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  Le peintre Arcabas, à Saint-hugues de chartreuse et bien ailleurs

Jeudi 01-10-2015 à 14:00
par Christine Julien

La conférencière : Christine Julien est responsable du musée d'art sacré contemporain - Saint-Hugues-de-Chartreuse

 La conférence

 Jean-Marie Pirot, connu sous le nom d'artiste d'Arcabas, né le 26 décembre 1926 à Trémery en Lorraine, est un peintre et sculpteur français. L'artiste, aujourd'hui isérois, est un auteur reconnu en France et à l'étranger d'art sacré contemporain. Jean-Marie Pirot est Professeur titulaire, chef d'atelier de peinture à l'École des Beaux Arts de Grenoble de 1950 à 1969. Il expose à la première Biennale de Paris en 1959. De 1961 à 1972, il crée les décors et les costumes de : La Danse de la mort d'August Strindberg ; Le Journal d'un curé de campagne de Bernanos, Les Justes d'Albert Camus, avec la Comédie des Alpes L'histoire du soldat de Ramuz et Stravinsky à l'Opéra du centre national des arts du Canada. Puis, de 1969 à 1972, il est « artiste invité » par le Conseil national des arts du Canada, et professeur titulaire à l’université d’Ottawa, où il crée et dirige « l'atelier collectif expérimental ». De retour en France, il fonde un atelier d’arts plastiques « Éloge de la Main » à l'université des sciences sociales de Grenoble. Arcabas a exercé différentes formes d'expression plastique telles que la gravure, la sculpture, le vitrail, la tapisserie, la verrerie, l'ébénisterie et la mosaïque. Il a également créé des décors et costumes de théâtre. La peinture reste cependant son moyen d'expression privilégié.

Son travail, qui s'inspire des paraboles et récits de la Bible, se présente souvent de manière linéaire et narrative : généralement sous forme de fresques, de cycles de tableaux et de polyptyques complétés par des prédelles. C'est le cas de ses polyptyques L'Enfance du Christ (onze panneaux à l'huile exécutés entre 1995 et 1997) ou Passion/Résurrection. Arcabas réintroduit généralement une part de profane dans le traitement de sujets sacrés : éléments et figures de la vie quotidienne actuelle, allusions à des thèmes d'actualité ou à une universalité qui dépasse largement les cadres bibliques.

L'usage de la couleur doit également être remarqué : les toiles de l'artiste se caractérisent par leur intense chromatisme, et par l'application de feuilles d'or, qui font de son travail une véritable œuvre sacrée.

C'est en février 1952 qu'Arcabas rencontre la modeste église de Saint-Hugues et son curé, Raymond Truffot. L'église est en réfection de toiture et de sol. Le maire, confiant dans son curé, acceptera une intervention artistique à l'intérieur de l'église gracieusement offerte par ce peintre inconnu. C'est le début d'une aventure, mais aussi d'une amitié entre un artiste et un prêtre, lequel portera au jeune homme de vingt cinq ans une confiance sans faille jusqu'à sa mort. Mais personne ne se doute que l'aventure, elle, durera trente quatre ans.

La conférence présentera les œuvres d'Arcabas, à Saint-Hugues mais aussi bien ailleurs, en Isère notamment, dont certaines sont en cours de réalisation.

  La République : de la monarchie républicaine à la république monarchique

Mardi 06-10-2015 à 14:30
par Jean-Pierre Beroud

Le conférencier

Président de l'UIAD.

diplômé de l'institut d'études politiques de Grenoble

licencié de la faculté de droit de Grenoble

docteur en droit public

ancien chargé de cours à la faculté de droit

conseiller honoraire à la cour d'appel de Grenoble

Résumé

Selon le Préambule de la Constitution de 1958 : " la France est une République  indivisible , laïque ,démocratique et sociale ".

Cette proclamation qui définit  les principes essentiels de la République française ne saurait épuiser toute la richesse et la complexité de l'idée même  de République telle qu'elle s'est forgée à travers notre histoire .

Une  histoire faite d'une succession de régimes républicains qui  présentent chacun leur originalité en mettant  l'accent sur un aspect de ce qui fait la République d'aujourd'hui.

Au delà de leurs différences liées aux circonstances  et aux contingences historiques, existe-t-il  un point commun à toutes les constitutions républicaines qui  traduiraient toutes  à leur manière l'esprit républicain ?

  L'apport de l'Islam à la culture scientifique occidentale

Mardi 13-10-2015 à 14:30
par Michel Soutif

Michel Soutif

Physicien, ancien président de l’Université Joseph Fourier, enseigne l’histoire des sciences à l’Université Pierre Mendès France puis à l’UIAD.

 

Présentation

A la fin des années 1000, des contacts majeurs ont eu lieu entre le monde musulman et l'occident :

1061 à Palerme

1085 à Tolède

1098 en Palestine.

Si cette dernière confrontation a été très négative, les deux autres ont été particulièrement fructueuses.

Si le monde islamisé a été un formidable vecteur d'idées de l'Inde et de la Chine, il n'en a pas moins apporté une contribution personnelle à de nombreux domaines scientifiques et techniques.


  L'entreprise ARAYMOND : 150 ans d'une histoire industrielle. "Nos idées fixent"

Jeudi 15-10-2015 à 14:00
par Alain Raymond

  L'Occident a-t-il un avenir ?

Mardi 10-11-2015 à 14:30
par Jean-Marc Huissoud

Directeur du Centre d’Etudes en Géopolitique et Gouvernance (GEM)

 

Peur du déclin, critiques de son modèle en interne comme en externe, questionnement du progrès, les sociétés dites occidentales sont en crise. L’Occident est devenu l’univers du doute, selon Dominique Moïsi, alors que l’optimisme domine désormais ailleurs, en Asie notamment. Pour comprendre les origines de ce malaise, il convient de se réinterroger sur ce qu’est l’Occident, comment il s’est construit, et réévaluer les risques qu’il affronte aujourd’hui. Ceux-ci sont peut-être moins du domaine de la « performance » économique et politique comparée à de nouveaux concurrents, que du domaine de son autoreprésentation et de ses croyances. Une crise structurelle et pas conjoncturelle, en définitive, ce qui n’est certainement pas moins grave.

  Paris-Climat 2015 : un moment-clé dans la négociation internationale sur le climat ?

Jeudi 12-11-2015 à 14:00
par Patrick Criqui

Patrick Criqui (économiste, directeur de recherche au CNRS, pôle EDDEN du laboratoire PACTE) a développé un modèle économique mondial pour l'énergie utilisé aujourd'hui par la Commission européenne et le Ministère de l'Ecologie. Il participe à l'élaboration des stratégies nationales pour la transition énergétique et la négociation climat.


Le climat est à l'agenda des relations internationales depuis la fin des années quatre-vingts. La négociation proprement dite a commencé en 1992, à Rio, puis elle a connu quelques temps forts, positifs avec le Protocole de Kyoto en 1997, ou plutôt en recul à la conférence de Copenhague en 2009. Depuis cette date, les émissions de gaz à effet de serre ont continué à progresser et les pays émergents jouent un rôle de plus en plus important. A Paris, on sera à la recherche d'un "deuxième régime climatique": fondé non plus sur une grande architecture contraignante, mais sur des engagements nationaux volontaires; l'accord attendu à Paris pourrait marquer le véritable début de la décarbonisation de l'économie mondiale.

  Dominique Villars, l'homme qui faisait parler les plantes

Mardi 17-11-2015 à 14:30
par Claude Muller

Membre de l'Académie Delphinale, vice-président de la Société des Ecrivians Dauphinois, auteur de 29 ouvrages sur notre région, il a réalisé de nombreuses émissions radiophoniques et quarante émissions télévisées sur l'histoire du Dauphiné. Il a collaboré d'autre part à la réalisation d'un film sur Dominique Villars : les Herbes magiques.

 

Dominique Villars (né le 14 novembre 1745 au Noyer dans les Hautes Alpes, décédé le 27 juin 1814 à Strasbourg), c'est ce petit berger illettré qui a beaucoup appris en observant la nature. Il deviendra un très grand botaniste, un médecin réputé et une des personnalités les plus érudites de son temps, terminant sa vie doyen de la Faculté de médecine de Strasbourg. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont une monumentale Histoire des plantes du Dauphiné.

  Le récit de voyage : écrivains-voyageurs et voyageurs-écrivains, à la découverte d'un genre

Mardi 24-11-2015 à 14:30
par Patrice Terrone

"Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait.» Nicolas BOUVIER

 Le Conférencier :

Patrice Terrone est maître de conférences de littérature française à l’université Stendhal-Grenoble 3. Il a effectué des recherches sur Georges Darien et la littérature anarchiste du XIXe siècle. Ses travaux portent davantage aujourd’hui sur les liens qu’entretiennent la littérature et les arts plastiques. Il anime des ateliers d’écriture dans le cadre de la Formation continue Lettres de l’université Stendhal. Partir, s’évader, découvrir, raconter…

La conférence:

 Des grands voyages d’exploration des XVe-XVIe siècles au tourisme de masse aujourd’hui, en passant par le Grand Tour initiatique du XVIIIe et le voyage en Orient des écrivains romantiques du XIXe, les récits de voyage abondent, voyages réels, voyages imaginaires aussi. Cette littérature polymorphe répond à des objectifs aussi divers que les formes qu’elle revêt : recherche ethnographique, mission exploratoire ou d’expertise, reportage journalistique,  aventure personnelle et autobiographique… En résultent des récits, des journaux de bord et des carnets illustrés de photographies ou de dessins, voire même des fictions.

Les récits de voyage s’affirment en tout cas désormais comme un véritable genre très prisé du grand public avec ses classiques, Stevenson, Maillard, Gide, Kerouac, Bouvier, Lacarrière et de nouvelles signatures, Titouan Lamazou, Sylvain Tesson. On s’interrogera ainsi sur la figure qui se dégage de ces écrivains-voyageurs ou de ces voyageurs-écrivains.

 

  Bactéries nos amies ou ennemies : un monde vivant en pleine évolution ANNULEE

Jeudi 26-11-2015 à 14:00
par Jacques Croizé

Le conférencier:

Enseignant à UIAD, 

Ancien : 

-Pharmacien biologiste des Hôpitaux

-Maitre de Conférences des Universités (Faculté de Médecine de Grenoble) Bactériologie

-Praticien Hospitalier (CHU Grenoble) Laboratoire de Bactériologie

-Président du CLIN CHU Grenoble de 1995 à 2011

 La conférence:

 Grâce aux travaux de Pasteur, Koch  et de leurs élèves, le monde bactérien est devenu un immense terrain à découvrir.  L’objectif initial était surtout de « traquer » les bactéries pathogènes. Aussi, dans la fin du XIXème et début du XXème siècles, les bactéries pathogènes (ennemies) responsables d’infections spécifiques telles tuberculose-lèpre-peste-choléra-botulisme, puis durant le XXème siècle celles responsables de légionellose, Lyme, ulcère gastrique, ont été découvertes. Concurremment, les bactéries responsables d’infections urinaires, pulmonaires ou génitales par  d’autres  espèces bactériennes, ainsi que les bactéries amies, sont découvertes (flore commensale de l’homme, flore saprophyte ou peu pathogène de notre environnement végétal et animal). De même, une troisième catégorie de bactéries, dites opportunistes et survenant sur des terrains affaiblis, s’est intercalée entre ces deux grands groupes.  Ces connaissances associées aux progrès de l’hygiène, l’arrivée des antibiotiques, les vaccins ont permis de voir des diminutions de la fréquence des infections variables selon les pays.

Puis deux événements ont accéléré les connaissances ou les modifications du statut des bactéries : l’étude du génome bactérien et la pression de sélection des antibiotiques. Le premier permet de préciser non seulement la cartographie du génome d’une bactérie, mais aussi la nature et le rôle bénéfique ou maléfique  des milliards de bactéries commensales humaines par l’étude du microbiote/microbiome  et ainsi d’ouvrir des pans de recherche sur leur implication dans des pathologies jusqu’ici non expliquées : obésité, autisme.. et sur les interactions entre le microbiote intestinal et le cerveau. Le second événement est  l’utilisation excessive des antibiotiques tant chez l’homme que chez les animaux, qui a fait émerger des bactéries  polyrésistantes.  En leur permettant d’échapper aux traitements de base, elles vont  devenir des « super ennemies ». C’est le cas des BMR touchant des bactéries responsables d'infections liées aux soins (SARM, BLSE), ou du  Mycobacterium tuberculosis XDR touchant des infections communautaires.

 A coté de cet aspect chez l’homme, nous ne pouvons pas négliger d' évoquer à la fois  l’utilisation bonne des bactéries (ou champignons) : premiers antibiotiques, probiotiques , partenaires de fabrication d’aliments ou comme outil de fabrication de protéines/médicaments (biogenétique) mais aussi mauvaise comme arme potentielle dans le bioterrorisme.

 

  Le Baron des Adrets

Mardi 01-12-2015 à 14:30
par Daniel Etienne

Daniel Étienne, chef d'entreprise à la retraite, spécialisé dans la communication et la distribution de produits de luxe, est un passionné de notre histoire et de notre patrimoine . Il s'est penché sur la généalogie des maisons, des châteaux et de ceux qui les ont habités. Il a retracé l'existence de personnages souvent méconnus mais qui ont été importants en leur temps. Sa finalité est de transmettre ses connaissances à tous ceux qui veulent partager les mêmes passions.

 Le Baron des Adrets

« Baptisé au sang de loup, François de Beaumont, baron des Adrets, cruel homme de guerre a laissé des traces sanglantes dans toute la région lors des guerres de religion au XVIème siècle. Nous allons narrer la vie d'un homme impitoyable, caractériel et coupable des pires atrocités, né en Dauphiné il y a 500 ans environ. Après avoir fait couler beaucoup de sang, le Baron des Adrets a fait couler beaucoup d'encre. »

Le conférencier vous présentera ce personnage historique sous ses différents visages.

