ceux-ci sont haïs par la population en raison des abus qu'ils commettent, notamment envers les plus modestes.
En 1754, Mandrin décide d'engager la lutte contre les Fermiers généraux. Provocations, combats de plus en plus fréquents et chaque fois des blessés et des morts. 
Les Fermiers généraux font alors appel au roi (Louis XV), lequel envoie des troupes pour mettre fin à cette situation de "guérilla" récurrente.
Mandrin est arrêté le 12 mai 1755 , jugé et exécuté à Valence le 26 mai 1755.
Robert Didier. Vice-président honoraire de l'UIAD, a fait carrière en qualité de cadre administratif dans une importante société d'édition à son agence de Grenoble. Dès sa pré-retraite, adhère à l'UIAD et pendant 18 années assumera la responsabilité des conférences.
NB : Les passionnés peuvent consulter le PROJET MANDRIN
 ou assister au documentaire "1725-1755 les années Mandrin" le 13 Février-20h à Bourg St Maurice au cinéma "Le coeur d'or" et le 14 Février-20h à Aix les Bains au cinéma "Le Victoria". Les séances gratuites  seront suivies d'un débat et d'une présentation du Projet Mandrin. 

  L'ART NOUVEAU en Europe et à Grenoble.

Jeudi 26-01-2017 à 14:00
par Nad Delage

Description

  Mémoires d'un torrent de l'Oisans, la Romanche.

Mardi 31-01-2017 à 14:30
par Bernard François

  L'histoire de la présidentielle en France (1965-2012)

Mardi 07-02-2017 à 14:30
par Jean-Pierre Béroud

Depuis 1965, l'élection par le peuple du Président de la République constitue l'événement majeur de notre vie politique. 
Les Français, dans leur majorité, semblent apprécier cette grand messe que constitue l'élection présidentielle qui est à chaque fois l'occasion d'un rêve collectif doublé de l'attente de l'homme providentiel.
Pourtant, cent ans plus tôt, en 1848, l'élection de Louis Napoléon Bonaparte à la Présidence de la République déboucha sur le coup d'Etat du 2 décembre 1851 et la fin de la Seconde République.
Cet épisode malheureux rendit pendant longtemps incompatibles République et élection du Président au suffrage universel direct.
Sous les 3° et 4° Républiques, il sera l'élu des Assemblées Parlementaires 
Malgré le renforcement considérable de ses pouvoirs, la Constitution de 1958 ne prévoit pas à l'origine son élection par le peuple.
La réforme constitutionnelle de 1962 parachève l'œuvre des Constituants sans faire l'économie de la plus grave crise politique qu'ait jamais connu la 5° République.
Les 9 élections présidentielles qui se sont déroulées depuis 1965 ont toujours désigné un candidat issu de l'une des deux coalitions politiques de droite ou de gauche.
Sans modifier ses prérogatives, l'élection directe du Président a conforté sa position dans un régime de type semi présidentiel et bipolarisé le paysage politique au détriment des extrêmes et du centre.
En sera-t'-il  de même en 2017?

Jean-Pierre Béroud 
Ancien chargé de cours de la Faculté de droit 
Ancien conseiller à la Cour d'Appel  

  Hubert Dubedout (1922-1986), maire de Grenoble de 1965 à 1983; une pensée en action

Jeudi 09-02-2017 à 14:00
par Pierre Frappat

Hubert Dubedout fut maire de Grenoble de 1965 à 1983. Ces années ont été marquées par la transformation majeure de la ville : Jeux olympiques de 1968, construction de la maison de la Culture, du Village olympique et de la Villeneuve, réhabilitation du centre-ville et des vieux quartiers, mise en place d'un réseau ambitieux de transports en commun.
Trente ans après sa mort, on garde de Dubedout l'image forte d'un bâtisseur mais, surout, d'un innovateur, dont l'action était conduite par de grandes idées politiques : refus des discriminations, volonté d'assurer la transparence des actions menées et d'y associer les Grenoblois, nécessité d'une responsabilité assumée des élus.
Pierre Frappat présentera dans sa conférence une biographie centrée sur les débuts de l'homme public et l'essentiel des quelques soixante-dix  textes rassemblés dans l'ouvrage paru aux PUG en novembre 2016.
Le conférencier
Pierre Frappat, ancien professeur d'économie et journaliste a beaucoup publié sur Grenoble. Auteur de Grenoble, le mythe blessé et de Geo Boulloud, le métallo de Dubedout, fut conseiller municipal aux côtés de Hubert Dubedout entre 1971 et 1976.

  La "chasse" aux juifs en Isère (1943-1944).

Mardi 14-02-2017 à 14:30
par Tal Bruttmann

A partir de septembre 1943, l’ensemble du département de l’Isère se trouve sous occupation allemande. Alors que depuis l’été 1940 la France connaît la mise en œuvre d’une législation antisémite promue par le régime de Vichy, à partir de 1942 commencent les déportations massives de Juifs dans le cadre de la « solution finale ». Facilitée initialement par Vichy, avec l’organisation de grandes rafles, comme celle du 26 août 1942 en zone libre, la « solution finale » connaît un second temps, celui de la « chasse aux Juifs », organisée par la police allemande à travers l’ensemble du territoire français. En Isère, c’est à partir de septembre 1943 que celle-ci se met en place, avec l’occupation du département par les Allemands, qui succèdent aux Italiens. En moins d’une année, ce sont près d’un millier de Juifs qui sont arrêtés, et parfois exécutés sur place, par les unités allemandes impliquées dans ces opérations, épaulées par des ultras collaborateurs français qui jouent un rôle de premier ordre dans cette tâche. Bridés du temps de Vichy, ces ultras de la collaboration, défenseurs d'une idéologie antisémite diffusée de longue date par certains partis politiques, se déchaînent dès 1943. 

Tal Bruttmann

Les travaux de Tal Bruttmann (chercheur rattaché à l’EHESS ) portent sur les politiques antisémites en France pendant la guerre et sur la « solution finale » en Europe. Auteur notamment de La Logique des bourreaux (Hachette Littératures, 2003), Au bureau des Affaires juives. L’administration française et l’application de la législation antisémite, 1940-1944 (La Découverte, 2006) et Aryanisation économique et spoliation en Isère (Presses universitaires de Grenoble, 2010). Il vient de publier aux éditions de la Découverte un essai sur l’histoire d’Auschwitz (2015) et à coécrit avec Christophe Tarricone en 2016 Les 100 mots de la Shoah (PUF, Que sais-je).

  (Petite) histoire des cimetières de Grenoble, de l'Antiquité à nos jours.

Mardi 07-03-2017 à 14:30
par Huguette Perrin

Première mention de l'existence de la petite cité de Cularo, dans une lettre de M. Planus à Cicéron en 43 av. J.C. Elle est entourée d'une enceinte au IIIème siècle de notre ère. Les inhumations se font à l'extérieur, les premières nécropoles sont le long du chemin qui va à Vienne, au pied du Mont Esson (le Rachais) ; la plus importante est celle de St Laurent ; elles constituent une vaste banlieue funéraire, aux VI et VIIe siècles.
Outre Saint Laurent, on en signale d'autres rive gauche, autour de la Place Notre-Dame et hors les murs, et encore autour de deux églises paroissiales aujourd'hui disparues : St Jean, Pl. St André et St Pierre, église des Dominicains dont le couvent se trouvait à l'arrière de la place Grenette (rues Philis de Charce et République), puis St Vincent, devenue St Hugues, à côté de laquelle fut bâtie la Cathédrale actuelle. Plus tard, un cimetière occupait la Pl. Notre Dame. Il fut transféré en 1696 dans un bastion de l'enceinte Lesdiguières, au bord de la rue Pascale des Mûriers (aujourd'hui rue de l'Alma). Il devient le cimetière principal de la ville, puisque rattaché à la Cathédrale. C'est dans ce cimetière que fut inhumée Henriette, la jeune mère tant aimée du petit Henry Beyle, devenu Stendhal.
Dans ces époques, on inhumait aussi souvent dans les églises et les couvents, fort nombreux. A la fin du XVIIIème siècle Grenoble, qui compte entre 23000 et 24000 habitants, dispose de 4 cimetières : le cimetière St Hugues des Mûriers, le plus vaste, le cimetière St Louis pour St Louis (1670) et St André, et le cimetière St Joseph (1697), tous les trois hors les murs. Le 4ème, St Laurent, reste un petit cimetière paroissial que la ville rachète en 1779. Pendant la Révolution, ils sont fermés, vendus comme biens nationaux ou confisqués par l'armée.
Le 2 janvier 1800, Grenoble ouvre un nouveau cimetière au bord du Drac, au lieu-dit Les Pourettes, près du chemin de Fontaine, assez loin de Grenoble, pour des raisons d'hygiène mais les Grenoblois répugnent à porter leurs défunts aussi loin et dans un endroit désolé et presque abandonné : la plaine à l'ouest de Grenoble, n'était que bancs de graviers, brassières, rosiers et broussailles, et de plus, on observe que le terrain est impropre aux inhumations.
Il fallait en trouver un autre : on s'arrête enfin au terrain du cimetière actuel, situé près de l'Isère au Mas de St Roch. L'ancien cimetière du Drac fut abandonné. Rien n'en fut conservé, pas même une croix (seule une stèle...), pour rappeler que là furent inhumés 8 à 10 000 habitants de Grenoble.
Le Maire, Charles Renauldon, achète en 1808 le terrain de l'Isle St Roch, ou Ile-verte, couvert de chênes et de jardins. Il est solennellement béni par l'évêque le 19 août 1810, avec un grand concours de population.
La chapelle actuelle date de 1826.
Le Cimetière a été agrandi plusieurs fois : 2 hémicycles derrière la chapelle, des bandes de chaque côté. Il possède aujourd'hui 25000 concessions sur plus de 13 ha.
On a ouvert en 1941, sur la commune de la Tronche, le cimetière des Sablons. 
Il est très intéressant et émouvant de retrouver, au fil des promenades le long des tombes, tant de figures connues ou inconnues du Grenoble d'autrefois.
Le conférencier : 
Professeur certifiée de Lettres  classiques, licenciée d’italien, Chevalier des Palmes académiques. Carrière à Grenoble, au Lycée Stendhal. Passionnée de Stendhal et de Giono. Elle anime des visites et des sorties culturelles, a participé avec les enfants des écoles à une histoire de Saint - Martin- le- Vinoux. Membre de Patrimoine et Développement et de la Société des Ecrivains Dauphinois.


  Les femmes et les mathématiques.

Jeudi 09-03-2017 à 14:00
par Serge Cecconi

Si l'on regarde les lauréats de la médaille Fields  (considérée comme l'équivalent du prix Nobel de mathématiques)  depuis la création du prix en 1936, sur les 52 médailles décernées, pas une seule n'a été attribuée à une femme.
Y aurait-il des différences de type biologique entre un cerveau masculin et un cerveau féminin ?
Comment peut-on expliquer cette désaffection féminine pour les carrières scientifiques en général et mathématiques en particulier. Sexisme biologique ou sexisme culturel ?
Un petit tour dans notre histoire pour débusquer toutes les mathématiciennes de Pythagore à nos jours nous permettra peut être d’apporter un éclairage différent sur cet absence de parité.

  L'Union européenne face au défit du Brexit : un nouveau risque ou une nouvelle chance politique.

Mardi 14-03-2017 à 14:30
par Henri Oberdoff

L’Union européenne face au défi du Brexit : un nouveau risque ou une nouvelle chance politique ?
Pour la première fois, un peuple européen a décidé par référendum de quitter l’Union européenne. Les britanniques préfèrent une nouvelle fois, selon la célèbre formule de Winston Churchill, « le grand large au continent ». Ils viennent de faire un choix historique à l’issue d’un processus démocratique. On pensait cela impossible et pourtant c’est arrivé. C’est un nouveau défi pour la construction européenne, encore plus difficile que ceux de l’économie et de la forte poussée migratoire. Est-ce cette fois ci le début de la dilution de l’Union européenne ? 
Au fond, ce processus de départ d’un Etat est d’une certaine manière à la fois un risque et une chance. Les populistes européens, de plus en plus nombreux en Europe, exploitent ce résultat pour accélérer une forme de désintégration européenne en faisant croire qu’il s’agit du nouveau sens de l’histoire européenne. 
Et si ce départ des Britanniques était une chance de clarifier le processus d’intégration. Cette nouvelle crise peut montrer toute la richesse du projet européen indispensable pour aborder ensemble les défis de notre siècle. Nos responsables politiques se doivent de présenter une vision stratégique pour la construction politique d’une vraie solidarité européenne, donc bien, « une Union sans cesse plus étroite entre les peuples européens » et pas seulement un marché unique. Le fameux rêve de la « paix perpétuelle » pour le continent européen doit rester le fondement essentiel du projet d’intégration.
Le conférencier : Henri Oberdorff est professeur émérite de droit public à l’Université de Grenoble-Alpes et président de l’Université populaire européenne de Grenoble. Il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages sur l’Union européenne

  "Vers une hégémonie allemande? L'Allemagne et l'Europe hier et aujourd'hui".

Jeudi 16-03-2017 à 14:00
par François Genton

L’Allemagne dans l’Europe, c’est d’abord une longue histoire que l’exposé tentera de raconter avant de rappeler le nouveau départ qu’a pu représenter le Traité de Rome. Différents « couples franco-allemands » se succédèrent pour faire tourner le « moteur franco-allemand ». Ce moteur tourne-t-il encore ? Faut-il plutôt parler d’un moteur en panne auquel se serait substitué un moteur de secours allemand qui n’exprimerait plus que la volonté de puissance de notre prospère voisin ? L’Allemagne a-t-elle renoncé au grand projet que fut et que demeure l’Union européenne ?

  Le temps des incertitudes : l'Union britannique et l'Ecosse après le vote du Brexit

Mardi 21-03-2017 à 14:30
par Keith Dixon

Le temps des incertitudes : L'Union britannique et l'Ecosse après le vote sur le Brexit
Les deux faits politiques marquants de cette dernière décennie au Royaume-Uni ont  été la montée des nationalismes intra-britanniques, notamment le nationalisme écossais, et la désaffection grandissante d'une partie de la population britannique envers l'Union européenne, débouchant sur la promesse de l'ancien Premier ministre britannique, David Cameron d'organiser un référendum sur le maintien ou non de l'état britannique au sein de l'UE, référendum qui a eu lieu en juin 2016. Au cours de cette intervention nous essayerons de cerner la "question écossaise" dans sa dimension historique comme dans son expression politique actuelle et  d'explorer les relations complexes qu'ont  entretenu l'Etat britannique  et ses dirigeants politiques avec la construction européenne. Les conséquences, à court et à moyen terme, du vote favorable au Brexit, notamment sur l'unicité de l'Etat britannique, seront également examinées.
Keith Dixon est Professeur honoraire de civilisation britannique à l'Université de Lyon 2 et auteur de plusieurs ouvrages sur la politique britannique contemporaine. Il dirige La Bibliothèque écossaise aux éditions Anne-Marie Métailié

  Berlin

Jeudi 23-03-2017 à 14:00
par Ursula Bernard

Berlin à nouveau capitale de l'Allemagne : un quart de siècle de mutation

Berlin en 2016 :
Berlin se présente aujourd’hui comme métropole cosmopolite, dynamique, ouverte à toutes les expériences créatives. Il n’y a pas encore si longtemps, son image était toute autre.
Plus d’un quart de siècle après la chute du mur de Berlin en novembre 1989, il est intéressant de faire le point, à l’instar des Allemands qui ont commémoré en 2015 les 25 ans de l’unification de l’Allemagne.
Il faut se demander : Quelle a été la situation de la ville dans les années qui ont précédé la chute du mur ? Quels changements ont été réalisés à partir de ce moment clé de l'histoire de la ville ? Quelle est aujourd'hui l'image de Berlin, redevenue capitale de l'Allemagne ? 
Ursula Bernard
Ancienne Maître de Conférences d’allemand à l’Université Stendhal, Grenoble III; est titulaire d'un diplôme d'enseignement de français et d'histoire en Allemagne, de l'agrégation d'allemand en France, d'un doctorat portant sur les écrivains allemands ayant trouvé asile en France pendant le 3ème Reich; s'est spécialisée dans l'histoire et l'actualité de l'Allemagne et des pays germanophones.

  L'histoire de l'UIAD, de sa fondation à nos jours.

Mardi 28-03-2017 à 14:00
par Robert Didier Avec Un Témoignage De Luc Moreau

Description

  Présentation du livre « Histoires du bout du monde, une anthologie des récits de voyage en Patagonie ».

Jeudi 30-03-2017 à 14:00
par Philippe Grenier

Le livre : c’est l’ultime produit de cette imprégnation par la Patagonie au fil  d’un demi-siècle : il  rassemble les récits les plus remarquables, présentés et annotés, d’une centaine de voyageurs de tous pays ; ils s’échelonnent du XVIème au XXème siècle et, une bonne moitié d’entre eux étant restée inconnue des lecteurs francophones, ils ont été traduits de l’espagnol et de l’anglais. « Il manquait à la légendaire Patagonie cette anthologie des plus envoûtants récits d’aventure, choisis pour leur richesse documentaire, leur qualité littéraire et leur intérêt historique… Voici l’ouvrage de référence sur ce bout du monde… », écrivait son éditeur belge, lui aussi « patagonophile » confirmé, sur la 4ème page de couverture de ce livre de 1200 pages paru en octobre 2003. Assertion assez juste puisqu’il a déjà commencé à être pillé…   
L’auteur : géographe, Directeur de recherche retraité du CNRS, a consacré sa vie professionnelle à la compréhension des rapports entre les sociétés et leurs espaces, sur des terrains variés (Australie, divers pays africains, et surtout le « Cône Sud » de l’Amérique Latine (Argentine et Chili). Un séjour de sept années au Chili, consacré à l’enseignement universitaire et à la recherche, l’a conduit à construire une « liaison » durable avec la Patagonie, argentine et chilienne, scandée par des publications scientifiques ou grand public. 

  (Re)lire les mémoires d'outre-tombe.

Mardi 04-04-2017 à 14:30
par Georges Bafaro

Il s'agit de découvrir ou de redécouvrir une des œuvres maîtresses du XIXe siècle par son sujet et sa densité. Les Mémoires d'outre-tombe sont considérées aujourd'hui comme le plus grand ouvrage de François-René de Chateaubriand, écrivain dont l'influence sur la littérature romantique et, au-delà, sur tout son siècle, a été décisive.
Lire  ou relire les Mémoires d'outre-tombe, c'est parcourir en détail un demi-siècle bien agité de l'histoire de France. C'est aussi vivre auprès d'un personnage extraordinaire, dont la longue vie fut à elle seule une sorte de roman. Grands événements et petite histoire, autobiographie d'une âme passionnée, témoignage lucide et désenchanté sur une époque troublée, visites de lieux célèbres ou sauvages, autant de sujets d'intérêt palpitant, présentés à travers une écriture hors du commun. 

Georges Bafaro, ancien professeur de Lettres en classes préparatoires littéraires et scientifiques, a été I.P.R. dans l'académie de Grenoble de 1985 à 2005. Il enseigne à l'UIAD l'orthographe et la grammaire et assure chaque année un cycle de conférences en littérature française. 

Plan de la conférence

1. Vie de Chateaubriand et l'histoire des Mémoires d'outre-tombe
2. Les Mémoires, un poème lyrique
3. Les Mémoires, un poème épique
4. Les Mémoires, moment de la littérature frse

Ce plan est susceptible d'évoluer au fil des mois

  Les femmes sont-elles des « égales » en politique ?

Jeudi 06-04-2017 à 14:00
par Brigitte Périllé

La reconnaissance de la citoyenneté pleine et entière des femmes, en France ne va pas de soi.

La Révolution française fût un rendez-vous raté pour les femmes. Cet échec les a poursuivies pendant 150 ans et, une fois le droit de vote obtenu, 45 ans ont été encore nécessaires pour que la Nation accepte de les promouvoir dans les fonctions et les responsabilités au plus haut niveau de la République. Le vote des lois sur la parité en est le révélateur. Jusqu’à présent, 7 lois ont été nécessaires pour faire progresser leurs places et leurs rôles au sein des différentes assemblées élues. Aujourd’hui, si le gouvernement est paritaire, celle-ci n’est toujours pas appliquée au parlement. Pourquoi ? Les freins ne proviennent-ils pas d’autres sphères de la société ? Qu’en est-il exactement et quelles sont les perspectives ? 

Brigitte Périllié
Ancienne Vice-présidente au Département de l’Isère
Ancienne présidente de l’Association des femmes élues de l’Isère
Conseillère municipale à Vif


  l'Iran et ses voisins en 2017 : le poids du passé, les conflits actuels et les perspectives d'avenir.

Mardi 11-04-2017 à 14:30
par Yann Richard

Comment l’Iran, qui a bouleversé le monde entier par sa révolution en 1979, peut-il être compris aujourd’hui comme une force de stabilité dans une région bousculée par l’islamisme radical et par des violences où interviennent de nombreuses puissances locales et lointaines?

Les enjeux, les hydrocarbures, l’islam politique, la question palestinienne, touchent nos intérêts et on voit l’Iran intervenir tantôt comme une force d’équilibre raisonnable, tantôt comme une puissance régionale incontrôlable. La conférence donnera quelques éléments pour placer la question dans le contexte historique et géostratégique.

Yann Richard, professeur émérite à la Sorbonne nouvelle, a séjourné en Iran pendant la Révolution de 1979. Il a publié sur l’islam chi’ite et sur l’histoire de l’Iran moderne, par exemple L’Iran de 1800 à nos jours (Paris, Flammarion, nouvelle édition augmentée, 2016).

  Histoire des femmes ingénieurs.

Mardi 02-05-2017 à 14:30
par Claire Schlenker

Les femmes dans les Ecoles d'ingénieurs en France, un bref historique
Par Claire Schlenker
Professeure honoraire à Grenoble INP
Alors que l'enseignement secondaire féminin n'est mis en place en France qu'en 1880, les programmes du baccalauréat ne deviennent quasi identiques pour les filles et les garçons qu'en 1924. Il semble cependant que la première Ecole d'ingénieurs qui ait ouvert officiellement ses portes aux femmes fut l'Institut de chimie de Toulouse en 1908. La première femme diplômée de l'Institut Polytechnique de Grenoble (IPG) le fut en 1912. Quelques Ecoles, comme l'Ecole Centrale, acceptent des femmes pendant la guerre de 14-18 sous la pression économique et démographique. En 1925, une ingénieure diplômée de l'Institut d'électrotechnique de Grenoble (IEG, IPG), Marie Paris, crée l'Ecole Polytechnique Féminine, école qui jouera un rôle important pour féminiser le métier d'ingénieur. Ce n'est qu'en 1947 que toutes les Ecoles Nationales Supérieures d'Ingénieurs (ENSI) acceptent les femmes. En 1972, l'Ecole Polytechnique s'ouvre enfin aux femmes. En dépit de ces évolutions, le taux moyen de femmes diplômées ingénieurs restent très faible jusque dans les années 1970, par exemple voisin de 1% à l'Institut Polytechnique de Grenoble (INP). Ce taux augmente rapidement entre 1970 et 1990 pour atteindre 18% au niveau national. Entre 1970 et 2013, la progression de la féminisation se poursuit et il y a 29% de femmes diplômées dans les Ecoles d'ingénieurs françaises en 2015. Cependant les femmes vont majoritairement dans les Ecoles d'agronomie et de sciences de la vie (21%) et on n'en trouve par exemple que 4% dans les Ecoles d'électricité. De nombreux efforts sont faits actuellement pour encourager les jeunes filles à s'engager dans des études scientifiques et techniques. L'avenir dira s'ils conduiront à la parité dans un avenir pas trop lointain.
La conférencière
Professeure honoraire de physique à l’Institut Polytechnique de Grenoble. Elle a effectué sa carrière à Grenoble au sein de l'Ecole Nationale Supérieure de Physique de Grenoble (ENSPG, maintenant intégrée dans l'Ecole Phelma de Grenoble INP) et dans les laboratoires du CNRS (maintenant Institut Néel). Elle a été Directrice du Laboratoire d'Etudes des Propriétés Electroniques des Solides du CNRS, Conseillère au Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche et Directrice de l'ENSPG. 
Elle est Officière de la Légion d'Honneur.

  Où va la Chine? Et ses PME high tech sont-elles vraiment innovantes?

Mardi 09-05-2017 à 14:30
par Rui Luo Et Armand Chanel

Depuis les années 80,  la Chine de DENG XiaoPing a pris son essor  pour atteindre une croissance accélérée, à 2 chiffres,  pendant les deux décennies 90 et 2000 et  devenir un des moteurs les plus puissants de l'économie mondiale. Cependant, depuis quelques années, le taux de croissance ralentit (à 8%, puis 7 %, et 6% prévus en 2017 par le FMI ) alors que les déséquilibres s'accentuent (déséquilibre entre investissement et consommation, déséquilibre démographique, crise écologique, bulles immobilière et boursière) : tout ceci inquiète le monde entier et interroge sur la capacité de l'économie chinoise à poursuivre un développement soutenable à long terme. Que faut-il en penser ? Où va la Chine ? 
En particulier, face au défi de la transition économique chinoise,  est-ce que les PME chinoises à Haute Technologie sont aussi innovantes que leurs homologues françaises?  
Pour tenter de répondre à toutes ces questions, nous nous appuierons sur les études académiques et sur notre expérience "de terrain"...
Rui LUO
Doctorat en management de l'innovation, enseignant à l'UGA (Université Grenoble-Alpes), à l'UIAD (Université Inter-Ages) et à l'Université de Chongqing (Province du Bassin rouge en Chine), tuteur et intervenant à l'IAE (Institut d'Administration Economique) de Grenoble pour les séminaires des doctorants. Il a participé à plusieurs recherches sur le thème de l'innovation des PME à haute technologie, dont la dernière sera exposée lors de la conférence. 
Armand CHANEL
Ex-enseignant  à l'Université de Grenoble en sciences sociales (Sciences économiques, Sociologie et Science politique)
Actuellement, retraité qui effectue régulièrement des missions en Chine pour enseigner le FLE (Français comme Langue Etrangère) aux étudiants chinois qui souhaitent poursuivre leur études en France (universités de Nankin et de Shenyang). En préparation, un ouvrage franco-chinois en collaboration avec des auteurs français et chinois : "Réussir ses études universitaires en France".
Amateur curieux de la civilisation chinoise depuis plus de 35 ans ( étude du mandarin; voyages de découverte des diverses régions de ce pays-continent; lecture de la littérature chinoise et amateur des films chinois...)

  Le vieillissement n'est plus ce qu'il était...

Jeudi 11-05-2017 à 14:00
par Marie Prévost Et Michel Villaz

Marie Prévost : Le vieillissement aujourd'hui
Après un doctorat en neuroscience de l'Université McGill à Montréal et 5 ans de recherche, je suis depuis 1 an la fondatrice de La Fabrique à Neurones, une entreprise qui propose de l'entraînement cérébral, en groupe, aux particuliers et aux entreprises.
"Le vieillissement de la population en France, et ailleurs, est au cœur de l'actualité ces derniers temps. Pour exemples : début 2016, une loi a été votée pour l'adaptabilité de la société aux personnes âgées ; le gouvernement a créé un site dédié aux personnes âgées et aux ressources dont elles auraient besoin; la silver économie est en plein essor ; et l'OMS a déclaré priorité mondiale le « bien vieillir ». La population vieillit mais qu'est-ce que ça veut dire ? Cette conférence présentera ce qu'est le vieillissement au niveau biologique et cérébral puis nous discuterons de l'évolution du vieillissement ces 40 dernières années, dans son aspect social et dans sa dimension santé."
Michel Villaz : L'immortalité, un fantasme mortifère
Neurobiologiste, ancien directeur de recherche à Grenoble, autrefois responsable d’une
équipe INSERM ‘Canaux Ioniques et Signalisation’, à la retraite conseiller scientifique
d’associations de malades.
"Les mouches espèrent vivre quelques semaines, les humains quelques décennies, les
oliviers quelques siècles : une disparité de longévité reflétant une injustice de la nature ?
des stratégies différentes de survie au cours de l’évolution ? une fatalité du temps fini que
chaque espèce vivante doit subir dans l’inégalité ? L’espèce humaine a pris le pouvoir sur
son environnement, et fait des efforts contradictoires pour changer son espérance de vie
et son bien-être: parfois à la baisse pendant les épisodes de guerre, en tendance générale
à la hausse par une combinaison de facteurs d’hygiène, conditions de travail, vaccination,
éducation. Au point que certains individus, nourrissant leur utopie de visées
technologiques, rêvent d’immortalité. C’est un cauchemar ignorant de la biologie, qui nous
montre comment la vie se perpétue par transmission de génomes dans un équilibre
dynamique entre stabilité et adaptabilité, et ignorant de la politique où le destin de
l’humanité se dessine dans les rapports de force internes à notre espèce en co-évolution
avec l’environnement naturel.
De quoi avoir envie de continuer à faire vivre des lieux comme l’UIAD pour y réfléchir !"

  La Tunisie six ans après la révolution.

Mardi 16-05-2017 à 14:30
par Chérif Ferjani

La conférence

La Tunisie a été le point de départ de ce qu’on a appelé « le printemps arabe » avec le soulèvement qui a chassé du pouvoir Ben Ali et mis fin au règne de son parti-Etat. Six ans après, malgré la victoire électorale des islamistes et leur tentative d’instaurer leur ordre à la place de la dictature déchue, en dépit de la persistance et de l’aggravation des problèmes sociaux et économiques à l’origine de la révolution, et nonobstant le danger de la menace terroriste intérieure et extérieure, la Tunisie continue à représenter l’espoir le plus prometteur d’un changement démocratique dans la rive sud de la Méditerranée : Comment expliquer la formidable résistance opposée par la société civile tunisienne aux islamistes comme aux nostalgiques de la dictature déchue ? Quels sont les ressorts de cette résistance ? Comment peut-elle encore tenir dans un contexte local, régional et international marqué par une « révolution conservatrice qui avance sans masque » ? A ces questions, et à celles d’un public de plus conscient des implications de ce qui se passe dans le Sud de la Méditerranée pour les peuples de la rive Nord de Mare nostrum, la conférence du 30 mars 2017 essayera d’apporter sinon des éléments de réponse du moins des pistes de réflexion.

Le conférencier
Mohamed-Chérif Ferjani : Professeur émérite de Science Politique, d’islamologie et de civilisation arabe de l’Université Lumière Lyon2, auteur de travaux concernant les rapports entre le politique et le religieux dans les mondes de l’islam, la laïcité, les droits humains, les questions de transition, la gestion de la diversité, l’enseignement relatif aux faits religieux, etc., dont :
- Religion et démocratisation en Méditerranée, Editions Riveneuve, Paris 2015/ Nirvana, Tunis 2016
- Le politique et le religieux dans le champ islamique, Fayard, Paris 2005
- Islamisme, laïcité et droits humains,  Amal Editions, Tunis, 2012 (réédition actualisée d’Islamisme, laïcité et droits de l’homme, l’Hamattan, Paris, 1992)
- Les voies de l’islam, approche laïque des faits islamiques, CRDP de Franche-Comté/Le Cerf, Besançon/paris, 1996
- Prison et liberté, Mots Passants, Tunis, 2015
Mohamed Chérif Ferjani est un ancien prisonnier politique en Tunisie (de 1975 à 1980). Il est membre fondateur de la section tunisienne d’Amnesty International et de plusieurs associations œuvrant pour la paix, l’amitié entre les peuples et la défense des libertés et droits humains dont l’Association Rhône-Alpes des Amitiés Arabo-Juives (RAJA-TIKVA), du Cercle Condorcet et de l’association Averroès à Lyon.