 

  Les lieux de convivialité à la belle époque à Grenoble

Mardi 08-12-2015 à 14:30
par Alain Robert

Alain Robert, un passionné de l'historique de Grenoble et de sa région, recueille les documents, archives, cartes postales s'y rapportant, précieuses informations que l'on utilisera un jour. Il est actuellement, pour l'Isère, délégué de la Fondation du patrimoine, membre titulaire de l'académie delphinale et a reçu en 2011 la médaille d'honneur de la Société des écrivains dauphinois.

 A l'aide d'un diaporama, nous ferons une promenade dans les lieux de convivialité dans le Grenoble de la fin du XIXème siècle et de la première partie du XXème siècle. Après une courte introduction sur l'historique de la naissance de ces lieux, nous évoquerons le café de la Table ronde (un des plus anciens en France) et d'autres très nombreux à Grenoble : on en dénombrait plus de 600. Nous parlerons des grands restaurants (vous constaterez que nos anciens se tenaient bien à table!), des pensions de famille, des auberges, tavernes, brasseries, des Cabarets-Dancings, des Casinos et Music-Halls, des stands de tir, des boulodromes (n'oublions pas que notre cité était une ville de garnison et a compté jusqu'à 12000 militaires)...Nous nous attarderons sur l'hôtellerie et plus particulièrement sur l'historique des établissements les plus connus, le Grand Hôtel, le Majestic et l'Hôtel Lesdiguières.

 

  La Société Nationale de la Viscose de Grenoble

Jeudi 10-12-2015 à 14:00
par Michel Silhol

Le conférencier :

 Michel Silhol : Ex cadre de la société et Président de l'association « Naviscose Mémoire de Viscosiers »

Marc Marteau : Ex D.R.H. de la société et Vice-Président de l'association « Naviscose Mémoire de Viscosiers »

La conférence :

C'est en 1884 que le comte Hilaire de Chardonnet met au point dans son château du Vernet à Charette dans le Nord Isère, le premier fil artificiel au monde « La Soie Artificielle ».

 

Rapidement, cette production textile se développe en Europe et dans le reste du monde. Au milieu des années 20, la Société Nationale de la Viscose fait l'acquisition de 120 hectares de terrain en bordure du Drac sur les communes d'Échirolles et de Grenoble, afin d'y édifier une usine qui emploiera 2000 personnes. Sa construction est un événement dans l'agglomération grenobloise.

 

  Louis Vicat, l'inventeur de l'or gris

Mardi 15-12-2015 à 14:30
par Claude Muller

Claude Muller

Louis Vicat, l'inventeur de « l'or gris »

 

Membre de l'Académie Delphinale, vice-président de la Société des Écrivains Dauphinois, auteur de 29 ouvrages sur notre région, il a réalisé de nombreuses émissions radiophoniques et quarante émissions télévisées sur l'histoire du Dauphiné. Il a collaboré d'autre part à la réalisation d'un film sur Dominique Villars : les Herbes magiques.

 

Louis Joseph Vicat, né le 31 mars 1786 à Nevers et mort le 10 avril 1861 à Grenoble, est un ingénieur français, inventeur du ciment artificiel. Il est l'un des grands industriels qui ont marqué de leur empreinte l'économie grenobloise.

Ancien élève de l'École polytechnique en 1804, puis de l'École des Ponts et Chaussées, il étudie le mécanisme de prise des chaux naturelles et découvre leurs principes d'hydraulicité sur le chantier du pont de Souillac. Cela permet la fabrication de la chaux hydraulique artificielle et du ciment naturel à partir de 1817. Il découvre le clinker, élément constitutif du ciment lent, et permet la fabrication artificielle du ciment Portland (« l'or gris ») à partir de 1840.

  Georges Boulloud- Le métallo de Dubedout

Mardi 05-01-2016 à 14:30
par Pierre Frappat

Georges Boulloud - Le métallo de Dubedout

Pierre Frappat, ancien professeur d’économie et journaliste, a beaucoup publié sur Grenoble. Il est l’auteur de "Grenoble, le mythe blessé". Il fut conseiller municipal aux côtés d’Hubert Dubedout, entre 1971 et 1976. Responsable de la création d’une formation en journalisme à l’Université Stendhal dans les années 1990-2000.

Cette conférence nous entraîne dans une histoire de Grenoble sur les pas de Georges Boulloud (1931-2013), un militant ouvrier hors du commun. C’est l’occasion de suivre le parcours de cette forte personnalité issue du quartier Saint-Bruno, fier d’être ouvrier chez Neyrpic, leader syndicaliste, dirigeant de la deuxième gauche à Grenoble, élu municipal aux côtés de Dubedout, chrétien convaincu mais rebelle.

Hubert Dubedout tint à avoir avec lui, à la mairie, ce métallo engagé. Proche de Bernard Gilman et Jean Verlhac, il fut associé à la préparation des Jeux Olympiques, au choix de la mixité sociale dans les quartiers, à la genèse de la Villeneuve, à la politique de réhabilitation des vieux quartiers, à la mise en place des équipements culturels. Georges Boulloud fut témoin et acteur dans le "laboratoire social" que fut Grenoble.


  Un peintre maudit du XVIè siècle : Le Caravage. Sa vie tumultueuse, son oeuvre.

Mardi 12-01-2016 à 14:30
par Robert Didier

Robert Didier

Après une carrière de cadre de Direction au sein d'une importante Maison d'Edition et de Diffusion de presse, Robert Didier, jeune pré-retraité, adhère à l'U I A D, au moment où le responsable des conférences s'en retire. Pour le remplacer, le président Robert Gautier sollicite Robert Didier. Celui-ci accepte, et va vivre intensément ce bénévolat. 18 ans , et quelque 50 conférences plus tard, fin mai 2006, il se retire à son tour, mais il y a une suite !

Juin 2012 : le responsable des conférences démissionne. Il n'a pas de successeur. C'est tout naturellement à Robert Didier que  le président Jullien-Jacques SABY va faire appel. Celui-ci accepte de reprendre cette responsabilité provisoirement. Il va l'assumer pendant 2 ans, jusqu'à la fin mai 2014, après une collaboration de six mois avec Michel  Hollard tout désigné par ses qualités pour reprendre le flambeau.

Au cours de ces dernières années, Robert Didier a présenté pour le public de l'UIAD, au CRDP, une douzaine de conférences notamment :

sur le peintre Van Gogh,sur le compositeur Tchaïkoski, sur les papes Alexandre VI et Jules II, sur l'écrivain Pierre Loti etc.

Robert Didier a été nommé Chevalier dans l'Ordre des Palmes Académiques en 2006. Il est actuellement vice-président honoraire de l'UIAD

  "Un peintre maudit du XVIème siècle: Le CARAVAGE"

Sa vie tumultueuse. Son oeuvre.

 Cette conférence va aborder la vie et l'oeuvre d'un peintre Italien du XVIème siècle : Michelangelo MERISI dit "Le Caravage".

Sa vie fut brève et tumultueuse ; il passa beaucoup de temps en prison suite à des rixes, des vols et, plus grave, à un meurtre. En peinture, ce fut le succès très vite ; ses œuvres amplifient le Baroque. Elle sont réalistes, théâtrales ; dans certaines paraît même la laideur physique. Pour l'époque, c'est déconcertant et scandaleux ; des procès seront engagés.

Disparu tragiquement à 39 ANS, son oeuvre sera reconnue tardivement. Ce n'est que vers 1920 qu'on le découvre véritablement. Le secrétaire de Paul Valéry, Berne -Joffroy, déclara même : " au lendemain de la Renaissance, ce qui commence avec Le Caravage, c'est tout simplement la peinture moderne ! "

 Au cours de la conférence, un vingtaine de reproductions des œuvres du Caravage seront projetées sur grand écran

  Maurice Barrès (1862-1923) écrivain et homme politique, figure de proue du nationalisme français

Mardi 19-01-2016 à 14:30
par Françoise Clément

Maurice Barrès ( 1862-1923 ) écrivain et homme politique, figure de proue du nationalisme français.

 Résumé :

        Après avoir prôné le " culte du moi ", Maurice Barrès publie LE ROMAN DE L'ENERGIE NATIONALE : LES DERACINES (1897), L'APPEL AU SOLDAT (1900) et LEURS FIGURES (1902). Depuis le Scandale de Panama et l'Affaire Dreyfus, il est l'un des maîtres à penser de la droite nationaliste. Pendant la Grande Guerre, dans ses articles quotidiens de L'ECHO DE PARIS, il est le chantre de l'Union sacrée.

 

  1916 : "DADA est une bombe" ! (histoire d'une avant-garde)

Jeudi 21-01-2016 à 14:00
par Catherine Coeuré

CV : 

Maître de Conférences honoraire, littérature et arts, Université Stendhal, enseigne à l’UIAD (cours littérature française avec M-J. Allamand, F. Clément).

 Résumé : 

1915, 1916 : en Suisse, pays neutre, un groupe de jeunes poètes et de  peintres veulent un art radicalement neuf. Témoignage de Jean Arp : « A Zurich, désintéressés des abattoirs de la guerre mondiale, nous nous adonnions aux Beaux-Arts. Tandis que grondait dans le lointain le tonnerre des batteries, nous collions, nous récitions, nous versifiions, nous chantions de toute notre âme. Nous cherchions un art élémentaire qui devait, pensions-nous, sauver les hommes de la folie furieuse de ces temps/…/ cet art devint rapidement un sujet de réprobation. 

  Romain Rolland, un écrivain pacifiste

Mardi 26-01-2016 à 14:30
par Georges Bafaro

Le conférencier

Agrégé de lettres modernes, professeur en classes préparatoires scientifiques et littéraires. Puis, inspecteur d'académie à compétence pédagogique à Grenoble de 1985 à 2005. Depuis ma retraite, j'assure de multiples engagements bénévoles, dont l'enseignement à l'UIAD.

La conférence

Je parlerai de cet écrivain honoré du prix Nobel en son temps, mais aujourd'hui assez peu connu du public et des manuels scolaires. Historiquement, il est l'auteur du premier roman-fleuve de notre littérature. Il laisse l'impression d'un penseur et d'un écrivain très hétérogène : polygraphe, passionné de musique, d'opinions politiques contrastées. Notre propos s'intéressera à un aspect essentiel de la pensée et de l’œuvre, le pacifisme, tel qu'il apparaît dans les œuvres et dans les prises de position publiques. Il s'interrogera sur les conséquences de cet engagement.

  Sociologie du deuil aux XXème et XXIème siècles

Mardi 02-02-2016 à 14:30
par Martin Julier-Costes

Martin Julier-Costes est docteur en sociologie et formateur pour des travailleurs sociaux à l'IFTS d’Échirolles.
Ses travaux portent sur le traitement social de la mort en Occident (fin de vie, rite, deuil). Il participe actuellement à une recherche nationale autour de la question du deuil en lien avec le numérique.

 Résumé:

Après avoir défini quelques éléments essentiels à la compréhension du processus de deuil, l'intervenant reviendra sur les changements majeurs que les pays occidentaux ont connus vis à vis de leurs rapports à la mort au XXème siècle. Nous pourrons ainsi mieux comprendre les enjeux du deuil qui se conjugue aujourd'hui via l'intime et n'est plus visible de la même manière qu'auparavant.
Nous terminerons l'intervention par la place des réseaux sociaux, du smartphone ou plus largement des photos et des vidéos, et leurs fonctions dans le processus de deuil. 


  Entre esprit de revanche et pacifisme : écrivains et cinéastes allemands face à la Grande Guerre (1919-1939)

Jeudi 04-02-2016 à 14:00
par François Genton

CV : François Genton est né en 1955. Il a fait ses études d'allemand à Nancy, Paris, Ratisbonne et à l'ENS de Saint-Cloud. Il est professeur  à l’université Stendhal-Grenoble 3. Ses recherches actuelles portent sur la culture populaire du XVIIIème siècle à nos jours .
Site:
http://ilcea4.u-grenoble3.fr/fr/membres/enseignants-chercheurs/ceraac/genton-francois-120060.kjsp 

 Entre esprit de revanche et pacifisme : écrivains et cinéastes allemands face à la Grande Guerre (1919-1939)

 Après la guerre, l’Allemagne et l’Autriche deviennent des républiques démocratiques dans des conditions politiques et économiques difficiles. La propagande militariste et la nostalgie de la puissance allemande restent vivaces et, dès 1925, Hindenburg, qui avait exercé durant le conflit une véritable dictature militaire, est élu Président de la République (dite de Weimar). Rien d’étonnant à ce que la flamme du militarisme soit maintenue aussi dans les arts, au cinéma comme dans une forme de littérature plus exigeante composée à partir de souvenirs ou de journaux de guerre, comme dans le cas du roman d’Ernst Jünger Orages d’acier, paru en 1920… et douze fois réécrit depuis ! Le discours dominant est combattu dès les dernières années de la guerre par un nombre grandissant d’intellectuels et d’artistes et c’est l’Allemagne qui produit avec "A l’Ouest rien de nouveau "(1928-1929) d’Erich Maria Remarque, le plus grand succès international parmi les romans anti-guerre de l'entre-deux-guerres. Il n’en reste pas moins que, face à l’évolution politique de l’Allemagne, l’utopie de la réconciliation universelle se voile, avant même l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler,  d’un certain découragement quant à la possibilité d’intégrer l’Allemagne dans une Europe pacifique et démocratique. Après 1933, une grande partie de l’élite intellectuelle et artistique de la nation, condamnée à l’exil, constate que ses mises en garde se heurtent dans les pays d’accueil à un pacifisme qui se fait des illusions sur le régime hitlérien. 

  Les quatre républiques de Pierre Mendès France

Mardi 09-02-2016 à 14:30
par Michel Hollard

 Michel Hollard :

Actuellement responsable des conférences de l'UIAD, il a été professeur d'économie à l'Université Pierre Mendès France. Il a eu l'occasion de rencontrer très souvent Pierre Mendès France entre 1966 et 1973 à Grenoble et a publié, avec Guy Saez « Politique, science et action publique – la référence à Pierre Mendès France et les débats actuels » (PUG 2010).

 Résumé :

Pierre Mendès France (PMF), né en 1907 à Paris, après une thèse d'économie, devient avocat puis un homme politique. Il devient un très jeune membre du deuxième gouvernement de Léon Blum, en 1938. Résistant, emprisonné par Vichy, il s'évade et, arrivé à Londres, s'engage dans l'aviation avant d'être appelé par de Gaulle à participer à Alger au gouvernement provisoire de la France libre. En 1954 il est élu président du Conseil, poste qu'il occupera 7 mois. Député de l'Isère de mars 1967 à juin 1968? il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont « la République moderne » (Gallimard 1962). Il a donc traversé trois républiques et proposé les grandes lignes de nouvelles institutions. On présentera les principales actions menées par PMF, les idées qu'il défendait ainsi que les  liens qu'il a noués avec Grenoble.

  

  La Colombie : café et cocaïne, mais aussi des richesses fabuleuses à découvrir

Mardi 01-03-2016 à 14:30
par Claude Schwartzman

Claude Schwartzman

La Colombie: un Eldorado si peu (re)connu depuis des siècles.

- La Colombie: café et cocaïne, mais aussi des richesses fabuleuses à découvrir.

C. Schwartzman a été directeur d'agences d'urbanisme en France. Son dernier poste a été en tant que directeur du développement et de l'aménagement de l'Université de Grenoble dans le cadre de la mise en place d'un programme de 400 M€ pour rénover, réhabiliter, construire de nouveaux équipements sur le Campus grenoblois (2 sites). De formation architecte, urbaniste et ingénieur, il a travaillé 6 ans en Colombie dans le cadre de la coopération franco-colombienne de 1983 à 1989 et retourne dans ce pays environ tous les 2 ans.

 

Le plan de la conférence:

Situation géographique, évolution historique, références patrimoniales, potentiel économique: un pays de régions en pleine dynamique et au grand cœur.


  Les lieux de convivialité à la Belle Epoque à Grenoble.

Jeudi 03-03-2016 à 00:00
par Alain Robert

Alain Robert, un passionné de l'historique de Grenoble et de sa région, recueille les documents, archives, cartes postales s'y rapportant, précieuses informations que l'on utilisera un jour. Il est actuellement, pour l'Isère, délégué de la Fondation du patrimoine, membre titulaire de l'académie delphinale et a reçu en 2011 la médaille d'honneur de la Société des écrivains dauphinois.

 A l'aide d'un diaporama, nous ferons une promenade dans les lieux de convivialité dans le Grenoble de la fin du XIXème siècle et de la première partie du XXème siècle. Après une courte introduction sur l'historique de la naissance de ces lieux, nous évoquerons le café de la Table ronde (un des plus anciens en France) et d'autres très nombreux à Grenoble : on en dénombrait plus de 600. Nous parlerons des grands restaurants (vous constaterez que nos anciens se tenaient bien à table!), des pensions de famille, des auberges, tavernes, brasseries, des Cabarets-Dancings, des Casinos et Music-Halls, des stands de tir, des boulodromes (n'oublions pas que notre cité était une ville de garnison et a compté jusqu'à 12000 militaires)...Nous nous attarderons sur l'hôtellerie et plus particulièrement sur l'historique des établissements les plus connus, le Grand Hôtel, le Majestic et l'Hôtel Lesdiguières.

 

  "Autour du système solaire, de Thalès à nos jours. Mythes et croyances et leur régression"

Mardi 08-03-2016 à 14:30
par Jean-Pierre Cohen-Addad

 
La contribution notoire de la civilisation grecque, antique, à la naissance de l’astronomie est impressionnante. S’appuyant sur l’observation du ciel, sans l’usage d’aucun instrument, plusieurs concepts ont été forgés progressivement pendant six siècles avant notre ère, sans avoir l’opportunité de les vérifier. Après la proposition audacieuse et majeure formulée par Copernic : toutes les planètes tournent autour du soleil, c’est au XVIIe siècle, époque charnière, que l’entreprise de vulgarisation de l’héliocentrisme se développera (Kepler, Galilée…). Elle suscitera une littérature de fiction et devra lutter contre les hiérarchies religieuses. La loi de gravitation de Newton ouvre ensuite l’ère des vérifications astronomiques conduisant, aujourd’hui, à l’exploration spectaculaire de l’histoire de l’Univers.

  Bertha Von Suttner (1843-1914), une vie pour la paix

Mardi 15-03-2016 à 14:30
par Jean-Paul Vienne

Cette femme hors du commun est tombée dans un très injuste oubli en France (mais pas dans le reste de l’Europe, ni en Amérique), alors qu’elle connut chez nous, en son temps (1843-1914), la même notoriété (immense) que partout ailleurs.
Je suis très profondément attaché à cette femme, laquelle, outre qu’elle permit comme aucune autre l’entrée des femmes dans la vie politique, mena une vie personnelle des plus romanesques, qu’aucun romancier n’oserait imaginer. Je m’emploie à rappeler sa mémoire, avec de plus en plus de succès, je dois le dire.
Je suis d’une part germaniste. J’ai notamment assuré la direction du séminaire d’allemand à l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) de Grenoble. J’ai également enseigné à Berlin et à Vienne (Autriche).
Et je me suis, d’autre part, depuis longtemps engagé pour  la cause de la paix. Je fais partie de la Commission d’Histoire du Bureau International de la Paix (ou International Peace Bureau) de Genève.

Jean Jaurès et Bertha von Suttner
C’est sans doute avec Jean Jaurès que Bertha von Suttner noua l’une de ses relations les plus personnelles. Ils ne firent connaissance l’un de l’autre qu’assez tard (sans doute en 1899). Mais tout les rapprochait en dépit de la différence de leurs origines sociales, et d’abord la même culture philosophique, mais aussi le même optimisme fondamental, la même foi en la perfectibilité de l’Homme, la même aspiration à la justice sociale, la même conviction que l’éducation du peuple, l’école de la Raison, était la clé d’un avenir de paix, d’une humanité meilleure. Lorsque Jaurès lui fit découvrir  l‘action de Condorcet en faveur de l’école publique, elle ne put s’empêcher de s’écrier : « Ah, que voilà un marquis selon mon cœur ! ».
Tous deux avaient aussi le même pouvoir de faire converger des énergies disparates et surmonter les clivages dogmatiques. Il reste encore à étudier dans le détail la correspondance privilégiée que le grand leader socialiste français entretint avec la grande pacifiste autrichienne ; mais on sait que rien de ce qui touchait l’humanité, tant sa culture que son avenir, ne leur était étranger. Leurs visions respectives de l’action pour un avenir toujours meilleur étaient absolument convergentes ; et on sait qu’ils étaient  tous deux d’excellents orateurs avec un fort pouvoir de persuasion. Tous deux furent également l’objet de railleries, d’attaques impitoyables de la part de leurs adversaires, les mêmes, en réalité, dans leurs pays respectifs.

  Les systèmes planétaires de la galaxie.

Jeudi 17-03-2016 à 14:00
par Bernard Silvestre-Brac

Bernard Silvestre-Brac a fait des études de physique à l’Université Joseph Fourier de Grenoble. Parmi ses professeurs de l’époque, des personnes bien connues de l’UIAD, comme Michel Soutif et Jean-Pierre Longequeue. C’est le professeur Jean Yoccoz qui l’a intégré dans le laboratoire qu’il dirigeait à l’époque, l’ISN, Institut des Sciences Nucléaires. Il a fait toute sa carrière comme chercheur au CNRS, mais a donné aussi beaucoup d’heures d’enseignement à l’UJF dans divers domaines de la physique. Il a commencé sa carrière en physique nucléaire théorique et s’est ensuite plutôt intéressé à la physique des particules élémentaires et a élaboré des théories pour la description de celles-ci en termes de quarks et de gluons. Il s’est beaucoup investi dans la vulgarisation des théories scientifiques modernes. 

Les systèmes planétaires de la galaxie

Cette conférence fait le point sur les connaissances concernant les systèmes planétaires présents dans notre galaxie.
Nous abordons tout d’abord l’aspect historique avec la configuration du système solaire, les découvertes majeures et les grands savants qui ont fait avancer nos connaissances.
Nous passons ensuite en revue tous les objets intéressants de notre système solaire, en donnant les caractéristiques, les points dignes d’intérêt, les missions spatiales qui les ont étudiés et leurs particularités spécifiques. Des photos illustrant les propos sont incluses sur chaque diapositive.
Nous faisons ensuite le tour des planètes hors du système solaire. Leur étude ne remonte guère qu’à vingt ans et leur intérêt fait qu’une part importante des astronomes prend part aux missions d’observation qui leur sont consacrées. Nous donnons les caractéristiques principales et nous mentionnons les méthodes d’analyse très fine qui ont permis leurs découvertes.

  Jean Giono : le personnage d'Angelo dans "Le cycle du Hussard"

Mardi 22-03-2016 à 14:30
par Huguette Perrin

Professeur certifiée de Lettres  classiques, licenciée d’italien, Chevalier des Palmes académiques.

Carrière à Grenoble, au Lycée Stendhal. Passionnée de Stendhal et de Giono.

Elle anime des visites et des sorties culturelles, a participé avec les enfants des écoles à une histoire de Saint - Martin- le- Vinoux.

Membre de Patrimoine et Développement et de la Société des Ecrivains Dauphinois.

 Jean Giono : le personnage d'Angelo dans « Le cycle du Hussard »

 

Quatre romans constituent ce que J. Giono appelait lui-même « Le cycle du Hussard ». Tous publiés après la guerre, entre 1949 et 1958, ce sont Angelo, Mort d'un personnage, le Hussard sur le toit et le Bonheur fou. L'on y voit naître le personnage d'Angelo, héros récurrent, qui traversera toute la chronique romanesque. Parti de Turin, après avoir tué un espion autrichien, le voici à Aix-en-Provence où il rencontre Pauline de Théus qui sera la femme très aimée, puis sur les toits de Manosque où sévit le choléra, et enfin dans l'Italie du Nord, cadre du Bonheur fou.

Angelo, proche du Fabrice del Dongo de la La Chartreuse de Parme, a comme lui, le goût du bonheur, la passion, la tendresse, la gaieté, la naïveté, l'intelligence. Il possède aussi le courage, le sens de l'honneur et le panache, toutes qualités qui font du Hussard un personnage chevaleresque, aristocratique, profondément humain et attachant.

L'action des romans se situe au XIXème siècle, mais les paysages sont bien ceux de la Haute Provence et de l'Italie du nord.

La narration est pleine de verve et d'allégresse qui rendent la lecture extrêmement captivante, Angelo représente bien le héros idéal de Giono.

 

  Mythes et réalités des voyages d'Arthur Rimbaud

Mardi 29-03-2016 à 14:30
par André Spaccarotella

André Spaccarotella

En menant de front les aspects familiaux – marié, trois enfants, huit petits-enfants – et les contraintes professionnelles de Directeur des relations humaines à l'international, en Europe et aux États Unis – ayant reçu une formation universitaire de psycho-sociologue, André Spaccarotella a su garder la pratique régulière du domaine de l'art sous toutes ses formes : littérature, peinture, sculpture, musique, cinéma...et notamment de la poésie.

A 20 ans, en écoutant des poèmes d'Arthur Rimbaud lus par Serge Reggiani ce fut le déclic d'une longue et fructueuse aventure poétique dont il est heureux d'assurer sa restitution personnelle par des analyses et choix d'extraits illustrés sur l’œuvre et la vie de ce météore de ma poésie française.


L’imprégnation poétique :
«  Le Bateau ivre » et « mauvais sang « (d’une saison en enfer) : mythes et réalités
Départ  - nature -  ville - femme  - couple - reconnaissance avec 2 poèmes.
L’aventure poétique et intellectuelle (entre 16 et 19 ans)
Le prodigieux linguiste - 2 poèmes.
L’aventurier (20 à 37 ans)
13 pays parcourus - Ventes d’armes.
Fin de vie misérable :
Retour en France
Tumeur au genou ; amputation
Mort à l’hôpital de Marseille en 1891, le 10 novembre.
Que reste-t-il d’Arthur Rimbaud :
Délire, alchimie du verbe
Son influence sur Paul Valéry, Paul Claudel, les surréalistes.




  Histoire de l'aluminium et de Péchiney dans les Alpes.

Jeudi 31-03-2016 à 14:00
par Anne Dalmasso

Anne Dalmasso
Spécialiste de l'Histoire des entreprises au XXème siècle, des territoires et de l'innovation.

Elle est notamment co-responsable de l’axe « Entreprises de l’aluminium et territoires des vallées » du programme du programme ANR franco québécois Fralubec (Histoire comparée de 2 multinationales de l’aluminium, Péchiney, Alcan) avec Lucie K. Morisset (Université du Québec à Montréal)

Elle est Professeure en histoire contemporaine, à l'Université Grenoble Alpes

 

Présentation de la conférence

En 1886, la même année quoique de manière indépendante, les dépôts de brevet, par le français Paul Héroult et l'américain Charles Martin, de la technique de la fabrication de l'aluminium par l'électrolyse, ouvrent la voie à l'industrialisation de la production d'un métal dont les usages allaient connaître un formidable essor. Le procédé nécessitant de grandes quantités d'électricité les vallées alpines vont se couvrir de centrales électriques et d'usines. La Maurienne devient la vallée de l'aluminium. La formation d'un réseau national réduit ensuite l'avantage énergétique des territoires alpins. Péchiney, qui a succédé à Alais Froges et Camargue, fait le choix de moderniser son site historique de St Jean de Maurienne dans les années 1980 et investit sur le site de Dunkerque sur un site plus conforme à la nouvelle donne industrielle. C'est ensuite le groupe Rio Tinto Alcan qui prend le contrôle de l'industrie de l'aluminium en France et menace le site de St Jean de Maurienne de fermeture. Celle-ci sera finalement évitée par la prise de contrôle du site par un consortium formé par le groupe allemand TRIMET et EDF.