  Quel avenir pour la France et l'Europe dans le secteur spatial mondial?

Mardi 26-09-2017 à 14:00
par Geneviève Fioraso

Cette conférence s’appuie sur le rapport remis par Geneviève Fioraso en juillet 2016, à Manuel Valls, Premier ministre, intitulé « les enjeux et la prospective de la stratégie de la France dans le secteur spatial au sein de l’Europe et dans un contexte mondial ». Ce rapport s’inscrit dans un contexte très évolutif et très compétitif à l’international, qui vient bousculer les modèles de développement existants, sous l’effet de trois facteurs modifiant radicalement la donne : la révolution numérique, l’arrivée d’acteurs américains issus de la nouvelle économie (les GAFAMs : Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) et l’engagement des pays émergents dans un domaine considéré à la fois comme un enjeu de souveraineté et un levier économique puissant et stratégique.La décision de réaliser un nouveau lanceur, plus compétitif, plus modulaire et évolutif, Ariane 6, prise en 2014 par les états-membres du Conseil ministériel de l’Agence Européenne du spatial (ESA), fortement impulsée par la France, va permettre de conforter l’autonomie de l’Europe en matière de lanceur. Mais, au-delà de ce socle indispensable, l’Europe, en premier lieu la France, se devait de développer tout l’aval de la filière, en s’ouvrant à l’utilisation des données issues du spatial pour des applications allant des télécommunications à l’agriculture, l’environnement ou la santé et en développant une culture du risque pour adapter toute une partie de l’industrie du spatial à la révolution numérique (constellations, nano ou micro-satellites…). Le rapport intitulé « l’ouverture comme réponse aux défis de la filière spatiale », a identifié, sur la base de près de 200 auditions et visites de sites nationaux, européens, internationaux, cinq enjeux majeurs, déclinés en plus de 80 recommandations très concrètes, dont près de la moitié sont déjà engagées. L’objectif est de permettre à la France de garder son avance scientifique, technologique et industrielle dans le secteur si porteur du spatial, en s’appuyant sur une coopération européenne renforcée et en favorisant le développement de services et d’applications utiles aux citoyens.
L'intervenant :
Geneviève Fioraso : enseignante puis successivement collaboratrice et assistante parlementaire de Hubert Dubedout, directrice-adjointe d’une start-up du CEA (6 ans), directrice de cabinet à la Ville de Grenoble (5 ans), directrice de l’Agence Rhône-Alpes du numérique, adjointe au maire de Grenoble et 1ère vice-présidente de la métro, députée de la 1ère circonscription de l’Isère et membre de l’OPECST, Présidente de l’IAE, PDG de la Société d’économie mixte Minatec entreprises, ministre puis secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur et à la recherche.

  Héros et héroïne de la mythologie grecque sur les plateaux de théâtre : l'Illiade, l'Odyssée et Antigone

Mardi 03-10-2017 à 14:00
par Malika Bastin-Hammou (En Liaison Avec La Mc2)

L’accueil à la MC2 en octobre de L’Iliade et L’Odyssée, mis en scène par Pauline Bayle (du 5 au 14 octobre) et Antigone 82, mis en scène par Jean-Paul Wenzel ( du 6 au 14 octobre), sera l’occasion de revenir sur différentes mises en scène de ces textes qui ont marqué l’histoire du théâtre, de l’Antiquité à nos jours.
 Intervenante : Malika Bastin-Hammou, professeure de langue et littérature grecques à l’Université Grenoble-Alpes et auteure de plusieurs traductions du grec pour la scène.
L'intervenant :
Malika Bastin-Hammou est spécialiste du théâtre antique et de sa réception. Elle a traduit plusieurs comédies et tragédies grecques pour la scène contemporaine : Antigone, Œdipe roi, Iphigénie chez les Taures, les Acharniens, la Paix… Elle enseigne le grec ancien et l’histoire du théâtre antique à l’Université Grenoble Alpes.

  Le barrage du Sautet (1900-1950); prouesse technique, aventure humaine

Jeudi 05-10-2017 à 14:00
par Jean-Paul Zuanon

"situé sur le Drac à la limite de l' Isère et des Hautes-Alpes, le barrage du Sautet a été mis en eau en 1935, après 15 ans d'études et de travaux.  Par l'audace de sa conception, c'est un ouvrage pionnier dont l'histoire mérite d'être mieux connue avant de tomber dans l'oubli. Cette conférence, largement illustrée de documents d'époque souvent inédits,  n'est pas un traité technique sur la construction d'un grand barrage. Elle cherche à resituer ce grand chantier dans le contexte géographique, politique et social de l'époque. Au-delà de la prouesse technique, il s'agit d'abord de faire revivre une étonnante aventure humaine qui aura mobilisé plus de 1500 travailleurs venus de l'Europe entière et qui aura profondément marqué les paysages et les mentalités".
Le conférencier : "chercheur en sciences sociales (retraité), Jean-Paul Zuanon a également à son actif une longue carrière d'alpiniste, aussi modeste (par ses ambitions) que passionnée. Il a dirigé pendant quinze ans "La Montagne et Alpinisme", revue nationale du Club Alpin français. Il est actuellement rédacteur en chef de "Mémoire d'Obiou", revue publiée par l'association des Amis du Musée matheysin. Il a écrit plusieurs ouvrages dont la plupart traitent des rapports entre l'homme et la nature. Il continue à militer aujourd'hui au sein d'associations de valorisation du patrimoine dans le Sud-Isère où il habite depuis dix ans".

  Du Dauphiné à l'Auvergne-Rhône-Alpes. Les mutations d'un cadre territorial (18e-21e siècle)

Mardi 10-10-2017 à 14:00
par René Favier

Dans le cadre du 40e anniversaire, conférence ouverte à tous les membres de l'UIAD

  La chanson populaire : la connaît-on vraiment? (en liaison avec l'exposition "si on chantait la, la, la, la" du Musée dauphinois)

Mardi 17-10-2017 à 14:00
par Franck Philippeaux

  Système solaire et formation de la Terre

Jeudi 19-10-2017 à 14:00
par Alain Marmonnier Et Thierry Grand

Dans le cadre du 40e anniversaire, conférence ouverte à tous les membres de l'UIAD

Attention : CANOPE

  Michel Soutif, sa vie, son action, son engagement

Mardi 07-11-2017 à 14:00
par Alain Nemoz, Jacques Lambert, Michel Joumard

Dans le cadre du 40e anniversaire, conférence ouverte à tous les membres de l'UIAD


Michel Soutif:
" Physicien pionnier,fondateur du site scientifique et universitaire Grenoble Alpes »
Professeur de Physique générale, Directeur du laboratoire de Spectrométrie physique qu’il a créé, Michel Soutif fut le 1er Président de l’Université Scientifique et Médicale de Grenoble.
Il développa en permanence les relations université-industrie et fut Président de l’Association Université-Entreprises de Grenoble(AUEG). Il innova en étant à l’origine de l’accord de coopération universitaire de Grenoble, puis de la Région Rhône-Alpes avec la municipalité de Shanghai. Son action est à la base du Jumelage des villes de Grenoble et Suzhou.
Pédagogue éclairé et passionné, il enchanta les étudiants et s’investit dans l’histoire des sciences et des techniques en Asie. Il a écrit de nombreux ouvrages  qui sont édités, ils en garderont la mémoire".
Pendant une vingtaine d’années, Michel Soutif a activement participé à un enseignement d’histoire des sciences à l’Université dans un amphithéâtre où voisinaient scientifiques, philosophes et historiens. D’abord concentrés sur l’histoire des sciences et des techniques dans le monde chinois, ses cours s’élargirent en direction d’autres traditions de l’Asie ou de la Méditerranée pour s’approfondir dans l’étude de concepts essentiels tels que le temps ou la causalité. On peut s’étonner que cette option d’ouverture ait été proposée par le département de philosophie. Mais l’histoire des sciences n’est-elle pas une voie royale pour perdre des préjugés ? Michel Soutif en était convaincu.  

Les conférenciers:
Michel Joumard :
Michel soutif et l’UIAD : une belle histoire
Tout a commencé il a maintenant 30 ans quand Michel Soutif, président de l’association AUEG (Alliance Université Entreprise de Grenoble), a rencontré les représentants de l’UIAD Yves Bouchet et Robert Didier. A leur demande, Michel Soutif a accepté d’assurer la première conférence: Les 5 découvertes chinoises qui ont marqué le monde.
Au delà de ces découvertes asiatiques, ce sont les participants qui ont été ‘marqués’ par ce conférencier qui déroulait son sujet avec une extrême précision, sans notes, avec de nombreuses anecdotes. C’était le début de la belle aventure…
Michel Soutif aimait dire combien l’UIAD était pour lui importante ; il se sentait bien dans notre association. En retour, l’UIAD  l’a beaucoup sollicité. Il était toujours disponible pour les conférences, les cours, le partage de son expérience au moment des rencontres entre enseignants…
Les participants à ses cours ont toujours exprimé leur admiration pour ce professeur qui savait donner du sens à son enseignement émaillé de nombreuses anecdotes et d’humour.
L’UIAD lui doit beaucoup et tient à marquer son hommage en donnant son nom à une grande salle de cours. 
Alain Nemoz
Physicien, ancien chercheur au Centre de Recherche sur les Très Basses Températures-CRTBT, Professeur émérite UGA, ancien Président de l’Université Joseph Fourier.
Fondateur du CCSTI-La Casemate, membre de l’Académie Delphinale, de l’Association pour le Patrimoine et l’Histoire de l’Industrie en Dauphiné-APHID, du Musée Grenoblois des Sciences Médicales et de l’Association pour un Conservatoire de l’Informatique et de la Télématique-ACONIT.
Jacques Lambert
Professeur émérite UGA
Membre du Conseil scientifique de La Main à la Pâte (Académie des sciences).

  Comprendre un film au-delà de son histoire : organisation des images et des signes au cinéma.

Mardi 14-11-2017 à 14:00
par Laurent Huyart

L'analyse de films :
Qu'est-ce que l'analyse de films ? Sur quels critères s'appuie t-elle ? Ceux-ci sont-ils pertinents pour parler de tous les films ?
Il s'agira de sensibiliser les auditeurs à un mode de lecture des films qui permet de saisir des signes sur toute la surface de l'écran, dans leur simultanéité, souvent sans que des indices très clairs ou très distincts viennent immédiatement les hiérarchiser.
La conférence sera construite en trois parties :
1- La construction du champ visuel.
Nous y aborderons les éléments les plus facilement identifiables dans la composition des images d'un film.
2- Les différents champs sonores d'un film.
Où il sera question des dialogues et des nombreuses sources sonores traversant un film.
3- La construction du film.
Les notions de montage, de point de vue, de forme du récit, de ton, de parti pris narratif, etc, seront traités à partir d'exemples concrets afin de montrer comment certains choix opérés par les cinéastes introduisent une forme aussi importante que le propos du film.
Nous conclurons par les limites qu'impose l'analyse de films et de la nécessité de renouveler les outils d'analyse.
Là encore, de nombreux extraits de films seront proposés.
Le conférencier :
Laurent Huyart, réalisateur, scénariste, monteur, intervenant artistique en ateliers de réalisation, anime les séances "Le Cinéma le matin" au Méliès (Grenoble) et "Regards croisés" à Art & Plaisirs (Voreppe). 

  Grande journée 40e anniversaire UIAD (cf programme 40e anniversaire)

Jeudi 16-11-2017 à 09:30
par Divers

Description

  Le député, maillon faible de la séparation des pouvoirs?

Mardi 21-11-2017 à 14:00
par Michel Issindou

La révision constitutionnelle de 2002 a harmonisé la durée des mandats présidentiels et législatifs. 
En instaurant l’élection présidentielle juste avant l’élection  législative , elle a fait basculer le pays vers une « monarchie présidentielle ». 
Le Président fraîchement élu est censé faire élire et s’appuyer sur une majorité « à sa botte » pour voter les lois nécessaires à la mise en place de son projet. 
Même si cette volonté peut être contrariée par une assemblée « frondeuse », c’est l’exécutif qui domine. 
Dès lors, si elle veut pleinement exister, l’Assemblée devra  s’emparer d’un pan inexploité de son activité : l’évaluation en continu des politiques publiques." 

  Amours et musique : un thème qui traverse l'histoire de la musique

Mardi 28-11-2017 à 14:00
par Antoine Pecqueur, Journaliste Et Conseiller Musique De La Mc2

S’il est un thème qui traverse les siècles de l’histoire de la musique, c’est assurément celui de l’amour. Sous toutes ses formes ! Des chansons de la Renaissance jusqu’à la création contemporaine, l’amour, ses passions, ses trahisons, ses folies et son romantisme font leur miel dans la saison musicale 2017/2018 de la MC2. A la Renaissance, les compositeurs n'hésitent pas à aller vers le registre grivois, à mettre en musique le style rabelaisien. A l''époque baroque, dans le registre profane, les opéras font leur miel des aspects les plus dramatiques de la passion amoureuse. Au même moment, le sacré est aussi lié à la sensualité, comme dans Le Cantique des cantiques. Le plus amoureux des compositeurs reste assurément Mozart. Dans sa vie privée comme dans ses œuvres, le compositeur autrichien est un amoureux exacerbé (Don Giovanni, Cosi fan tutte). Pour Beethoven, l'amour est forcément politique (Fidelio). Au XIXème, l'amour devient plus contemplatif et nostalgique, en particulier chez les romantiques allemands comme Schumann et Brahms. Au tournant du XXème siècle, l'amour glisse vers l'érotisme avec Claude Debussy notamment. Aujourd'hui enfin, l'amour passe par les technologies et l'érotisme des objets fait débat. Plus que jamais, face aux montées des communautarismes et des haines pour des raisons d’orientations sexuelles, nos sociétés doivent affirmer la liberté d’art comme celle d’amour. Antoine Pecqueur, conseiller musique à la MC2, proposera un voyage dans le temps et dans les œuvres, dont on entendra des extraits, pour nous dévoiler ces différentes facettes de l'amour.

Antoine Pecqueur, journaliste et conseiller musique de la MC2
Prix de basson du Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon et diplômé de l’Institut Français de Presse à Paris, Antoine Pecqueur est à la fois musicien et journaliste.Il joue régulièrement au sein d’orchestres sur instruments anciens (La Chambre Philharmonique, Les Siècles, Anima Eterna, Orchestre de l’Age des Lumières…) et d’ensembles de musique contemporaine (Ensemble Linea…). En soliste, il s’est déjà produit dans des concertos de Vivaldi (avec l’Orchestre de chambre d’Ingolstadt), Mozart et Richard Strauss. Après avoir collaboré au Monde de 2006 à 2012, Antoine Pecqueur est journaliste et présentateur à la chaîne de télévision Mezzo. Il est également chef de la rubrique « Enquêtes » à La Lettre du Musicien et collabore comme reporter au magazine Classica. Sur les ondes, il collabore comme chroniqueur et reporter à France Musique et RFI. Il est l’auteur de trois livres : Les Ecrans sonores de Stanley Kubrick (éditions du Point d’exclamation), Les plus beaux opéras du monde (avec le photographe Guillaume de Laubier, éditions de La Martinière) et Les espaces de la musique, architecture des salles de concert et des opéras (éditions Parenthèses). Antoine Pecqueur est conseillé musique de la MC2 depuis 2013.

  Qualité de l'air dans la région grenobloise : qu'en est-il aujourd'hui? Amélioration ou détérioration? Et quelles perspectives pour l'avenir?

Jeudi 30-11-2017 à 14:00
par Camille Rieux

Le résumé
- Les enjeux : impacts sur la santé, le coût de la pollution, la réglementation
- La situation : les principaux polluants, leur répartition, leur évolution
- Les leviers d’actions : quelles sont les sources de pollution et les moyens de les réduire
- Les perspectives

  La condition des femmes au Moyen-Âge

Mardi 05-12-2017 à 14:00
par Henri Cazes

Description

  Un carnaval sanglant à Grenoble : mars 1832

Mardi 12-12-2017 à 14:00
par René Bourgeois

                                1832 - LE CARNAVAL DE GRENOBLE

   Le Carnaval de Grenoble est le récit de plusieurs journées d’émeute qui mirent aux prises en 1832  les Grenoblois et les autorités civiles et militaires de la ville.
   L’auteur retrace d’abord les circonstances historiques qui permettent de mieux comprendre l’événement. Dès 1831, le nouveau régime de Louis-Philippe, né de la révolution de 1830, est fortement contesté, tant pour sa position sur les affaires extérieures (Portugal, Italie,    Pologne), qu’intérieures en ce début de révolution industrielle, avec émeutes à Paris et à Lyon.
   Le carnaval débute à Grenoble le dimanche 11 mars 1832. L’auteur va en suivre le déroulement heure par heure et montrer le parfait enchaînement des actions auxquelles sont conduits les protagonistes. C’est d’abord une mascarade bon enfant, organisée par quelques jeunes gens qui se moquent ouvertement roi et du gouvernement, que préside le Grenoblois Casimir Périer. Le cortège est arrêté à la porte de la ville, il y a une brève échauffourée dont le préfet prend prétexte pour interdire le bal masqué prévu pour le soir. Tout pourrait s’arrêter là, si, en signe de protestation, un charivari n’était spontanément organisé contre le préfet le lendemain 12 mars. En fin d’après-midi, la foule s’amasse au cœur de la ville, et le préfet fait appel à la troupe maintenir l’ordre. Vers 20h.30, les soldats du 35ème de ligne, un régiment qui vient de combattre en Algérie, disperse la foule en la chargeant brutalement à la baïonnette : il y a des blessés, hommes, femmes et enfants. Le lendemain, mardi 13, la garde nationale remplace les militaires, mais la foule s’amasse à nouveau et exige le départ du 35ème. Elle assiège la préfecture, le préfet s’enfuit, mais le général commandant la place est fait prisonnier par une « compagnie franche »  qui s’est formée spontanément. Après de longs débats entre les autorités et les émeutiers qui obtiennent en partie satisfaction, le calme revient.
   Le 35ème quitte la ville, mais aussitôt naît une polémique politique, car Casimir Périer, le samedi 17, croit bon de féliciter les « braves soldats » du 35ème, de dissoudre la garde nationale, et d’ordonner des arrestations. Un débat à la Chambre, le 20, est suivi du retour à Grenoble du 35ème. La garde nationale est désarmée, et la ville, ainsi humilié, entre en résistance, les altercations avec la troupe et même les duels se multiplient, et les Grenoblois accueillent sans regrets la mort de Casimir Périer, victime du choléra, tandis que « l’affaire du 35ème » est bientôt éclipsée par les tragiques émeutes de Paris en juin.
   Les deux émeutiers arrêtés sont déférés en correctionnelle au tribunal de Bourg-en-Bresse en juillet. Condamnés l’un à six mois, l’autre à deux mois de prison, ils font appel, et sont acquittés en décembre à Lyon. 
   Ce « carnaval » laissera des traces dans la conscience des Grenoblois : s’ajoutant à la « conduite de Grenoble » de l’Ancien Régime, à la célèbre « Journée des tuiles » de 1788 et à l’accueil de Napoléon au début des Cent Jours, il contribuera à la réputation bien établie  de la « capitale de la Résistance ».  

  Les avalanches : le point de vue de praticiens de la prévention

Jeudi 14-12-2017 à 14:00
par Vanessa Defourneaux, Robert Marie Et Yannick Robert

L’objectif est d’essayer d’appréhender toute la diversité du phénomène avalancheux en particulier sur la complexité physique du manteau neigeux. Les conséquences en matière de déclenchement seront présentées ainsi que les impacts sur les superstructures. Les différents moyens de protection termineront la conférence. Les méthodes et la connaissance des ce phénomène seront abordées avec tout le doute qu’il convient à toute approchée scientifique pragmatique
Les conférenciers :
Géologues et géomorphologues travaillant de concert soit au sein de cabinets privés soit en tant que fonctionnaires, sur les problématiques de risques naturels en montagne. Les avalanches représentent une partie des ces risques en impactant la fréquentation de la montagne et les installations urbanistiques ou autres situées dans les territoires montagneux.  
Nous ne sommes pas des chercheurs, mais nous faisons l’interface entre les observations de terrain, données essentielles, les projets, les textes réglementaires tout en conservant un œil sur les progrès en matière de connaissance sur les avalanches.
Vanessa DEFOURNAUX :
DEA Gestion des Espaces Montagnards, spécialité gestion des risques naturels (Universités de Chambéry-Grenoble, 2002).
Co-gérante de la Société dans laquelle elle travaille. Responsable des études risques naturels.
Robert MARIE : Ancien chef de la cellule « expertise et connaissance du risque » au sein du service RTM (Restauration des Terrains de Montagne) de l’Isère.
Expert senior en retraite depuis 2 ans des services RTM. Spécialiste en matière de zonage de risques naturels en montagne
Yannick ROBERT : Géomorphologue, successeur de Robert MARIE au sein du service RTM de l’Isère dont le parcours et l’expérience sur ces problématiques de risques en montagne sont similaires.

  Quand Paul Claudel faisait l'éloge du Dauphiné

Mardi 19-12-2017 à 14:00
par Christiane Mure-Ravaud

Au premier abord, ce géant de la littérature du XX e siècle, membre de l’Académie Française et diplomate, ne paraît pas très engageant. D’aspect austère et rigide, il produit des œuvres amples mais d’un accès difficile. Son catholicisme militant lui confère, en outre, une réputation d’intolérance, de dogmatisme. Pourtant, Claudel peut se montrer chaleureux, drôle, familier, voire exubérant. Loin de mépriser un monde jugé terne ou ennuyeux, il s’enthousiasme devant les beautés qui en émanent et consacre une bonne partie de ses textes à la louange grandiose de l’ici-bas, qui est un signe de Dieu. Poète de l’éloge, il chante avec lyrisme et gaieté le Dauphiné où il vient finir sa vie. En posant définitivement ses bagages dans le petit village de Brangues, l’éternel voyageur découvre la sublimité des paysages environnants et les artistes du cru sur lesquels il porte un regard admiratif. Mais de ce vaste panégyrique, il exclut Stendhal qui a eu la malencontreuse idée d’utiliser un drame survenu près de son domaine isérois pour écrire Le Rouge et le Noir.
Christiane Mure-Ravaud, agrégée de lettres, met en lumière tous les liens qui rattachent l’illustre personnage à sa patrie d’élection, transfigurée par la magie évocatrice des mots, des images, des émotions et à ces créateurs dauphinois dont le talent a su toucher son cœur. Membre de l’Académie Delphinale et de plusieurs autres associations culturelles telles que Patrimoine et Développement du Grand Grenoble, les Écrivains Dauphinois…, elle a donné bon nombre de conférences sur les poètes et les romanciers de passage dans notre province. Elle organise également à Grenoble et dans tout le département des promenades sur les pas d’écrivains célèbres. Après avoir consacré à Rousseau puis à Lamartine les deux premiers ouvrages de ses Escapades littéraires en Dauphiné, elle publie aujourd’hui un troisième livre sur le couple mythique Aragon-Triolet réfugié dans la Drôme pendant la sombre période de l’Occupation et la Résistance. 

  Une action de santé publique au 18e siècle : la formation des sages-femmes

Mardi 09-01-2018 à 14:00
par Claude Racinet

L’accouchement, étape ultime de la reproduction des Mammifères vivipares, présente un excès de complications materno-fœtales dans l’espèce la plus évoluée de la famille des Primates, à savoir Homo sapiens, seule espèce vivante actuelle de la sous–famille des Hominidés.
Si l’accouchement est un acte physiologique, donc naturel, il reste néanmoins sujet à des complications mécaniques liées au passage parfois « en force » du fœtus à travers une filière osseuse pelvienne contrainte par la station verticale et la bipédie exclusive de notre espèce, rançon du développement du cerveau de l’hominisation...
Tout naturellement la femme qui accouche, outre sa propre gestion de ces difficultés par l’adoption de postures facilitantes, a recours à l’aide d’une tierce personne, spécialisée ou non. Le métier de sage-femme s’est ainsi progressivement imposé, mais trop souvent sans réelle formation...
Au 18ème siècle, le décompte des résultats de cette assistance paraît catastrophique. Le Roi Louis XV décide alors une action de santé publique pour inverser cette tendance en missionnant une maîtresse sage-femme, Madame Du Coudray, pour former les « matrones » provinciales. A l’issue de trois « tours de France » étalés sur 25 ans, elle aboutit à des résultats immédiatement spectaculaires...
Cet exposé, centré sur l’action de Mme Du Coudray, sera introduit par un survol de l’accouchement à travers les espèces et à travers les âges, et sera suivi par la description de l’évolution de l’Obstétrique aux 19ème et 20e siècles et par une réflexion sur les évolutions qui se dessinent...
L’intervenant
Claude Racinet, professeur émérite de Gynécologie-Obstétrique, a effectué toute sa carrière hospitalo-universitaire (hormis un bref mais riche passage en Savoie) à l’Hôpital Sud, puis à l’Hôpital Nord du CHU de Grenoble et à l’Université Joseph Fourier. Il a été Directeur technique de l’Ecole de Sage-femme de Grenoble, dont la qualité reconnue au plan national lui a valu d’être choisie comme site pilote pour évaluer l’intégration de ces écoles dans le giron universitaire : c’est maintenant chose faite... et cela explique l’intérêt porté par l’intervenant à la formation de ce corps médical des sage-femmes, complément indispensable de celui des médecins-obstétriciens...

  Les grands cataclysmes de l'histoire de la Terre (Ière partie)

Jeudi 11-01-2018 à 14:00
par Bernard Silvestre-Brac

Cette conférence raconte tous les grands cataclysmes auxquels a été confrontée la Terre au cours de son histoire. Je fais une différence fondamentale entre une catastrophe qui n'entraîne que des conséquences négatives et un cataclysme qui, après un grand chamboulement, apporte des modifications qui sont toujours bénéfiques à la biodiversité et qui, en point d'orgue, ont conduit à l'apparition de l'espèce humaine.
Les cataclysmes étudiés ici sont les chutes d'astéroïdes, la dérive des continents, le volcanisme, les variations astronomiques et ...la vie elle-même. Parmi toutes les conséquences envisagées, je mets l'accent sur les variations climatiques engendrées par la modification de l'effet de serre. Dans cette première conférence, je traite des cataclysmes s'étant produits des origines jusqu'au règne des êtres unicellulaires, entre 4,55 milliards d'années (Ga) et 600 millions d'années (Ma) avant le présent; cela concerne les bombardements célestes, la formation de la Lune, les phénomènes d'évaporation totale, l'apparition de la vie, puis des cyanobactéries, puis des eucaryotes ainsi que la glaciation totale.
Dans une deuxième conférence (25/01), je traiterai des cataclysmes qui ont eu lieu durant le règne des pluricellulaires entre 600Ma et nos jours; il s'agit essentiellement de l'explosion cambrienne des espèces, suivie des 5 grandes extinctions massives d'espèces. Je dirai un mot sur la 6e extinction que nous sommes en train de vivre.
Le conférencier
M. Bernard SILVESTRE-BRAC, à présent à la retraite, a fait toute sa carrière, en tant que physicien théoricien CNRS, au Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie de
Grenoble. Initialement, il a travaillé en physique nucléaire où il a développé de nouvelles
méthodes de calcul très puissantes pour décrire les propriétés des noyaux complexes de la
région des terres rares et des plombs. Puis il s’est tourné vers la physique des particules
élémentaires et l’étude de l’infiniment petit. Il s’est intéressé à des formes de matière exotique, ce qui lui a permis de prédire l’existence de nouveaux types de particules, qui ont
été mis en évidence expérimentalement des années plus tard. Il a eu de très nombreuses
collaborations avec des chercheurs de son domaine, que ce soit dans des laboratoires français
ou étrangers.
Il est l’auteur de cinq ouvrages à l’usage des étudiants de licence, master et élèves ingénieurs.
À la fin de sa carrière, il s’est investi également énormément dans la diffusion du savoir
scientifique en animant des conférences dans les lycées de la région grenobloise et auprès du
grand public.

  Lesdiguières, le prince oublié (en liaison avec l'exposition du Musée Dauphinois)

Mardi 16-01-2018 à 14:00
par Olivier Cogne

Description

  Les JO de Grenoble à l’épreuve de l’histoire … et de l’avenir ! (en lien avec l'exposition du Musée dauphinois)

Mardi 23-01-2018 à 14:00
par Geo Perli, Alain Arvin-Bérod

" Entre histoire, légende et mémoire, les JO de Grenoble 1968 occupent une place à part dans la saga olympique, la renaissance d'une ville et le patrimoine du Dauphiné dont  les seuls exploits sportifs n'expliquent pas l'épopée .."