  Napoléon-Les Cent jours. Lecture théâtrale costumée.

Mardi 05-04-2016 à 00:00
par Lisette Blanc Et Marcel Fakhouri


Lecture théâtrale costumée présentée en duo par Marcel FAKHOURY, dans le rôle du Général Cambronne, comte de l’Empire, et Lisette BLANC, dans celui de Pauline BONAPARTE, princesse Borghese, sœur bienfaisante de Napoléon.
Marcel FAKHOURY, auteur de la pièce , et Lisette BLANC, illustratrice, évoqueront les états d’âme de Napoléon, détenu sur l’Île d’Elbe ; son intention de s’évader pour rejoindre la France ; les péripéties de son évasion ; son arrivée à Golfe Juan le 1er mars 1815 ; son parcours jusqu’à Paris, en passant par Digne, Gap, Corps ; son passage à Laffrey ; son arrivée à Grenoble où il passa la nuit à l’hôtel des Trois Dauphins ; sa marche vers Paris en passant par Bourgoin et Lyon ; son arrivée à Fontainebleau ; son entrée triomphale aux Tuileries ; les événements qui suivirent jusqu’à la défaite de Waterloo, le 18 juin 1815.
Ils liront quelques passages de Mémoires d’un touriste de Stendhal, admirateur de Napoléon.
Marcel FAKHOURY, écrivain, poète et dramaturge et Lisette BLANC, illustratrice, peintre et lectrice , sont au service de la culture dauphinoise depuis plus de 17 ans.
Il est vice-président de la Société des écrivains dauphinois, chargé de la communication.
Elle est secrétaire générale, chargée des conférences.

Marcel FAKHOURY est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages dont la plupart ont été illustrés par Lisette BLANC. Il a obtenu une mention spéciale du Jury du Prix de l’Alpe, pour son ouvrage : « Le chevalier Bayard, vérité, erreurs, rumeurs ».

Lisette et Marcel sont détenteurs de plusieurs médailles et prix littéraires, dont la Médaille STENDHAL, du Professeur Del Litto. En août 2015, ils obtinrent le 1er Prix d’Honneur du 8ème salon du livre Ex-libris du Pays d’Allevard, pour leur ouvrage « La plume et le pinceau ».
Nous les retrouverons sur Youtube.

  La Grèce contemporaine : de l'indépendance à la crise de la dette

Mardi 26-04-2016 à 14:30
par Jean Marcou

Jean Marcou

 

Jean Marcou est actuellement Professeur des Universités à l’IEP de Grenoble (France) après avoir été pensionnaire scientifique à l’Institut Français d’Études Anatoliennes d’Istanbul où il a dirigé, de 2006 à 2010, l’Observatoire de la Vie Politique Turque (OVIPOT – http://ovipot.hypotheses.org/) et dont il reste chercheur associé. Il a été aussi directeur de la Section francophone de la Faculté d’Économie et de Sciences Politiques de l’Université du Caire (Égypte), entre 2000 et 2006, et coordonnateur du département francophone de Science politique de l’Université de Marmara (Istanbul), de 1988 à 1992.

Il est actuellement directeur des relations internationales de l’IEP de Grenoble et dirige actuellement, à l’IEP de Grenoble également, le Master « Intégration et Mutations en Méditerranée et au Moyen-Orient. » Ses principaux champs d’enseignement et de recherche concernent la vie politique turque (Constitutions, élections et partis politiques…), les transitions politiques dans le sud de l’Europe, l’Union Européenne, et l’évolution des équilibres politiques au Moyen-Orient (vue notamment au travers des politiques étrangères françaises turques et égyptiennes)

 

Il publie régulièrement articles et chroniques sur le site de l’OVIPOT :  http://ovipot.hypotheses.org/ : notamment, les bilans 2014 des politiques intérieure (http://ovipot.hypotheses.org/10700) et étrangère (http://ovipot.hypotheses.org/10769) de la Turquie.

 

Nombreuses interventions sur les médias (émissions de radio, télévision, interviews et articles de presse).

 

Ouvrages publiés :

Marcou (Jean) et Türkmen Füsun, Vingt ans de changement en Turquie (1992-2012), Paris, L’Harmattan, 2013.

 

Marcou (Jean) – La Nouvelle Egypte, idées reçues sur un pays en mutation, Le Cavalier Bleu, collection Idées reçues, Avril 2013

 

La conférence

Quelques points de repère :

La Seconde Guerre mondiale commença pour la Grèce lorsque l'Italie de Mussolini envoya un ultimatum inacceptable auquel Metaxas répondit par un Non désormais célèbre. La guerre italo-grecque, tournant au désavantage de l'Italie, entraîna l'intervention de l'Allemagne nazie. Occupée par l'Allemagne, l'Italie et la Bulgarie, la Grèce fut gouvernée par un régime collaborateur tandis que le roi, réfugié à l'étranger, animait un gouvernement en exil. À l'issue du conflit, le problème constitutionnel et la guerre froide entraînèrent la Grèce dans la guerre civile dans laquelle l'EAM-ELAS, son plus puissant mouvement de libération, dirigé par le Parti communiste de Grèce, fut impliqué. Celle-ci dura jusqu'en 1949.

La dictature des colonels est le nom donné au pouvoir politique en place en Grèce de 1967 à 1974, qui provoqua en outre l'exil du roi Constantin II monté sur le trône en 1964. Cette dictature est issue de la prise du pouvoir par une junte d'officiers alors dominée par Geórgios Papadópoulos

En 1981, après la dictature, le PASOK d'Andreas Papandreou accéda au pouvoir. La Grèce connaît alors une forte croissance économique, et des niveaux de vie jamais atteints auparavant, notamment grâce à la hausse du tourisme étranger en Grèce. Elle adhère à l'Union européenne en 1981, adopte la monnaie européenne en 2001. Le pays accueille les Jeux Olympiques en 2004 à Athènes. À partir de 2007, le pays est touché par la crise économique mondiale, il connaît en 2008 une grave crise budgétaire, et est forcé de demander l'aide de l'Union européenne, dont les drastiques conditions provoquent à partir de décembre 2008 une spectaculaire augmentation du chômage, une paupérisation rapide des classes moyennes, la multiplication des personnes sans domicile fixe et des émeutes dans les grandes villes.

Dès lors, la crise fait vaciller la stabilité de l'euro dans toute l'Europe, mais particulièrement en Grèce dont une fiscalité défaillante et des dépenses publiques non contrôlées aboutissent à des privatisations en cascade, au recul des services publics et aux rachats massifs par des capitaux étrangers (par exemple chinois).

 

  Bactéries nos amies, bactéries nos ennemies : un monde vivant en constante évolution.

Jeudi 28-04-2016 à 14:00
par Jacques Croizé

Bactéries nos amies, bactéries nos ennemies : un monde vivant en constante évolution

Le conférencier

 Enseignant à UIAD, Ancien : Pharmacien biologiste des Hôpitaux

Maitre de Conférences des Universités (Faculté de Médecine de Grenoble) Bactériologie

Praticien Hospitalier (CHU Grenoble) Laboratoire de Bactériologie

Président du CLIN CHU Grenoble de 1995 à 2011

La conférence

 Grâce aux travaux de Pasteur, Koch  et de leurs élèves, le monde bactérien est devenu un immense terrain à découvrir.  L’objectif initial était surtout de « traquer » les bactéries pathogènes. Aussi dans la fin du XIXème et début du XXème siècle les bactéries pathogènes (ennemies) responsables d’infections spécifiques telles tuberculose-lèpre-peste-choléra-botulisme, puis durant le XXème siècle celles responsables de légionellose, Lyme, ulcère gastrique ont été découvertes. Concurremment les bactéries responsables d’infections urinaires, pulmonaires, génitales par  d’autres  espèces bactériennes, ainsi que les bactéries amies sont découvertes  (flore commensale de l’homme, flore saprophyte ou peu pathogène de notre environnement végétal et animal). De même une troisième catégorie de bactéries dites opportunistes survenant sur des terrains affaiblis s’est intercalée entre ces deux grands groupes.  Ces connaissances associées aux progrès de l’hygiène, l’arrivée des antibiotiques, les vaccins ont permis de voir des diminutions de la fréquence des infections variables selon les pays.

Puis deux événements ont accéléré les connaissances ou les modifications du statut des bactéries : l’étude du génome bactérien et la pression de sélection des antibiotiques. Le premier permet de préciser non seulement la cartographie du génome d’une bactérie mais aussi la nature et le rôle bénéfique ou maléfique  des milliards de bactéries commensales humaines par l’étude du microbiote/microbiome  et ainsi d’ouvrir des pans de recherche sur leur implication dans des pathologies jusqu’ici non expliquées : obésité, autisme.. et sur les interactions entre le microbiote intestinal et le cerveau. Le second événement est  l’utilisation excessive des antibiotiques tant chez l’homme que chez les animaux qui a fait émerger des bactéries  polyrésistantes.  En leur permettant d’échapper aux traitements de base, elles vont passer devenirs des « super ennemies ». C’est le cas des BMR touchant des bactéries responsables infections liées aux soins (SARM, BLSE), ou du  Mycobacterium tuberculosis XDR touchant des infections communautaires.

 A coté de cet aspect chez l’homme, nous ne pouvons pas, ne pas évoquer à la fois  l’utilisation bonne des bactéries (ou champignons) : premiers antibiotiques, probiotiques , partenaires de fabrication d’aliments ou comme outil de fabrication de protéines/médicaments (biogenétique) mais aussi mauvaise comme arme potentielle dans le bioterrorisme.

  Peut-on parler d'une "révolution" du numérique?

Mardi 03-05-2016 à 14:30
par Jean-Pierre Verjus

Informaticien de la première heure (docteur en Informatique en 1968, Université de Grenoble), a enseigné dans différentes universités ou écoles en France et à l'étranger. En parallèle, il a bdirigé l’Institut National de Recherche en Informatique (INRIA) au niveau régional (à Rennes et à Grenoble) et national (à Paris). Depuis sa retraite de la fonction publique (2010), il s'est consacré à convaincre les décideurs de l’urgence d’anticiper l’arrivée du numérique dans toutes les sphères économiques, administratives, éducatives, culturelles et sociétales. C’est à ce titre qu'il a fondé DIGITAL GRENOBLE. 

Résumé

Beaucoup de facteurs soulignent ce que j'appelle l’évidence numérique. Citons en 3 : (1) Tout ce que l’être humain sait « formaliser » pour faire répéter à d’autres les mêmes gestes, un processus, une réalisation concrète …. peut être traduit en un programme, en une mission opérée par un robot physique ou immatériel ; (2) Il suffit d’observer la vitesse avec laquelle la jeune génération a adopté les nouveaux terminaux mobiles et le Web pour se convaincre que tout objet et tout service doit être accessible via ces nouveaux outils ; (3) à un niveau plus philosophique, il faut prendre conscience que le numérique est non seulement le 3eme moyen (en sus du langage et du calcul) d’élaborer une démarche, une conceptualisation, une action, mais en plus qu’il transforme voire remplace ces deux outils fondamentaux « old school » 
La conférence commencera par expliquer comment le numérique a envahi notre monde physique et immatériel, selon 3 cercles concentriques, comme le langage et les mathématiques l’ont fait dans le passé. On expliquera très simplement les bases informatiques  à l’origine du numérique, puis quelques termes parfois abscons qui envahissent notre environnement : cloud, big data, calcul haute performance, internet des objets …. On terminera en expliquant comment une métropole telle que Grenoble doit se transformer, dans toutes ses dimensions (économiques, culturelles et sociétales) et comment Digital Grenoble entend y contribuer. 

  Torah, Bible, Coran : trois livres pour un seul Dieu?

Mardi 10-05-2016 à 14:30
par Christophe Batailh

Torah, Bible, Coran : trois livres pour un seul Dieu ?


"
  Un jour les hommes sont passés du polythéisme au monothéisme. C'est une révolution culturelle et spirituelle … était-ce un progrès?
  Chaque monothéisme ayant produit un livre, nous soulignerons les particularités, les différences et le caractère de la Torah, de la Bible et du Coran. Nous verrons ainsi, pour chaque monothéisme, quelle est l'image de Dieu qui se dégage du texte.
  Enfin, parce qu'elle est d'actualité, il nous faudra aborder la question de la violence : est-elle à l'origine de chaque religion? ou bien vient-elle des hommes?

 

 


  Les grands progrès des traitements en Cardiologie ces 40 dernières années.

Mardi 17-05-2016 à 14:30
par Jacques Machecourt

Jacques Machecourt

Professeur de Cardiologie à la faculté de médecine, ancien responsable du Pôle Cardiovasculaire et Thoracique CHU Grenoble, ancien membre de la HAS.

 

Depuis la réalisation du premier pontage aorto-coronaire en 1968 les avancées thérapeutiques se sont succédé dans le domaine de la prise en charge des cardiopathies ischémiques, tant du point de vue interventionnel (angioplastie coronaire, les « stents », traitement des troubles du rythme…) que des traitements médicamenteux. Ces grandes avancées, associées à une prise en charge encore insuffisante des grands facteurs de risque de développement de ces maladies, ont permis une diminution importante de la mortalité cardiovasculaire, mais ont généré aussi des controverses toujours en cours sur l’utilisation de certaines classes thérapeutiques.