Le 6 février 2018 sera célébré le 50e anniversaire de l’ouverture des JO d’hiver à Grenoble dans un contexte fort éloigné de celui de 1968, année de bouleversements tant sur le plan local, que national et même mondial… Entre la petite équipée de départ qui a imaginé avec le docteur Albert Michallon comme un défi improbable de demander les JO dans les années 60 et leur organisation grandiose pilotée et réussie par l’ingénieur Hubert Dubedout, adversaire de la candidature olympique de Grenoble, l’événement a été placé d’entrée de jeux… à l’épreuve d’une histoire bien imprévue ! C’est ce qui a participé à en faire, il y a cinquante ans, l’originalité et quasiment une énigme, deux termes qui  nourrissent toujours le débat aujourd’hui. Nous tenterons de cerner les enjeux du passé et leur environnement social, le déroulement des Jeux et l’apparition d’innovations politiques, urbaines et culturelles, et enfin l’héritage controversé de l’édition grenobloise, autant de facteurs qui reposent la question de l’opportunité de tels événements. Sans oublier la naissance d’une étoile du ski alors à son firmament  avec Jean- Claude Killy ! Dans cette plongée dans les origines, et afin de faire partager les émotions de l’aventure olympique grenobloise, nous vous inviterons à décrypter l’avènement surprenant des Jeux à Grenoble alors même que le Dauphiné avait été associé à une « préhistoire olympique » deux siècles plus tôt ! En effet, au XVIIIe siècle, les JO venus de l’antiquité vivent leur premier retour sur terre avec une Olympiade de la République organisée par les révolutionnaires le 22 septembre 1796 au Champ de Mars à Paris, dont une gravure a conservé la trace au Musée de la Révolution à Vizille. Originaire du Dauphiné Jean- Pierre Saint Ours peint une toile «  Jeux olympiques » en 1787 exposée désormais au Musée d’Art et d’Histoire de Genève avant que des JO avec règlement et Charte olympique ne soient réinventés au Rondeau à Grenoble en 1832 ! Jusqu’au jour, enfin, où les neiges de Grenoble habilleront les anneaux dessinés par Jean Brian, dévalant la pente sur les traces de Schuss la première mascotte de l’histoire olympique. A l’arrivée, sous les bravos ou les huées, supporters et détracteurs rivalisent d’arguments sur les avancées urbaines, le patrimoine d’équipements hérité, une fiscalité alourdie et la présence d’« éléphants blancs » sans utilisateurs, etc…. Entre surprises et rebondissements, promesses et déceptions, souvenirs personnels et mémoire collective, Grenoble 68 reste une épopée toujours contemporaine qui nourrit les débats sur l’avenir de la cité et sur ses choix futurs. En 2018, faites… ou refaites vos Jeux !
Alain Arvin Bérod :
" Directeur Académique d'AMOS (  "Académie du Management des Organisations Sportives" International Sport Business School) auteur de "Et Didon crea la devise des JO.." " Les enfants d'Olympie" ( Ed Cerf) " Les Neiges de Grenoble 1968- 2008" Ed Deux Ponts / COLJOG et co- fondateur Musée Géo -Charles ( Echirolles )

  Les grands cataclysmes de l'histoire de la Terre (II)

Jeudi 25-01-2018 à 14:00
par Bernard Silvestre-Brac

Cette conférence raconte tous les grands cataclysmes auxquels a été confrontée la Terre au cours de son histoire. Je fais une différence fondamentale entre une catastrophe qui n'entraîne que des conséquences négatives et un cataclysme qui, après un grand chamboulement, apporte des modifications qui sont toujours bénéfiques à la biodiversité et qui, en point d'orgue, ont conduit à l'apparition de l'espèce humaine.Les cataclysmes étudiés ici sont les chutes d'astéroïdes, la dérive des continents, le volcanisme, les variations astronomiques et ...la vie elle-même. Parmi toutes les conséquences envisagées, je mets l'accent sur les variations climatiques engendrées par la modification de l'effet de serre.
Dans une première conférence, j'ai traité des cataclysmes s'étant produits des origines jusqu'au règne des êtres unicellulaires, entre 4,55 milliards d'années (Ga) et 600 millions d'années (Ma) avant le présent; cela concerne les bombardements célestes, la formation de la Lune, les phénomènes d'évaporation totale,l'apparition de la vie, puis des cyanobactéries, puis des eucaryotes ainsi que la glaciation totale.
Dans cette deuxième conférence, je traite des cataclysmes qui ont eu lieu durant le règne des pluricellulaires entre 600Ma et nos jours; il s'agit essentiellement de l'explosion cambrienne des espèces, suivie des 5 grandes extinctions massives d'espèces. Je dirai un mot sur la 6e extinction que nous sommes en train de vivre.
Le conférencier
M. Bernard SILVESTRE-BRAC, à présent à la retraite, a fait toute sa carrière, en tant que physicien théoricien CNRS, au Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie de
Grenoble. Initialement, il a travaillé en physique nucléaire où il a développé de nouvelles
méthodes de calcul très puissantes pour décrire les propriétés des noyaux complexes de la
région des terres rares et des plombs. Puis il s’est tourné vers la physique des particules
élémentaires et l’étude de l’infiniment petit. Il s’est intéressé à des formes de matière exotique, ce qui lui a permis de prédire l’existence de nouveaux types de particules, qui ont
été mis en évidence expérimentalement des années plus tard. Il a eu de très nombreuses
collaborations avec des chercheurs de son domaine, que ce soit dans des laboratoires français
ou étrangers.
Il est l’auteur de cinq ouvrages à l’usage des étudiants de licence, master et élèves ingénieurs.
À la fin de sa carrière, il s’est investi également énormément dans la diffusion du savoir
scientifique en animant des conférences dans les lycées de la région grenobloise et auprès du
grand public.

  Les résistances allemande et autrichienne au nazisme (1933-1945)

Mardi 30-01-2018 à 14:00
par Jean Paul Vienne

Description

  Un compositeur majeur de l'Histoire de la musique : Piotr Illitch Tchaikovski

Mardi 06-02-2018 à 14:00
par Robert Didier

Le conférencier:

Après une carrière de cadre de Direction au sein d'une importante Maison d'Edition et de Diffusion de presse, Robert Didier, jeune pré-retraité, adhère à l'U I A D, au moment où le responsable des conférences s'en retire. Pour le remplacer, le président Robert Gautier sollicite Robert Didier. Celui-ci accepte, et va vivre intensément ce bénévolat. 18 ans et quelque 50 conférences plus tard, fin mai 2006, il se retire à son tour, mais il y a une suite!
Juin 2012 : le responsable des conférences démissionne. Il n'a pas de successeur. C'est tout naturellement à Robert Didier que le président Jullien-Jacques SABY va faire appel. Celui-ci accepte de reprendre cette responsabilité provisoirement. Il va l'assumer pendant 2 ans, jusqu'à la fin mai 2014, après une collaboration de six mois avec Michel  Hollard.
Au cours de ces dernières années, Robert Didier a présenté pour le public de l'UIAD, au CRDP, une douzaine de conférences notamment sur le peintre Van Gogh, sur le compositeur Tchaïkoski, sur les papes Alexandre VI et Jules II, sur l'écrivain Pierre Loti etc.
Robert Didier a été nommé Chevalier dans l'Ordre des Palmes Académiques en 2006. Il est actuellement vice-président honoraire de l'UIAD


  Médecine et médecins à Grenoble à l'époque de Stendhal (1783-1842)

Jeudi 08-02-2018 à 14:00
par Jean Louis Raymond

La « vie de Henri Brulard » nous transporte dans la ville du jeune Stendhal. La figure du Docteur Gagnon, grand-père tant aimé nous introduit dans le monde médical : 
Le siècle des lumières n’a pas bouleversé les dogmes médicaux anciens.
La formation des médecins a suivi les idées ultra-libérales de la révolution, bien vite tempérées par la remise en ordre des institutions.
La population, sans doute à juste titre, n’est pas convaincue de l’efficacité de la médecine. Elle est très réservée devant une pratique libérale onéreuse. La mutualité voit l’ébauche de la protection sociale.
Les grenoblois redoutent avant tout les épidémies. Les premières règles collectives de prévention sont instituées.
Naître représente un risque important d’où l’intérêt pris à la formation des sages-femmes.
Le recours aux soins qualifiés de nos jours d’alternatifs est déjà très en vogue.
Le bon Docteur Gagnon traverse sereinement cette période troublée. Par contre, le bilan de santé de son petit-fils est bien préoccupant…
L'intervenant :
Jean-Louis Reymond, ancien médecin des hôpitaux,dermato-vénéorologie. Membre de l ’« Association Stendhal et des amis du musée Stendhal de Grenoble », membre de l’association « Saint-Roch... Vous avez dit cimetière » .


  Intestin et microbiote : un super organisme

Mardi 27-02-2018 à 14:00
par Dominique Aubert-Marson

Le sujet :
Intestin et microbiote : un « super-organisme ». L’intestin est l’organe qui révolutionne la médecine depuis une quinzaine d’années. Dix fois plus nombreuses que nos cellules, les bactéries du microbiote constituent un monde à part, un nouvel organe. Les bactéries ne sont pas les seuls micro-organismes de notre intestin, on y trouve aussi des champignons et des virus. Ces hôtes sont si nombreux qu’ils forment un écosystème qui nous est indispensable pour permettre entre autre la maturation de notre système immunitaire. Notre alimentation, notre mode de vie, les médicaments que nous prenons, influent sur notre microbiote. Plus il est riche et diversifié, plus nous serons en bonne santé. Un microbiote appauvri ou dysbiose favorise le développement de l’obésité, de la maladie de Crohn, de l’intestin irritable… Les liens entre microbiote, intestin et cerveau sont confirmés et on découvre que nos bactéries intestinales via les nerfs et le sang influent sur notre humeur. Des déséquilibres du microbiote sont impliqués dans l’autisme, la dépression, la maladie de Parkinson. Des résultats préliminaires suggèrent que ces maladies pourraient être soignées en rééquilibrant le microbiote.
L'intervenant
Docteur d’Etat en génétique.
Maître de conférences universitaire à l’Université Paris Descartes .Responsable de l’option biologie à l’UFR de mathématiques et informatique. Observatrice au Comité international de bioéthique à l’UNESCO. Groupe d’experts en bioéthique (UNESCO). 
Livre (2010) : Histoire de l’eugénisme : une idéologie politique et scientifique, Editions Ellipse. Cours dans les universités inter-âges (1994-2011). Université inter-âges de Créteil (94). Université du temps libre de Gap (05).
Conférences dans les universités inter-âges (20/an) depuis 2002. UTL de Gap. UIA de Créteil. Cannes Université. Université inter-âges de Nice, de Roquefort les pins, de Saint Laurent du var. Conférences pour Gap Scientifique Animation, pour l’association Quasar, pour la LPO Grenoble…

  La théorie du lotissement : de la société égo-centrée à la société éco-centrée

Mardi 06-03-2018 à 14:00
par Loîc Roche

La théorie du lotissement, qui a fait l'objet d'un ouvrage publié aux PUG en 2017, est une idée neuve qui repose sur un concept simple : ma maison a d’autant plus de valeur que la maison de mon voisin a de la valeur. Sur ce constat, Loïck Roche bâtit une théorie vertueuse, applicable à tous les niveaux : plutôt que de rabaisser mon concurrent, je dois au contraire souhaiter que celui-ci soit le meilleur possible, car la qualité de sa performance m’entraînera dans son sillage. Il propose une façon radicalement nouvelle d’envisager les relations entre les entreprises, entre les organisations, entre les partis politiques, entre les personnes. Avec pour objectif de créer une valeur d’ensemble forte qui permettra de gagner en compétitivité, de créer de la croissance, de l’emploi et in fine, rien moins que de sortir de la crise. Il s’agit là d’un changement profond de notre manière de penser, en lien avec les courants diffus qui parcourent notre société aujourd’hui : volonté de collaboration, de respect mutuel, pour une économie plus durable et plus humaine – les clés pour réussir le monde de demain.
L'intervenant :
Loïck Roche est diplômé de l'ESSEC, docteur en psychologie, docteur en philosophie, et titulaire d'une habilitation à diriger des recherches (HDR) en sciences de gestion. Depuis Juillet 2012, Loïck Roche est Directeur de Grenoble Ecole de Management (GEM). Directeur de la Pédagogie (2001-2012), Directeur de la Recherche (2001-2011) ; Doyen du Corps Professoral (2000-2009) ; Directeur de la Doctoral School (2006-2011) (programmes DBA et PhD) ; Directeur adjoint (2004-2012) aux côtés de Thierry Grange (Directeur de GEM de 2001 à 2012 et aujourd'hui Président du Conseil Stratégique), Loïck Roche a commencé sa carrière comme consultant puis dirigeant d'un cabinet conseil. Loïck Roche est spécialiste du management, du bien-être des personnes et de la performance des organisations. Il est l'auteur ou le coauteur d'une trentaine d'ouvrages et essais. 

  Les ressources du futur issues de la biomasse : nourriture, énergie, matériaux

Jeudi 08-03-2018 à 14:00
par Covabis

L’explosion démographique actuelle, sur notre planète, nous confronte à de grands défis : ceux du climat, de la nourriture, de l’énergie et des matériaux. Ils nous obligent à reconsidérer la nature en arrêtant de piller ses réserves et en « cohabitant » intelligemment avec le monde vivant, sa diversité et son environnement.
Le végétal pourra fournir de grandes quantités d’énergie et de nombreuses matières. Mais, pour le comprendre, il faut d’abord s’intéresser au fonctionnement naturel de notre planète : transformations matière - énergie, cycles du carbone, de l’eau, rôle du vivant... puis à la déconstruction et à la construction des matières vivantes (cycle en M).
Les notions de filière de la biomasse seront ensuite expliquées. Basées historiquement sur les produits de l’agriculture et de l’élevage, des forêts (bois), et de la mer, elles se multiplient aujourd’hui : des filières « moléculaires » de bio-matériaux et de bio-carburants issus des bio-raffineries se développent. La valorisation des déchets végétaux, animaux et organiques, et l’économie circulaire prennent d’autre part une place importante dans ces transformations. 
La démarche qui sera présentée, pédagogique, vise surtout à démystifier la complexité du système futur de production des ressources issues du végétal. Mais les considérations économiques, environnementales et sociales, conditionnant la viabilité des filières et leurs impacts territoriaux, seront aussi évoquées.
Les intervenants :
Claude Sourisse : Ingénieur et Docteur en automatique INPG, initiateur des conférences de l’UICG, Co-fondateur et secrétaire de l’Association COVABIS (Comité de Valorisation de la Biomasse par l’Information et la Science).
Jacques Julliard : Responsable de Bureau d’études systèmes électroniques et gestion d’Energie - Président de l’Association La passion du bois et Administrateur de Covabis – Membre du Comité de développement (C2D) à la Métropole.

  Les chemins de la Chartreuse, de Saint Bruno à Balzac

Mardi 13-03-2018 à 14:00
par Jean Sgard Et Catherine Coeuré

Le massif de la Chartreuse est resté longtemps difficile d’accès, secret… Nous suivrons, au fil des siècles, ses chemins  parcourus par les moines, les  pèlerins en route vers le monastère, bientôt les visiteurs artistes, écrivains célèbres  mais aussi  par tout un peuple de paysans, soldats, fuyards en tous genres, bandits (comme Mandrin), bûcherons, convoyeurs de bois pour la marine… en attendant les randonneurs du Parc naturel régional.
Les intervenants
Jean Sgard est Professeur émérite à l’UGA (Université Stendhal-Grenoble 3). Spécialiste du XVIIIe siècle, il a travaillé notamment sur l’abbé Prévost, sur lequel il a publié plusieurs ouvrages, et dont il a publié deux biographies et édité les œuvres complètes aux ELLUG.  Il est aussi l'éditeur de Crébillon fils et de plusieurs autres auteurs du XVIIIe siècle. Il a consacré la plus grande part de ses recherches au roman, à la vie intellectuelle et à la presse au XVIIIe siècle. 
Catherine Coeuré est Maître de Conférences (honoraire) à l’UGA (Université Stendhal-Grenoble 3). Elle a enseigné la littérature française des XIXe et XXe siècles. Ses travaux portent essentiellement sur la caricature au XIX siècle et les relations entre la littérature et la 
peinture du XVIIIe au XXIe siècle. 

  Les Lettres Persanes de Montesquieu, un roman oriental

Mardi 20-03-2018 à 14:00
par Georges Bafaro

Montesquieu passe pour un auteur austère, un de ceux qui ont préparé de loin la grande Révolution de 89, avec le principe de séparation des pouvoirs. Son essai sur l'Esprit des lois fait date en fondant la sociologie politique. Mais les Lettres Persanes contiennent déjà une réflexion intéressante sur les systèmes comparés de la Perse et de l'Occident, français surtout. Or, Montesquieu a choisi pour faire passer ses idées, une forme romanesque particulière, propre à attirer l'attention des lecteurs de son temps, une histoire de harem, de passions amoureuses et de scandales. C'est ce que nous allons voir lors de cette conférence.

L'intervenant :
Georges Bafaro, ancien professeur de Lettres en classes préparatoires littéraires et scientifiques, a été I.P.R. dans l'académie de Grenoble de 1985 à 2005. Il enseigne à l'UIAD la grammaire, la littérature, assure notamment un cycle d'histoire littéraire et des explications de textes de grands écrivains. En outre, il assure chaque année un cycle de conférences en littérature française. 

  Les JO de 1968 à Grenoble

Jeudi 22-03-2018 à 14:00
par Géo Perli Et Alain Arvin-Bérod

" Entre histoire, légende et mémoire, les JO de Grenoble 1968 occupent une place à part dans la saga olympique, la renaissance d'une ville et le patrimoine du Dauphiné dont  les seuls exploits sportifs n'expliquent pas l'épopée..."
Le 6 février 2018 a été célébré le 50e anniversaire de l’ouverture des JO d’hiver à Grenoble dans un contexte fort éloigné de celui de 1968, année de bouleversements tant sur le plan local, que national et même mondial… Entre la petite équipée de départ qui a imaginé avec le docteur Albert Michallon comme un défi improbable de demander les JO dans les années 60 et leur organisation grandiose pilotée et réussie par l’ingénieur Hubert Dubedout, adversaire de la candidature olympique de Grenoble, l’événement a été placé d’entrée de jeux… à l’épreuve d’une histoire bien imprévue ! C’est ce qui a participé à en faire, il y a cinquante ans, l’originalité et quasiment une énigme, deux termes qui nourrissent toujours le débat aujourd’hui. Nous tenterons de cerner les enjeux du passé et leur environnement social, le déroulement des Jeux et l’apparition d’innovations politiques, urbaines et culturelles, et enfin l’héritage controversé de l’édition grenobloise, autant de facteurs qui reposent la question de l’opportunité de tels événements. Sans oublier la naissance d’une étoile du ski alors à son firmament  avec Jean- Claude Killy ! Dans cette plongée dans les origines, et afin de faire partager les émotions de l’aventure olympique grenobloise, nous vous inviterons à décrypter l’avènement surprenant des Jeux à Grenoble alors même que le Dauphiné avait été associé à une « préhistoire olympique » deux siècles plus tôt ! En effet, au XVIIIe siècle, les JO venus de l’antiquité vivent leur premier retour sur terre avec une Olympiade de la République organisée par les révolutionnaires le 22 septembre 1796 au Champ de Mars à Paris, dont une gravure a conservé la trace au Musée de la Révolution à Vizille. Originaire du Dauphiné Jean- Pierre Saint Ours peint une toile «  Jeux olympiques » en 1787 exposée désormais au Musée d’Art et d’Histoire de Genève avant que des JO avec règlement et Charte olympique ne soient réinventés au Rondeau à Grenoble en 1832 ! Jusqu’au jour, enfin, où les neiges de Grenoble habilleront les anneaux dessinés par Jean Brian, dévalant la pente sur les traces de Schuss la première mascotte de l’histoire olympique. A l’arrivée, sous les bravos ou les huées, supporters et détracteurs rivalisent d’arguments sur les avancées urbaines, le patrimoine d’équipements hérité, une fiscalité alourdie et la présence d’« éléphants blancs » sans utilisateurs, etc…. Entre surprises et rebondissements, promesses et déceptions, souvenirs personnels et mémoire collective, Grenoble 68 reste une épopée toujours contemporaine qui nourrit les débats sur l’avenir de la cité et sur ses choix futurs. En 2018, faites… ou refaites vos Jeux !
Les intervenants :
Géo Perli :
Président du COLJOG, artiste peintre, sculpteur, ancien footballeur de haut niveau et président du club de Grenoble, co-fondateur du musée Géo-Charles d’Echirolles…, Géo Perli a consacré une bonne partie de sa vie à ses deux amours, sport et culture, « avec l’intime conviction que les deux étaient liés et l’envie de faire reconnaître le sport comme une activité culturelle ». Un parcours bercé par l’olympisme et ses valeurs, qui ont toujours guidé les pas du Grenoblois.
Alain Arvin Bérod :
" Directeur Académique d'AMOS ("Académie du Management des Organisations Sportives" International Sport Business School) auteur de "Et Didon créa la devise des JO.." " Les enfants d'Olympie" (Ed Cerf) " Les Neiges de Grenoble 1968- 2008" Ed Deux Ponts / COLJOG et co- fondateur Musée Géo -Charles ( Echirolles ).

  A propos du traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens (RJ Joule, J.L Beauvois)

Mardi 27-03-2018 à 14:00
par Robert-Vincent Joule

C’est un classique de la psychologie sociale. «Pied-dans-la-porte», «crainte-puis-soulagement», « mais-vous-êtes-libre-de », « ce-n’est-pas-tout » … Les chercheurs nous dévoilent une douzaine de techniques permettant d’obtenir que l’autre (conjoint, patron, progéniture…) fasse de son plein gré ce que nous attendons de lui. Une autre manière de nous révéler les pièges dans lesquels nous tombons chaque jour.
L'intervenant :
Robert-Vincent Joule est professeur à l'université d'Aix-Marseille. Il dirige le Laboratoire de Psychologie Sociale de l'Université de Provence.Il consacre l'essentiel de ses activités de recherche à la question du changement des comportements et des mentalités.
Il est l'auteur avec Jean-Léon Beauvois de plusieurs ouvrages de référence, dont le célèbre "Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens" (PUG) vendu en France à 500 000 exemplaires, ils étudient les ressorts de l'influence et de la manipulation. 

  Histoire des 1er mai

Mardi 03-04-2018 à 14:00
par Miguel Rodriguez

Régulièrement célébrée depuis sa naissance internationale en 1890, la journée du  Premier Mai, à l'origine démonstration de force revendicative devenue l'affirmation d'une conscience de classe, est connue partout comme la fête des travailleurs. Ou est-ce la  Fête du Travail? Par le nom qu'on lui donne, comme dans les pratiques qui scandent la journée, encore plus dans les symboles qui y sont déployés, le Premier Mai faisait débat et suscitait d'âpres combats. 
Est-ce encore le cas en France? A ce jour férié, présent dans les calendriers d'innombrables pays, quelle valeur donne-t-on encore?
Le conférencier :
D'origine mexicaine, Miguel Rodriguez a consacré sa thèse de Doctorat au Premier Mai en France (publiée dans la collection Folio Histoire).
Professeur à Sorbonne-Universités depuis 2003, il est spécialiste de l'histoire contemporaine des mondes hispaniques.
Ses recherches actuelles concernent les émotions et la mémoire, l'usage politique du passé, la portée des commémorations et l'usage du calendrier, les symboliques politiques et religieuses... 

  Pythagore...Bien plus qu'un théorème

Jeudi 05-04-2018 à 14:00
par Serge Cecconi

Pythagore est incontestablement le mathématicien qui demeure le plus sympathique pour bon nombre d’entre nous. C’est d’ailleurs l’un des théorèmes qui restent connus par les anciens élèves que nous sommes. Mais Pythagore, c’est aussi une figure de légende, grand maître des Pythagoriciens.
Pythagore est à l’origine des gammes musicales, d’une théorie originale sur les nombres et bien d’autres choses encore. On peut considérer Pythagore comme le premier mathématicien car il fit basculer la Grèce d’un mode de pensée religieux à un mode de pensée rationnel.
Je me propose donc, dans cette conférence, de vous relater la vie de Pythagore, un voyage chez les Pythagoriciens avec humour et en essayant de vous faire aimer encore un peu plus les mathématiques.
Le conférencier :
Serge Cecconi
Professeur de mathématique, a enseigné à l'étranger en Ethiopie, au Gabon puis retour en France; enseignement à Moirans, Coublevie et vacataire à l'Université Joseph FOURRIER.
Serge Cecconi a participé à l'élaboration d'un logiciel de mathématiques et a organisé des stages pour son utilisation par les professeurs. En retraite depuis l'âge de 54 ans, il continue d'enseigner de façon épisodique et présente des conférences.

  Les débuts des films : un moment décisif

Mardi 24-04-2018 à 14:00
par Daniel Buisson

Le sujet :

François Truffaut disait qu'il fallait séduire le spectateur dès la première bobine et ne plus le lâcher...De ce fait, le cinéma use de nombreux artifices pour nous saisir dès le début...En vrac, par exemple, la beauté, la violence, l'inhabituel, le bizarre...mais également au contraire, par une utilisation rassurante de la grammaire du cinéma nous guidant pas à pas sur le seuil pour entrer au mieux dans le film. Ou même en nous manipulant sans vergogne... 
L’analyse d’une séquence d’ouverture permet de mettre à jour ces procédés en élargissant la part active du spectateur, ce qui accroîtra in fine son plaisir.
Cette conférence se propose d’illustrer par quelques débuts de films variés et forts, une partie de la palette dont disposent les réalisateurs, de la période classique d’Hollywood (années 30-40) à nos jours, en décortiquant des débuts de films empruntés, entre autres, à Léo McCarey, Ernst, Lubitsch, Fritz Lang, Pedro Almodovar, David Cronenberg, ou … François Truffaut.
Le conférencier :
Daniel Buisson né en décembre 1950
Enseignant spécialisé retraité, membre du CA du ciné-club de Grenoble depuis 2008, et son actuel président.
J’ai vu mon premier film en salle à 6 ans, et depuis quelques centaines d’autres, ou probablement plus encore, je l’ignore… mais le plaisir est toujours là, approfondi au cours des années par des éclaircissements, l’envie de creuser : Comment se fabrique un film? Qu’est-ce en fait cette fameuse mise en scène? Comment s’y prennent-ils pour nous émouvoir? Comment ça marche? Le ciné-club a développé encore ce désir de creuser le sujet, a enrichi ma boîte à outils personnelle et, corollaire évident, le plaisir de partager connaissances et émotions.

  Médicaments et personnes âgées

Jeudi 03-05-2018 à 14:00
par Jean Calop

Le thème sera traité en insistant, non pas sur les médicaments, mais en analysant les relations que les patients entretiennent avec les traitements médicamenteux, les prescriptions et les médicaments.
Seront abordées les plaintes des patients, l'adhésion au traitement, l'importance de comprendre les objectifs et de connaître le rôle des médicaments avec les indicateurs pour les mesurer. Il sera question de l'analyse des prescriptions et des comportements des patients âgés avec leur spécificité devant leur ordonnance.

  "The Philly Killer" : de la maladie des légionnaires en 1967 à la légionellose

Mardi 15-05-2018 à 14:00
par Jacques Croizé

Comment une épidémie de pneumonie brutale, mortelle (16%) survenant chez des anciens soldats américains (réunis pendant un Congrès de l’American Legion du 21 au 24 juillet 1976) à Philadelphie (Pennsylvanie USA)  a été la base d’une découverte d’une nouvelle bactérie : Legionella pneumophila et de sa maladie correspondante dénommée ultérieurement : la légionellose. Les  démarches diagnostique et épidémiologique (diligentées par le CDC -Center Disease Contrôle- d’Atlanta) furent exemplaires et couronnées de succès en 6 à 12 mois. Deux articles fondamentaux parus dans « The New England Journal of Medicine » écrits par Fraser et Mc Dade et un roman  « Trauma » de G. Thomas et M. Morgan-Witts détaillent cette découverte amenant son isolement et sa responsabilité.
Rapidement découverte dans d’autres pays, son universalité est vite reconnue. Des connaissances évolutives ont alors émaillé ces 40 années suivant sa découverte. Des étapes fondamentales dans différents secteurs sont apparues : de une à près de 60 espèces, les caractéristiques de croissance (thermotolérance), ses facteurs de virulence (notamment sa survie dans les macrophages et les amibes),  son écologie hydrique naturelle (rivières, biofilms et amibes) et anthropique/artificiel (système de climatisation, douches, spa..) expliquant la transmission par aérosol contaminé.
 D’un point de vue humain, la légionellose est apparue très vite une maladie infectieuse survenant sur des terrains à risques, avec une non contagiosité (sauf très exceptionnellement) et un traitement antibiotique bien standardisé. Les méthodes de diagnostic  et les marqueurs épidémiologiques ont profité  de la découverte de nouvelles techniques : antigènes solubles et biologie moléculaire. 
Son écologie, ubiquitaire et bactérie de l’environnement, explique la difficulté et l’impossibilité de son éradication. Vivant avec elle, des mesures de prévention seules peuvent permettre de s’en prémunir. Celles-ci ont suivies des évolutions allant de pair avec des nouvelles sources de contamination.  (épidémies de Lens, « Pompidou », Portugal… Devenue dès 1987, maladie à déclaration obligatoire en France, tous les cas sont investigués avec  l’aide du Centre National de Référence des Legionella,  afin de connaitre l’origine de la contamination (analyse d’eau chaude notamment des Etablissements Recevant du Public (ERP). 
En France en 2016, 1218 cas ont été diagnostiqués avec une létalité de 11,9%. (Europe 2015 : 7034 cas). Des cas souvent inexpliqués montrent qu’il existe toujours des incompréhensions avec soit des réservoirs inconnus soit la possibilité de formes bactériennes difficilement mises en évidence comme les VBNC (Viable But Non Culturable ) bacteria.
Le conférencier:
Jacques Croizé
Ancien MCU-PH Bactériologie médicale
Faculté de Médecine et CHU Grenoble

  Croyances et spiritualité dans la Chine actuelle : du chamanisme aux religions occidentales

Mardi 22-05-2018 à 14:00
par Albert Helly

« Croyances et spiritualité dans la Chine actuelle ». Après 30 ans d’endoctrinement du matérialisme maoïste, après la recherche folle de l’argent, vers quelles valeurs se tourne le peuple chinois ? Quelle représentation du monde partage-t-il ? L’animisme et le chamanisme primitifs ont-ils encore des adeptes ? Les « trois sagesses chinoises» traditionnelles sont-elles encore de mise ou ont-elles été remplacées ? Quelle est la place de l’Islam en Chine ? Celles des religions chrétiennes venues d’Occident ? Quelles relations entre croyances et pouvoir politique? A l’ère de la mondialisation, quand la Chine devient la première puissance économique mondiale, dans un pays où la censure est extrême, le peuple chinois ne sait plus à quel saint se vouer.
Le conférencier :
Albert Helly est un « enseignant-voyageur », retraité de l’EN, certifié de Lettres Classiques. Il a réalisé à 58 ans son rêve d’enfant d’apprendre le chinois et d’aller en Chine où il s’est rendu déjà 5 fois. Il fait partager sa passion en donnant des conférences-diaporama.

  La résistance en Chartreuse

Jeudi 24-05-2018 à 14:00
par Jean Philippe Landru

On parle beaucoup de la Résistance du Vercors et quasiment pas de la Chartreuse. Il est temps de réparer cette injustice...

Plan :
Mise en place de la Résistance chartroussine (1940 - hiver 43-44)
La résistance chartroussine en action (année 1944)
Bilan de la résistance en Chartreuse
Conclusion
Le conférencier :
Jean-Philippe LANDRU, historien, voironnais et fils de commerçant

  La république macronienne

Mardi 29-05-2018 à 14:00
par Jean Pierre Béroud

C'était il y a un an ; pour la première fois dans l'histoire de la V° République, un candidat parvenait à s'affranchir des règles non écrites qui conditionnaient l'accès à la Présidence de la République : soutien d'un parti politique de gouvernement bien enraciné sur tout le territoire, apprentissage d'une carrière politique souvent longue et continue, exercice de plusieurs mandats électifs locaux ou nationaux.
Peu nombreux étaient ceux qui croyaient en ses chances de victoire et encore moins en sa possibilité d'obtenir une majorité parlementaire.
Quels ont été les ressorts de cette victoire hors norme ? Que signifie l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron? Marque-t-elle une transformation profonde de notre vie politique ?

  Les Hache, ébénistes à Grenoble

Mardi 02-10-2018 à 14:30
par Chantal Spillemaecker

Au XVIIIe siècle, la recherche de la perfection et l’esprit de création stimulés par les commandes d’une clientèle riche contribuent à la vitalité des métiers d’art. Alors que Paris demeure la capitale du bon goût, à Grenoble une dynastie d’ébénistes de talent, les Hache, occupe durant tout le siècle une place éminente dans l’artisanat régional.

  "L’université de Grenoble 1896-1968 : de la naissance à la séparation en quatre établissements"

Mardi 09-10-2018 à 14:30
par René Favier

La conférence portera sur l'ouvrage que René Favier a publié « Le roman de l'université de Grenoble 1339-2016 » aux Presses Universitaires de Grenoble en 2017.

 L’Université Grenoble Alpes est l’une des dix plus importantes universités françaises aujourd’hui : la cinquième par sa taille, et la plus importante de la région Auvergne-Rhône-Alpes en nombre d’étudiants. Elle est labellisée initiative d’excellence (IDEX) depuis 2016. Mais connaît-on bien son histoire ? Comment en est-elle arrivée à ce statut d’université d’excellence?