  La pauvreté médiévale : Saint François d'Assise et les Lettres italiennes

Mardi 04-10-2016 à 14:30
par Gérard Luciani

Le précepte évangélique de pauvreté n'a, dans la Chrétienté de l'An Mil, qu'une importance relative, mais au XIIe s, la société évolue, et on note une aspiration généralisée en ce sens. Avec l'accord de la Papauté, l'Ordre des Frères Mineurs, fondé par François d'Assise (1181-1226), met fortement l'accent sur ce point et connaît un succès fulgurant. Après la mort de François, on relève divers essais d'accommodement avec sa Règle. De là naissent deux courants : les Conventuels partisans d'une Pauvreté mitigée, et les Spirituels optant pour la Pauvreté la plus rigoureuse et critiquant l'attitude de Rome. L'un d'eux, Iacopone da Todi (1230-1306), met au service de sa cause un tempérament bouillant de poète-pamphlétaire et laissera une oeuvre en vers considérable. Un peu plus tard, dans sa Divine Comédie, Dante (1265-1321) évoquera les conflits de l'Ordre autour de Dame Pauvreté.

Gérard LUCIANI
Enseignant d'italien dans divers lycées  et dans l'Enseignement supérieur: Assistant, (Paris-Sorbonne);  Maître de Conférences, puis Professeur de Langue et Littérature italiennes à Grenoble et Chambéry). Doctorat sur le théâtre vénitien au XVIIIe s (Carlo Gozzi).Traductions de classiques (Dante, Machiavel, Goldoni, Pirandello, etc.:) Collection Folio-bilingue, Paris, Gallimard.

 

  Faire face à la pauvreté chez nous : les restos du cœur.

Jeudi 06-10-2016 à 14:00
par Brigitte Cotte Et François Sauterey

Depuis 1985, date de leur création par Coluche («  j’ai une petite idée »), les Restos du Cœur viennent en aide aux plus démunis en faisant face à une demande sans cesse accrue et à un environnement de plus en plus difficile.
* Qui sont les Restos du Cœur ?
* Comment fonctionnent ils ?
* Quelles  populations accueille-t-on ?
et d’autres questions que vous pouvez vous poser.
 
Au cours de cette conférence, les Responsables des Restos du Cœur de l’Isère essayeront d’apporter les réponses qui vous permettront de mieux les connaître.

Les intervenants :
François Sauterey a rejoint les Restos du cœur en 2007.
Après avoir assuré plusieurs postes au sein des Restos, il est actuellement responsable du suivi des centres de l’Isère et de la gestion des Bénévoles.
  
Brigitte Cotte a rejoint les Restos du cœur en 2010.
Après avoir été responsable du centre de distribution et accueil de jour de Grenoble Chorier 2011 à 2014; elle assure aujourd’hui la présidence des Restos du Cœur de l’Isère. 

  De l'humanitaire à l'humanisme.

Mardi 11-10-2016 à 14:30
par Guy Caussé

DE L’HUMANITAIRE A L’HUMANISME
De tous temps, l’humanitaire a accompagné les populations en détresse victimes de cataclysmes naturels ou de la folie des hommes.

Soulager le malheur, redonner de la dignité et défendre les droits humains, c’est notre action. Si l’humanitaire est secours, l’humanisme est protection et promotion des mêmes droits dans le prolongement de nos actions. Dénoncer et interpeller, responsabiliser la société civile et les politiques, c’est aussi notre mandat au nom de la dignité humaine.

Le conférencier :

Médecin grenoblois, Guy Caussé participe à la fondation en 1985 de l'antenne de Médecin du monde qu'il dirige pendant 20 ans. Il a parcouru toutes les zones de guerre de ces dernières décennies. Il devient, en 1990, l'un des coordonnateurs des missions de MDM en Afghanistan puis de toutes les ONG françaises dans ce pays.

  Histoire et perspectives d'une entreprise régionale performante : Allimand, concepteur-constructeur de machines à papier.

Jeudi 13-10-2016 à 14:00
par Franck Rettmeyer

De 1850 à 2016, 166 ans de développement du Groupe ALLIMAND, concepteur -
constructeur de machines à papier.
Histoire de 2 familles qui, d’un simple Atelier d’entretien de machines à papier, ont fait
d’ALLIMAND le constructeur n° 1 au monde des machines à papier techniques à haute
valeur ajoutée, produisant en France et exportant 85% de sa production.
Voyage aux travers des décennies, le Groupe ALLIMAND s’impose par ses hommes, sa forte culture de développement de produits et Process, sa présence en Europe, en Asie et aux Etats Unis.

Franck RETTMEYER:
Depuis 1994 Président Directeur Général de la société SAFEM à Angoulême (France), Fonderie et Mécanique
Depuis 1997 Président Directeur Général de la société ALLIMAND à Rives (France), Constructeur de machines à papier
Depuis 1997 Délégué Consulaire de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Grenoble
Depuis 1999 Administrateur de l'AGEFPI (Association de gestion de l'école française de papeterie et des industries graphiques)
Depuis 2000 Vice Président du Groupe PAPIER du SCIPAG EMBALCO Syndicat des constructeurs de machines pour les industries du papier du carton, des arts graphiques de l'emballage et du conditionnement - France.
Depuis 2005 Président du SCIPAG EMBALCO
Depuis 2006 - Administrateur du CTP (Centre Technique du Papier. Membre du Comité Directeur de l’ATIP (Association Technique de l’Industrie Papetière)
Depuis 2008 Administrateur de Grenoble INP-PAGORA (Ecole internationale du papier, de la communication imprimée et des biomatériaux).
Depuis 2009 Président du SYMOP Groupe Papier, Syndicat des Entreprises de Technologies de Production.

  "Nunavik. En terre inuit" : un peuple de l'Arctique et une exposition au Musée dauphinois.

Mardi 18-10-2016 à 14:30
par Chantal Spillemaecker

« Nunavik. En terre inuit » : un peuple de l'Arctique et une exposition au Musée dauphinois.

Pourquoi le Grand Nord fascine-t-il tant ? Comment des hommes et des femmes peuvent-ils vivre sur des terres si hostiles à nos yeux ? L’exposition emporte le public vers un ailleurs lointain et glacé pour tenter de comprendre ceux qui se nomment désormais Inuit (les humains) et non plus Esquimaux. Ces communautés perpétuent au Nord du 55e parallèle, une culture ancestrale, largement bouleversée au cours du XXe siècle et tentent de résister aux convoitises du monde occidental.

Fruit d’une collaboration franco-québécoise, l’exposition rassemble dans une scénographie originale plus de 150 objets traditionnels, photographies historiques et œuvres d’art issus des collections des Musées de la Civilisation de Québec, de l’Institut Culturel Avataq et du Musée des Confluences. Précieux vêtements, outils, sculptures, estampes et témoignages viennent ainsi illustrer toute l’ingéniosité et la créativité dont ce peuple autrefois nomade a fait preuve à travers le temps. La conférence portera sur ces thèmes.

 

Chantal Spillemaecker

Conservateur en chef au Musée dauphinois, elle est commissaire d’un grand nombre d’expositions et a dirigé quantité de publications sur le patrimoine régional. Directrice du Musée Hector-Berlioz jusqu’en 2015, elle a conduit la réhabilitation de la maison natale du compositeur et une programmation culturelle renouvelée chaque année.

Découvrant en Alaska et au Canada les cultures du Grand Nord, elle réalise en 2016 l’exposition « Nunavik. En terre inuit » présentée au Musée dauphinois jusqu’au 2 janvier 2017.

 

  Les grandes économies asiatiques face au défi climatique : la Chine.

Jeudi 10-11-2016 à 14:00
par Jean-Marie Martin Amouroux

L'Asie au coeur du défi énergie-climat (I)

Réunie à Paris en décembre 2015, la COP a suscité une mobilisation internationale en défense du climat, mais elle n'a pas suffisamment attiré l'attention sur les pays dont les politiques énergétiques sont déjà, et seront de plus en plus, au coeur du défi énergie-climat. Parmi eux, la Chine et l'Inde qui, en 2050,  absorberont plus de 30% de l'énergie primaire et près de 40% de l'électricité produites dans le monde.

La Chine

La maîtrise de sa croissance démographique et la réorientation récente de sa croissance économique peuvent-elles être accompagnées d'une transition énergétique susceptible de limiter la dégradation de l'environnement et l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre ? Un retour sur l'histoire de l'énergie en Chine aide à éclairer les politiques industrielles, technologiques et internationales qui ont la plus grande influence sur l'orientation des approvisionnements énergétiques. 

  Animisme et traditions en Afrique de l'Ouest : Mali, Burkina Faso, Bénin, Togo.

Mardi 15-11-2016 à 14:30
par Jackie Klein

Description

  Les grandes économies asiatiques face au défi climatique : l'Inde.

Jeudi 17-11-2016 à 14:00
par Jean-Marie Martin Amouroux

L'Asie au coeur du défi énergie-climat (II) jeudi 17 novembre 2016
Réunie à Paris en décembre 2015, la COP a suscité une mobilisation internationale en défense du climat, mais elle n'a pas suffisamment attiré l'attention sur les pays dont les politiques énergétiques sont déjà, et seront de plus en plus, au coeur du défi énergie-climat. Parmi eux, la Chine et l'Inde qui, en 2050,  absorberont plus de 30% de l'énergie primaire et près de 40% de l'électricité produites dans le monde.
L'Inde
En 2050, avec 1,7 milliard d'habitants, soit 400 milions de plus que la Chine, elle sera le pays le plus peuplé du monde mais un certain nombre d'Indiens peineront toujours à se procurer les sources d'énergie  indispensables à une vie moderne. Quels sont les obstacles, géologiques, industriels, géopolitiques et sociaux à un développement plus rapide de l'approvisionnement énergétique ? Justifient-ils les difficultés d'une transition énergétique away from fossil fuels ? L'histoire de l'énergie en Inde peut aider à répondre.
Jean-Marie MARTIN-AMOUROUX
Qui a assuré un cours d'économie à l'UIAD a été successivement
- Directeur de l'Institut Economique et Juridique de l'Energie (1968-82) puis de l'Institut d'Economie et de Politique de l'Energie de Grenoble de 1988 à 1990. 
- Vice-président de l’Université Pierre Mendes-France 1970-1980 
- Vice-président et rapporteur général du Groupe Long Terme Energie du Commissariat Général au Plan (1982-83)
*Conseiller technique au cabinet du Ministre de la Recherche et de la Technologie (1984-86)
*Président du Pôle Universitaire et Scientifique Européen de Grenoble (1991-95)
*Secrétaire général de l'Encyclopédie de l'Energie, depuis 2014.
Il est l'auteur de nombreuses publications dans le domaine de l'énergie et s'est concentré dans les années récentes sur la question de l'utilisation et de la production du charbon dans le monde. Il est l'auteur de
- Processus d’industrialisation et développement énergétique du Brésil. Institut des Hautes Etudes d’Amérique latine, Paris, 1966, 377 p.
- L'économie mondiale de l'énergie. Paris : La Découverte, Collection Repères, 1990, 126 p. 
- Economie et politique de l'énergie. Paris : A.Colin, Collection Cursus, 1992, 192 p.
- (en collaboration avec B. Bourgeois et D. Finon). Energie et changement technologique. Une approche évolutionniste. Paris, Economica, 2000, 488 p.
- Charbon : les métamorphoses d’une industrie. Paris : Technip, 2008, 420 p.

  Un modèle pour l'évaluation scientifique de la qualité des lacs alpins. L'exemple du "tableau de bord" du lac Léman.

Mardi 22-11-2016 à 14:30
par Dominique Fontvieille

Les grands milieux aquatiques ont, de tous temps, été de forts attracteurs pour les communautés humaines et animales, pour des raisons vitales et, plus tard, pour des raisons économiques.
Ils focalisent en grand nombre des activités très diverses et parfois contradictoires, dont l'équilibre nécessite une véritable gestion. Les structures intercommunales, voire internationales, qui en sont en charge ont pour objectif de restituer et de maintenir la "bonne qualité" du système concerné, un objectif qui fait face à deux difficultés majeures :
• une définition qui se prête à autant d'interprétations que d'"utilisateurs" des lacs.
• des systèmes dont le fonctionnement est complexe, pour partie encore inconnu et difficile à décrire de façon synthétique.
Pour preuve de ces difficultés, alors que la Commission Internationale pour la Protection des Eaux du Léman (CIPEL) a été instituée en 1963, son 1er "tableau de bord" a été publié au cours de son Plan d'Action 2001-2010.
La vision intégrée qu'il donne de la qualité du lac Léman fait de cet indicateur un outil indispensable à l'ensemble des acteurs de la vie socio-économique centrée sur le lac.

Le conférencier :
Professeur des universités (PR1) jusqu'au 31/08/2013, Université de Savoie (actuellement Université Savoie Mont Blanc). Il a été embauché à l'Université de Savoie en tant qu'assistant en 1970, après avoir fait ses études supérieures à l'UJF.
Il a fait toute sa carrière à l'Université de Savoie, avec deux interruptions, l'une pour le Service National en tant que scientifique du contingent (au CRSSA, alors installé dans l'hôpital Desjenettes à Lyon), l'autre pour un stage post doctoral, d'un an également, à L'institut of Ecosystem Studies, Millbrook, NY, lié au New York Botanical Garden.
Professeur émérite depuis le 1/09/2013.
Thématiques de recherche
- Ecologie microbienne et plus spécifiquement : Processus d'autoépuration dans les eaux courantes. 
- Impacts des composés biocides sur les communautés microbiennes fixées (biofilms) des milieux aquatiques (milieux naturels et installations humaines). 
- Mécanismes de régulation des bactéries potentiellement pathogènes au sein des communautés microbiennes fixées : cas de Legionella pneumophila. 

  Les croyances meurtrières.

Mardi 29-11-2016 à 14:30
par Jean Marichez

Ces croyances religieuses qui causent des guerres.
Face aux radicalisations religieuses que nous observons partout avec effroi, nous sommes ébahis par la force des croyances et par l’énergie qu’elles développent. Les croyances seraient-elles causes de guerres ou de conflits ? Peut-on les tempérer ?
Comment les empêcher d’être meurtrières ?
Comment vivre ensemble, entre peuples aux croyances différentes et contradictoires?
Face aux extrémistes qui tuent au nom de Dieu, les croyants sages et modérés tiennent-ils le bon discours ?

Le conférencier :
Jean Marichez collabore avec l’Ecole de la paix Grenoble où il étudie les conflits, les guerres, les croyances et les résistances civiles qui permettent à des peuples de se libérer de l’oppression.
Il est l’auteur de La guerre par actions civiles (1998), Croyances meurtrières (2011) et Face à l’islamisme (2015).

  Les tziganes : la vie de Bohème? (en lien avec l'exposition du Musée dauphinois).

Jeudi 01-12-2016 à 14:00
par Olivier Cogne

Description

  Penser le changement climatique : 17ème-21ème siècle.

Mardi 06-12-2016 à 14:30
par René Favier

La conférence :

Longtemps, le climat n’a pas eu d’histoire. Au mieux (au pire), les fautes des hommes étaient-elles considérées comme responsable du développement des intempéries. A partir de la seconde moitié du 18e siècle, commence à s’imposer l’idée que l’action anthropique pouvait exercer son influence. Les découvertes d’Arrhénius le confirment à la fin du 19e siècle. Mais la perspective d’un réchauffement (consécutif au développement industriel) fut alors analysée de manière positive, le réchauffement étant considéré comme un rempart contre les grandes glaciations. Ce n’est que dans la dernière décennie du 20e siècle que le réchauffement climatique est devenu une « menace », incarnée en Europe par la canicule de 2003.

René Favier

Professeur émérite d'histoire moderne, Université Grenoble Alpes, il a enseigné plusieurs années à l'UIAD.

Ses recherches portent principalement sur trois sujets :

•     Histoire urbaine de la France d'Ancien Régime (principaux axes de recherche : les villes et le territoire, l'aménagement urbain, histoire sociale urbaine)

.     Histoire des Alpes

•    Histoire sociale des risques naturels dans la France d'Ancien Régime

 

  Les compagnons du Tour de France dans la littérature (Georges Sand, etc.).

Mardi 13-12-2016 à 14:30
par Françoise Clément

Les Compagnons du Tour de France dans quelques romans du 19ème siècle (George Sand, Eugène Sue).

Dans les années 1840, G.Sand et E.Sue défendent la cause du peuple. 
Ils peignent la condition misérable des ouvriers et expliquent qu'elle est améliorée par l'association, par exemple le Compagnonnage. Ils s'intéressent aussi aux sociétés  secrètes.
                     G.Sand : Le Compagnon du tour de France (1840)
                     E. Sue : Le Juif errant (1844)

  Les compagnons du Tour de France : un réseau de transmission du savoir.

Jeudi 15-12-2016 à 14:00
par Jean-Marie Mazière

Description

  Colette, une femme de lettres sans tabou dans la région grenobloise.

Mardi 03-01-2017 à 14:30
par Christiane Mure-Ravaud

S’intéresser à Colette, c’est d’abord s’aviser du remarquable talent de plume de cette femme hors du commun ; c’est aussi découvrir la grande liberté qu’elle s’octroie dans la conduite de sa vie. Après sa rupture avec son premier mari Willy qui exploite sans scrupules ses dons d’écriture, elle s’affranchit de toutes les contraintes sociales et morales de son temps. Pour gagner son indépendance financière, elle choisit de jouer dans des pantomimes dont le public raffole à la Belle Époque et qui mettent en valeur sa plastique impeccable. Ne craignant ni la marginalisation, ni le scandale, elle n’hésite pas à s’exhiber, dans des tenues souvent affriolantes, sur les scènes parisiennes, comme dans les villes de province où elle part en tournée, sans renoncer pour autant à une vraie carrière littéraire. Si elle vient soigner dépression nerveuse et arthrite dans la célèbre station thermale d’Uriage, elle se produit à plusieurs reprises avec sa troupe à Grenoble où la presse locale, enchantée par les prestations de ces artistes de music-hall, ne tarit pas d’éloges sur leur spectacle, leur grâce, leur professionnalisme.

Christiane Mure-Ravaud, agrégée de lettres, nous fait revivre, non sans humour, ce passé quelque peu tumultueux d’un auteur qui a su affirmer sa liberté et son originalité aussi bien dans sa vie privée que dans son œuvre. Membre de l’Académie Delphinale et de plusieurs autres associations culturelles telles que Patrimoine et Développement du Grand Grenoble, les Écrivains Dauphinois…, elle a donné bon nombre de conférences sur les poètes et les romanciers de passage dans notre province. Après avoir consacré à Rousseau puis à Lamartine les deux premiers ouvrages de ses Escapades littéraires en Dauphiné, elle s’apprête aujourd’hui à publier un troisième livre sur le couple mythique Aragon-Triolet réfugié dans la Drôme pendant la sombre période de l’Occupation et la Résistance.

 

 

 

  Entre Dauphiné et Tchécoslovaquie, un couple passeur de culture : Suzanne Renaud (1889-1964) et Bohuslav Reynek (1892-1971)

Jeudi 05-01-2017 à 14:00
par Annick Auzimour

Entre Dauphiné et Tchécoslovaquie, un couple passeur de culture : Suzanne Renaud (1889-1964) et Bohuslav Reynek (1892-1971).
Dès sa naissance en 1918, la jeune république tchécoslovaque a vu ses artistes et poètes se tourner vers la France. Malgré la « trahison » de 1938 qui eut pour conséquence de pétrifier leur nation sous les jougs nazi puis soviétique, les Tchèques continuent encore aujourd’hui d’aimer notre pays, sa langue, sa culture, ses paysages. 
Cette vive attirance a été incarnée au siècle dernier par un couple remarquable : le poète et graveur tchèque Bohuslav Reynek (1882-1964) uni à Grenoble en 1926 à la Dauphinoise Suzanne Renaud (1889-1964), elle aussi poète. Durant la période de l’entre-deux-guerres, Reynek, fin traducteur de poésie et de littérature française et allemande, révéla à son pays nombre de grands auteurs français dès la parution de leurs œuvres. Suzanne Renaud, de 1936 jusqu’à sa mort (en Tchécoslovaquie), livra dans sa poésie la nostalgie de son Dauphiné mais aussi son sentiment de la nature, la beauté de Prague ou le charme des traditions folkloriques tchèques et moraves. Passeurs de culture, ces deux artistes nous ont légué un précieux héritage. Tous deux ont été particulièrement honorés en République tchèque ces dernières années. D’importantes rétrospectives de l’œuvre graphique de Bohuslav Reynek ont eu lieu à Prague et dans différentes villes du pays, accompagnées de publications consacrées à chacun des deux artistes.
Un patrimoine que l’on découvre ou redécouvre aujourd’hui dans le Dauphiné natal de Suzanne Renaud. 
La conférence sera illustrée par un diaporama sur l’œuvre graphique de Reynek.
Illustration : Église de Vaulnaveys-le-Haut I (pastel, 1929)

Annick Auzimour :
Présidente-fondatrice (1993) de « Romarin. Les Amis de Suzanne Renaud et Bohuslav Reynek », association à vocation éditoriale : http://www.renaud-reynek.com
Auteur avec la collaboration de spécialistes français et tchèques du catalogue raisonné numérique de l’œuvre graphique de Bohuslav Reynek.
Commissaire d’expositions consacrées à Suzanne Renaud et Bohuslav Reynek depuis 1985 (Grenoble, Paris, Prague, Nîmes).
Fondatrice (2014) du fonds de Dotation Renaud Reynek.

  Figures de peintres et discours sur l'art dans la littérature (XIXème, XXème et XXIème siècles).

Mardi 10-01-2017 à 14:30
par Patrice Terrone

Description

  La pervenche (de Madagascar) et l'if, sources de deux anticancéreux très actifs. Une belle aventure bien française.

Jeudi 12-01-2017 à 14:00
par Roger Barlet

Roger Barlet est enseignant retraité depuis l'extrême fin du siècle dernier !  

Enseignant-chercheur de chimie, il a fait toute sa carrière à Grenoble à l'université Joseph Fourier et a terminé comme Professeur et Directeur du Laboratoire Interdisciplinaire de Didactique des Sciences Expérimentales (LIDSE).

Son intérêt pour l'enseignement universitaire et les difficultés d'apprentissage étudiant ne s’est jamais démenti. Ceci l'a amené à exercer des responsabilités importantes (accueil des étudiants, rédaction d'un ouvrage sur la méthodologie, responsabilité de filière...) en premier cycle universitaire scientifique.

Par ailleurs co-auteur de 12 ouvrages d'enseignement en chimie organique et en chimie physique (les 2 derniers chez Lavoisier en mai 2014) il a animé et coordonné le travail de nombreux collègues dans ce domaine.

Il a enseigné à l'UIAD, de 2006 à 2014, un module de chimie : successivement « chimie et société », « chimie et énergie », « chimie et monde des plantes »

Spécialiste de chimie organique, investi dans le champ des mécanismes réactionnels et de la stéréochimie, il a accompli un stage de 9 mois chez P. Deslongchamps à Sherbrooke (Québec), en tant qu'affecté temporaire au CNRS.

Il a enseigné pendant 5 ans la chimie organique en première année de médecine ... ce qui peut-être a contribué à son intérêt pour la chimie des médicaments...et leur fabrication à partir de matières premières issues des plantes.

  Montagne et pesanteur : les risques géologiques.

Mardi 17-01-2017 à 14:30
par Robert Marie Et Yannick Robert

La conférence sera animée par Robert MARIE géologue et Yannick ROBERT géomorphologue
L’objectif de cette conférence est de faire prendre conscience que la plupart des phénomènes générateurs de risques sont naturels, c’est à dire qu’ils résultent de l’action « normale » de la pesanteur et de l’érosion. A travers plusieurs exemples de chutes de pierres, d’éboulements, de glissements et de crues torrentielles, l’accent sera mis sur les difficultés d’appréhension des phénomènes pour lesquels la pratique du doute et une dose d’humilité sont nécessaires. Les conséquences en matière d’urbanisation et d’activités anthropiques seront également abordées.
Robert MARIE a travaillé depuis 40 ans sur les problèmes de risques naturels en montagne dans le cadre d’expertises privées et au sein des services RTM (Restauration des Terrains en Montagne) de l’ONF (Office National des Forêts), services opérationnels spécialisés dans l’analyse et le traitement de ces phénomènes. Il est intervenu aussi bien dans les Alpes que dans les Pyrénées, en particulier en cartographiant les phénomènes naturels, en établissant des PPR, et en assistant les services préfectoraux en période de crise. Ancien chef de la cellule « expertise et connaissance du risque » au sein du service RTM de l’Isère, il sera assisté de Yannick ROBERT, géomorphologue, son successeur dans ce service dont le parcours et l’expérience sur ces problématiques de risques en montagne est similaire. 

  Les monnaies complémentaires locales : quel rôle?

Jeudi 19-01-2017 à 14:00
par Virginie Monvoisin

La conférence :
On fera le point sur la notion et l'intérêt d'une monnaie complémentaire, avant d'aborder les projets locaux.
Qu’est-ce qu’une monnaie locale complémentaire ?
C’est une monnaie qui fonctionne localement en parallèle de l’euro.  L’une ne remplace pas l’autre, elles circulent en même temps.
Le but est de :
Favoriser l'économie locale
Résister à la spéculation et relancer l’économie réelle
Permettre aux citoyens de s'impliquer dans la gouvernance de leur monnaie
Soutenir la transition énergétique  et respecter l'environnement
Encourager la confiance et l'entraide
Le CAIRN est le projet de monnaie locale complémentaire pour Grenoble-Alpes-Métropole. Où en est-il ? 
La conférencière
Virginie Monvoisin est enseignant-chercheur à Grenoble école de Management depuis 2011.Sa thèse et ses travaux de recherche portent sur l'économie monétaire, la macroéconomie et le pouvoir. Actuellement, elle travaille plus précisément sur le rôle et le métier du banquier. Parmi ses publications, on peut noter Whats the Use of Banks, especially after the Crisis? (Review of Keynesian Economics, 2013), Le métier du banquier et le risque : La dénaturation des fonctions de financement du système bancaire (Cahiers d'économie Politique, 2012), Banque et financement coopératif : La question du financement des sociétés de personnes (in L'entreprise coopérative: le management de demain ?, 2013). 

  L'épopée de Louis Mandrin : contrebandier, brigand mais généreux envers les pauvres.

Mardi 24-01-2017 à 14:30
par Robert Didier

L'épopée de Louis Mandrin ; contrebandier, brigand, mais généreux avec les pauvres.
Natif de St Etienne de St Geoirs, Louis Mandrin s'adonne à la contrebande dès son adolescence et, au fil des années, s'entoure de plusieurs centaines d'hommes organisés sous une forme militaire et en devient le chef .
Cette bande organisée va combattre ceux qui empêchent la contrebande : les collecteurs d'impôts, les Fermiers généraux. Ceux-ci sont haïs par la population en raison des abus qu'ils commettent, notamment envers les plus modestes.
En 1754, Mandrin décide d'engager la lutte contre les Fermiers généraux. Provocations, combats de plus en plus fréquents et chaque fois des blessés et des morts. 
Les Fermiers généraux font alors appel au roi (Louis XV), lequel envoie des troupes pour mettre fin à cette situation de "guérilla" récurrente.
Mandrin est arrêté le 12 mai 1755 , jugé et exécuté à Valence le 26 mai 1755.
Robert Didier. Vice-président honoraire de l'UIAD, a fait carrière en qualité de cadre administratif dans une importante société d'édition à son agence de Grenoble. Dès sa pré-retraite, adhère à l'UIAD et pendant 18 années assumera la responsabilité des conférences.
NB : Les passionnés peuvent consulter le PROJET MANDRIN
 ou assister au documentaire "1725-1755 les années Mandrin" le 13 Février-20h à Bourg St Maurice au cinéma "Le coeur d'or" et le 14 Février-20h à Aix les Bains au cinéma "Le Victoria". Les séances gratuites  seront suivies d'un débat et d'une présentation du Projet Mandrin. 

  L'ART NOUVEAU en Europe et à Grenoble.