Sur les bases d’un travail historique, de la consultation d’archives et documents d’époque et de nombreuses interviews, René Favier remonte le temps et nous dresse l’histoire de cette université depuis sa création (1339) jusqu’à nos jours.

Des rebondissements multiples et étonnants émaillent cette aventure singulière : lutte régionale pour la maîtrise des diplômes, rivalités entre professeurs, mais aussi génie et clairvoyance de ces grands chercheurs qui ont construit pierre après pierre ce qui fait la réputation d’excellence de l’université, et au-delà, du Grenoble d’aujourd’hui.

La conférence du 9 octobre portera surtout sur une période cruciale de cette histoire 1898-1968 de la création de l'Université à la création de quatre établissements distincts dans le cadre de la loi Edgar Faure après 1968.

Le conférencier

Professeur émérite d'histoire moderne, Université Grenoble Alpes, il a enseigné plusieurs années à l'UIAD. Ses recherches portent principalement sur trois sujets :

-          Histoire urbaine de la France d'Ancien Régime (principaux axes de recherche : les villes et le territoire, l'aménagement urbain, histoire sociale urbaine)

-          Histoire des Alpes

-          Histoire sociale des risques naturels dans la France d'Ancien Régime

-          Il a publié de nombreux ouvrages, dont une histoire de Grenoble (Glénat).

  Où en est la psychanalyse aujourd'hui?

Jeudi 11-10-2018 à 14:30
par Sidney Cohen

Parler de la situation de la psychanalyse aujourd'hui n'est pas chose facile, car celle-ci se présente de façon assez paradoxale. Alors qu'elle a constitué une véritable révolution des mentalités, par sa découverte au début du XXème siècle, elle a connu dans l'après guerre, vers les années 60/80 son heure de gloire. Le discours psychanalytique occupait beaucoup la scène intellectuelle, médiatique et universitaire. 

Il était toujours de très bon ton d'avoir fait une psychanalyse et pour toutes les questions d'ordre social, philosophique, éthique, concernant les mœurs, la santé mentale, etc. il était fait appel à la voix du psychanalyste qui faisait autorité.

Puis est arrivée une phase de dénigrement venant de plusieurs bords la faisant tomber du piédestal sur lequel elle était. Il faut dire que sa position un peu hégémonique et parfois dédaigneuse l'avait amenée dans certains cas à asséner des points de vue sentencieux et exclusifs engendrant nécessairement des contestations et des remises en cause. 

Mais ces dernières ne relèvent-elles pas aussi d'un refus de la psychanalyse dans sa dimension subversive et ce qu'elle a posé comme fondements autour de la sexualité et la violence de l'homme ?

A présent, quelle est sa situation, maintenant qu'elle a manifestement perdu son aura, quelle n'a plus sa place aussi incontournable dans la société? Il est frappant de voir, qu'au milieu de ce déclin apparent et en partie bien réel, de façon beaucoup moins ostentatoire sa présence reste grande dans différents rouages de notre culture. Les demandes d'aide personnelles, mais aussi les demandes institutionnelles, de supervisions, d'éclairage faites par de nombreux cliniciens sont le signe d'un véritable besoin d'une écoute bien spécifique que bien des méthodes contemporaines ne sont pas à même d'offrir.

Par ailleurs le monde de l'art y puise toujours beaucoup de son inspiration (littérature, cinéma, etc.).  Ainsi, un peu plus dans l'ombre, le travail qui se fait autour de la psychanalyse se poursuit avec peut être plus d'authenticité. Tels sont les points que nous pourrions tenter de réfléchir.

  "Bach et Haendel, deux géants de la musique, que tout oppose"

Mardi 16-10-2018 à 14:30
par Bernadette Lespinard

En prélude au concert des Musiciens du Louvre avec Anne-Sofie von Otter le 4 novembre en l’église Saint Jean.
Jumeaux par leur année de naissance (1685), nés dans la même région, formés par des cantors et organistes, tous deux frappés de cécité dictant leur dernière œuvre, Bach et Haendel se retrouvent presque égaux dans leur gloire posthume, discutée par leurs successeurs immédiats, donnant l’avantage à Haendel au XIXe siècle puis à Bach depuis le XXe siècle. Ces coïncidences perdent toute signification au regard de différences fondamentales. Tout oppose les deux géants de la musique animés pourtant d’une commune fascination pour la musique italienne, le Cantor cerné par les censeurs de la Thomasschule face au compositeur adulé de la haute société de Londres, l’auteur de 250 cantates d’église face à l’auteur de 40 opéras, le père de famille aux quatre fils compositeurs face au célibataire. Au contraire de Bach dont la vie s’est consumée entre Weimar, Cöthen et Leipzig, Haendel a parcouru l’Allemagne et l’Italie, parié sur Rome, Florence et Venise autant que sur Hanovre et Londres et la fortune a souri à l’audacieux. Nullement mystique comme Bach, il s’est consacré à la scène et au concert, réussissant l’exploit d’être le premier musicien à vivre de sa plume avant Mozart. Si l’un et l’autre ont en commun la capacité à s’assimiler les styles étrangers, la fécondité de l’imagination, une inépuisable éloquence et la passion de la vie, Haendel plus conservateur sur le plan de l’écriture a néanmoins été fils du Siècle des Lumières, tandis que Bach, creusant son sillon vers plus de modernité et de science, a voué son œuvre entier Soli Deo gloria .
La conférencière :
Bernadette Lespinard, docteur en musicologie, a enseigné l’analyse et l’histoire de la musique au CNR de Grenoble et à l’Université Lyon II, et plus récemment à l’UIAD. Les axes privilégiés de ses recherches ont été la musique d’orgue française du XXe siècle, la Chapelle royale de Versailles au XVIIIe siècle, et la musique chorale en France aux XIXe et XXe siècles. Elle a collaboré à plusieurs Dictionnaires et ouvrages collectifs en France et à l’étranger.
Dernière parution : Les Passions du chœur. La musique chorale et ses pratiques en France 1800-1950, Fayard, 2018.

  Relations France-Japon à travers l'histoire (en liaison avec l'exposition du Musée Dauphinois)

Mardi 06-11-2018 à 14:30
par Fabienne Pluchart

En lien avec l’exposition du Musée dauphinois, cette conférence porte sur la nature des relations tissées entre le Japon et l’Occident - et notamment la France - du 16e siècle au début du 20e siècle. A l’aide d’une riche iconographie vous pourrez découvrir les connexions, les influences réciproques, les ruptures, les métissages engendrés par cette histoire croisée.
La conférencière : 
Fabienne Pluchart est historienne de l’art, diplômée de l’Ecole du Louvre où elle a notamment étudié l’histoire de la peinture, et de l’université Paris-IV- Sorbonne où elle a mené des recherches sur l’histoire des collections. Elle est également guide-conférencière diplômée.
Après avoir exercé différentes fonctions dans des musées d’histoire, d’art contemporain ou d’ethnologie, elle entre en 2015 au Musée dauphinois où elle dirige le service des collections et le centre de ressources documentaires.
Elle est commissaire de l’exposition Des samouraïs au kawaii , histoire croisée du japon et de l’Occident qui est présentée au Musée dauphinois du 26 octobre 2018 au 24 juin 2019.

  "Air, climat, énergie, tout est lié"

Mardi 13-11-2018 à 14:30
par Elsa Duret

« Air, climat, énergie, tout est lié : des actions globales au niveau local ».
L’Agence Locale de l’Energie et du Climat de la métropole grenobloise (ALEC), est une association qui intervient depuis 20 ans pour conseiller particuliers et collectivités sur l’énergie : mieux la consommer, mieux l’économiser. Pour le compte de la Métropole, l’ALEC apporte son appui pour l’animation du « Plan Air Energie Climat » porté depuis 2005 par la Métro. Cette démarche partenariale a pour objectif de mobiliser et fédérer les acteurs locaux afin de diminuer collectivement les consommations d’énergie et émissions du territoire. En se dotant d’un « schéma directeur énergies » la métropole affirme sa volonté d’engagement au niveau local mais chacun doit faire sa part, y compris l’habitant pour atteindre les objectifs ambitieux, à 2020, 2030 et 2050.
Le conférencier
Elsa Duret est chargée de projets partenariaux à l’Agence Locale de l’Energie et du Climat.

  Le dossier des retraites en France

Jeudi 15-11-2018 à 14:30
par Michel Issindou

Dans l'immédiat après-guerre, la France a construit un modèle social performant. Les quatre branches de la sécurité sociale (santé, retraites, famille, accidents du travail), protègent encore efficacement nos concitoyens tout au long de la vie.
Mais ce modèle social, tant envié par d'autres pays, commence à craquer lentement mais sûrement depuis une vingtaine d'années.
L'équilibre de la branche retraite reste une souci constant des gouvernants successifs. Et malgré une succession de réformes (1993, 2003, 2010, 2014) la pérennité de notre système par répartition ne semble pas assurée, malgré les ajustements constants des trois paramètres que sont la durée de cotisation, le montant des cotisations et le taux de remplacement.
Une nouvelle réforme est annoncée pour le premier semestre 2019. Il s'agit d'une réforme profonde, systémique, qui vise à unifier à terme la quarantaine de régimes existants.
Cette énième réforme annoncée fait déjà débat et va sûrement mobiliser "les gaulois réfractaires aux réformes" que nous sommes... 
Le conférencier :
Après une licence en droit, je deviens inspecteur du trésor pendant une douzaine d'années.
Au début des années 90, je poursuis ma carrière comme agent comptable puis secrétaire général de l'Université Pierre-Mendès-France.
En 1997, je suis élu maire de Gières puis 2 fois député de 2007 à 2017.
Passionné par les questions sociales, j'intègre la commission des affaires sociales et me spécialise aussitôt sur le sujet des retraites. A ce titre je "combats" le réforme Fillon de 2010 et au changement de majorité en 2012, je deviens rapporteur pour la majorité socialiste d'alors, de la nouvelle réforme qui sera adoptée début 2014.
Le rôle du rapporteur est délicat. Il fait en permanence le lien entre le Ministre et le groupe majoritaire dont il est issu. Entre le marteau et l'enclume, il est à la recherche permanente du compromis qui doit rendre le projet adoptable par la majorité. Il doit aussi ferrailler contre l'opposition.

  Conrad Kilian - Un Grenoblois méconnu

Mardi 20-11-2018 à 14:30
par Claude Muller

Conrad Kilian, géologue grenoblois, fils de Wilfrid Kilian un autre géologue. Au cours d'une expédition en 1921, il a détecté de nombreuses nappes de pétrole au Sahara. Il ne fut pas pris au sérieux à son retour. Pendant 25 ans, il arpentera Sahara et Hoggar dans tous les sens, ramenant à chaque fois des précisions étonnantes. Il adressa des rapports détaillés au gouvernement français, et une grande carte avec des points précis à l'Académie des Sciences. Il ne rencontra que de l'indifférence ;  il gênait plutôt. Il fut retrouvé pendu dans une chambre d'une pension de famille de Grenoble. Un suicide, dira-t-on. D'autres diront qu'on l'a suicidé. Il faut dire qu'il avait fait l'objet de plusieurs tentatives d'assassinat de la part de puissances étrangères.

Le conférencier :
Claude Muller, écrivain et historien grenoblois, auteur de nombreux ouvrages. Un fidèle conférencier de l'UIAD.

  Louis Aragon et Elsa Triolet, un combat pour la liberté en Dauphiné (1942-1944)

Mardi 27-11-2018 à 14:30
par Christiane Mure-Ravaud

Engagés politiquement, Louis Aragon et Elsa Triolet ne peuvent accepter les conditions de l’armistice de juin 1940 qu’ils jugent honteuses. Leur implication dans les premiers mouvements de résistance n’a donc rien de surprenant. Mais on ignore bien souvent que leurs missions les ont amenés aussi bien à Grenoble que dans la Drôme où ils ont vécu plus de quatorze mois pendant les années noires de la Deuxième Guerre mondiale. Réfugiés dans une petite bourgade de ce département ou dans des abris de fortune, ils n’interrompent pas pour autant leur intense activité clandestine, en dépit des risques encourus. De leur asile dauphinois, ils organisent avec les seules armes de l’écriture le combat des intellectuels en zone Sud pour libérer le pays. 
C’est à cette époque troublée de notre histoire que s’attache ici l’auteure. Agrégée de lettres, elle éclaire d’un jour nouveau l’expérience vécue dans notre province par ces deux grandes figures du monde de la littérature confrontées à l’impérieuse nécessité de secouer le joug qui assujettit le peuple de France. Membre de l’Académie Delphinale et de plusieurs associations culturelles ou patrimoniales grenobloises, telles que Les Amis de Stendhal, l’AMOPA, les Écrivains dauphinois…, elle a donné bon nombre de conférences sur les écrivains de passage dans notre région. La collection Escapades littéraires en Dauphiné, qu’elle a inaugurée avec Jean-Jacques Rousseau et poursuivie avec le poète Lamartine, s’accroît aujourd’hui d’un troisième ouvrage consacré au couple mythique Aragon-Triolet exilé dans la Drôme à « une époque apocalyptique » où la mort était la rançon quotidienne du désir de liberté.

  L'albâtre de Notre-Dame de Mésage

Jeudi 29-11-2018 à 14:30
par Robert Aillaud

Au moyen âge, l’exploitation et l’usage de l’albâtre de Notre Dame de Mésage, sous le nom de « marbre du Dauphiné », avait pris une importance considérable en France et dans les pays voisins. A partir du XIVe siècle, les archives conservées sont suffisamment conséquentes pour que l’on puisse imaginer et parler de ce qu’était cette activité. Les XIVe, XVe et XVIe siècles sont les siècles de gloire de l’albâtre de Notre Dame de Mésage. Au début de l’année 2016, deux découvertes importantes sont venues éclairer d’un jour nouveau l’importance de ce matériau complètement oublié : La découverte, académique, de nombreux textes de l’époque, aux archives départementales de l’Isère, expliquant en détail la construction de l’autel royal de Charles V. Et ensuite, l’invraisemblable découverte archéologique du retable de l’autel, dans l’abbatiale de St Antoine. Ayant eu le bonheur de faire, coup sur coup, les deux trouvailles, je vais essayer de vous faire partager les joies de mes découvertes... 

  Alfons Mucha -Maître de l'Art nouveau et ami de la famille Bergès

Mardi 04-12-2018 à 14:30
par Sylvie Vincent

Si Aristide Bergès est surtout connu comme « père de la houille blanche et de l’hydroélectricité », un autre aspect de sa personnalité beaucoup moins familier est son intérêt pour l’art ancien et les arts de son époque. L’Art nouveau est ainsi à l’honneur dans sa maison établie à Lancey près de Grenoble, devenue la Maison Bergès - Musée de la Houille blanche, à travers les décors et les papiers peints qui ornent les murs, et de façon plus inattendue, plusieurs œuvres signées Alfons Mucha, artiste de renommée internationale et ami de la famille. Mucha séjourne à Lancey en 1902 et 1903. Il est alors au fait de sa gloire grâce à ses affiches, dont le style basé sur l’élégance, la préciosité et le raffinement devient bientôt l’incarnation de l’Art nouveau. 
La conférence, en lien avec l’exposition « Alfons Mucha et les Bergès : une amitié », retracera cette histoire d’amitié inattendue mais révélatrice des liens étroits entre art et industrie au début du XXe siècle et reviendra sur l’art d’Alfons Mucha. 
La conférencière :
Sylvie Vincent est conservateur en chef du patrimoine. Après des études d’histoire de l’Art et histoire économique, elle est reçue au concours d’entrée à l’Ecole du patrimoine et obtient le diplôme national d'aptitude aux fonctions de conservateur de musée. Après avoir exercé des fonctions en lien davantage avec le patrimoine, elle dirige depuis 2012 la Maison Bergès-Musée de la houille blanche à Lancey. Elle est l’auteur de nombreuses expositions dont « Alfons Mucha et les Bergès : une amitié », présentée à la Maison Bergès-Musée de la Houille blanche jusqu’au 3 février 2019. 

  L'AMP - Assistance Médicale à la Procréation

Mardi 11-12-2018 à 14:30
par Jacques Chouteau

L’Assistance Médicale à la Procréation ou AMP est l’ensemble des traitements ou techniques  mis en œuvre médicalement dans les infertilités (diminution de la fertilité) ou les stérilités (impossibilité d’avoir des enfants).  Nous exposerons les différentes techniques d’AMP qu’il est possible d’envisager pour proposer aux couples la meilleure alternative en 2018 en fonction de leur bilan d’infertilité. En France, l’AMP est régie par les lois de bioéthique et ne peut être pratiquée que dans un cadre réglementaire strict. Depuis plus de quarante ans, l’existence de techniques chirurgicales, biologiques et de traitements a permis une meilleure compréhension des processus physiopathologiques de l’infertilité et l’ouverture à l’AMP de nouvelles indications.

  L’égalité femme-homme en politique, la longue marche du XXe siècle

Jeudi 13-12-2018 à 14:30
par Brigitte Périllié

Du mouvement des suffragettes à l’instauration de la Parité femme-homme dans les assemblées élues, retour sur des personnalités marquantes féminines et féministes.
L’accession des femmes à la vie politique a été un long processus enclenché lors de la révolution française de 1789 mais vite étouffé par les révolutionnaires au pouvoir et par le code Napoléon. Des femmes de lettres et d’esprit ont tenté de relever la pente tout au long du 19e siècle mais, c’est pendant la 3e République que les mouvements ont pris un tournant déterminant. Des femmes, soutenues par des hommes éclairés, ont relevé le défi. Retour vers ces personnalités marquantes auxquelles nous devons tant. 

  Lecture à deux voix, Marie Vignon, la jouvence de Lesdiguières (en costumes d'époque)

Mardi 18-12-2018 à 14:30
par Lisette Blanc, Marcel Fakhoury

C'est à Saint-Bonnet de Champsaur que naquit en 1543, au château des Diguières, François de Bonne, futur Duc, maréchal et connétable de France par la grâce des rois Henri IV et Louis XIII. Henri IV, le Roi de la Poule-au-Pot, surnommait François de Lesdiguières "Le renard dauphinois". Lui, le guerrier quinquagénaire, avait montré de doux sentiments envers une jeune femme Marie Vignon, qui lui avait tendu une branche de gui après son entrée triomphale à Grenoble.

Les conférenciers : 
Marcel Fakhoury : écrivain, historien, dramaturge, poète Alexandrin passionné d'histoire régionale, donne régulièrement des conférences. Son livre "Le Chevalier Bayard, vérité, erreurs, rumeurs" lui a valu le trophée Mention spéciale du jury du Prix de l'Alpe. Il a reçu la Médaille d'or de Littérature en 2014 pour l'ensemble de ses œuvres. Il est correspondant de presse au Dauphiné Libéré.
Lisette Blanc : artiste peintre, lectrice, illustratrice fait revivre à travers ses œuvres et ses lectures le patrimoine et les personnages célèbres. Elle a reçu la Médaille Stendhal de la ville de Civitavecchia (Port de Rome), la Médaille d'Or illustratrice. Elle peint avec une âme de poète, les mots sont des couleurs, la musique des images et la peinture des sons avec plein de rêves. Elle est membre du C.A. de l'Association Stendhal et des Amis du Musée Stendhal.

  Les handicaps de l'enfant. Apport du diagnostic prénatal et préimplantatoire

Mardi 08-01-2019 à 14:30
par Pierre-Simon Jouk

L’ordre de grandeur de la prévalence du handicap neuro-développemental sévère de l’enfant à l’âge de 7 ans est de 1% et ce depuis que sa surveillance épidémiologique est réalisée, depuis maintenant 30 ans.
80% des causes sont anténatales. Et parmi ces causes anténatales, un peu plus de la moitié sont d’origine génétique identifiée. Un tiers des causes restent actuellement encore non identifiées.
Des efforts considérables ont été réalisés pour permettre de diagnostiquer au cours de la grossesse ces causes génétiques identifiables le plus précocement possible.
La forme la plus précoce de ce diagnostic prénatal est le diagnostic préimplantatoire, réalisé après prélèvement de 2 cellules sur un embryon de quelques dizaines de cellules obtenu par fécondation in vitro.
Nous évoquerons les améliorations récentes de ces techniques et leurs limites. Et nous nous interrogerons aussi sur le fait qu’alors que ces techniques sont largement diffusées dans la population des femmes enceintes, nous n’avons pas observé de diminution de la prévalence du handicap de l’enfant.
Le conférencier :
Pierre-Simon Jouk est professeur de génétique médicale et praticien hospitalier à l’Université Grenoble Alpes et au CHUGA.

  La médecine défensive : un avatar du principe de précaution

Mardi 15-01-2019 à 14:30
par Claude Racinet

Introduit dans le droit français par la loi Barnier de 1995, le principe de précaution a été inscrit dans la constitution en 2005. Les affaires du sang contaminé et de la vache folle ont marqué une extension de ce principe à la santé publique. Depuis, il a notamment été évoqué dans les jugements à plusieurs reprises (démontage d'antennes relais, interdiction de mise sur le marché de tout conditionnement alimentaire comportant du bisphénol A,…)
Dans le domaine médical, ses conséquences sur la pratique du médecin posent problème. Selon le Conseil d’Etat, il comporterait plus de risque de déséquilibre que de facteurs favorables d'une évolution harmonieuse du partage entre le risque et la faute.
En pratique, la crainte du risque judiciaire, encore très souvent alimentée par des expertises médicales critiquables, est un des motifs principalement évoqués par les praticiens pour se réfugier dans une pratique de médecine défensive consciente ou inconsciente. 
Ce sera l’axe qui guidera le contenu de l’exposé.
L’intervenant
Claude Racinet, professeur émérite de Gynécologie-Obstétrique, a effectué toute sa carrière hospitalo-universitaire (hormis un bref mais riche passage en Savoie) à l’Hôpital Sud puis à l’Hôpital Nord du CHU de Grenoble et à l’Université Joseph Fourier. 
Depuis sa retraite hospitalo-universitaire, il a continué une activité soutenue dans le domaine de l’expertise médicale et a pris conscience que son éventuelle mauvaise qualité méthodologique est génératrice d’une réaction qualifiée de pratique médicale défensive.

  Philis de la Tour du Pin la Charce - Une résistante du XVIIe siècle

Jeudi 17-01-2019 à 14:30
par Danielle Helme

Originaire de Nyons, cette protestante se convertit lorsque LOUIS XIV fait révoquer l’édit de Nantes en 1685. En 1692, la ligue d’Augsbourg et les troupes de Duc de Savoie envahissent le Dauphiné. Les villes de Gap, d’Embrun et les Baronnies sont occupées. Aristocrate, célibataire de 47 ans, Phillis organise une résistance, enrôle des paysans, leur distribue des armes. Un article dans le Mercure Galant la consacre, ainsi que Charles Perrault, Antoinette Deshoulières, Mme de Sévigné, le marquis Dangeau, puis Voltaire. Elle sera reçue comme une héroïne à Versailles par Louis XIV. 
Danielle Helme explore la bibliographie de Philis de la Charce pour comprendre le rôle exact de Philis dans ses actes de résistances. Ensuite, sa démarche a été d’exploiter toute l’iconographie, très riche au 19e siècle. Ce qui avait été négligé jusqu’à présent. Nous découvrirons la destinée de cette femme hors du commun, qui a sa sculpture équestre au Jardin des Dauphins, à Grenoble. 
La conférencière : 
Danielle HELME, écrivain est passionnée par l’histoire du Dauphiné, mais également par le rôle des femmes qui ont résisté. 

  Nouvelles approches de l’agglomération de Cularo, puis Gratianopolis (IIIe s av. J.-C. – VIe s. ap. J.-C.)

Mardi 22-01-2019 à 14:30
par Jean-Pascal Jospin

Du bourg de Cularo, attesté en 43 av. J.-C., rien ou presque n’est connu, sinon qu’il dépendait du territoire des Gaulois allobroges. Et pourtant, plusieurs siècles plus tard et notamment entre 286 et 293 après J.-C., la ville est dotée par les empereurs Dioclétien et Maximien d’un rempart et devient le chef-lieu d’une nouvelle cité.
Faute de sources textuelles suffisantes, mais aussi en raison de l’absence de grandes fouilles archéologiques dans le centre ancien, les monuments, l’habitat et la trame viaire de la ville gallo-romaine restent assez mal connus. Le corpus épigraphique témoigne déjà de la présence au Haut Empire de familles importantes qui exercent des magistratures à Vienne ou dans l’empire.
À la fin de l’Antiquité, d’importants monuments religieux chrétiens et des cimetières renforcent l’impression d’un développement important de la ville qui, avant 381, prit le nom de l’empereur Gratien.
À la suite d’un important travail d’étude du mobilier archéologique collecté anciennement lors des opérations d’urbanisme dans le centre de Grenoble au début du XXe siècle, des données nouvelles apparaissent, tant pour les occupations les plus anciennes de la ville, que l’identification d’activités artisanales (tannage, poterie…).
L’analyse de l’occupation sur la rive droite de Grenoble met aussi en évidence l’existence de grands mausolées dès le Haut Empire, et encore plus dès le Bas-Empire (Saint-Laurent). L’étude du mobilier céramique, comme des activités de peintures murales et de fabrication de mosaïques, témoignent de l’importance certaine de la ville antique aux Ve et VIe siècles de notre ère.

  Montmaur et l'Ecole des cadres d'Uriage : deux communautés résistantes dans les Alpes

Mardi 29-01-2019 à 14:30
par Philippe Franceschetti

Durant la Seconde Guerre mondiale, deux expériences particulières ont lieu dans les Alpes : l’Ecole des Cadres à Uriage (Isère), institution de Vichy pour former les futurs cadres des mouvements de jeunesse, et La Chaîne à Montmaur (Hautes-Alpes), association de secours aux prisonniers de guerre. Tout en assumant ces fonctions reconnues dans la France de Vichy, elles développent en leur sein des communautés dont l’état d’esprit et la stratégie débouchent sur l’idée de résistance. Menées par des chefs charismatiques (Pierre Dunoyer de Ségonzac et Antoine Mauduit) et marquées par des actions dignes d’intérêt, elles ont leur propre vision du combat à mener entre 1940 et 1945.
En développant l’histoire de ces deux communautés locales et leurs liens mutuels encore peu étudiés, nous découvrirons la complexité des parcours de résistants entre Vichy et le refus de l’occupant, et nous mesurerons l’importance de la dimension communautaire dans l’expérience résistante en France.
L'intervenant :
Philippe Franceschetti, professeur agrégé à Gap, mène depuis plusieurs années des recherches sur la Résistance. Outre des articles spécialisés, il a publié la biographie du fondateur de la Chaîne, Antoine Mauduit, une vie en résistance (Presses Universitaires de Grenoble, 2017), disponible à la fin de la conférence.

  Penser les conflits du "monde global" : théâtres de guerre, stratégies de paix

Jeudi 31-01-2019 à 14:30
par Patrick Lecomte

Face aux conflits sans issue qui prolifèrent dans le  « monde global » du XXIe siècle, quelles perspectives de paix peuvent-elles être esquissées ?
Le conférencier : Patrick Lecomte, Professeur Honoraire des Universités  (Science Politique), Vice-Président de l’Ecole de la Paix  (Grenoble).

  Que peut nous apporter le yoga?

Mardi 05-02-2019 à 14:30
par Jean-Luc Boissel

Le yoga connaît un engouement de plus en plus important en Occident. Il s'est adapté à notre culture et enrichi de nouvelles pratiques accessibles à tous. Quelles sont les caractéristiques de ce yoga occidental ? Pour mieux le comprendre, nous devons, dans un premier temps, connaître ses racines et ses origines. Un rapide regard sur l'histoire du yoga nous aidera à apprécier la richesse de cette tradition, une tradition en constante évolution, toujours enrichie, adaptée, mais aussi exploitée.  Nous donnerons quelques repères et quelques bases permettant de clarifier les idées sur ce sujet.  Les effets physiques et psychiques du yoga commencent aujourd'hui à être validés par la médecine, ce qui contribue au développement de pratiques posturales et méditatives. Partant de ce constat, illustré de quelques exemples, nous préciserons les modes d’action de ces pratiques. 
Le conférencier :
De formation ingénieur ENSAM, Professeur agrégé de mécanique théorique, enseignant chercheur à l’Institut National de Sciences Appliquées de Lyon, conférencier en astrophysique à l’UTA, Université Lumière Lyon 2, actuellement retraité. Professeur de yoga depuis 1981, diplômé de la FNEY (Fédération Nationale des Enseignants de Yoga).

 

Mardi 12-02-2019 à 14:30
par Conférence Reportée


  Histoire et petites histoires de la chanson française

Jeudi 14-02-2019 à 14:30
par Gilles Bouchayer

"Mes grand-mères, d'origines différentes, chantaient " le p'tit quinquin "et" j'aime Paimpol...", un grand père chantait des chansons de corps de garde, l'autre composait des pièces délicates et ma mère se pâmait dans les chansons sentimentales lorsqu'un regard est une manœuvre enchanteresse et un frôlement de main un émoi qui vous chavire .
J'ai donc été à bonne école et en ai gardé le goût. 
Je me fais un plaisir de tenter de vous le faire partager."

  Vercingétorix- "le vaincu magnifique"

Mardi 05-03-2019 à 14:30
par Henri Cazès

On ne connaît de Vercingétorix que son action en 52, grâce au témoignage de César. Et pourtant la Guerre des Gaules avait débuté 6 ans plus tôt...
Qui était Vercingétorix? Le chef gaulois assiégé à Alésia a-t-il été un commandant incompétent? Comment est-il devenu notre premier héros national?

  Des Presses Universitaires de Grenoble aux PUG : une évolution portée par des femmes !"

Jeudi 07-03-2019 à 14:30
par René Favier Avec Sylvie Bigot Et Ségolène Marbach Des Pug.

  Etat de l'environnement dans l'agglomération: atouts et défis à relever

Mardi 12-03-2019 à 14:30
par Jacques Wiart

Chacun a le droit de vivre dans un environnement sain, qui respecte sa santé, son bien-être, et plus généralement la qualité de son cadre de vie. Ce droit figure même dans la Constitution de notre pays depuis 2005. Cette conférence dressera un bilan environnemental du territoire de la métropole grenobloise, en considérant dix questions retenues comme essentielles par le conférencier. Chaque questionnement s’appuie sur un état des lieux, identifiant les problèmes et  cherchant à expliquer leurs causes, présente les politiques publiques en cours et  l’action des associations et propose des perspectives tangibles sur les voies de re-médiation possibles. Le conférencier s’appuiera sur la documentation existante, assez abondante mais fort dispersée, mais sa présentation libre et originale s’adresse à un auditoire de non spécialistes, curieux de s’informer. Bien entendu, les analyses proposées ressortent de la seule responsabilité de son auteur et n’engagent pas les collectivités ou les organismes qui seront cités.
Le conférencier :
Jacques WIART originaire du Nord de la France, arrive pour la première fois à Grenoble en 1979. Ingénieur en agriculture (Lille, 1977), Docteur de troisième cycle en écologie appliquée (Grenoble, 1983) et titulaire d’un Master en management (IAE Grenoble, 2008), il travaille depuis 1991 dans une agence publique environnementale, l'ADEME, sur des thématiques fort différentes, allant de la gestion des déchets organiques à la maîtrise de l’énergie, en passant par les transports de marchandises, les énergies renouvelables ou encore l’ingénierie financière dans la rénovation énergétique des logements. Actuellement engagé dans la gouvernance municipale sur Grenoble et membre du Réseau citoyen, il promeut une approche environnementale dans les projets urbains et  la nécessaire implication des habitants-citoyens dans l’avenir de leur quartier et de leur ville. 
Fin 2017, il a publié un livre au Editions Campus Ouvert (Meylan) sur « L’état de l’environnement dans l’agglomération grenobloise », dont les droits d’auteur sont reversés à la FRAPNA et la MNEI; la conférence du jour est basé sur le travail de cet ouvrage.

  La famille Bach : quand la mode en musique regardait vers Versailles et Venise

Jeudi 14-03-2019 à 14:30
par Bernadette Lespinard

La Tribu Bach ! Aucune famille de musiciens ne s’est illustrée au même degré que les Bach. Pendant près de deux siècles, d’Erfurt à Eisenach et jusqu’à Leipzig, quatre-vingts Bach de la dynastie ont été organistes, cantors ou maîtres de chapelle des villes de Thuringe et de Saxe, en un temps où la musique allemande calait son pas sur l’opéra de Versailles et son archet sur les concertos de Venise. Le plus illustre d’entre eux a parfois fait jouer leurs œuvres; encadrant les cantates de Johann-Sebastian, des compositions de deux cousins sont inscrites au programme du 21 mars.
La conférencière
Bernadette LESPINARD a enseigné l’histoire de la musique et l’analyse musicale au CNR de Grenoble jusqu’en 2002. Docteur en musicologie (Sorbonne) après ses études au CNSM de Paris,  elle a travaillé pour le CMBV et l’IRPMF-CNRS ; elle a collaboré à plusieurs  Encyclopédies musicales françaises et étrangères (Bordas, Fayard, Grove's, MGG) et à des ouvrages collectifs, entre autres : La vie musicale sous Vichy, Complexe, 2001; Vincent d’Indy et  son temps, Mardaga, 2006 ; Le Concours du prix de Rome (1803-1968), Symétrie, 2011 ; Villes et cultures sous l’Occupation, Armand Colin, 2012. Auteur de  " Histoire de la musique chorale en France (1800-1950)" chez Fayard.

  Les Pays-Bas : le Pays, les habitants, une autre manière de vivre.

Mardi 19-03-2019 à 14:30
par Jean-Pierre Manoury

Ayant épousé une Hollandaise, Jean Pierre MANOURY a visité et séjourné régulièrement aux Pays-Bas durant ces 50 dernières années. Il en a fait son second pays d’adoption. Il vous propose de vous emmener visiter ce pays mais aussi de faire connaissance avec ses habitants et leur manière de vivre. Un pays si proche et si différent du nôtre.

  L'univers de la tauromachie : historique, le "Mundillo" (le monde des protagonistes), et l'avenir.

Mardi 26-03-2019 à 14:30
par André Spaccarotella

Ancien DRH à l'international, passionné par la culture tauromachique, instruit par de
multiples ouvrages et ayant assisté à de nombreuses corridas (France et Espagne), je ferai un exposé sur les points suivants :
- lois, règles et codes
- calendrier taurin et places célèbres
- élevage de taureaux et chevaux
- déroulement de la corrida (classique et variantes)
- historique des "toreros" et "toros"célèbres
- patrimoine et avenir de la corrida.
Le conférencier :
Directeur des relations humaines à l'international, en Europe et aux États Unis – ayant reçu une formation universitaire de psycho-sociologue, André Spaccarotella a su garder la pratique régulière du domaine de l'art sous toutes ses formes : littérature, peinture, sculpture, musique, cinéma...et notamment de la poésie. A 20 ans, en écoutant des poèmes d'Arthur Rimbaud lus par Serge Reggiani ce fut le déclic d'une longue et fructueuse aventure poétique dont il est heureux d'assurer sa restitution personnelle par des analyses et choix d'extraits illustrés sur l’œuvre et la vie de ce météore de ma poésie française.

  Bajazet - Une tragédie de Racine à découvrir

Jeudi 28-03-2019 à 14:30
par Georges Bafaro

Une tragédie peu connue de Racine, dont la plupart des adhérents connaissent Andromaque, Phèdre, Athalie, parce que ces pièces sont fréquemment proposées par les professeurs de lycée. Bajazet en revanche est, comme Mithridate ou Iphigénie, beaucoup moins souvent abordée. Elle a pourtant de quoi retenir l'attention. Seule tragédie de Racine à échapper au cadre traditionnel de l'Antiquité gréco-romaine ou biblique, elle se déroule dans l'empire ottoman, ce qui ouvre la porte aux fantasmes caractéristiques des Européens du XVIIe au XIXe siècles. On y trouve donc des éléments dramatiques originaux : rivalités de palais, harem, favorites, eunuques, complots et muets prêts à étrangler les coupables ou soupçonnés tels. Bajazet, une bien sombre histoire de passion et d'ambition, se termine par un vrai massacre, pas moins de quatre morts ! Une tragédie à découvrir ou à redécouvrir.
Le conférencier :
Ancien professeur de Lettres en classes préparatoires littéraires et scientifiques, a été I.P.R. dans l'académie de Grenoble de 1985 à 2005. Il enseigne à l'UIAD l'orthographe et la grammaire et assure chaque année un cycle de conférences en littérature française. 

  Les hymnes nationaux des pays européens

Mardi 02-04-2019 à 14:30
par François Genton

Chanter sa patrie. Les hymnes nationaux dans l’Union Européenne et d’autres parties du monde. En de nombreuses occasions, diplomatiques, politiques, militaires, commémoratives, festives, sportives, les hymnes nationaux s’affirment comme un symbole de l’État-nation. À la différence des couleurs et du drapeau, qui marquent la présence supérieure et durable, voire permanente, de cet État-nation sur le plan visuel, l’hymne signifie le moment d’une communion quasiment charnelle, puisque par la voix il permet au corps de l’individu de se fondre dans le grand corps collectif du chant de la patrie. Quels sont les hymnes des pays membres de l’Union européenne ? Quelle est leur histoire ? Que nous disent-ils ? Leur existence représente-t-elle un obstacle pour la naissance d’un patriotisme européen lié à des symboles supranationaux ? Comment classer les hymnes ? Pour répondre à cette question, les hymnes de pays d’autres parties du monde seront aussi examinés. En s’appuyant sur des extraits représentatifs, l’exposé tentera de répondre à ces questions. Les textes seront tous traduits en français.
Le conférencier :
François Genton est né en 1955. Il a fait ses études d'allemand à Nancy, Paris, Ratisbonne et à l'ENS de Saint-Cloud. Il est professeur  à l’université Stendhal-Grenoble 3. Ses recherches actuelles portent sur la culture populaire du XVIIIème siècle à nos jours . Site : http://ilcea4.u-grenoble3.fr/fr/membres/enseignants-chercheurs/ceraac/genton-francois-120060.kjsp 

  L'Union européenne : une démocratie continentale ou une grande bureaucratie

Mardi 09-04-2019 à 14:30
par Henri Oberdorff

L’Union européenne d’aujourd’hui est déjà démocratique car elle réalise bien une Europe pour et par les citoyens européens. En revanche, il reste encore des progrès à réaliser pour qu’elle soit vraiment une Europe de citoyens européens. Elle reste souvent perçue, de manière paradoxale, à la fois démocratique dans ses principes mais aussi trop technocratique dans son fonctionnement, parfois éloignée des préoccupations concrètes des européens. A l’approche des élections européennes, il est essentiel d’analyser et de préciser la nature politique de l’Union européenne.
Le conférencier:
Henri Oberdorff, Professeur émérite de droit public de l'Université Grenoble-Alpes, directeur honoraire de l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble, membre du Centre d’études sur la Sécurité Internationale et les Coopérations Européennes (CESICE), président de l’Université populaire européenne de Grenoble (UPEG). Dernières publications : Droits de l’homme et libertés fondamentales, Lextenso, 6e éd. 2017 ; Libertés fondamentales et droits de l’homme, Recueil de textes français et internationaux, (avec Jacques Robert), Lextenso, 16e éd. 2018.

  Picasso et le goût de l'autre : les "Demoiselles d'Avignon", entre Espagne et Afrique.

Jeudi 11-04-2019 à 14:30
par Pierre Rouillard

Picasso lui même avait établi un lien entre des sculptures ibériques et Les Demoiselles d’Avignon (1907) tout en discutant d’une autre filiation avec l’art « nègre » (pour reprendre l’expression de l’époque). Cette position est tout à la fois admise et partagée, mais aussi un point de débat depuis la fin des années 1930. Il convient alors de préciser les rencontres de Picasso, leur moment et l’ambiance intellectuelle dans les années 1900-1907. 
D’un côté, il y a le Louvre avec des sculptures ibériques qui sont au centre des discussions sur les sources des trois femmes situées à gauche des Demoiselles d’Avignon, et de l’autre le musée du Trocadero avec des objets africains que Picasso découvre au moment de la réalisation des Demoiselles d’Avignon. Archéologues et artistes (Picasso, mais aussi Derain et d’autres) appréhendaient des œuvres en rupture avec les œuvres classiques. 
Ce dossier participe de plusieurs débats, sur la place de la dissymétrie, sur la simplification des traits et la rupture avec le classicisme. Picasso s’approprie des expressions pour recréer lui même le cours de la création, en piochant dans l’art ibérique et l’art nègre, et nous pouvons alors parler avec Pierre Daix d’un « syncrétisme primitiviste ».   

  Musique et psychanalyse : R. Wagner, G. Mahler, Th. W. Adorno, R. Barthes...

Mardi 30-04-2019 à 14:30
par Serge Coste

Conférence reportée à une date ultérieure

  Correspondance, téléphone et télégraphie pendant la Grande Guerre. Quels témoignages, quels non-dits?

Mardi 30-04-2019 à 14:30
par Philippe Dubreuil

Conférence avancée au 30 avril

En préparant le roman Le cahier de l’absence dont je parlerai brièvement à la fin de cette conférence, j’ai découvert le rôle essentiel pendant la Grande Guerre des services postaux civils et militaires tant au plan logistique que social et humain. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard que le Gouvernement de l’époque et l’Etat-Major militaire, ont encouragé les échanges de correspondance entre les soldats et leurs proches et contrôlé de près cette Administration. Quelle contribution ces échanges ont apporté à la victoire finale et de quelle l’évolution sociale de notre pays sont-ils porteur, notamment quant au rôle déterminant qu’y ont joué les femmes ?
Le conférencier :
Ancien cadre supérieur dans l’industrie (organisation, management, logistique) en France et à l’étranger. 
A la retraite, j’ai repris des études de lettres classiques conclues par une thèse de doctorat « Les injures dans la littérature latine, étude linguistique, littéraire et anthropologique » publiée en février 2013 chez L’Harmattan sous le titre Le marché aux injures à Rome, injures et insultes dans la littérature latine (disponible en librairie).
Membre du VECT, unité de recherche littéraire de l’UPVD Perpignan je participe à différents colloques et conférences dans des associations culturelles dont les Universités inter-âges …. Par ailleurs j’écris des nouvelles, des petites comédies, des textes d’émotion et un roman Le cahier de l’absence 09/1914 – 11/1918 (Iggybook distribué par Hachette et disponible en librairie).

  SAMU en Dauphiné : création du GMUR par le Chu de Grenoble, automne 1969

Mardi 07-05-2019 à 14:30
par Philippe Menthonnex

  La bio impression de la peau humaine

Jeudi 09-05-2019 à 14:30
par Walid Rachidi

« De la peau humaine bio imprimée »
Ces peaux bio imprimées permettront de tester des produits pharmacologiques et dermocosmétiques. 
La bio impression appliquée à la médecine régénératrice permettrait de traiter tous les patients qui auraient besoin d’une reconstruction cutanée : les grands brûlés, les diabétiques etc....
Le conférencier
Walid Rachidi est enseignant à l’Université Grenoble-Alpes et chercheur à l’INAC Il fabrique en laboratoire in vitro de la peau humaine grâce à une bio imprimante 3D. L’encre ou plutôt la bio encre totalement innovante est constituée de cellules de peau vivantes dans un gel (hydrogel).

  De la découverte de Cro-Magnon à l'invention de Homo sapiens : 150 ans de recherche et autant de portraits de l'humanité fossile

Mardi 14-05-2019 à 14:30
par Jean Jacques Millet

Découvert en 1868, l'homme de Cro-magnon se retrouve poussé après Neandertal, 1856, sur le devant de la saine Vézère. Depuis, 150 ans se sont écoulés et notre vision du dernier représentant du genre Homo a bien changé. Cette conférence vous invite à découvrir les chemins scientifiques parcourus avec quelques nouveautés, depuis la découverte des premiers Homo sapiens jusqu'à leur installation en dehors de cette Afrique originelle.

  Lire Montherlant aujourd'hui

Mardi 21-05-2019 à 14:30
par Jean François Domenget

Montherlant (1895-1972) a été un écrivain célèbre jusqu’à sa mort. Mais à la gloire a succédé l’oubli. Il est donc difficile de plaider aujourd’hui en faveur de Montherlant. On essaiera pourtant de montrer que cet écrivain peut encore intéresser le lecteur. Ses romans en particulier méritent qu’on les ouvre à nouveau : ils surprendront par la variété des sujets, des tons, des techniques, du style.
Le conférencier
Jean-François Domenget, ancien élève de l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud, agrégé des lettres, docteur ès lettres, est un spécialiste des écrivains français de l’entre-deux-guerres –  Bernanos, Delteil, Drieu la Rochelle, Herbart, Mauriac, Morand, etc. – sur lesquels il a publié des articles. 
Il a surtout travaillé sur Montherlant : il a été l’un des organisateurs du premier colloque universitaire consacré à Montherlant (Montherlant aujourd’hui, en Sorbonne, 27-30 janvier 1995), il a coordonné le numéro 21, juin 1996, de la revue Roman 20-50 (Université de Lille III) sur Les Jeunes Filles, il est l’auteur de Montherlant critique, Genève, Droz, 2003. 

  Emotions en politique- Des politiques sur le divan

Jeudi 23-05-2019 à 14:30
par Alain Faure

L'épreuve des émotions en politique (frissons, larmes, colères).
D’où vient ce mystérieux « goût du pouvoir » qui entraîne des individus à s’engager toute une vie dans les arènes électorales et à guerroyer avec tant de ferveur et d’énergie pour « représenter » leurs concitoyens ? La réponse à la question est plutôt consensuelle dans la littérature scientifique : les élus courent après la puissance, le prestige, les privilèges, l’autorité et les jeux d’influence. Et dans l’imaginaire collectif, les ascensions politiques sont d’abord affaire de violence, d’argent et de domination, selon un scénario prévisible où la jouissance en politique (la conquête puis la préservation du pouvoir) se nourrit de cris et de sang. Mais dans sa formule restée célèbre, Winston Churchill évoquait aussi les larmes du pouvoir. Cette autre forme d’ivresse politique, qui est moins discutée dans les sciences sociales, sera au cœur de cette conférence, sur l’hypothèse que l'engagement se nourrit d’abord de blessures, de doutes et de joies, et que c’est dans l’intensité de ces fragilités que l’attrait pour la politique se dessine et s’affermit.
Dans une recherche questionnant 250 leaders politiques locaux, Alain Faure a pu repérer des récurrences dans les réponses qui relèvent du sensible, de l’émotionnel, de la psychologie et souvent même presque de la psychanalyse. Deux types de résultats sont proposés à la discussion : d'une part l’importance de certaines blessures affectives enfantines et de certaines expériences originelles d’exposition de soi au collectif, d'autre part la place centrale des promesses politiques pour capter la confiance des électeurs, vanter les atouts du territoire et qualifier les dispositifs d’action publique. L’exercice du pouvoir se nourrit de l'ivresse de ces récits enchantés. Le chercheur suggère qu'il faut prendre au sérieux les ressorts émotionnels de cet ego-politique pour comprendre l'équation démocratique contemporaine.
Carnet de recherche: https://enigmes.hypotheses.org/

  Mission en milieu polaire : regard de femme scientifique en Antarctique

Mardi 28-05-2019 à 14:30
par Nathalie Cotte

Les scientifiques parcourent inlassablement les six continents pour observer et comprendre notre environnement : climat, catastrophes naturelles, biodiversité, ressources diverses... Autant de sujets qui fascinent les chercheurs et les poussent à explorer les lieux les plus reculés de notre planète.
Nathalie Cotte, géophysicienne au CNRS, a eu l’occasion d’effectuer en 2017-2018 une mission scientifique de 2 mois dans le cadre de l’observatoire sismologique dans les Terres Australes et Antarctiques Françaises. Elle est intervenue au cœur du continent Antarctique dans la base Concordia, à 1500km du pôle Sud, et également dans la base Dumont d’Urville en Terre Adélie. Travailler en altitude, au froid (parfois -55°C), dans un environnement isolé et sous le jour polaire, telles sont les conditions extrêmes auxquelles elle a dû s’adapter.
La conférencière :
Ingénieur de recherche – Directrice-adjointe de l’ISTerre (Institut des Sciences de la Terre de Grenoble)
CNRS –UGA
Université Grenoble Alpes
Nathalie Cotte vous propose une présentation sur le thème : « Regard de femme sur les missions en milieu polaire » pour comprendre les enjeux et les conditions de ces aventures humaines et scientifiques dans un des milieux les plus hostiles de notre planète, l’Antarctique.

  A propos du concert Les Petites Noces de Figaro

Mardi 01-10-2019 à 14:30
par Geneviève Staley-Bois (Des Musiciens Du Louvre)

Les Musiciens du Louvre joueront Petites Noces de Figaro le 11 octobre prochain à Olivier Messiaen : une version concentrée des Noces de Figaro de WA Mozart d’après un livret de  Lorenzo Da Ponte .
Durant le concert, vous entendrez deux chanteurs : la soprano Judith Fa et le baryton Laurent Deleuil accompagnés par un quatuor à cordes.
Ces deux solistes racontent l’intrigue et se coulent dans les rôles de Suzanne, de la Comtesse et de Chérubin  d’une part, de Figaro et du Comte Almaviva d’autre part.
Avant ce concert qui marquera la rentrée grenobloise des Musiciens du Louvre, cette conférence retracera la genèse – ponctuée de péripéties – des Noces de Figaro, opéra bouffe librement inspiré de la pièce Le mariage de Figaro de Beaumarchais. 
Elle présentera aussi (en les jouant) les grands airs de l’œuvre, les différents thèmes qui caractérisent chaque personnage, car Mozart fait de la musique un protagoniste à part entière. 
Geneviève Staley-Bois est violoniste aux Musiciens du Louvre.

  Pendant la première guerre mondiale, les annonces continuent....

Mardi 08-10-2019 à 14:30
par Michel Helly

Les annonces ? Bien sûr, c’est la publicité, et, avant la 1ère guerre mondiale, elle est extrêmement présente dans la presse nationale et régionale.
Ainsi, en juillet 1914, dans l’hebdomadaire le plus connu, l’Illustration, le nombre de pages d’annonces et réclames approche celui des pages d’informations, écrites ou illustrées, quand il ne l’égale pas.
Si dans le numéro du 8 août 1914 la quantité d’annonces a très peu baissé- les éditions hebdomadaires étaient normalement composées et paginées au moins une semaine à l’avance ; seul le contenu concernant l’actualité pouvant varier au dernier moment -, le numéro du 15 ne comporte qu’une seule annonce, en dernière page de couverture.
Pour autant, la semaine suivante, cette même page est entièrement consacrée à la publicité, mais il n’y en a pas ailleurs.
Et, progressivement, elle va un peu revenir en grâce : ainsi, l’Illustration paraissant le 26 décembre 1914 comportera 6 pages d’annonces sur 30, présence qui continuera à croître ensuite, bien que forcément limitée par les problèmes économiques des annonceurs et la pénurie de papier.
Bien sûr, au bout de ces cinq mois, la présentation et le contenu de la publicité auront été, et seront par la suite, plus ou moins affectés par le conflit : c’est une partie importante du sujet, dont le traitement sera très largement illustré par des documents d’époque.

  Mes voyages...sur les traces des caravanes de la Route de la Soie (film environ 1h30)

Jeudi 10-10-2019 à 14:30
par Nad Delage

Film d'environ 1h30, réalisé par Nad DELAGE, voyageuse solitaire, à l’aide de photos prises au cours de ses voyages et de documents recueillis 
Pendant des siècles, les grandes civilisations orientales et occidentales ont été reliées par un réseau de routes caravanières qu'on a appelé : la route de la soie.
Que reste-t-il de toute cette effervescence, de ces échanges, de toutes ces activités commerciales et de ces savoir-faire sur cette route ? Et que sont devenues les idées religieuses qui se diffusaient en même temps que les marchandises ?
Ce film montre les chemins, repris par Nad Delage, qu’avaient parcouru les caravaniers de Xian en Chine jusqu’à la frontière turque, les principaux personnages qui ont marqué l'histoire des lieux, les religions qui se sont inscrites au fil du temps, les peuples et leur histoire tout au long du parcours.

  Sainte Cécile, un couvent de femmes dans son quartier (XVIIe - XXe siècle)

Mardi 15-10-2019 à 14:30
par Jean-Louis Reymond

Les Bernardines réformées installèrent leur maison en 1624, portées par le grand mouvement de la contre-réforme catholique, dans le quartier de la rue Neuve créé par les agrandissements de Lesdiguières. Deux cents religieuses et autant de converses se succédèrent en ce lieu. Le siècle des lumières vit un certain reflux des vocations mais c’est 1789 qui mit un terme à la destination religieuse des bâtiments. D’abord placée sous autorité militaire, la ville de Grenoble récupéra la chapelle en 1896 et lui donna des affectations variées : cinéma, dancing, synagogue. On y a vu le théâtre « Le Rio » avant que les éditions Glénat ne viennent heureusement conclure pour aujourd’hui l’histoire du bâtiment.

  A propos du prix littéraire de l'UIAD, Wilfried N'Sondé "Un océan, 2 mers, 3 continents"

Jeudi 17-10-2019 à 14:30
par Wilfried N'sondé

Lecture de passages du livre par l’auteur, accompagné par un musicien.

C’est un roman de voyage entre le Congo, le continent américain et l’Europe. Roman historique et voyage en partie non voulu, basé sur la vie bien réelle de Dom Antonio Manuel, au 17° siècle.
Il s'appelle Nsaku Ne Vunda, il est né vers 1583 sur les rives du fleuve Kongo. Orphelin élevé dans le respect des ancêtres et des traditions, éduqué par les missionnaires, baptisé Dom Antonio Manuel le jour de son ordination, le voici au tout début du XVIIe siècle, chargé par le roi des Bakongos de devenir son ambassadeur auprès du pape.

  L'homme qui a sauvé Londres (Michel Hollard)

Mardi 05-11-2019 à 14:30
par Agnès Hollard Avec Olivier Vallade, Historien

A l’été 1943, alors qu’Hitler perd sur presque tous les fronts, il fonde ses derniers espoirs sur une arme secrète, une technologie inconnue et impensable pour l’époque, les bombes volantes V1. Catapultées depuis le littoral français, elles sont capables de porter la guerre sur le sol britannique, et d'atteindre Londres afin de freiner voire d’empêcher le Débarquement.
Michel Hollard, ingénieur, résistant français, fonde le réseau de renseignements AGIR dès 1941 en liaison avec les services de renseignements britanniques (MI6). Il découvre, en juillet 1943, les chantiers de construction des bases de lancement V1 sur le littoral français, parvient à en percer le mystère en réussissant, dans des conditions rocambolesques, à en extraire les plans et à repérer les implantations, ce qui permettra leur destruction par l’aviation britannique. Une course de vitesse entre les plus grands ingénieurs du Reich et une équipe d'hommes et de femmes sans uniforme, sans arme, guidés par un homme exceptionnel, Michel HOLLARD, dont l’histoire est aujourd’hui méconnue.
L'évocation de son parcours sera l'occasion de rappeler le rôle essentiel des réseaux de renseignement dans la Résistance Française.
Avec Olivier Vallade, historien, ingénieur CNRS MSH-Alpes et Agnès Hollard, auteur, conteuse, petite-fille du résistant.

  Louis Néel et les grands chercheurs grenoblois

Jeudi 07-11-2019 à 14:30
par Gérard Coste

La grande industrialisation de la région grenobloise entre 1860 et 1914 grâce au ciment et à la houille blanche a permis à Grenoble d’accéder au statut de grande ville moderne, dotée d’une université dynamique et enviée. Cette reconnaissance deviendra effective et pérenne à la suite de la grande exposition internationale houille blanche et tourisme à Grenoble en 1925. L’arrivée fortuite de Louis Néel (Prix Nobel de Physique en 1970) à Grenoble en 1940, mais fortement encouragée par Félix Esclangon, va impulser une nouvelle dynamique à toute l’université scientifique grenobloise avec la venue de nouveaux chercheurs et ingénieurs.  Ces derniers, au lendemain de la seconde guerre mondiale, vont mettre en place de nouveaux cours et créer de nouveaux laboratoires de recherche dans les domaines de l’électrostatique et physique du métal,  les basses températures, l’atome, les mathématiques appliquées, la micro-électronique, etc.  Ces nouvelles recherches et applications vont aboutir à la création du CENG et à d’autres écoles et spécialités de l’Institut Polytechnique de Grenoble, puis plus tard à l’I.L.L. (Institut Laue-Langevin), l’ERSF (European Synchroton Radiation Facility) et enfin le GIANT (Grenoble Innovation for Advanced New Technologies).

Le conférencier :
Gérard Coste est ancien professeur de l'EFPG

  Le cinéma italien et ses Maîtres

Mardi 12-11-2019 à 14:30
par Gérard Dessere

Une approche généralement convenue est d'examiner l’œuvre des cinéastes d’après guerre qui ont donné à la péninsule italienne son style et son identité. L’extrême diversité du cinéma italien a permis d'opposer le Nord au Sud, la vie urbaine et la vie rurale et les régions à travers les exemples des différents cinéastes et auteurs ainsi que leurs comparses .Certes Antonioni, Fellini, Pasolini, De Sanctis restent des incontournables qui ont fait école et ont œuvré en auteurs préoccupés par l’identité de l'Italie mais aussi en esthètes soucieux de nous présenter un panorama aussi diversifié que possible. Ils ont aussi ajouté une conscience de la compétition générée par la mondialisation, mais également un témoignage de la richesse culturelle des populations et des territoires.
L'intervenant :
Gérard DESSERE enseigne le cinéma à l'université et a donné des conférences en Europe et aux Etats-Unis. IL est diplômé de "UCLA School of Theatre Film and Television", participe à des productions cinématographiques et a publié des ouvrages et des articles dans diverses revues internationales.

  Sommes-nous seuls dans l'Univers ? Réflexions autour du paradoxe de Fermi

Mardi 19-11-2019 à 14:30
par Alain Marmonier

D’Épicure (dans sa lettre à Hérodote) aux mirages martiens de Percival Lowell en passant par les considérations métaphysiques de Giordano Bruno,  l’humanité s’est constamment posé la question du caractère singulier ou non de son existence dans l’Univers. Nous avons aujourd’hui la certitude que des centaines de milliards d’étoiles disposent d’un système extrasolaire hébergeant des planètes telluriques en zone habitable.  La vie a parfaitement pu apparaitre sur un certain nombre de ces corps et évoluer vers une forme intelligente antérieurement ou parallèlement à nous. A l’instar d’Enrico Fermi nous pouvons légitimement nous poser la question : « où sont-ils donc ? » puisque aucun signal de vie extraterrestre supérieure n’a encore été enregistré…
C’est à cette problématique que la présente conférence tentera de répondre à l’aune des progrès scientifiques astrobiologiques les plus récents.
Le conférencier :
Alain Marmonier
Microbiologiste médical et enseignant d’astronomie à l’UIAD

  Le Whisky, d'hier à aujourd'hui

Jeudi 21-11-2019 à 14:30
par Jean-Yves Petitgirard

Toute production humaine s'inscrit dans une histoire et son évolution est nécessairement confrontée à des aléas divers et soumise à de nombreuse contraintes de tous ordres : économique, bien évidemment, politique, culturel, sociétal, religieux, philosophique, etc.  Et le Whisky n'échappe pas à la règle.  Vieux de plus de deux mille ans, on peut s'interroger sur son histoire, sur comment cette boisson alcoolisée est devenue l'une des plus connues et l'une des plus vendues au monde alors qu'il y a 150 ans à peine, elle était quasi inconnue et proche de la disparition.
L'exposé se propose, dans un premier temps, d'explorer le passé afin de mieux éclairer le présent, de balayer les différents moments marquants de l'histoire des autres alcools historiques.  Nous nous intéresserons aux différentes variantes, puis nous nous attarderons sur la situation actuelle en présentant les différents acteurs, les différents types et marques, ainsi que des pistes pour une appropriation facilitée.

  Comment la révolution digitale et numérique bouleverse les modèles économiques de la presse

Mardi 26-11-2019 à 14:30
par Jean-Pierre Souchon

Le constat : la presse confrontée à une crise sans précédent
Les défis majeurs : reconquête du "lectorat" et priorité à la valeur ajoutée de l'information
Un début de réponse : trouver un équilibre entre le web et l'écrit. Apporter une information personnalisée

  L’arthrose dans tous ses états

Mardi 03-12-2019 à 14:30
par Laurent Grange

Le conférencier :

Dr Laurent Grange, rhumatologue au CHU Grenoble Alpes, auteur du livre "Stop à l'arthrose" et Président de l'AFLAR, Association de lutte Anti rhumatismale, qui soutient et accompagne les personnes victimes d'arthrose.

  ANNULEE

Jeudi 05-12-2019 à 14:30
par Rodolphe Wilhelm

Annulée et reportée

Conférence-projection : Le Village de St Martin-d'Hères : la résidence des évêques et le Couvent des Minimes de la Plaine.
Nous débutons notre exposé par l'histoire de la vie d'autrefois du vieux village de St Martin d'Hères, qui fut créé, au départ, par quelques maisons et une modeste chapelle accrochée aux contreforts de la colline du Mûrier, avec vue sur l'immense plaine qui s'étend jusqu'aux murailles de la ville de Grenoble.
C'est dans cette plaine, propriété de l'évêché de Grenoble, où le ruisseau de la Mogne séparait les terres du diocèse de Grenoble et celles de la Seigneurie de Gières, dans un contexte de rivalité féodale, que l'évêque Siffrey Allemand fit construire en 1227, un château fort afin d'asseoir ses prétentions seigneuriales à St Martin d'Hères. Ce château fut transformé au XVIe siècle en une luxueuse résidence d'été des évêques (actuellement le Bon Pasteur).
Tout proche de ce château, en 1496, l'oncle de Bayard, Laurent Allemand fit construire le couvent des Minimes de la Plaine qui, à lui seul, a toute une histoire que je vous conterai.

  Brainprint : une nouvelle technologie pour explorer le cerveau inaccessible : de la thérapie des tumeurs vers une nouvelle médecine préventive environnementale.

Mardi 10-12-2019 à 14:30
par François Berger

De la thérapie des tumeurs vers une nouvelle médecine préventive environnementale.

Le conférencier :
François Berger est neurologue professeur de biologie cellulaire et de cancérologie, il dirige le laboratoire braintechlab. Cette unité inserm développe des technologies innovantes pour mieux comprendre, diagnostiquer et traiter les pathologies neurologiques.