Jeudi 26-01-2017 à 14:00
par Nad Delage

Description

  Mémoires d'un torrent de l'Oisans, la Romanche.

Mardi 31-01-2017 à 14:30
par Bernard François

  L'histoire de la présidentielle en France (1965-2012)

Mardi 07-02-2017 à 14:30
par Jean-Pierre Béroud

Depuis 1965, l'élection par le peuple du Président de la République constitue l'événement majeur de notre vie politique. 
Les Français, dans leur majorité, semblent apprécier cette grand messe que constitue l'élection présidentielle qui est à chaque fois l'occasion d'un rêve collectif doublé de l'attente de l'homme providentiel.
Pourtant, cent ans plus tôt, en 1848, l'élection de Louis Napoléon Bonaparte à la Présidence de la République déboucha sur le coup d'Etat du 2 décembre 1851 et la fin de la Seconde République.
Cet épisode malheureux rendit pendant longtemps incompatibles République et élection du Président au suffrage universel direct.
Sous les 3° et 4° Républiques, il sera l'élu des Assemblées Parlementaires 
Malgré le renforcement considérable de ses pouvoirs, la Constitution de 1958 ne prévoit pas à l'origine son élection par le peuple.
La réforme constitutionnelle de 1962 parachève l'œuvre des Constituants sans faire l'économie de la plus grave crise politique qu'ait jamais connu la 5° République.
Les 9 élections présidentielles qui se sont déroulées depuis 1965 ont toujours désigné un candidat issu de l'une des deux coalitions politiques de droite ou de gauche.
Sans modifier ses prérogatives, l'élection directe du Président a conforté sa position dans un régime de type semi présidentiel et bipolarisé le paysage politique au détriment des extrêmes et du centre.
En sera-t'-il  de même en 2017?

Jean-Pierre Béroud 
Ancien chargé de cours de la Faculté de droit 
Ancien conseiller à la Cour d'Appel  

  Hubert Dubedout (1922-1986), maire de Grenoble de 1965 à 1983; une pensée en action

Jeudi 09-02-2017 à 14:00
par Pierre Frappat

Hubert Dubedout fut maire de Grenoble de 1965 à 1983. Ces années ont été marquées par la transformation majeure de la ville : Jeux olympiques de 1968, construction de la maison de la Culture, du Village olympique et de la Villeneuve, réhabilitation du centre-ville et des vieux quartiers, mise en place d'un réseau ambitieux de transports en commun.
Trente ans après sa mort, on garde de Dubedout l'image forte d'un bâtisseur mais, surout, d'un innovateur, dont l'action était conduite par de grandes idées politiques : refus des discriminations, volonté d'assurer la transparence des actions menées et d'y associer les Grenoblois, nécessité d'une responsabilité assumée des élus.
Pierre Frappat présentera dans sa conférence une biographie centrée sur les débuts de l'homme public et l'essentiel des quelques soixante-dix  textes rassemblés dans l'ouvrage paru aux PUG en novembre 2016.
Le conférencier
Pierre Frappat, ancien professeur d'économie et journaliste a beaucoup publié sur Grenoble. Auteur de Grenoble, le mythe blessé et de Geo Boulloud, le métallo de Dubedout, fut conseiller municipal aux côtés de Hubert Dubedout entre 1971 et 1976.

  La "chasse" aux juifs en Isère (1943-1944).

Mardi 14-02-2017 à 14:30
par Tal Bruttmann

A partir de septembre 1943, l’ensemble du département de l’Isère se trouve sous occupation allemande. Alors que depuis l’été 1940 la France connaît la mise en œuvre d’une législation antisémite promue par le régime de Vichy, à partir de 1942 commencent les déportations massives de Juifs dans le cadre de la « solution finale ». Facilitée initialement par Vichy, avec l’organisation de grandes rafles, comme celle du 26 août 1942 en zone libre, la « solution finale » connaît un second temps, celui de la « chasse aux Juifs », organisée par la police allemande à travers l’ensemble du territoire français. En Isère, c’est à partir de septembre 1943 que celle-ci se met en place, avec l’occupation du département par les Allemands, qui succèdent aux Italiens. En moins d’une année, ce sont près d’un millier de Juifs qui sont arrêtés, et parfois exécutés sur place, par les unités allemandes impliquées dans ces opérations, épaulées par des ultras collaborateurs français qui jouent un rôle de premier ordre dans cette tâche. Bridés du temps de Vichy, ces ultras de la collaboration, défenseurs d'une idéologie antisémite diffusée de longue date par certains partis politiques, se déchaînent dès 1943. 

Tal Bruttmann

Les travaux de Tal Bruttmann (chercheur rattaché à l’EHESS ) portent sur les politiques antisémites en France pendant la guerre et sur la « solution finale » en Europe. Auteur notamment de La Logique des bourreaux (Hachette Littératures, 2003), Au bureau des Affaires juives. L’administration française et l’application de la législation antisémite, 1940-1944 (La Découverte, 2006) et Aryanisation économique et spoliation en Isère (Presses universitaires de Grenoble, 2010). Il vient de publier aux éditions de la Découverte un essai sur l’histoire d’Auschwitz (2015) et à coécrit avec Christophe Tarricone en 2016 Les 100 mots de la Shoah (PUF, Que sais-je).

  (Petite) histoire des cimetières de Grenoble, de l'Antiquité à nos jours.

Mardi 07-03-2017 à 14:30
par Huguette Perrin

Première mention de l'existence de la petite cité de Cularo, dans une lettre de M. Planus à Cicéron en 43 av. J.C. Elle est entourée d'une enceinte au IIIème siècle de notre ère. Les inhumations se font à l'extérieur, les premières nécropoles sont le long du chemin qui va à Vienne, au pied du Mont Esson (le Rachais) ; la plus importante est celle de St Laurent ; elles constituent une vaste banlieue funéraire, aux VI et VIIe siècles.
Outre Saint Laurent, on en signale d'autres rive gauche, autour de la Place Notre-Dame et hors les murs, et encore autour de deux églises paroissiales aujourd'hui disparues : St Jean, Pl. St André et St Pierre, église des Dominicains dont le couvent se trouvait à l'arrière de la place Grenette (rues Philis de Charce et République), puis St Vincent, devenue St Hugues, à côté de laquelle fut bâtie la Cathédrale actuelle. Plus tard, un cimetière occupait la Pl. Notre Dame. Il fut transféré en 1696 dans un bastion de l'enceinte Lesdiguières, au bord de la rue Pascale des Mûriers (aujourd'hui rue de l'Alma). Il devient le cimetière principal de la ville, puisque rattaché à la Cathédrale. C'est dans ce cimetière que fut inhumée Henriette, la jeune mère tant aimée du petit Henry Beyle, devenu Stendhal.
Dans ces époques, on inhumait aussi souvent dans les églises et les couvents, fort nombreux. A la fin du XVIIIème siècle Grenoble, qui compte entre 23000 et 24000 habitants, dispose de 4 cimetières : le cimetière St Hugues des Mûriers, le plus vaste, le cimetière St Louis pour St Louis (1670) et St André, et le cimetière St Joseph (1697), tous les trois hors les murs. Le 4ème, St Laurent, reste un petit cimetière paroissial que la ville rachète en 1779. Pendant la Révolution, ils sont fermés, vendus comme biens nationaux ou confisqués par l'armée.
Le 2 janvier 1800, Grenoble ouvre un nouveau cimetière au bord du Drac, au lieu-dit Les Pourettes, près du chemin de Fontaine, assez loin de Grenoble, pour des raisons d'hygiène mais les Grenoblois répugnent à porter leurs défunts aussi loin et dans un endroit désolé et presque abandonné : la plaine à l'ouest de Grenoble, n'était que bancs de graviers, brassières, rosiers et broussailles, et de plus, on observe que le terrain est impropre aux inhumations.
Il fallait en trouver un autre : on s'arrête enfin au terrain du cimetière actuel, situé près de l'Isère au Mas de St Roch. L'ancien cimetière du Drac fut abandonné. Rien n'en fut conservé, pas même une croix (seule une stèle...), pour rappeler que là furent inhumés 8 à 10 000 habitants de Grenoble.
Le Maire, Charles Renauldon, achète en 1808 le terrain de l'Isle St Roch, ou Ile-verte, couvert de chênes et de jardins. Il est solennellement béni par l'évêque le 19 août 1810, avec un grand concours de population.
La chapelle actuelle date de 1826.
Le Cimetière a été agrandi plusieurs fois : 2 hémicycles derrière la chapelle, des bandes de chaque côté. Il possède aujourd'hui 25000 concessions sur plus de 13 ha.
On a ouvert en 1941, sur la commune de la Tronche, le cimetière des Sablons. 
Il est très intéressant et émouvant de retrouver, au fil des promenades le long des tombes, tant de figures connues ou inconnues du Grenoble d'autrefois.
Le conférencier : 
Professeur certifiée de Lettres  classiques, licenciée d’italien, Chevalier des Palmes académiques. Carrière à Grenoble, au Lycée Stendhal. Passionnée de Stendhal et de Giono. Elle anime des visites et des sorties culturelles, a participé avec les enfants des écoles à une histoire de Saint - Martin- le- Vinoux. Membre de Patrimoine et Développement et de la Société des Ecrivains Dauphinois.


  Les femmes et les mathématiques.

Jeudi 09-03-2017 à 14:00
par Serge Cecconi

Si l'on regarde les lauréats de la médaille Fields  (considérée comme l'équivalent du prix Nobel de mathématiques)  depuis la création du prix en 1936, sur les 52 médailles décernées, pas une seule n'a été attribuée à une femme.
Y aurait-il des différences de type biologique entre un cerveau masculin et un cerveau féminin ?
Comment peut-on expliquer cette désaffection féminine pour les carrières scientifiques en général et mathématiques en particulier. Sexisme biologique ou sexisme culturel ?
Un petit tour dans notre histoire pour débusquer toutes les mathématiciennes de Pythagore à nos jours nous permettra peut être d’apporter un éclairage différent sur cet absence de parité.

  L'Union européenne face au défit du Brexit : un nouveau risque ou une nouvelle chance politique.

Mardi 14-03-2017 à 14:30
par Henri Oberdoff

L’Union européenne face au défi du Brexit : un nouveau risque ou une nouvelle chance politique ?
Pour la première fois, un peuple européen a décidé par référendum de quitter l’Union européenne. Les britanniques préfèrent une nouvelle fois, selon la célèbre formule de Winston Churchill, « le grand large au continent ». Ils viennent de faire un choix historique à l’issue d’un processus démocratique. On pensait cela impossible et pourtant c’est arrivé. C’est un nouveau défi pour la construction européenne, encore plus difficile que ceux de l’économie et de la forte poussée migratoire. Est-ce cette fois ci le début de la dilution de l’Union européenne ? 
Au fond, ce processus de départ d’un Etat est d’une certaine manière à la fois un risque et une chance. Les populistes européens, de plus en plus nombreux en Europe, exploitent ce résultat pour accélérer une forme de désintégration européenne en faisant croire qu’il s’agit du nouveau sens de l’histoire européenne. 
Et si ce départ des Britanniques était une chance de clarifier le processus d’intégration. Cette nouvelle crise peut montrer toute la richesse du projet européen indispensable pour aborder ensemble les défis de notre siècle. Nos responsables politiques se doivent de présenter une vision stratégique pour la construction politique d’une vraie solidarité européenne, donc bien, « une Union sans cesse plus étroite entre les peuples européens » et pas seulement un marché unique. Le fameux rêve de la « paix perpétuelle » pour le continent européen doit rester le fondement essentiel du projet d’intégration.
Le conférencier : Henri Oberdorff est professeur émérite de droit public à l’Université de Grenoble-Alpes et président de l’Université populaire européenne de Grenoble. Il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages sur l’Union européenne

  "Vers une hégémonie allemande? L'Allemagne et l'Europe hier et aujourd'hui".

Jeudi 16-03-2017 à 14:00
par François Genton

L’Allemagne dans l’Europe, c’est d’abord une longue histoire que l’exposé tentera de raconter avant de rappeler le nouveau départ qu’a pu représenter le Traité de Rome. Différents « couples franco-allemands » se succédèrent pour faire tourner le « moteur franco-allemand ». Ce moteur tourne-t-il encore ? Faut-il plutôt parler d’un moteur en panne auquel se serait substitué un moteur de secours allemand qui n’exprimerait plus que la volonté de puissance de notre prospère voisin ? L’Allemagne a-t-elle renoncé au grand projet que fut et que demeure l’Union européenne ?

  Le temps des incertitudes : l'Union britannique et l'Ecosse après le vote du Brexit

Mardi 21-03-2017 à 14:30
par Keith Dixon

Le temps des incertitudes : L'Union britannique et l'Ecosse après le vote sur le Brexit
Les deux faits politiques marquants de cette dernière décennie au Royaume-Uni ont  été la montée des nationalismes intra-britanniques, notamment le nationalisme écossais, et la désaffection grandissante d'une partie de la population britannique envers l'Union européenne, débouchant sur la promesse de l'ancien Premier ministre britannique, David Cameron d'organiser un référendum sur le maintien ou non de l'état britannique au sein de l'UE, référendum qui a eu lieu en juin 2016. Au cours de cette intervention nous essayerons de cerner la "question écossaise" dans sa dimension historique comme dans son expression politique actuelle et  d'explorer les relations complexes qu'ont  entretenu l'Etat britannique  et ses dirigeants politiques avec la construction européenne. Les conséquences, à court et à moyen terme, du vote favorable au Brexit, notamment sur l'unicité de l'Etat britannique, seront également examinées.
Keith Dixon est Professeur honoraire de civilisation britannique à l'Université de Lyon 2 et auteur de plusieurs ouvrages sur la politique britannique contemporaine. Il dirige La Bibliothèque écossaise aux éditions Anne-Marie Métailié

  Berlin

Jeudi 23-03-2017 à 14:00
par Ursula Bernard

Berlin à nouveau capitale de l'Allemagne : un quart de siècle de mutation

Berlin en 2016 :
Berlin se présente aujourd’hui comme métropole cosmopolite, dynamique, ouverte à toutes les expériences créatives. Il n’y a pas encore si longtemps, son image était toute autre.
Plus d’un quart de siècle après la chute du mur de Berlin en novembre 1989, il est intéressant de faire le point, à l’instar des Allemands qui ont commémoré en 2015 les 25 ans de l’unification de l’Allemagne.
Il faut se demander : Quelle a été la situation de la ville dans les années qui ont précédé la chute du mur ? Quels changements ont été réalisés à partir de ce moment clé de l'histoire de la ville ? Quelle est aujourd'hui l'image de Berlin, redevenue capitale de l'Allemagne ? 
Ursula Bernard
Ancienne Maître de Conférences d’allemand à l’Université Stendhal, Grenoble III; est titulaire d'un diplôme d'enseignement de français et d'histoire en Allemagne, de l'agrégation d'allemand en France, d'un doctorat portant sur les écrivains allemands ayant trouvé asile en France pendant le 3ème Reich; s'est spécialisée dans l'histoire et l'actualité de l'Allemagne et des pays germanophones.