  La prévention de la délinquance

Mardi 17-12-2019 à 14:30
par Aline Blanc-Tailleur

La prévention de la délinquance est une prérogative de la Protection Judiciaire de la Jeunesse qui est une des directions du Ministère de la Justice.
Elle prend en charge en charge les mineurs qui ont commis des délits et leur apporte un suivi éducatif dans le cadre des peines qui sont attribuées par les juges des enfants.
Quelques éléments d'analyse de la situation en France et en Isère d'un secteur méconnu, très sensible sur le plan médiatique, avec un regard spécifique sur la prévention de la radicalisation.
Aline Blanc-Tailleur a été pendant 3 années référente dans ce domaine pour la direction de la DTPJJ Isère.

  La magie du verre », son histoire, sa composition, ses applications

Jeudi 19-12-2019 à 14:30
par Hélène Hugonot

La conférence retracera l’histoire du verre, sa composition, ses utilisations de l’antiquité à de nos jours.

  Les forêts françaises (de la fin des glaciations à nos jours) : conquête, déclin et reconquête.

Mardi 07-01-2020 à 14:30
par Bernard Perticoz

Les hommes ont, de tout temps, façonné les forêts de France en fonctions de leurs besoins (agriculture, élevage et industrie).
L'histoire de la forêt va suivre des périodes de destruction, déboisement et défrichement, mais aussi des périodes de protection et de reboisement.
Les hommes ont perçu la forêt  comme un lieu sacré, une terre nourricière, et parfois même comme l'antre du Malin d'où il fallait éradiquer les pratiques païennes qui perduraient. 
La forêt française ne va pas cesser d' évoluer depuis la préhistoire en inter action avec les hommes qui vont l'aimer, la repousser et parfois la détruire, mais toujours avoir avec elle un rapport privilégié. La forêt française du XXI° siècle, qui est le résultat de toutes les activités humaines, va devoir relever, ainsi que les hommes qui la gèrent, le grand défi du changement climatique actuel.
Le conférencier
Enseignant au Centre National de Formation Forestière  de l'ONF de Nancy comme Technicien forestier à l'Office National des Forêts (ONF)  Ensuite, comme Ingénieur de l'Agriculture et de l'Environnement à Grenoble il a occupé successivement des postes  de responsable de Division en Chartreuse, dans le Trièves et le Vercors. 
Il a également été chargé de la commercialisation des bois sur la Région Rhône Alpes, et en fin de carrière il a été nommé responsable de la formation continue dans cette Région.

  Le Tango de Piazzolla à nos jours : en lien avec un concert des Musiciens du Louvre

Mardi 14-01-2020 à 14:30
par G. Staley-Bois, Violoniste ; B. Pancek, Guitariste. Les Musiciens Du Louvre.

Geneviève Staley-Bois, violoniste et Bruno Pancek guitariste, des Musiciens du Louvre, retracent l'histoire de la nébuleuse Tango depuis ses origines, enracinées dans les danses traditionnelles noires, au tango "porteno" puis "cancion".
Ils analysent aussi le cas A. Piazzolla, celui qui a réinventé, sublimé, ressuscité  le tango pour le faire entrer au Panthéon des musiques savantes et contemporaines."
Conférence illustrée en musique.
Cette conférence est en lien avec un concert des Musiciens du Louvre qui aura lieu le 5 février à l'Auditorium O.Messiaen à Grenoble, et qui mettra en valeur les années les plus créatives (1950-60) de A. Piazzolla, ainsi que des tangos traditionnels réarrangés ou composés par des héritiers de Piazzolla influençés par le jazz et le classique.

  Table ronde : les transformations culturelles et la France des valeurs. Quelles évolutions ?

Jeudi 16-01-2020 à 14:30
par Pierre Bréchon, Céline Belot Et Vincent Tournier

Les valeurs ne se perdent pas mais elles changent dans les sociétés développées, en lien avec la progression des connaissances et la montée du développement économique. Depuis 50 ans, Ronald Inglehart – grand spécialiste américain des sciences sociales - a cherché à bien comprendre ces évolutions de valeurs qui bouleversent le monde. 
Les enquêtes sur les valeurs des Français, réalisées depuis quarante ans, montrent aussi de manière très fine ces évolutions. 
Une conférence à trois voix, Pierre Bréchon, Céline Belot, Vincent Tournier, pour présenter à la fois les évolutions globales des valeurs et leur traduction dans la société française.
A la base de la conférence deux ouvrages de la collection Libres cours Politique aux Presses universitaires de Grenoble :
- Inglehart Ronald, Les transformations culturelles. Comment les valeurs des individus bouleversent le monde, novembre 2018.
- Bréchon Pierre, Gonthier Frédéric, Astor Sandrine (direction), La France des valeurs, Quarante ans d’évolutions, avril 2019.
Pierre Bréchon est professeur émérite de science politique à Sciences Po Grenoble qu’il a dirigé de 2002 à 2005, chercheur au laboratoire Pacte / CNRS, président d’ARVAL, Association pour la recherche sur les systèmes de valeurs, membre du Theory group de l’enquête européenne sur les valeurs. Il travaille sur la sociologie des valeurs et de l’opinion, sur les comportements électoraux, les attitudes politiques et religieuses en France et en Europe, sur la méthodologie des enquêtes quantitatives et qualitatives. Il dirige les collections Politique en Plus et Libres cours Politique aux Presses universitaires de Grenoble.
Céline Belot est chargée de recherche CNRS au laboratoire Pacte et enseignante à Sciences Po Grenoble, Université Grenoble Alpes. Dans ses travaux, elle s’intéresse à la relation entre l’Union européenne et ses citoyens, au sentiment d’appartenance au niveau national et européen ainsi qu’au rôle accordé à l’opinion publique dans la décision publique, en particulier dans le domaine de la politique étrangère.
Vincent Tournier est maître de conférences en science politique à Sciences Po Grenoble. Il enseigne la sociologie politique, la théorie politique et les méthodes des sciences sociales. Ses recherches portent sur l’opinion publique, la socialisation politique et les questions liées à l’islam et aux musulmans en France.

  Ces horloges qui rythment le vivant

Mardi 21-01-2020 à 14:30
par Dominique Aubert-Marson

En 2017, le Prix Nobel de médecine a été décerné à trois chercheurs pour leurs travaux sur le contrôle des rythmes circadiens. La lumière, en dehors de la photosynthèse, a de nombreux effets sur les plantes ainsi que sur les animaux. L'alternance jour/nuit, la variation de la durée du jour au cours de l'année engendrent des comportements périodiques : l'ouverture et la fermeture des feuilles et des fleurs, la floraison, les cycles veille/sommeil, la sécrétion d'hormones (cortical, mélatonine...), la reproduction, l'hibernation...Ces rythmes font partie des propriétés fondamentales et sont retrouvés des bactéries à l'homme. Des horloges biologiques sophistiquées (centrale dans le cerveau et périphériques dans les organes) commandent ces rythmes et permettent une meilleure adaptation au contexte environnemental. La lumière synchronise chaque jour ces différentes horloges. La désynchronisation de l'horloge centrale provoque des troubles physiologiques dont les effets peuvent être sévères (dépression, obésité, diabète, troubles du sommeil). La chronothérapie consiste à administrer un traitement au moment où son efficacité est maximale et ses effets secondaires moindres (chimiothérapie des cancers).
La conférencière :
Dominique Aubert-Marson était Maître de conférences à l'Université Paris Descartes et docteur d'état en génétique.

  Du géocentrisme à l’héliocentrisme – 2000 ans d’histoire de l’astronomie

Mardi 28-01-2020 à 14:30
par Bernard Silvestre Brac

Dans cette conférence, je vais raconter l’histoire de 2 000 ans d’astronomie. 2 000 ans : c’est le temps qu’il a fallu pour que l’humanité passe, pour comprendre la structure de l’Univers, d’une vision de type géocentrique, où la terre occupe la place centrale, à une vision de type héliocentrique, où c’est le soleil qui tient cette place.
Bien sûr, il y a eu beaucoup d’à-coups pour parvenir à la vision que l’on a de nos jours. Je dirai quelques mots des premières visions du cosmos dans les civilisations anciennes de Mésopotamie, d’Egypte et de Chine. Mais la civilisation qui a porté l’astronomie au plus haut degré de connaissance est sans conteste la civilisation grecque. Il y a eu de nombreuses variantes entre la théorie initiale au VIe siècle avant J-C jusqu’à la théorie la plus aboutie de Ptolémée au IIe siècle. Je passerai en revue les différentes interprétations de la connaissance cosmologique de l’époque.
La vision moderne du système solaire a émergé à la renaissance avec la théorie héliocentrique de Copernic. Cette théorie a été largement améliorée par Kepler qui découvre les lois de la mécanique céleste; avec Kepler on sait désormais comment tournent les planètes. Plus tard Newton expose la loi de la gravitation universelle; avec Newton on sait à présent pourquoi les astres tournent ainsi. La mécanique céleste est à présent une science aboutie capable de toutes les prévisions concernant le mouvement des astres.
Dans cette conférence, je ne vais pas entrer dans le détail de toutes les hypothèses qui ont été émises; je me bornerai simplement à évoquer les étapes et les acteurs les plus marquants de cette longue quête.
Le conférencier :
Bernard Silvestre-Brac a fait des études de physique à l’Université Joseph Fourier de Grenoble. Parmi ses professeurs de l’époque, des personnes bien connues de l’UIAD, comme Michel Soutif et Jean-Pierre Longequeue. C’est le professeur Jean Yoccoz qui l’a intégré dans le laboratoire qu’il dirigeait à l’époque, l’ISN, Institut des Sciences Nucléaires. Il a fait toute sa carrière comme chercheur au CNRS, mais a donné aussi beaucoup d’heures d’enseignement à l’UJF dans divers domaines de la physique. Il a commencé sa carrière en physique nucléaire théorique et s’est ensuite plutôt intéressé à la physique des particules élémentaires et a élaboré des théories pour la description de celles-ci en termes de quarks et de gluons. Il s’est beaucoup investi dans la vulgarisation des théories scientifiques modernes. 

  Mes voyages...sur les traces des caravanes de la Route de la Soie (film environ 1h30)

Jeudi 30-01-2020 à 14:30
par Nad Delage

2e édition en raison du succès rencontré le 10 octobre.
Film d'environ 1h30, réalisé par Nad DELAGE, voyageuse solitaire, à l’aide de photos prises au cours de ses voyages et de documents recueillis 
Pendant des siècles, les grandes civilisations orientales et occidentales ont été reliées par un réseau de routes caravanières qu'on a appelé : la route de la soie.
Que reste-t-il de toute cette effervescence, de ces échanges, de toutes ces activités commerciales et de ces savoir-faire sur cette route ? Et que sont devenues les idées religieuses qui se diffusaient en même temps que les marchandises ?
Ce film montre les chemins, repris par Nad Delage, qu’avaient parcouru les caravaniers de Xian en Chine jusqu’à la frontière turque, les principaux personnages qui ont marqué l'histoire des lieux, les religions qui se sont inscrites au fil du temps, les peuples et leur histoire tout au long du parcours.

  Les débuts de la photographie : entre usages scientifiques, aspirations artistiques et pratiques amateurs

Mardi 04-02-2020 à 14:30
par Benjamin Bardinet

Apparue dans la première moitié du XIX° siècle, la photographie suscite aussitôt enthousiasme, engouement ou résistance. Tandis que rapidement les scientifiques s'en emparent pour accompagner leurs recherches, certains photographes tentent de hisser ces images au rang d'œuvres d'art. Simultanément la photographie se démocratise, la pratique amateur se développe et produit des images émancipées du modèle des beaux arts et souvent plus créatives.
Le conférencier :
Historien de l'art, journaliste culturel (Petit Bulletin), enseignant (Supcrea, institut d'urbanisme et de géographie alpine, UIAD...).

  Le bruit dans la ville : quelles nuisances ? Comment les réduire ?

Mardi 11-02-2020 à 14:30
par Céline Antunes Et Jacques Roland

Si le bruit inquiète moins les citoyens que d’autres problèmes environnementaux tels que la pollution de l’air ou de l’eau, il constitue néanmoins une nuisance très présente dans la vie quotidienne. 
Quelques notions d’acoustique permettent de comprendre le passage du son au bruit ainsi que les effets du bruit sur la santé. 
Les collectivités impliquées dans la lutte contre les nuisances sonores réalisent leurs cartes stratégiques du bruit et leur plan de prévention du bruit dans l’environnement selon la réglementation. L’objectif est de porter ces documents à la connaissance du public mais aussi de les inciter à agir sur leur territoire. 
Pour protéger les populations des nuisances sonores, des solutions existent, notamment en matière de protection et d’isolation phonique.
Les conférenciers
Céline Antunes :
Chargée de mission bruit et géomaticienne au Service environnement air-climat de Grenoble-Alpes Métropole
Jacques Roland
Conseiller scientifique du Centre d’Information Du Bruit (CIDB), ancien directeur du CSTB de Grenoble (centre scientifique et technique du bâtiment), spécialiste de l’acoustique du bâtiment et de l’environnement : protection contre les bruits de voisinage ainsi que des transports terrestres et aériens.

  Les Etrusques

Jeudi 13-02-2020 à 14:30
par Loredana Gritti

Existe-t-il un mystère étrusque, mystère des origines, de la langue ? La civilisation étrusque s'avère encore peu connue aujourd’hui, et pourtant depuis quelques décennies, les recherches en Étrurie, ainsi que les différentes expositions, font revivre les Étrusques.  Cette conférence parlera des dieux, de la condition féminine tout à fait exceptionnelle dans les cultures de cette époque, mais aussi des œuvres d’art, des spectacles, de la danse et de la musique qui jouaient vraisemblablement un rôle particulier et qui ont contribué à créer l’image d’un peuple heureux et serein.
La conférencière :
Gritti Loredana est guide-conférencier au Musée de Grenoble et à l’Office du Tourisme. Elle enseigne l’histoire de l’Art dans les Universités populaires (UIAD et UICG) et organise des voyages culturels dans différents pays.

  Les perturbateurs endocriniens

Mardi 18-02-2020 à 14:30
par Remy Slama

Le terme de perturbateur endocrinien (PE) désigne une nouvelle classe de danger pour l’environnement et la santé identifiée il y a bientôt 30 ans par les scientifiques. Il s’agit de substances d’origine extérieure à l’organisme qui sont capables d’altérer le fonctionnement du système hormonal et, ce faisant, d’induire des effets sanitaires. Si une douzaine de substances chimiques sont actuellement reconnues officiellement comme des PE en Europe (dont le phtalate DEHP, le bisphénol A, le nonylphénol…), des centaines de substances sont suspectées par les scientifiques d’être des PE. Ils sont présents dans notre alimentation, les cosmétiques, les produits d’entretien, l’air intérieur, l’eau de boisson…
L’Union Européenne est la partie du monde où la problématique des perturbateurs endocriniens est la plus présente dans la réglementation, et fait l’objet de nombreux débats sociétaux. Nous ferons le point sur les effets sanitaires de ces substances, l’état actuel de la réglementation européenne et les pistes pour la rendre plus cohérente avec les objectifs de protection de la santé et de l’environnement.
Rémy Slama est directeur de recherche à l’Inserm (l’institut national de la santé et de la recherche médicale) ; il dirige l’équipe d’épidémiologie environnementale de l’IAB, centre de recherche de l’Inserm, du CNRS et de l’Université de Grenoble, membre du Conseil scientifique de l’Agence française de santé publique et expert pour différentes institutions. Au printemps 2019, il a remis au Parlement Européen un rapport sur les effets et la réglementation des perturbateurs endocriniens, co-écrit avec le Pr. B. Demeneix.
Il est l'auteur de plus de 130 publications scientifiques et de 2 livres présentant au grand public les effets des facteurs environnementaux sur la santé, tous deux publiés aux éditions QUAE (https://www.quae.com/auteur/2075/remy-slama) :
- Le Mal du Dehors – l’influence de l’environnement sur la santé humaine ;
- Les Perturbateurs Endocriniens – comment influencent-ils notre santé au quotidien (avec Denise Caro, préface Michel Symes).

  En lien avec un spectacle de la MC2...Heptaméron de Marguerite de Navarre, texte écrit par une femme du XVIe siècle. ANNULEE

Mardi 10-03-2020 à 14:30
par Francis Goyet – Mc2

"Sœur aînée de François Ier, Marguerite de Navarre (1492-1549) est une des femmes les plus cultivées de son temps, comme en témoigne son chef-d’œuvre inachevé L’Heptaméron, un recueil de soixante-douze nouvelles réparties en sept “journées” de dix nouvelles chacune, d’où le titre (hepta, “sept”, sur le modèle du Décaméron).
Le conférencier
Francis Goyet, professeur à l’Université Grenoble Alpes, présentera celles retenues pour le spectacle de Benjamin Lazar à la MC2: ce sont toutes des histoires amoureuses, qui s’inscrivent dans le vaste débat de l’ouvrage sur le “parfait amour”.

  Les nouvelles routes de la soie chinoises, caractéristiques, évolutions et enjeu. ANNULEE

Jeudi 12-03-2020 à 14:30
par Armand Chanel Et Rui Luo

Il s'agit de décrire  le projet titanesque  des Nouvelles Routes de la Soie, lancé par le président chinois XI JinPing en 2013 : 1000 milliards d'investissements en 10 ans en infrastructures, reliant la Chine au reste du continent Eurasiatique (Asie Centrale, Russie; Europe de l'Est et de l'Ouest; sous-continent Indien et Asie du Sud Est) et au continent africain; cela tant par les voies terrestres (voies ferrées, autoroutes, oléoducs et gazoducs...) que par voies maritimes (ports dans l'Océan Indien jusqu'aux côtes de l'Afrique de l'Est; futures voies du Nord par l'Océan Arctique.....
...au regard  (ou "en abîme") de l'ancienne Route de la Soie terrestre (Ve siècle avant JC jusqu'au XIVe siècle) et des expéditions maritimes de l'amiral Zheng HE au XVe Siècle.

  Les Mathématiques et la Révolution Française. Reporté

Mardi 17-03-2020 à 14:30
par Serge Cecconi

Associer les mathématiques et la Révolution Française peut paraître étrange. Pourtant, les deux sujets sont intimement liés, à la fois par les acteurs de cette période historique et par l'esprit de cet évènement majeur de note histoire.
Il est intéressant de savoir que l'une des principales revendications des "gilets jaunes" de l'époque, appelés Sans-Culottes par les spécialistes, a été l'uniformisation des poids et mesures. Nous allons donc, par cette conférence, retracer l'épopée de cette uniformisation et montrer comment l'esprit des mathématiciens qui l'ont mise en place était vraiment "révolutionnaire et visionnaire" et constater que les mathématiques ne sont pas cette science froide et inutile qu'on voudrait bien lui donner, mais, qu'au contraire, elle est le reflet même de notre société.
Bien sûr, ce thème sera traité avec humour et doit participer à la vulgarisation d’une matière, les mathématiques, trop souvent méconnue.

  La vulnérabilité des glaciers de montagne face au réchauffement climatique récent. Reporté

Mardi 24-03-2020 à 14:30
par Bernard Francou

Les glaciers de montagne fondent et cette fonte tend à s’accélérer depuis le début des années 2000. Ce phénomène est la conséquence du réchauffement global anthropogénique, comme l’ont démontré les divers rapports du GIEC (IPCC). 
Plusieurs questions se posent à ce sujet. Le recul des glaciers de montagne est-il généralisé à l’échelle de la planète? Certains massifs glaciaires sont-ils plus menacés que d’autres ? Ce recul est-il directement relié à la hausse de la température atmosphérique, ou bien l’origine du phénomène est-elle plus complexe ?  Les glaciers des Alpes sont-ils menacés de disparition à l’horizon de cette fin de siècle, et pour quels scénarios d’émissions de gaz à effet de serre ? Enfin, quelles conséquences cette fonte peut-elle avoir sur l’hydrologie des cours d’eau et l’élévation du niveau marin ?
Le conférencier :
Né à Briançon Bernard Francou a fait ses études  à Grenoble puis à Paris. Géomorphologue, il travaille comme chargé de recherche au CNRS sur la dynamique des formations de pente et la vitesse de l’érosion dans l’étage périglaciaire des Alpes et des Andes tropicales (1984-1990). Puis glaciologue et directeur de recherche à l’IRD (2000), il analyse les glaciers et leur réponse au changement climatique dans les Andes tropicales (Bolivie, Pérou, Equateur, Colombie), où il a résidé vingt-quatre ans. En France, il réalise ses travaux au sein de l’Institut de Géosciences de l’Environnement  de l’Université de Grenoble-Alpes jusqu’en 2018, où il termine sa carrière comme Directeur de Recherche Emérite. Il a participé aux travaux du GIEC (Groupe Intergouvernemental des Experts du Climat) pour le rapport de 2007. Parallèlement à ses recherches, il contribue au partage de la science auprès d’un large public comme conseiller de documentaires scientifiques de télévision  et comme auteur d’une dizaine de livres dont « Les glaciers à l’épreuve du climat », « Glaciers. Forces et Fragilités » (2007, Glénat) et « Quoi de neuf sur la planète blanche ? » (2015, Glénat), et à paraître « La montagne face aux nouveaux enjeux climatiques ». Il rédige aussi des articles scientifiques dans la revue La Montagne et Alpinisme. C’est aussi un alpiniste de bon niveau, qui a ouvert des itinéraires de grande difficulté dans les Alpes et les Andes et a participé à des expéditions sportives et scientifiques dans les Andes, en Himalaya et au Tibet. Pour consulter les publications de ses travaux en géomorphologie et en glaciologie, voir: https://www.researchgate.net/profile/Bernard_Francou.

  L’urbanisme baroque à Turin (XVIe-XVIII siècle). Reporté

Jeudi 26-03-2020 à 14:30
par Gilles Novarina

Bien que l’invention du mot urbanisme remonte au milieu du XIXème siècle, la période de la Renaissance (XIVème et XVème siècles) constitue le moment où émerge progressivement le métier d’architecte et où se formalise une approche de la construction et de l’urbanisme fondée sur la recherche de la régularité géométrique. La constitution de l’État absolutiste va de pair avec l’émergence de grandes capitales qui se distinguent des autres villes par une attention particulière portée aux qualités du plan d’urbanisme et à la beauté des constructions. Turin qui devient en 1563 la capitale du Duché de Savoie illustre, comme l’indique l’historien de l’art Giulio Argan, à merveille ce processus : « Turin, capitale d’un État petit mais moderne, présente une structure qui peut être retenue comme un modèle pour une ville capitale ; son plan en damier et ses grandes places rectangulaires s’inspirent du castrum romain. C’est là son aspect humaniste ; mais elle se prête parfaitement aux parades militaires et civiles qui manifestent aux yeux du peuple et lui imposent l’autorité de l’État tout comme les cérémonies religieuses manifestent l’autorité de l’Église ; c’est là son aspect baroque » (Giulio Carlo Argan, L’Age baroque, Genève, Skira, 1994).
Le conférencier
Gilles Novarina est professeur d’urbanisme à l’Université Grenoble Alpes et chercheur au laboratoire Architecture Environnement & Cultures Constructives de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble. De février à juillet 2019, il a été visiting professor au Politecnico di Torino. Ses principaux thèmes de recherche sont les théories de l’urbanisme, la planification territoriale, le projet urbain, et la mobilité durable. Co-responsable de la Plateforme d’Observation des Projets et Stratégies Urbaines, il a publié avec Natacha Seigneuret De la technopole à la métropole ? L’exemple de Grenoble (Paris, Éditions du Moniteur, 2015). En 2019, il a publié, avec Stéphane Sadoux, dans le N°113 de la revue, Les Annales de la Recherche Urbaine, un article sur le modèle de la cité-jardin et sa diffusion.

  Pourquoi un leader doit-il être exemplaire ? Reporté

Mardi 31-03-2020 à 14:30
par Tessa Melkonian

L'exemplarité repose sur une idée simple mais puissante : ne demander aux autres que ce que l'on s'astreint à faire soi-même. Ses effets sont multiples, notamment sur l'engagement, la satisfaction et la volonté de coopérer. Pour les leaders - qu'ils soient organisationnels ou politiques - cette attitude est essentielle mais exigeante. Difficile à maintenir dans le temps, elle peut leur faire défaut à des moments décisifs et compromettre ainsi leurs projets.
Tessa Melkonian exposera les éléments clés sur l'exemplarité et ses effets, notamment comment il permet aux leaders de renforcer la dimension exemplaire de leur comportement et de soutenir l'engagement de leurs équipes dans les changements majeurs de ce siècle.
La conférencière :
Tessa Melkonian est professeur en Comportement Organisationnel et Management à l’Emlyon Business School. Ses recherches portent sur l’influence des perceptions de justice et d’exemplarité sur la coopération des salariés en situation de changement fort et sur la performance collective en situations extrêmes. Elle a reçu des prix pour ses travaux (prix académique de la recherche en management, 2013 ; prix de l’Association Francophone de Gestion des Ressources Humaines, 2016). Elle intervient aujourd’hui auprès de nombreuses entreprises.

  En lien avec un spectacle de la MC2 : Lucy in the sky est décédée? Reporté

Mardi 07-04-2020 à 14:30
par Bérangère Jannelle-Mc2

  A propos de son livre : "Tourments au Palais Bourbon". Reporté

Jeudi 09-04-2020 à 14:30
par Michel Issindou

"De septembre 2014 à juillet 2015, Michel Issindou a consigné au jour le jour ses impressions de député au Palais Bourbon, des cénacles parisiens au terrain de sa circonscription. Ses chroniques se situent à un moment politique charnière, avec les attentats de Charlie Hebdo, l'afflux des migrants qui traversent la Méditerranée au péril de leur vie, le vote de réformes controversées, l'émergence de la fronde au sein du parti socialiste, la chute du président de la République dans les sondages, la montée en puissance d'un jeune ministre.....Il y détaille son agenda surchargé, ses rencontres, ses missions, ses combats. Il y partage ses états d'âme, ses doutes, ses coups de blues, ses espoirs......Il donne un éclairage inédit, de l'intérieur, sur le sens de l'engagement d'un parlementaire au cœur de la vie démocratique française."

  Métropole de Grenoble : quels enjeux au-delà des élections municipales ? Reporté

Mardi 14-04-2020 à 14:30
par Nicolas Kada

Au lendemain des élections municipales, les questions communales vont apparaître rapidement secondaires par rapport aux débats métropolitains. Urbanisme, logement, mobilités, déchets, voirie, économie, tourisme... les sujets intercommunaux ne manquent pas et c'est bien à l'échelle métropolitaine qu'ils doivent désormais être abordés. Cette conférence se propose d'explorer les institutions de la Métro, ses compétences et ses moyens d'action afin de mieux comprendre les nouveaux enjeux de l'action publique territoriale.

Le conférencier :

Nicolas Kada est professeur de droit public à l'Université Grenoble Alpes

  Musique et psychanalyse : R. Wagner, G. Mahler, Th.W. Adorno, R. Barthes...Reporté

Mardi 05-05-2020 à 14:30
par Serge Coste

 

  L'Echaillon, reine des pierres. Reporté.

Jeudi 07-05-2020 à 14:30
par André Recourat Et Bernard Gouteraud

Par Bernard Gouteraud, Président de l'association audiovisuelle ANIXY.FR, qui réalise des documentaires régionaux, avec Paul Girard, écrivain et historien local.
Autour des années 1900 la pierre calcaire de St Quentin sur Isère a été extraite de la montagne au lieu dit "le Bec de l'Echaillon" à l'ouest de Grenoble. A l'époque des carrières, plusieurs centaines d'ouvriers travaillaient sur le site. Cette pierre était très appréciée des architectes au point d'être exportée partout en France et vers de nombreux continents.
L'ingéniosité de Georges Biron, propriétaire des carrières, sera évoquée. Il a notamment contribué au développement industriel et économique de la région.
Mr Gouteraud projettera le film de 56' qu'il a réalisé sur place, dans les galeries de la montagne, et le spectateur pourra visiter les différents sites d'exploitation ; il montrera aussi les différentes techniques d'extraction utilisées, et les difficultés de transport rencontrées à l'époque. La vie des villages alentours sera aussi largement développée.

Paul Girard et André Recourat ont également apporté une aide précieuse pour la réalisation de ce film.

  Syndrome Asperger. Reportée au 13 octobre 2020. Reporté

Mardi 12-05-2020 à 14:30
par Josef Schovanec

 

  Les Grecs antiques au sud de la Gaule : La naissance de Marseille. Reporté.

Mardi 12-05-2020 à 14:30
par Nikos Eustathopoulos Et Paulette Thémélidès

Marseille, la ville la plus vieille de France, a été fondée il y a 2600 ans par des jeunes grecs venant de l’Asie Mineure. La présentation décrira et illustrera l’histoire de cette enclave grecque en terre celte sur une période de six siècles, allant de sa fondation jusqu’à la conquête de la ville par les armées de César, en 49 av J-C. La vie économique de la cité, son système politique et son organisation sociale seront également présentés. Au-delà de Marseille, la conférence est un voyage dans l’histoire de la Méditerranée occidentale et de la Gaule méridionale du dernier millénaire avant notre ère.
N.Eustathopoulos, est  directeur de recherche au CNRS,  spécialiste en sciences des matériaux à l’INP-Grenoble 
P.Themelides est  chirurgien-dentiste.
A  la retraite depuis quelques années, ils donnent des  conférences portant sur l’histoire et la culture grecques.

  Pourquoi les fondements de la santé ont-ils changé ? Reporté.

Mardi 19-05-2020 à 14:30
par Alain Franco

Dans la société occidentale, c’est Hippocrate qui fonde il y a 2400 ans la pensée dominante de l’art médical prenant la maladie pour repère. L’essor fulgurant de la science a transformé la médecine qui poursuit sans relâche ses progrès planétaires tant que le savoir, l’éthique et les finances le lui permettent. Cette découverte fondatrice de la maladie est considérée comme le paradigme hippocratique de la santé. Le bouleversement sociétal du XXe siècle fait triompher l’avancée de la démocratie marquée par la création des Nations Unies et de son Organisation Mondiale de la Santé. L’OMS définit la santé en 1948 non pas comme l’absence de maladie ou d’infirmité, mais comme un droit fondamental d’état de complet bien-être physique, mental et social. Que les humains soient indemnes de maladie ou d’infirmité, ou qu’ils aient à gérer au quotidien une ou plusieurs affections personnelles aiguës ou chroniques, ils donnent de plus en plus la primeur au maintien d’un fonctionnement positif dans la vie. Cela illustre en termes de santé le paradigme du fonctionnement. La longévité accrue en santé et le vieillissement de la population en témoignent et/ou en résultent.
Alain Franco est gérontologue, professeur honoraire de médecine interne des Universités de Grenoble et de Nice, et président de l’Université Inter-Âges du Dauphiné.

  Pourquoi les fondements de la santé ont-ils changé?

Mardi 19-05-2020 à 14:30
par Alain Franco

Dans la société occidentale c’est Hippocrate qui fonde il y a 2400 ans la pensée dominante de l’art médical prenant la maladie pour repère. L’essor fulgurant de la science a transformé la médecine qui poursuit sans relâche ses progrès planétaires tant que le savoir, l’éthique et les finances le lui permettent. Cette découverte fondatrice de la maladie est considérée comme le paradigme hippocratique de la santé. Le bouleversement sociétal du vingtième siècle fait triompher l’avancée de la démocratie marquée par la création des Nations Unies et de son Organisation Mondiale de la Santé. L’OMS définit la santé en 1948 non pas comme l’absence de maladie ou d’infirmité, mais comme un droit fondamental d’état de complet bien-être physique, mental et social. Que les humains soient indemnes de maladie ou d’infirmité, ou qu’ils aient à gérer au quotidien une ou plusieurs affections personnelles aigues ou chroniques, ils donnent de plus en plus la primeur au maintien d’un fonctionnement positif dans la vie. Cela illustre en termes de santé le paradigme du fonctionnement. La longévité accrue en santé et le vieillissement de la population en témoignent et/ou en résultent.

Alain Franco est gérontologue, professeur honoraire de médecine interne des Universités de Grenoble et de Nice, et président de l’Université Inter-Âges du Dauphiné.

Veuillez cliquer sur le lien ci-dessous afin de rejoindre le webinaire :

https://us02web.zoom.us/j/88277846791?pwd=MlBwZDV5RFRJN1JvdmlLS1ZYVy9UQT09

Eventuellement pour les abonnés Zoom, mot de passe : 692320.

  Histoire du destin partagé de Grenoble, de son université et de son pôle santé. Reporté.

Mardi 26-05-2020 à 14:30
par Jean-Jacques Sotto

Tout au long de son histoire le développement de Grenoble s’est heurté à des événements contraires et à la destinée qu’on lui réservait de place-forte militaire assujettie aux besoins des différents états qui l’ont gouverné et aux allégeances qu’on lui a imposées. Les vertus de sa population, sa détermination confinant à la rébellion, sa créativité et son ouverture sur le monde extérieur lui ont permis de surmonter ces contraintes et l’ont conduit à une métropole moderne de renommée internationale grâce à la qualité de sa recherche, à l’innovation technologique et à l’embellie de ses entreprises. 
L’université, l’une des plus ancienne de France, a suivi le même parcours chaotique, mais son rayonnement depuis la fin du 19e siècle a considérablement influencé le développement de la ville. Elle est reconnue, dans les classements internationaux, comme l’une des meilleures universités mondiales.
Le pôle santé a su s’associer aux forces vives de la métropole pour devenir, en un demi-siècle, un ensemble cohérent partageant la renommée innovante de la ville et de son université. 
Jean-Jacques Sotto. 
Titres 
- Septembre 1980 : Professeur d’hématologie- Option clinique
- Octobre 1994 : Chef du service d’hématologie clinique du Centre Hospitalier Universitaire de Grenoble (CHUG).
- Janvier 1999 à septembre 2005 : Chef du Département de cancérologie et d’hématologie du CHUG
- Septembre 2009 : Professeur honoraire, classe exceptionnelle 2ème échelon
Recherche :
- 1989 à 2002 : Directeur du laboratoire de recherche sur les lymphomes parmi les équipes fondatrices de l’Institut Albert Bonniot (IAB). Thème de recherche : Aspect moléculaire de la progression tumorale dans les lymphomes malins.
.- 1995 à 2000 : Vice-directeur de l’IAB.
- 2009 à 2015 : Président créateur du Fonds de Dotation pour la Recherche Clinique En Hématologie : FORCE Hémato, fédérant l’ensemble des groupes français de recherche en hématologie à partir de 2015 sous l’égide de la société française d’hématologie.
Enseignement :
- 1990 à 1994 : Vice-doyen de la faculté de médecine de Grenoble. Responsable du 2ème cycle et initiateur de la réforme des études médicales, avec la création des pôles hospitalo-universitaires, l’intégration des enseignements théoriques interactifs et des stages hospitaliers et la semestrialisation des enseignements et des examens. Cette réforme servira de modèle d’évolution des études médicales pour un grand nombre d’universités.
Autres :
- 2004 à 2012 : Président de la commission nationale d’éthique de la société française d’hématologie. 
- 1989 à 2016 : Président de l’association ARAMIS : Soutien de la recherche et des malades d’hématologie de la région alpine.
Centres d’intérêts hors expertise professionnelle :
Histoire des civilisations, Histoire du Dauphiné et de Grenoble, Santé et société, valeur de l’expertise en matière de santé, Poésie.

  A propos de son livre "La réthorique de la haine", publié en janvier 2019 aux Éditions Champion. Reporté.

Jeudi 28-05-2020 à 14:30
par Dominique Serre-Floersheim

"Issue d'une famille juive décimée par la déportation, et par ailleurs Professeure de lettres en classes préparatoires, l'auteure a cherché à comprendre comment des êtres évolués voire cultivés, avaient pu adhérer à un discours antisémite rétrospectivement sidérant.
D'où cette enquête fondée sur un large panel de textes (de l'affichette anonyme à l'écrit journalistique en passant par l'œuvre qui se revendique littéraire) publiés entre l'Affaire Dreyfus et la Shoah, mais prenant également appui sur des cartes postales antisémites largement diffusées dans l'espace européen, et au delà. Ce travail, à vocation spécifiquement littéraire, convoque et croise, l'art oratoire antique, les travaux de C. Perelman sur l'argumentation et ceux de R.Jakobson sur la communication. Le projet a été conçu pour s'articuler aux projets des historiens et les enrichir d'un éclairage différent…
L'enjeu de ce travail ? Engager le lecteur à la lucidité, l'armer pour comprendre, mais surtout l'alerter : l'antisémitisme est toujours là. Il s'agit donc d'être vigilant pour le débusquer et le combattre."
Le conférencier :
Dominique Serre-Floersheim est Agrégée de lettres et Docteur d'Etat ; elle a enseigné d'abord la communication à des étudiants de BTS et ensuite la littérature pendant 25 ans dans les classes préparatoires littéraires du Lycée Champollion à Grenoble.

  De Gaulle et Grenoble

Mardi 02-06-2020 à 14:30
par François Boulet

François Boulet est professeur agrégé, docteur en histoire au Lycée International de Saint-Germain-en-Laye. Il est auteur de deux ouvrages liés à sa thèse de doctorat : Les Alpes françaises 1940-1944 : des montagnes-refuges aux montagnes-maquis (Presses Franciliennes, 2008), et Refuge et Résistance. La Tronche 1939-1945 (Ampelos, 2016).

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  L'Arthrose, dans tous ses états

Jeudi 04-06-2020 à 14:30
par Dr Laurent Grange. Praticien Hospitalier, Rhumatologue, Docteur En Médecine, Président De L'association Française De Lutte Anti Rhumatismale

En raison de l'affluence en décembre dernier, nous n'avions pas pu accueillir tous les adhérents aux conférences de tous les savoirs à Canopé, pour cette conférence sur l'arthrose. Nous vous proposons d'assister à nouveau à la conférence du Dr L.Grange en visio conférence et nous invitons également tous les adhérents de l'UIAD et les membres de L'Académie Delphinale. Le Dr Grange est l'auteur du livre « Stop à l’arthrose » chez Solar Santé.

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  L'arthrose dans tous ses états

Jeudi 04-06-2020 à 14:30
par Laurent Grange

  Conférences enregistrées

Mardi 30-06-2020 à 00:00
par Divers

 Des conférences enregistrées sont à votre disposition sur la page d'accueil de l'UIAD.

  Imagerie du synchrotron en paléontologie et archéologie. REPORTEE

Mardi 06-10-2020 à 14:30
par Paul Tafforeau, Camille Berruyer

Le synchrotron Européen (ESRF) est un institut de recherche implanté à Grenoble depuis maintenant 30 ans. Il est un formidable outils de recherche scientifique, souvent présenté comme un microscope géant. Parmi les nombreuses techniques scientifiques disponibles à l’ESRF, la microtomographie X à rayonnement synchrotron, une technique d’imagerie non destructive, a permis de nombreuses découvertes en paléontologie, et plus récemment en archéologie. Depuis la description d’un étonnant petit dinosaures, jusqu’à l’étude des momies animales égyptiennes (dont certaines sont conservées dans les musées grenoblois), en passant par la paléoanthropologie, venez découvrir les secrets des spécimens anciens dévoilés par la lumière synchrotron !
Les intervenants :
Dr Paul Tafforeau, Project Manager, Scientifique de ligne, ESRF
Camille Berruyer, étudiante en thèse d’archéologie ESRF

  Autisme et le syndrome Asperger. REPORTEE

Mardi 13-10-2020 à 14:30
par Josef Schovanec

  L'héritage du goulag dans la Russie actuelle. Histoire d'un camp (avec projection d'un film). REPORTEE

Jeudi 15-10-2020 à 14:30
par Michael Meylac

  Les variations climatiques à travers les temps géologiques. REPORTEE

Mardi 03-11-2020 à 14:30
par Pierre Thomas

REPORTEE
Depuis 1 siècle, les données météorologiques, les glaciers, les migrations des flores et faunes ... montrent que le climat moyen de la Terre se réchauffe et que le CO2 anthropique est le principal responsable de ce réchauffement. Mais des variations climatiques naturelles, il y en a toujours eu depuis des milliards d'années (moins rapides il est vrai), et comprendre les relations causes/effets de ces variations naturelles peut être riche d'enseignements pour comprendre ce qui nous arrive. Nous étudierons les données géologiques montrant ces variations et en rechercherons les causes, à l'échelle historique (depuis les Romains), à l'échelle des hommes préhistoriques (1 million d'années), à l'échelle des dinosaures (200 millions d'années), depuis 1 milliard d'années, et depuis l'origine de la Terre il y a 4,5 milliards d'années.
L'intervenant :

Pierre Thomas : professeur émérite à l'ENS de Lyon, au "Laboratoire de Géologie de Lyon : Terre, Planètes et Environnement".

  Histoire du village de Saint Martin d'Hères autrefois, la résidence des évêques et le couvent des Minimes. REPORTEE

Mardi 10-11-2020 à 14:30
par Rodolphe Wilhelm

REPORTEE

Le village de Saint Martin d’Hères - La résidence des évêques - Le couvent des Minimes dans la plaine

Nous débutons notre exposé par l'histoire de la vie d'autrefois du vieux village de Saint Martin d'Hères qui fut créé, au départ, par quelques maisons  et d'une modeste chapelle accroché aux contreforts de la colline du Murier, avec vue sur l'immense plaine qui s'étend jusqu'aux murailles de la ville de Grenoble.

C'est dans cette plaine, propriété de l'évêché de Grenoble, que le ruisseau de la Mogne séparait les terres du diocèse de Grenoble de celles de la seigneurie de Gières. C'est dans un contexte de rivalité féodale que l'évêque Siffrey Allemand fit construire en 1227 un château fort afin d'asseoir ses prétentions seigneuriales à Saint Martin d'Hères. Ce château fut transformé au XVIe siècle en une luxueuse résidence d'été des évêques (actuellement le Bon Pasteur). 

Tout proche de ce château, en 1496, l'oncle de Bayard, Lauret Allemand fit construire le couvent des Minimes de la Plaine qui, à lui seul, a toute une histoire que je vous conterai.

Le conférencier : 

Rodolphe Wilhelm, commercial à la retraite, passionné de patrimoine, en particulier du Grand Grenoble et ses environs. Membre de plusieurs associations patrimoniales de notre ville, « Les Ecrivains dauphinois », l’Association Stendhal », « Patrimoine et Développement du Grand Grenoble », «  La Casamaure », «  Les Amis du Musée de la Ganterie », « Saint Martin d’Hères Histoire » et membres des Unions de quartiers Croix-Rouge et Portail Rouge.

  La fonte des glaciers de montagne s’accélère dans le monde

Jeudi 12-11-2020 à 14:30
par Bernard Francou

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La fonte des glaciers de montagne tend à s’accélérer depuis le début des années 2000. Ce phénomène est la conséquence du réchauffement global dû aux activités humaines, comme l’ont démontré les divers rapports du GIEC (IPCC). Plusieurs questions se posent à ce propos : Le recul des glaciers de montagne est-il généralisé à l’échelle de la planète? Quel est le lien physique entre la hausse de la température atmosphérique et la fonte des glaciers ? Les glaciers des Alpes sont-ils menacés de disparation à l’horizon de ce siècle ? Quelle est la contribution de la fonte des glaciers de montagne à l’élévation du niveau marin, en particulier par rapport à celle des grandes calottes polaires ? C’est à ces questions que la présentation tente de répondre en se basant sur les études les plus récentes.
Le conférencier :
Bernard Francou : Directeur de recherche Émérite CNRS,  Géosciences de l’environnement, Géomorphologue.

  L’ouverture de Arctique : quels enjeux internationaux ?

Mardi 17-11-2020 à 14:30
par Cécile Pélaudeix

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Un nouvel océan s'ouvre au sommet du monde : l'Arctique. La fonte des glaces de mer et la mondialisation des échanges ont des conséquences considérables sur la région. Les passages du Nord-Ouest et du Nord-Est s’ouvrent aux propositions commerciales. L’accès accru aux zones côtières ainsi que le développement industriel engendrent de nouveaux problèmes de sécurité. L'exploitation des ressources pétrolières et gazières offshore a commencé et la demande croissante de matières premières et d'éléments de terres rares donne une impulsion aux projets miniers. Des plans de développement des infrastructures sont en cours dans une région où l'activité économique est répartie de manière inégale et où les peuples autochtones souhaitent être associés aux décisions qui affectent leur vie.Les défis auxquels sont directement confrontés les huit pays arctiques (Russie, États-Unis (Alaska), Norvège, Danemark (Groenland), Islande, Canada, Suède et Finlande) mettent en lumière l’importance et les limites du principal forum intergouvernemental de la région, le Conseil de l'Arctique, ainsi que celles du droit international. La gouvernance de la région à laquelle l'Union Européenne participe, se complexifie avec l’entrée de nouveaux acteurs sur la scène arctique tels que les organisations internationales, ou les États asiatiques comme la Chine. La conférence propose de jeter un éclairage sur les enjeux politiques, économiques, environnementaux et sociaux de l’ouverture de l’océan arctique.

Le conférencier :

Cécile Pelaudeix PhD, est chercheuse associée à PACTE Sciences Po. Ses recherches portent sur la politique étrangère de l’Union Européenne, de la Chine et sur la gouvernance des régions polaires. Elle s’intéresse aux questions de développement durable, d’énergie et de sécurité. Elle a été invitée à de nombreuses conférences internationales du Brésil au Japon. Elle a conseillé différents gouvernements, le Parlement européen, le Service Européen des Affaires Étrangères, l’Agence Européenne de Défense...... Elle enseigne actuellement à l’UIAD

  "Le Dr Melchior Marmonier (1813-1891), un grand précurseur isérois"

Mardi 24-11-2020 à 14:30
par Alain Mamonier

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Le Dr Melchior Marmonier compte parmi les personnalités qui ont marqué l’histoire du département de l’Isère à l’aube de la révolution médicale et industrielle de la seconde moitié du XIXe siècle. Son buste érigé sur la place de l’église à Domène en témoigne. Si certains ont retenu l’épisode, inédit et remarquable, de transfusion sanguine au lit même d’une accouchée exsangue à Lancey en janvier 1851, on connaît moins son rôle au côté d’Aristide Bergès, de 1869 à 1870, dans le développement de la papeterie industrielle et l’essor corolaire des hautes chutes d’eau comme sources d’énergie. Notable influent, impliqué dans sa commune, il y effectue plusieurs mandats de conseiller et un de maire. 
L’image du médecin compétent, dévoué et intègre, laïc et curieux des progrès de la science, participa à l’édification, autour de sa personne, d’une sorte « d’icône républicaine ». « Honneur et devoir, deux mots qui résumaient sa devise ! Deux sentiments qui furent la règle invariante de sa vie ».

  Histoire du destin partagé de Grenoble, de son université et de son pôle santé. Reportée

Jeudi 26-11-2020 à 14:30
par Jean-Jacques Sotto

REPORTEE EN RAISON DE L'AG
La  conférence de Jean Jacques SOTTO « Histoire du destin partagé de Grenoble, de son Université et de sa Métropole Santé » est donnée à l’occasion de la parution en 2020 de l’ouvrage « Grenoble Métropole Santé », dont il a assuré la coordination (somme d’un travail collectif de 90 auteurs du pôle Santé).  Grenoble et sa population sont marquées par une histoire, chargée d’allégeances et de rebellions, et qui à  partir du XIXe siècle, va devenir une cité à l’avant-garde du progrès. La création de la Faculté de Médecine/Pharmacie en 1962 et son intégration en 1971 dans l’Université devenue Joseph Fourrier (devenue aujourd’hui  Université Grenoble Alpes) ont été à la base de leur développement.   
Dans la ligne de cet ouvrage, Jean-François DYON, président du « Musée Grenoblois des Sciences Médicales », propose aujourd’hui, une exposition intitulée « COUSU MAIN. La chirurgie à l’Hôpital de Grenoble,  du scalpel au robot ». Elle permet,  à travers des objets, des livres et des documents iconographiques, de montrer comment les chirurgiens ont su collaborer avec les  informaticiens et les radiologues pour guider au mieux les gestes médicaux et chirurgicaux. 
L’AGRUS (Association Grenobloise pour le Rayonnement Universitaire du Site Santé, présidée par Jean François LE BAS) assure un lien indispensable entre les acteurs passés et présents de ce site Santé, et fait œuvre de mémoire et de transmission des savoirs. Elle s’associe tout naturellement à ces actions.
Le conférencier

Jean-Jacques SOTTO : Professeur d’hématologie, ancien chef du service d’hématologie et du Département de cancérologie du CHU Grenoble-Alpes.

Jean-François DYON : Président du Musée Grenoblois des Sciences Médicales.

Jean-François Le Bas et Michel BOST : Président et Coordonateur Evènementiel de l’Association Grenobloise pour le Rayonnement Universitaire du Site Santé.

  L’ostéoporose : un vrai problème de santé publique. Quelles en sont les origines? Comment en faire le diagnostic? Et comment la prendre en charge?

Mardi 01-12-2020 à 13:30
par Laurent Grange

 Attention : 13h30
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Présentation :
Problème majeur de Santé Publique, l’ostéoporose se définit par une diminution de la masse osseuse et des anomalies de la qualité du tissu osseux exposant à une fragilité osseuse accrue et à un risque augmenté de fractures. Elle expose, pour des traumatismes minimes comme une chute de sa hauteur, à des fractures (poignets, vertèbres, col du fémur…. Au total, plus de 393 000 fractures ostéoporotiques surviennent en France chaque année. Les conséquences de ces fractures peuvent être graves sur le plan fonctionnel (douleurs, handicap, altération de la qualité de la vie) et même vital. 40% des femmes de 50 ans, mais aussi 14% des hommes, auront avant la fin de leur vie une fracture ostéoporotique. Cette maladie fréquente et potentiellement grave est appelée « le voleur silencieux » par l’IOF* car elle est inapparente avant la fracture touche 5 millions de personne en France. L’ostéoporose doit donc être diagnostiquée et traitée précocement. On dispose pour cela de moyens d’efficacité prouvée.

* IOF :International Osteoporosis

Le conférencier : Docteur Laurent Grange

1Praticien hospitalier, Chef de pôle adjoint du pôle PALCROS (Pole Appareil Locomoteur Chirurgie Réparatrice et Organe des Sens), Service de Rhumatologie CHU Grenoble Alpes/ hôpital sud

2Président de l’AFLAR l’Association Française de Lutte Anti Rhumatismale

  Les Femmes, mais quelle histoire ! 250 siècles d’histoire féminine/ féministe

Mardi 08-12-2020 à 14:30
par Philippe Barrière

En partenariat avec les PUG
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Après un temps de présentation consacré à la manière dont s'écrit l'histoire des femmes, depuis le temps de leur volontaire invisibilisation jusqu'aux nouvelles pratiques de l'histoire mixte via les premiers défrichements de l'histoire du genre, les auteur.e.s se proposent de répondre aux questions inspirées par le calendrier d'histoire des femmes publié par les PUG, cela dans la plus grande interaction possible.
Présentation du sujet : cliquer sur le lien suivant :
Sujet de la conférence
Philippe Barrière : 
Professeur de Chaire Supérieure, agrégé d’histoire, docteur en histoire et qualifié maître de conférences en histoire contemporaine, ses travaux portent sur les usages du passé (Histoire et mémoires de la Seconde Guerre mondiale : Grenoble en ses après-guerre 1944-1964, PUG).
Actuellement enseignant en Première Supérieure (khâgne ENS LSH Lyon, Lycée Champollion, Grenoble), il est chargé de cours à l’Institut d’Études Politiques de Grenoble et chercheur associé à l’IHTP.

  Ceux qui vont en montagne - Psychologie de l'alpiniste

Mardi 15-12-2020 à 14:30
par Bernard Amy - En Partenariat Avec Les Pug

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Présentation du sujet :
Pourquoi se lance-t-on dans l’alpinisme ? Pourquoi partir risquer sa vie là-haut ? Pour aller au-delà des réponses classiques données par les pratiquants de la montagne, et qui sont souvent de fausses réponses, cet ouvrage propose un regard nouveau sur cette passion par le biais d’une réflexion de psychologie comportementale.
La recherche d’une liberté toujours renouvelée, les émotions esthétiques suscitées par la montagne, les plaisirs de l’effort physique ne sont pas propres à l’alpinisme. Pour trouver ce qui fait la spécificité des sports de montagne et les distingue des autres activités de pleine nature, il faut commencer par se demander ce qui se passe dans le cerveau de l’alpiniste qui s’élève vers un sommet ou qui subit les effets de la très  haute altitude. C’est ce que fait ici l’auteur. Mêlant philosophie, psychologie, neurosciences cognitives et histoire, il offre sans jargon des éléments de réponse à la question fondamentale du « pourquoi ? ». Son érudition, habilement associée à une dimension poétique et une rigueur scientifique, est ponctuée d’anecdotes, comme celle de l’expérience hallucinatoire vécue par Élisabeth Revol à plus de 8000 mètres d’altitude en Himalaya.
« Il y a trois sortes d’hommes, disait un philosophe : les vivants, les morts, et ceux qui vont sur les mers ». Pour Bernard Amy, il y a aussi ceux qui vont en montagne. Ils y vont à la rencontre d’eux-mêmes pour, aurait dit la peintre Frida Khalo, créer leur propre paradis en puisant dans leur enfer personnel.

Le conférencier :
Né en 1940 à Beyrouth au Liban, Bernard Amy est un alpiniste expérimenté, un voyageur et un écrivain au long cours. Homme de science, ingénieur en télécommunication et physicien de formation, il a terminé sa carrière de chercheur dans le domaine des Sciences Cognitives. Très attaché à la défense des espaces montagnards, il est président d’honneur et garant international de l’association Mountain Wilderness.
Son activité d'alpiniste et de scientifique l'a conduit sur de nombreuses montagnes du monde. En particulier il a participé à plusieurs missions volcanologiques  avec l'équipe de Haroun Tazieff, et a été accompagnateur saharien méhariste dans le cadre des voyages organisés par Jean-Louis et Odette Bernezat au  Hoggar.
Ancien membre du conseil d'administration de la Fédération Française de la Montagne, il a présidé l’Observatoire des Pratiques de la Montagne et de l’Alpinisme. Co-fondateur des revues Passage et Altitudes, il collabore aux principaux magazines de montagne français et étrangers. Auteur de livres de littérature de montagne, de poésie, et d’ouvrages scientifiques, il conçoit l’alpinisme, l’écriture et l’investigation scientifique comme une même manière de satisfaire notre besoin de connaissances.

  Les Nouvelles Routes de la Soie Chinoises : Comment ? Pour quoi ?

Mardi 05-01-2021 à 14:30
par Armand Chanel Et Rui Luo

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Il s'agit de décrire  le projet titanesque  des Nouvelles Routes de la Soie, lancé par le président chinois XI JinPing en 2013 dans l'objectif de long terme de (re) donner à la Chine sa place de "centre du monde" d'ici 2049 (100ème anniversaire du Régime communiste installé en 1949).
Concrètement, ce sont  des accords avec plus de 60 pays portant sur plus de 2000 milliards d'investissements  en infrastructures reliant la Chine au reste du monde : à l'Asie en premier, mais aussi à l'ensemble du  continent Eurasiatique et des autres continents.  Cela tant par les voies terrestres  que par les voies maritimes (du  Sud, ou du Grand Nord). Et il faut leur ajouter dernièrement les routes numériques.
Ce projet  pharaonique incarne  une "grande stratégie" de la Chine : celle de challenger l'hyper puissance américaine et de dessiner dans les décennies à venir une nouvelle mondialisation dont elle serait le centre géoéconomique et géopolitique.. 
Les intervenants :
La conférence sera donnée par M. Armand CHANEL, ex. enseignant à l'UGA et à l'UIAD, qui sera assisté lors du débat par M. Rui LUO, enseignant à l'UGA, à GEM et à l'UIAD.

  Les nouveaux stupéfiants : un « miroir » de nous-mêmes ?

Jeudi 07-01-2021 à 14:30
par Michel Mallaret

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Après une brève définition -présentation des nouveaux stupéfiants, également appelés « nouveaux psychoactifs de synthèse », nous les comparerons aux « anciens » stupéfiants. Pourquoi émergent ces substances ? Nous montrerons les intérêts respectifs des phamacologues, des neuro biologistes, des soignants, des malades, des usagers, des producteurs (laboratoires licites ou illicites de substances de synthèse), des évaluateurs notamment en addictovigilance, des structures réglementaires sans oublier les personnes chargées d’information et de prévention. A partir de 3 exemples (un opioïde, un stimulant, un hallucinogène) nous montrerons les conséquences sanitaires, économiques et sociales de l’émergence de ces nouveaux stupéfiants. Ces derniers renouvellent les questions de l’accessibilité des drogues, de leurs dangers mais aussi  des effets d’une prohibition. Face aux risques avérés de ces substances, semble indispensable une meilleure prévention de leur usage illicite. (donc en dehors de leur utilisation médicale). Face aux fausses informations et aux clichés, nous sommes tous concernés par ces nouveaux stupéfiants car nous devons, tous, avoir un message clair de Santé publique.

Le Dr Michel Mallaret fait partie du Centre Régional de pharmaco vigilance. Il est spécialiste de la pharmaco dépendance.

  Quel destin pour l'Union européenne ?

Mardi 12-01-2021 à 14:30
par Henri Oberdorff

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Présentation :
Ces dernières années l’Union européenne a été déstabilisée par de très nombreuses crises : financière, migratoire, écologique, sanitaire.

Il ne faut pas oublier le Brexit. Elle a réagit à chaque fois en prenant d’importantes décisions. Néanmoins, une forme de doute sur son avenir demeure.
Il est important d’essayer de réfléchir sur le futur de l’Union Européenne. De nombreuses questions surgissent. Faut-il aller vers une Europe puissante
et une Europe souveraine ? Faut-il oser les Etats-Unis d’Europe ? Comment concevoir son destin au XXIe  siècle ?

  L’Art Nouveau à Grenoble et en Europe

Mardi 19-01-2021 à 14:30
par Nad Delage

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Nad Delage est présidente de l’Association Delage d’Or qui a pour objet de vulgariser et de promouvoir l’art, la connaissance, l’histoire, la philosophie à partir de la création de scénarios, de photos, de vidéos, puis de conférences »
Une partie du film a été pensé pour un festival de court métrage à Grenoble dont le thème était : « L’art sous toutes ses formes ». Nous devions mettre en avant une des particularités locales du patrimoine et il nous a semblé intéressant à la suite d’une visite guidée de parler de l’Art Nouveau qu’on retrouve dans l’architecture grenobloise. L’idée du festival a été abandonnée et nous avons préféré commencer par approfondir l’origine de l’Art Nouveau, son développement et sa diffusion en Europe avant de continuer sur la ville elle-même. 
- L'Europe : Au cours de nos voyages respectifs, nous avions déjà collecté des photos sur l'Art Nouveau dans différentes villes européennes. Au fil de l'écriture, nous avons complété cette collection par des photos libres de droits, notamment pour les photos datant de cette époque.
- Grenoble : Le livre « L'Art Nouveau à Grenoble » de Elodie Peiffer nous a servi de guide pour la structure du film. Nous avons réalisé toutes les photos et vidéos sur site. 

Cela donne un bon résumé sur L’Art Nouveau qui fut une période (1880-1914) de formidables constructions et décorations dans de nombreuses villes européennes, car ce qui a animé les artistes, c’est le principe de l’oeuvre d’art totale, l’unité de conception et la maîtrise de tous les éléments et matières.

  Les anciens Grecs au sud de la Gaule : La naissance de Marseille

Jeudi 21-01-2021 à 14:30
par N.eustathopoulos Et P.themelides

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Marseille, la ville la plus vieille de France, a été fondée il y a 2600 ans par des jeunes Grecs venant de l’Asie Mineure. La présentation décrira et illustrera l’histoire de cette enclave grecque en terre celte sur une période de six siècles, allant de sa fondation jusqu’à la conquête de la ville par les armées de César, en 49 av J-C. La vie économique de la cité, son système politique et son organisation sociale seront également présentés. Au-delà de Marseille, la conférence est un voyage dans l’histoire de la Méditerranée occidentale et de la Gaule méridionale du dernier millénaire avant notre ère.

Les intervenants 

N.Eustathopoulos, est  directeur de recherche au CNRS,  spécialiste en sciences des matériaux à l’INP-Grenoble

P.Themelides est  chirurgien-dentiste

A  la retraite depuis quelques années, ils donnent  des  conférences portant sur l’histoire et la culture grecques.

  À la découverte du Patrimoine local à partir de l’ouvrage "ABC Dauphiné". Annulée et reportée

Mardi 26-01-2021 à 14:30
par Collectif Sous La Direction De O.cogne Et J.guibal De L’académie Delphinale

Annulée et reportée

Directeur du Musée dauphinois, Olivier Cogne revient sur la formidable aventure qu'a été la réalisation de l'ABCDauphiné. À travers plus de 400 entrées alphabétiques illustrées, ce livre offre l’essentiel à connaître sur cette province. Il propose une balade dans le temps et l’espace de cette ancienne région, correspondant aujourd’hui aux départements de la Drôme, des Hautes-Alpes et de l’Isère.
Olivier Cogne et Jean Guibal (dir.), ABCDauphiné, dictionnaire historique et patrimonial, Grenoble, PUG, 2019

  Le concept de l’hypnose – à la découverte de l’hypnose thérapeutique

Mardi 02-02-2021 à 14:30
par Jp Alibeu

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L’hypnose thérapeutique est aujourd’hui en plein développement, portée par une connaissance bien meilleure de son mode d’action. C’est une rencontre entre deux personnes dont l’une, le thérapeute, va guider l’autre à la découverte de ses ressources intérieures inconscientes, faisant apparaître des possibilités insoupçonnées d’action de l’esprit sur le corps au niveau de l’inconscient.
Utilisée depuis de nombreux siècles à des fins thérapeutiques, on en retrouve la trace dès l’époque sumérienne, et tout au long de notre histoire. L’histoire moderne de l’hypnose est marquée par les travaux de Milton Erickson, psychiatre américain qui va développer un langage métaphorique riche et propice à stimuler les réseaux cérébraux de la conscience de soi tout en mettant au repos le réseau exécutif tourné vers les tâches extérieures. Cela permet de remettre dans un bon état basal les fonctions intérieures perturbées par le stress, l’anxiété, les peurs et les traumatismes.
L’hypnose, en favorisant la résilience et les stratégies d’ajustement au stress, favorise une restauration de l’axe neuro-endocrinien-immunitaire et a donc un effet anti-inflammatoire. Elle privilégie le fonctionnement inconscient en utilisant le langage pour mettre en route des chaînes d'associations psychologiques et, ainsi, mobiliser les ressources du patient, les structures psychiques jusqu'alors figées. La modification de l’activité cérébrale qui intervient pendant la séance d’hypnose permet à celui qui en bénéficie de trier, reprogrammer, modifier ce qui dans son comportement, ses pensées, ses apprentissages, ses erreurs de logiques, ses traumatismes, exprime un dysfonctionnement délétère.
L’hypnose est utilisée dans de nombreux domaines pour des pathologies aiguës et chroniques, ainsi que pour des actes interventionnels variés.
L’hypnose procure entre soignants et patients une relation apaisée de confiance et d’empathie ; le patient devient acteur du soin et peut remettre du sens à son histoire. L’hypnose fait maintenant partie intégrante de l’arsenal thérapeutique. Elle est enseignée dans les universités et fait l’objet de nombreux travaux de recherche pour en améliorer encore sa connaissance.
Le conférencier :

Praticien hospitalier honoraire du CHU Grenoble Alpes, ancien Chef Du Centre de la Douleur et cofondateur du Diplôme Universitaire d’Hypnose Médicale (UGA)
Ancien expert du Haut Conseil de la Santé Publique
Directeur de Globalescence Formation Hypnose – www.globalescence.fr
Membre de l’Académie Delphinale

  L'alimentation des seniors

Jeudi 04-02-2021 à 14:30
par Jl Dubouis

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Comment faire pour avoir une alimentation équilibrée à partir de 55 ans ?
Tout le monde fait attention à la nutrition des bébés ; chacun sait adapter l'alimentation des adolescents en pleine croissance ; les adultes sportifs ont de modèles alimentaires qui leur conviennent ; quant aux diabétiques, leurs protocoles nutritifs sont connus, respectés et efficaces. En revanche, l'alimentation des séniors est beaucoup moins documentée et les stéréotypes demeurent : "les séniors sont gourmands, c'est leur petit plaisir, laissons-les manger comme ils veulent, ils n'ont plus beaucoup d'activité physique, ils perdent le goût, il suffit de leur prescrire moins de sel, voila tout !".
Pourtant, des enquêtes de terrain et des recherches biologiques montrent que la nutrition des séniors peut être améliorée et leur procurer ainsi un vieillissement en bonne santé. Quelques conseils non dogmatiques seront donc apportés, étayés par les connaissances scientifiques actuelles.
Le conférencier :
Mr JL Dubouis, nutritionniste, biologiste, titulaire d’un Master de nutrition-santé.

  L’hydrogène, un traitement naturel contre la Covid19 ? Conférence sans réservation

Mardi 23-02-2021 à 14:30
par Plusieurs Intervenants

Table ronde de présentation du protocole de recherche clinique Hydro – Covid organisée par le LabSanté de l’UIAD et l’Ecosystème BienVieillir Grenoble-Isère.
L’hydrogène, considéré comme un complément alimentaire, pourrait bien avoir des effets anti-radicalaires, anti-inflammatoires, réduisant les symptômes de la maladie Covid19 et sa gravité. Une étude dauphinoise issue de l’UGA et agréée par les pouvoirs publics pourrait en apporter rapidement la preuve. Pour les plus de 60 ans qui se sentent touchés par la maladie, l’appel immédiat aux chercheurs et initiateurs dauphinois est déjà possible avec le soutien du médecin traitant et le suivi rapproché par télémédecine.

Tel : 04 76 76 50 40      Mel : themas.hydrocovid@univ-grenoble-alpes.fr     Site http://hydrocovid.imag.fr
Connexion  sans réservation :
OU aller sur zoom, "rejoindre une réunion"
ID de réunion : 435 027 7870
      Code secret : 341565
Participants :
• Professeur Jean-Luc Bosson (JLB), Chef du pôle de santé publique, CHUGA, et de l’équipe THEMAS, Laboratoire TIMC-CNRS, UGA/CNRS), responsable méthodologique de l’étude .
    • Docteur Yoan Gaboreau (YG), investigateur principal de l’Etude multicentrique HYDRO COVID, Maître de conférences de médecine générale à la Faculté de Médecine-Praticien Ambulatoire, Laboratoire TIMC (UGA/CNRS) UGA, Grenoble. .
    • Professeur Philippe Cinquin (PhC), ancien directeur du laboratoire TIMC (UGA/-CNRS) et responsable scientifique de l’étude.
    • Docteur Alain Marmonier (AM), animateur du Comité Covid19 de l’UIAD.
    • Docteur Olivier Roux (OR), président de MR38, médecins investigateurs.
Présentation :
     

Catherine Witomski, accueil et introduction

Alain Franco (AF), président de l’UIAD, modérateur.

  Créer un objet de patrimoine en révélant sa dimension artistique?

Mardi 02-03-2021 à 14:30
par Michel Jolland De L’académie Delphinale

De nombreuses procédures permettent de reconnaître officiellement le caractère patrimonial d’éléments qui nous viennent du passé : bâtiments, sites, pratiques… Michel Jolland renverse la perspective et se pose la question de savoir si la reconnaissance patrimoniale peut être générée par des activités qui ne sont pas spécifiquement orientées vers ce but. Il appuie son argumentation sur le travail effectué par l’association patrimoniale d’un village dauphinois : Saint-Vérand. Lorsque l’on analyse les documents (comptes rendus, publications) et les réalisations (expositions) de l’association, on repère trois cas dans lesquels c’est la mise en valeur de la dimension artistique qui a opéré la création d’objets patrimoniaux. Une démarche construite a amené le regard à transcender la fonction d’usage de l’objet pour l’instituer en tant qu’objet d’art, et lui donner ainsi une portée culturelle et sociale telle qu’il est aujourd’hui considéré comme un élément privilégié du patrimoine local.
L'intervenant :
Autrefois, inspecteur de l’enseignement agricole (champ d’intervention : évaluation des dispositifs d’enseignement et de formation professionnelle)
Aujourd’hui :
    • se définit comme auxiliaire de la mémoire locale
    • est investi dans plusieurs associations patrimoniales en Isère et dans la Drôme
    • s’attache entre autres à reconstituer le passé oublié du village de Saint-Vérand  (près de Saint-Marcellin) : les sites (avec notamment la recherche de l’emplacement de l’église disparue de Quincivet) / les personnalités  (le sourcier-devin Jacques Aymar, l’homme de lettres Paul Berret…) / les objets de patrimoine (avec une approche « particulière » qui trouvera son illustration dans la conférence à venir)
    • les noms de lieux et le parler populaire…
    • est également impliqué dans les recherches internationales autour de l’activiste allemand Willi Münzenberg
    • est l’auteur d’articles divers (de l’agriculture biologique dans la Drôme à Jean Prévost, écrivain et Résistant en passant par l’analyse des Bulletins paroissiaux) et de conférences ( dont « Jacques Aymar »  pour l’IUAD antenne de Saint-Marcellin le 5 février 2021)
    • est membre de l’Académie Delphinale

  Les femmes et le pouvoir en Égypte ancienne

Jeudi 04-03-2021 à 14:30
par Karine Madrigal

Tout au long de l’histoire égyptienne, les femmes issues de la famille royale ont eu un rôle important à jouer qu’elles soient mères, épouses ou encore filles de roi. Ce rôle, qu’il soit politique ou religieux, avait un seul et même but : légitimer le pouvoir en place, assurer sa stabilité par une régence ou par des alliances, permettre la succession du futur roi sans heurt ni crise royale. La conférence propose de découvrir ces différentes personnalités féminines au travers de l’histoire, de leur représentation dans l’art. Grâce aux informations archéologiques que nous avons réunies ces dernières années, nous pouvons notamment mettre en lumière le rôle majeur joué par les Divines adoratrices d’Amon. 
La conférencière :
Karine Madrigal est égyptologue. Depuis 2010, elle étudie le fonds d’archives des frères Champollion conservé aux Archives départementales de l’Isère. Elle est également professeur de civilisation égyptienne et d’épigraphie à l’UIAD. 

  Les femmes, mais quelle histoire! 250 siècles d’histoire féminine/féministe, no 2 (conférence interactive)

Mardi 09-03-2021 à 14:30
par Philippe Barrière (En Lien Avec Les Pug)

Début : 14H30

  Découvrir le roman de Zola, "La fortune des Rougon"

Mardi 16-03-2021 à 14:30
par Georges Bafaro

Notre propos sera de nous intéresser à ce premier roman du cycle Les Rougon-Macquart, peu connu mais très attrayant. Nous parlerons d'abord de  l'oeuvre en question, puis nous aborderons ses aspects les plus saillants, comme l'ambition forcenée des principaux personnages, leurs appétits de pouvoir et d'argent, le cadre historique du coup d'Etat de 1851 vu d'une petite ville de Provence, le choc des intérêts opposés. Nous apprécierons aussi la mise en scène, qu'elle soit réaliste ou bien épique des affrontements, au service du drame.
Le conférencier :
Georges Bafaro est agrégé de Lettres modernes. Il a enseigné plus de vingt ans en classes préparatoires scientifiques et littéraires, à Rouen puis à Amiens. Il a ensuite exercé les fonctions d'Inspecteur pédagogique régional dans l'académie de Grenoble, de 1985 à 2005. Au fil de sa carrière, il a publié plusieurs études sur le roman français du XIXe siècle et de nombreux articles en fonction des programmes de littérature aux concours des grandes écoles. Il a participé également aux différents concours de recrutement des professeurs de Lettres. Depuis 2014, il enseigne la littérature française à l'UIAD.

  Les variations climatiques à travers les temps géologiques

Jeudi 18-03-2021 à 14:30
par Pierre Thomas

Depuis 1 siècle, on assiste à une variation climatique due aux activités humaines, à cause de "notre" libération de gaz à effet de serre. Pour bien comprendre ce qui se passe et anticiper ce qui risque de se passer dans les siècles à venir, il faut comprendre (1) ce qu'est l'effet de serre naturel, (2) qu'est ce qui fait naturellement varier les gaz à effet de serre, et (3) comment a varié le climat mondial depuis des dizaines à des milliards d'années. On regardera rapidement les deux premiers points, et plus à fond le 3e point : comment a varié le climat mondial depuis quelques dizaines d'années, quelques dizaines de siècles, quelques millions d'années, quelques centaines de millions d'années ... Cela permettra de séparer, pour l'époque actuelle, ce qui est d'origine naturelle et ce qui est d'origine humaine. 
Le conférencier :
Pierre Thomas est  Professeur émérite de géologie à l'ENS Lyon. Recherche sur la géologie des planètes, en particulier sur l'histoire ancienne des planètes (dont la Terre). Enseignement sur tous les domaines des sciences de la Terre, en particulier sur histoire globale de notre planète depuis son origine. Responsable scientifique d'un site web du "Ministère de l'E.N." sur la formation permanente en sciences de la Terre des professeurs de SVT (site ouvert à tous) : https://planet-terre.ens-lyon.fr/ 

  Et l’Europe dans tout ça : ce que fait l’Union Européenne pour aider ses Etats membres à répondre au vieillissement démographique

Mardi 23-03-2021 à 14:30
par Anne-Sophie Parent

Pour beaucoup, l’Union européenne et ses institutions semblent bien loin de leurs préoccupations, et peu comprennent ce que l’Europe fait pour y répondre. Après un tour d’horizon de ce l’Union européenne fait pour aider les Etats membres à mieux répondre au vieillissement démographique, Mme Parent expliquera également ce que les seniors peuvent faire pour influencer ces politiques et faire entendre leur voix dans d’autres instances comme le Groupe de travail des Nations Unies sur les droits des personnes âgées, et l’importance en tant que citoyen de se mobiliser pour créer une société pour tous les âges.  

La conférencière :
De 2002 à juin 2020, Mme Parent a été secrétaire générale d'AGE Platform Europe (AGE), un réseau regroupant une centaine d'organisations représentant quelque 40 millions de personnes âgées en Europe. Retraitée depuis juillet 2020, Mme Parent continue de plaider pour l'égalité des droits à tous les âges de la vie. Elle participe toujours à certains groupes de travail d'AGE notamment dans le domaine des pensions et de la protection des intérêts des seniors dans les services financiers. Mme Parent participe également depuis de nombreuses années au Conseil consultatif du Programme européen AAL, groupe dont fait partie le Professeur Alain Franco.  
Par ailleurs, Mme Parent est Secrétaire générale du Réseau européen sur le changement démographique depuis 2016. Ce réseau rassemble quelque 150 autorités publiques régionales ou locales, universités, centres de recherche, associations et autres acteurs à but lucratif et non lucratif qui souhaitent unir leurs forces pour promouvoir l’aménagement de territoires mieux adaptés aux aînés en Europe selon le modèle promu par le Réseau mondial des Villes amies des Aînés (OMS) dont Grenoble fait partie depuis 2016.

  ABCDauphiné: à la découverte du patrimoine local

Mardi 30-03-2021 à 14:30
par Olivier Cogne (En Lien Avec Les Pug)

Dictionnaire historique et patrimonial
Sous la direction d'Olivier Cogne et Jean Guibal
À travers plus de 400 entrées alphabétiques illustrées, l’ABCDauphiné propose une balade dans le temps et l’espace de cette ancienne région, correspondant aujourd’hui aux départements de la Drôme, des Hautes-Alpes et de l’Isère.
Personnalités incontournables, sites et bâtiments remarquables, événements, grandes inventions : l’ABCDauphiné convie le lecteur à la redécouverte de l’histoire et du patrimoine de ce territoire, pour le plus grand plaisir de ses habitants comme des centaines de milliers de touristes qui le visitent chaque année.
Le conférencier :
Né en 1975, Olivier Cogne est historien et archiviste de formation. Depuis 2016, il dirige le Musée dauphinois à Grenoble après avoir été directeur du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère – Maison des Droits de l’Homme. Ses articles et les ouvrages qu'il a dirigés ont pour principaux sujets l'histoire contemporaine de l'Isère et le protestantisme dauphinois sous l'Ancien Régime. Il a piloté plus d'une trentaine d'expositions. Il enseigne à Sciences Po Grenoble un cours spécialisé sur le patrimoine à l'épreuve des conflits armés.

  Penser philosophiquement l’Innovation. Conférence annulée

Jeudi 01-04-2021 à 18:00
par Thierry Menissier

ANNULEE

  Les migrations maritimes 1 : du radeau à la caravelle

Mardi 06-04-2021 à 14:30
par Jean-Pierre Charre De L’académie Delphinale

Les hommes n’ont pas cessé de se déplacer. Pour différentes raisons, la fuite d’une calamité, la recherche d’une vie meilleure, la poursuite du pouvoir ou de l’argent, la poussée de la foi, le besoin de main-d’œuvre, la simple curiosité, et de différentes façons, de gré ou de force.
Les migrations maritimes ont d’abord été ponctuelles et localisées, liées aux tribulations d’un « peuple errant » ou, en sens inverse, à la libération de Jérusalem. Elles ont explosé avec les Grandes découvertes du XVIe siècle, qui ont entraîné la colonisation et la diaspora de populations européennes. Celles-ci ont permis, avec la traite des Noirs, le repeuplement des Amériques, à qui elles ont donné une population marquée par ses origines composites.
Le conférencier :
Jean-Pierre Charre, géographe et historien, a repris, dans le cours sur Les Mers et Océans, les deux séances sur les déplacements massifs et significatifs de population par la voie des mers.

  Les migrations maritimes 2 : des émigrés aux migrants

Mardi 27-04-2021 à 14:30
par Jean-Pierre Charre De L’académie Delphinale

La traversée des mers amène, dans la vie d’une personne humaine un changement majeur supposant des motifs impérieux. Ceux-ci ont été, sont et seront la décolonisation, les guerres, les changements de régime, l’oppression politique, les inégalités économiques, le réchauffement climatique.
Les temps contemporains ont ainsi connu le retour, parfois dramatique, vers la métropole ; les déplacements imposés de personnes ; la recherche de refuge et de liberté ; le refus de la misère et la quête de travail. Et ils vont connaître la fuite devant la montée des mers.
Les migrations traduisent les ressorts de notre existence, l’espoir, l’envie, la contrainte, le désespoir.

  Apport de l’Intelligence artificielle dans le domaine de la justice

Jeudi 29-04-2021 à 14:30
par Etienne Vergès

L’intelligence artificielle constitue aujourd’hui un outil indispensable pour renouveler la compréhension du monde. Dans le domaine du droit et de la justice, la recherche scientifique s’est longtemps focalisée sur la connaissance de la règle de droit (c’est le « dogmatisme juridique »). Les techniques développées en mathématiques et en informatique ouvrent de nouvelles perspectives pour comprendre la manière dont les juges décident et les raisonnements qui les conduisent à prendre ces décisions (c’est le « réalisme juridique »). La recherche scientifique ne consiste plus à observer la jurisprudence, qui provient généralement des décisions des plus hautes juridictions, mais à étudier la masse de jugements et d’arrêts rendus chaque jour pour les juridictions du fond (les tribunaux, les cours d’appel). En étudiant un grand nombre de décisions, les chercheurs tentent d’identifier les éléments qui vont déterminer un juge à trancher le litige en faveur de l’une ou l’autre des parties, à décider qu’une personne est coupable ou innocente, etc. Deux domaines scientifiques sont particulièrement mobilisés. Le premier repose sur la modélisation mathématique des décisions de justice. Le second sur le traitement automatique du langage naturel, qui s’opère à travers le deep learning et les réseaux de neurones. La conférence présentera brièvement ces techniques et portera principalement sur les enjeux de cette nouvelle discipline scientifique qui devrait révolutionner, dans les décennies à venir, la science et la pratique du droit devant les tribunaux.
Le conférencier
Etienne Vergès est Professeur de droit privé à l’Université Grenoble Alpes depuis 2003. Ses domaines d’expertise concernent les relations entre droit, sciences et technologies ainsi que les questions relatives à la preuve en justice. D’un point de vue institutionnel, il a dirigé le Centre de recherches juridiques de la Faculté de droit de Grenoble et il a créé et dirigé le Réseau "droit, sciences et techniques" (groupement du Centre national de la recherche scientifique CNRS). Il a été membre de l’Institut universitaire de France (2010-2015). D’un point de vue scientifique, il a créé et dirigé la revue internationale "Les cahiers droit, sciences et technologies" (CNRS éditions / PUAM / journals.openedition.org). Il est coauteur du traité de Droit de la preuve (Presses universitaires de France 2015) et a récemment dirigé un ouvrage consacré aux contrats sur la recherche et l’innovation (Dalloz 2018). Il conduit actuellement une recherche sur l’IA appliquée aux décisions de justice en partenariat avec le laboratoire d’informatique de Grenoble et avec une start-up spécialisée dans ce domaine.

  Le peintre Giorgio Morandi en lien avec l 'expo. du Musée de Grenoble

Mardi 04-05-2021 à 14:30
par Loredana Gritti

 Connu avant tout pour ses natures mortes dépouillées et énigmatiques, pour son attachement viscéral à sa ville natale, Bologne, et pour sa vie monacale entièrement dédiée à l’exercice de son art, Morandi s’est imposé ces dernières décennies comme une figure majeure du XXe siècle. Une consécration étonnante lorsque l’on songe que son œuvre fut longtemps considérée comme limitée, provinciale, voire passéiste, tant elle demeurait indéfectiblement fidèle aux canons classiques de la peinture figurative. Mais c’est sans doute aussi la singularité et l’intensité de cette quête d’absolu à travers des propositions plastiques d’une extrême modestie qui contribuèrent à attirer l’attention sur son art, à commencer par celle de nombreux artistes, et à convaincre ensuite une majorité de son caractère exceptionnel.

  Inné, acquis? Le génome sous influence

Mardi 11-05-2021 à 14:30
par Dominique Aubert-Marson

Depuis l’Antiquité, on oppose l’inné à l’acquis, c’est encore le cas dans certains débats comme ceux sur l’identité sexuelle ou les tendances au crime. Cette opposition est inféodée et il est important de prendre en compte les interactions entre les gènes et l’environnement au sens large.
Le génome, c’est-à-dire nos gènes, n’est pas le chef d’orchestre exclusif du fonctionnement de nos cellules et de l’expression des gènes. Le hasard intervient, ainsi que les mécanismes épigénétiques soumis à l’environnement (pollution, mode de vie, stress, alimentation…) qui modifient le fonctionnement des cellules à l’origine de certaines maladies (cancer, obésité, addictions, troubles mentaux…). Certains de ces marqueurs sont transmissibles à la descendance sur plusieurs générations.
D’une opposition entre inné et acquis, nous avons actuellement une vision où tout est inné et tout est acquis : génétique et épigénétique interagissent en permanence.
La conférencière :
Docteur en génétique
Maître de conférences (retraitée)
Enseignement : biologie cellulaire et moléculaire, génétique et bioéthique
Livre : Histoire de l’eugénisme, une idéologie scientifique et politique (2010) Ellipses

  Des ressources internet pour "bien vieillir" ?

Mardi 18-05-2021 à 14:30
par A-C Marmilloud, A Porcher Sala

Conférence ouverte à tous sans réservation.

Pour accéder à la conférence, cliquez ci-dessous :

Lien zoom

Internet constitue une mine d’informations pour prendre soin de soi, aménager son logement, gérer et effectuer des démarches administratives à tous les moments de la vie, notamment à la retraite. Mais ces informations sur la vie quotidienne sont denses, éparses, de nature, de qualité et de crédibilité variables... Comment faire le tri ? Pour répondre à cette question, le TASDA vous propose un atelier pratique, en ligne (zoom) et ouvert à tous, au cours duquel vous découvrirez des sites internets utiles, fiables et valides à utiliser sans hésiter pour votre bien-être au quotidien ou encore pour faciliter la vie d'un de vos proches.
Le TASDA est une association grenobloise spécialisée dans le numérique pour bien vivre et bien vieillir à domicile. L'atelier en ligne est organisé dans le cadre de la Conférence des financeurs du Département de l'Isère.
Les conférencières :
Anne-Claire Marmilloud, ergothérapeute, et Amandine Porcher Sala, ergonome, animeront ce temps d'information et d'échanges. 

  L’intelligence artificielle (IA) en 2021

Mardi 25-05-2021 à 14:30
par Eric Gaussier

Conférence animée par Eric Gaussier, professeur à l’Université Grenoble Alpes et directeur du MIAI@Grenoble.

Cette conférence vise à introduire les notions principales qui sous-tendent le domaine de l'Intelligence Artificielle (IA). Nous nous intéresserons tout d’abord aux définitions que recouvre ce thème, avant d'en donner un survol historique. Nous aborderons ensuite les avancées récentes qui ont donné lieu à l'enthousiasme actuel autour de l’IA, en particulier autour de l’apprentissage automatique et des réseaux profonds. Nous discuterons enfin des enjeux scientifiques, technologiques et sociétaux que soulèvent ces avancées.
Quelles sont les missions de l’institut d’Intelligence Artificielle de Grenoble, MIAI ?  Développer la nouvelle génération de modèles et systèmes d’IA, depuis les architectures matérielles et embarquées jusqu’aux logiciels, avec un focus particulier sur la santé, l’environnement et l’énergie, et l’industrie 4.0. MIAI étudie aussi comment l’IA est perçue par notre société et quels sont les problèmes juridiques et éthiques posés par l’utilisation croissante d’outils issus de l’IA. Avec plus de 60 partenaires industriels, plus de 500 personnes, industriels et académiques, collaborent à ces différents aspects. Un programme dédié vise aussi à créer, chaque année, de nouvelles start-ups dans les domaines liés à l’IA. MIAI propose également des cours en IA, ouverts aux étudiants de tous niveaux et aux professionnels, cours qui peuvent donner lieu à des qualifications en IA et dans ses domaines d’application. Enfin, MIAI souhaite engager un dialogue permanent avec la société sur tous les aspects de l’IA. Le rôle d’Eric Gaussier est de veiller à ce que les actions menées dans MIAI conduisent à la bonne réalisation de ces missions.
Le conférencier :
Eric Gaussier a soutenu une thèse de doctorat en Informatique sur la traduction statistique en 1995. Cette thèse a été préparée conjointement à l’Université Paris 7 et au Centre Scientifique d’IBM France. Il a ensuite rejoint en 1996 le Centre de Recherche Européen de Xerox à Meylan pour travailler sur le traitement automatique des langues, la recherche d’information et l’apprentissage automatique, avant de devenir Professeur en Informatique de l’Université Grenoble Alpes en 2006.
En 2011, Eric Gaussier est nommé directeur adjoint du Laboratoire d’Informatique de Grenoble (LIG) et responsable de l’équipe d’apprentissage automatique de ce laboratoire. Il est directeur du LIG depuis 2015 et directeur de l’Institut Interdisciplinaire d’Intelligence Artificielle créé à Grenoble en 2019. Ses recherches, qui s’inscrivent dans les domaines de la science des données et de l'intelligence artificielle, portent sur les modèles et algorithmes permettant d’extraire de l’information et des connaissances de données, en particulier de données textuelles.

  Musique et psychanalyse. Les opéras de Wagner : Freud avant Freud ?

Jeudi 27-05-2021 à 14:30
par Serge Coste

Si Freud a très peu travaillé sur l’œuvre de Wagner, en revanche, il est impressionnant de trouver dans les opéras de celui-ci un pressentiment troublant de ce que sera la psychanalyse freudienne (Thomas Mann voyait en Wagner l’homme qui avant Freud explora les situations oedipiennes et Groddeck considérera Le Ring comme le premier manuel de psychanalyse).
On peut en effet, sans forcer l’interprétation, retrouver dans la  plupart des opéras de Wagner (particulièrement dans La Tétralogie) une préfiguration des concepts mis au point ou exploité par Freud : le refoulement (nombreux sont les moments dans les opéras de la maturité où les leimotive révèlent ce qui est enfoui dans la conscience) ; l’importance de la libido (frustration sexuelle d’Alberich) ; Eros et Thanatos (Tristan et Isolde) ; l’homosexualité latente (Siegfried en admiration devant Brünnhilde endormie, qu’il prend pour un homme).
On trouve dans le personnage de Siegfried une évocation des différents stades du développement humain selon Freud : Siegfried aime faire souffrir, se regarde dans un étang avant d’accéder à la génitalité et évoque, mourant, la nature originelle.
Le fameux complexe d’Œdipe est  particulièrement illustré dans Le Ring où  Siegfried tue Mime – Geyer, le père présumé de Wagner était mime -  et brise la lance de celui que l’on peut considérer comme son géniteur, Wotan, avant d’implorer sa mère devant Brünnhilde endormie.
André Boucourechliev pourra dire, paraphrasant Lacan, que le langage musical de Wagner est structuré comme l’inconscient.
Le conférencier :
Serge Coste est psychanalyste freudien. Il est président de l’association Paroles Psy. Il a également été enseignant dans plusieurs conservatoires de musique de la région grenobloise. Serge Coste a été hautbois solo à l’Ensemble Instrumental de Grenoble, sous la direction de Marc Tardue.
Il a participé à de nombreuses conférences à la MC2 et à la Rampe.
Serge Coste a été Directeur musical de l’ensemble Le Temps Retrouvé (musique du XXe siècle et contemporaine).
Il a collaboré aux revues Diapason, Opéra International, L’Avant scène opéra et a rédigé une trentaine d’articles pour le Dictionnaire encyclopédique Wagner, publié chez Actes Sud.

  Charte des valeurs et des principes éthiques de l’UIAD. Conférence ouverte à tous les adhérents sans réservation

Mardi 01-06-2021 à 14:30
par Alain Franco

Conférence ouverte à tous les adhérents sans réservation.

Lien : Accès à la conférence

Cette conférence propose de présenter la charte éthique de l'UIAD , texte nouvellement adopté par son Conseil d'Administration.
Elle a été élaborée par les membres de l'Espace Ethique durant cette année à la recherche des valeurs fondamentales spécifiques à l'association. Différentes étapes dans la vie associative ont mené à cette cohésion.
Durant cette conférence, les membres de l'Espace Ethique expliquent le pourquoi de la Charte et son histoire. La méthodologie utilisée. Enfin chacune des valeurs éthiques nommées sera commentée par un ou deux des membres de l'Espace avec le support d'un diaporama.
La conférence est animée par Alain Franco, président et membre de l'Espace Ethique.
Les membres participants sont : Marie Foyer, Marie-Jeanne Montoya et Marc de Lajudie, Maryse Duc-Goninaz (secrétaire générale) et Françoise Cottet, Elsa Carron (enseignante en psychologie) et Danielle Scicluna.
Avec la participation d'un membre de la commission enseignement :  Marie-Eve Scheibling.

  Conférence musicale

Mardi 05-10-2021 à 14:30
par A Déterminer

  Faire face aux conflits du monde global : théâtres de guerre et stratégie de paix

Jeudi 07-10-2021 à 14:30
par Patrick Lecomte

  Afghanistan, de pierres et d'hommes"

Mardi 12-10-2021 à 14:30
par Jean-Marie Seigneurin

Avec diffusion d'un film

  La Main dans les Beaux-Arts

Mardi 19-10-2021 à 14:30
par François Moutet (Académie Delphinale)

  L’aventure du corps

Jeudi 21-10-2021 à 14:30
par Fabienne Martin-Juchat/Pug

  Synchrotron de Grenoble et patrimoine culturel : le futur de notre passé

Mardi 09-11-2021 à 14:30
par Camille Berruyer

  Quelle place pour le numérique dans l’anthropocène ?

Mardi 16-11-2021 à 14:30
par Jacques Combaz

  La forêt face aux changements climatiques

Jeudi 18-11-2021 à 14:30
par Bernard Perticoz

  L’Université de Grenoble au Musée. Le pôle santé de Grenoble : un top modèle

Mardi 30-11-2021 à 14:30
par Jean-Jacques Sotto Et L'agrus

  Victor Hugo 1 : Poésie « Les Contemplations »

Jeudi 02-12-2021 à 14:30
par Georges Bafaro

  Histoire de la biologie marine de l’Antiquité à nos jours

Mardi 07-12-2021 à 14:30
par Dominique Séna

  Écrans plats, les imageurs d’aujourd’hui, leurs concepts photoniques (led, gled ,lcd,oled….)

Mardi 14-12-2021 à 14:30
par André Chenevas-Paule

  A déterminer

Jeudi 16-12-2021 à 14:30
par A Déterminer

  Champollion, un génie pédagogue

Mardi 04-01-2022 à 14:30
par Karine Madrigal

  Les SAMU : histoires locales et nationale de la prise en charge des urgences en France

Mardi 11-01-2022 à 14:30
par Charles-Antoine Wanecq

  Victor Hugo 2 : Waterloo dans « Les Misérables »

Jeudi 13-01-2022 à 14:30
par Georges Bafaro

  Que cherche donc Dostoïevski entre peuple russe, Christ et démons ? Une vie, un polémiste dans son temps, une œuvre.

Mardi 18-01-2022 à 14:30
par Philippe Comte

  Le génie des oiseaux

Mardi 25-01-2022 à 14:30
par Dominique Aubert-Marson

  Le journalisme d’investigation : une méthodologie, des sources, du temps et des moyens. Quelle place dans les médias aujourd’hui ?

Jeudi 27-01-2022 à 14:30
par Jean-Pierre Souchon

  Victor Hugo 3 : Théâtre « Ruy Blas »

Mardi 01-02-2022 à 14:30
par Georges Bafaro

  Capital santé et condition physique / Covid 19 : Et si le meilleur vaccin contre les formes graves était notre condition physique ?

Mardi 08-02-2022 à 14:30
par Daniel Mercier