  L'histoire de l'UIAD, de sa fondation à nos jours.

Mardi 28-03-2017 à 14:00
par Robert Didier Avec Un Témoignage De Luc Moreau

Description

  Présentation du livre « Histoires du bout du monde, une anthologie des récits de voyage en Patagonie ».

Jeudi 30-03-2017 à 14:00
par Philippe Grenier

Le livre : c’est l’ultime produit de cette imprégnation par la Patagonie au fil  d’un demi-siècle : il  rassemble les récits les plus remarquables, présentés et annotés, d’une centaine de voyageurs de tous pays ; ils s’échelonnent du XVIème au XXème siècle et, une bonne moitié d’entre eux étant restée inconnue des lecteurs francophones, ils ont été traduits de l’espagnol et de l’anglais. « Il manquait à la légendaire Patagonie cette anthologie des plus envoûtants récits d’aventure, choisis pour leur richesse documentaire, leur qualité littéraire et leur intérêt historique… Voici l’ouvrage de référence sur ce bout du monde… », écrivait son éditeur belge, lui aussi « patagonophile » confirmé, sur la 4ème page de couverture de ce livre de 1200 pages paru en octobre 2003. Assertion assez juste puisqu’il a déjà commencé à être pillé…   
L’auteur : géographe, Directeur de recherche retraité du CNRS, a consacré sa vie professionnelle à la compréhension des rapports entre les sociétés et leurs espaces, sur des terrains variés (Australie, divers pays africains, et surtout le « Cône Sud » de l’Amérique Latine (Argentine et Chili). Un séjour de sept années au Chili, consacré à l’enseignement universitaire et à la recherche, l’a conduit à construire une « liaison » durable avec la Patagonie, argentine et chilienne, scandée par des publications scientifiques ou grand public. 

  (Re)lire les mémoires d'outre-tombe.

Mardi 04-04-2017 à 14:30
par Georges Bafaro

Il s'agit de découvrir ou de redécouvrir une des œuvres maîtresses du XIXe siècle par son sujet et sa densité. Les Mémoires d'outre-tombe sont considérées aujourd'hui comme le plus grand ouvrage de François-René de Chateaubriand, écrivain dont l'influence sur la littérature romantique et, au-delà, sur tout son siècle, a été décisive.
Lire  ou relire les Mémoires d'outre-tombe, c'est parcourir en détail un demi-siècle bien agité de l'histoire de France. C'est aussi vivre auprès d'un personnage extraordinaire, dont la longue vie fut à elle seule une sorte de roman. Grands événements et petite histoire, autobiographie d'une âme passionnée, témoignage lucide et désenchanté sur une époque troublée, visites de lieux célèbres ou sauvages, autant de sujets d'intérêt palpitant, présentés à travers une écriture hors du commun. 

Georges Bafaro, ancien professeur de Lettres en classes préparatoires littéraires et scientifiques, a été I.P.R. dans l'académie de Grenoble de 1985 à 2005. Il enseigne à l'UIAD l'orthographe et la grammaire et assure chaque année un cycle de conférences en littérature française. 

Plan de la conférence

1. Vie de Chateaubriand et l'histoire des Mémoires d'outre-tombe
2. Les Mémoires, un poème lyrique
3. Les Mémoires, un poème épique
4. Les Mémoires, moment de la littérature frse

Ce plan est susceptible d'évoluer au fil des mois

  Les femmes sont-elles des « égales » en politique ?

Jeudi 06-04-2017 à 14:00
par Brigitte Périllé

La reconnaissance de la citoyenneté pleine et entière des femmes, en France ne va pas de soi.

La Révolution française fût un rendez-vous raté pour les femmes. Cet échec les a poursuivies pendant 150 ans et, une fois le droit de vote obtenu, 45 ans ont été encore nécessaires pour que la Nation accepte de les promouvoir dans les fonctions et les responsabilités au plus haut niveau de la République. Le vote des lois sur la parité en est le révélateur. Jusqu’à présent, 7 lois ont été nécessaires pour faire progresser leurs places et leurs rôles au sein des différentes assemblées élues. Aujourd’hui, si le gouvernement est paritaire, celle-ci n’est toujours pas appliquée au parlement. Pourquoi ? Les freins ne proviennent-ils pas d’autres sphères de la société ? Qu’en est-il exactement et quelles sont les perspectives ? 

Brigitte Périllié
Ancienne Vice-présidente au Département de l’Isère
Ancienne présidente de l’Association des femmes élues de l’Isère
Conseillère municipale à Vif


  l'Iran et ses voisins en 2017 : le poids du passé, les conflits actuels et les perspectives d'avenir.

Mardi 11-04-2017 à 14:30
par Yann Richard

Comment l’Iran, qui a bouleversé le monde entier par sa révolution en 1979, peut-il être compris aujourd’hui comme une force de stabilité dans une région bousculée par l’islamisme radical et par des violences où interviennent de nombreuses puissances locales et lointaines?

Les enjeux, les hydrocarbures, l’islam politique, la question palestinienne, touchent nos intérêts et on voit l’Iran intervenir tantôt comme une force d’équilibre raisonnable, tantôt comme une puissance régionale incontrôlable. La conférence donnera quelques éléments pour placer la question dans le contexte historique et géostratégique.

Yann Richard, professeur émérite à la Sorbonne nouvelle, a séjourné en Iran pendant la Révolution de 1979. Il a publié sur l’islam chi’ite et sur l’histoire de l’Iran moderne, par exemple L’Iran de 1800 à nos jours (Paris, Flammarion, nouvelle édition augmentée, 2016).

  Histoire des femmes ingénieurs.

Mardi 02-05-2017 à 14:30
par Claire Schlenker

Les femmes dans les Ecoles d'ingénieurs en France, un bref historique
Par Claire Schlenker
Professeure honoraire à Grenoble INP
Alors que l'enseignement secondaire féminin n'est mis en place en France qu'en 1880, les programmes du baccalauréat ne deviennent quasi identiques pour les filles et les garçons qu'en 1924. Il semble cependant que la première Ecole d'ingénieurs qui ait ouvert officiellement ses portes aux femmes fut l'Institut de chimie de Toulouse en 1908. La première femme diplômée de l'Institut Polytechnique de Grenoble (IPG) le fut en 1912. Quelques Ecoles, comme l'Ecole Centrale, acceptent des femmes pendant la guerre de 14-18 sous la pression économique et démographique. En 1925, une ingénieure diplômée de l'Institut d'électrotechnique de Grenoble (IEG, IPG), Marie Paris, crée l'Ecole Polytechnique Féminine, école qui jouera un rôle important pour féminiser le métier d'ingénieur. Ce n'est qu'en 1947 que toutes les Ecoles Nationales Supérieures d'Ingénieurs (ENSI) acceptent les femmes. En 1972, l'Ecole Polytechnique s'ouvre enfin aux femmes. En dépit de ces évolutions, le taux moyen de femmes diplômées ingénieurs restent très faible jusque dans les années 1970, par exemple voisin de 1% à l'Institut Polytechnique de Grenoble (INP). Ce taux augmente rapidement entre 1970 et 1990 pour atteindre 18% au niveau national. Entre 1970 et 2013, la progression de la féminisation se poursuit et il y a 29% de femmes diplômées dans les Ecoles d'ingénieurs françaises en 2015. Cependant les femmes vont majoritairement dans les Ecoles d'agronomie et de sciences de la vie (21%) et on n'en trouve par exemple que 4% dans les Ecoles d'électricité. De nombreux efforts sont faits actuellement pour encourager les jeunes filles à s'engager dans des études scientifiques et techniques. L'avenir dira s'ils conduiront à la parité dans un avenir pas trop lointain.
La conférencière
Professeure honoraire de physique à l’Institut Polytechnique de Grenoble. Elle a effectué sa carrière à Grenoble au sein de l'Ecole Nationale Supérieure de Physique de Grenoble (ENSPG, maintenant intégrée dans l'Ecole Phelma de Grenoble INP) et dans les laboratoires du CNRS (maintenant Institut Néel). Elle a été Directrice du Laboratoire d'Etudes des Propriétés Electroniques des Solides du CNRS, Conseillère au Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche et Directrice de l'ENSPG. 
Elle est Officière de la Légion d'Honneur.

  Où va la Chine? Et ses PME high tech sont-elles vraiment innovantes?

Mardi 09-05-2017 à 14:30
par Rui Luo Et Armand Chanel

Depuis les années 80,  la Chine de DENG XiaoPing a pris son essor  pour atteindre une croissance accélérée, à 2 chiffres,  pendant les deux décennies 90 et 2000 et  devenir un des moteurs les plus puissants de l'économie mondiale. Cependant, depuis quelques années, le taux de croissance ralentit (à 8%, puis 7 %, et 6% prévus en 2017 par le FMI ) alors que les déséquilibres s'accentuent (déséquilibre entre investissement et consommation, déséquilibre démographique, crise écologique, bulles immobilière et boursière) : tout ceci inquiète le monde entier et interroge sur la capacité de l'économie chinoise à poursuivre un développement soutenable à long terme. Que faut-il en penser ? Où va la Chine ? 
En particulier, face au défi de la transition économique chinoise,  est-ce que les PME chinoises à Haute Technologie sont aussi innovantes que leurs homologues françaises?  
Pour tenter de répondre à toutes ces questions, nous nous appuierons sur les études académiques et sur notre expérience "de terrain"...
Rui LUO
Doctorat en management de l'innovation, enseignant à l'UGA (Université Grenoble-Alpes), à l'UIAD (Université Inter-Ages) et à l'Université de Chongqing (Province du Bassin rouge en Chine), tuteur et intervenant à l'IAE (Institut d'Administration Economique) de Grenoble pour les séminaires des doctorants. Il a participé à plusieurs recherches sur le thème de l'innovation des PME à haute technologie, dont la dernière sera exposée lors de la conférence. 
Armand CHANEL
Ex-enseignant  à l'Université de Grenoble en sciences sociales (Sciences économiques, Sociologie et Science politique)
Actuellement, retraité qui effectue régulièrement des missions en Chine pour enseigner le FLE (Français comme Langue Etrangère) aux étudiants chinois qui souhaitent poursuivre leur études en France (universités de Nankin et de Shenyang). En préparation, un ouvrage franco-chinois en collaboration avec des auteurs français et chinois : "Réussir ses études universitaires en France".
Amateur curieux de la civilisation chinoise depuis plus de 35 ans ( étude du mandarin; voyages de découverte des diverses régions de ce pays-continent; lecture de la littérature chinoise et amateur des films chinois...)

  Le vieillissement n'est plus ce qu'il était...

Jeudi 11-05-2017 à 14:00
par Marie Prévost Et Michel Villaz

Marie Prévost : Le vieillissement aujourd'hui
Après un doctorat en neuroscience de l'Université McGill à Montréal et 5 ans de recherche, je suis depuis 1 an la fondatrice de La Fabrique à Neurones, une entreprise qui propose de l'entraînement cérébral, en groupe, aux particuliers et aux entreprises.
"Le vieillissement de la population en France, et ailleurs, est au cœur de l'actualité ces derniers temps. Pour exemples : début 2016, une loi a été votée pour l'adaptabilité de la société aux personnes âgées ; le gouvernement a créé un site dédié aux personnes âgées et aux ressources dont elles auraient besoin; la silver économie est en plein essor ; et l'OMS a déclaré priorité mondiale le « bien vieillir ». La population vieillit mais qu'est-ce que ça veut dire ? Cette conférence présentera ce qu'est le vieillissement au niveau biologique et cérébral puis nous discuterons de l'évolution du vieillissement ces 40 dernières années, dans son aspect social et dans sa dimension santé."
Michel Villaz : L'immortalité, un fantasme mortifère
Neurobiologiste, ancien directeur de recherche à Grenoble, autrefois responsable d’une
équipe INSERM ‘Canaux Ioniques et Signalisation’, à la retraite conseiller scientifique
d’associations de malades.
"Les mouches espèrent vivre quelques semaines, les humains quelques décennies, les
oliviers quelques siècles : une disparité de longévité reflétant une injustice de la nature ?
des stratégies différentes de survie au cours de l’évolution ? une fatalité du temps fini que
chaque espèce vivante doit subir dans l’inégalité ? L’espèce humaine a pris le pouvoir sur
son environnement, et fait des efforts contradictoires pour changer son espérance de vie
et son bien-être: parfois à la baisse pendant les épisodes de guerre, en tendance générale
à la hausse par une combinaison de facteurs d’hygiène, conditions de travail, vaccination,
éducation. Au point que certains individus, nourrissant leur utopie de visées
technologiques, rêvent d’immortalité. C’est un cauchemar ignorant de la biologie, qui nous
montre comment la vie se perpétue par transmission de génomes dans un équilibre
dynamique entre stabilité et adaptabilité, et ignorant de la politique où le destin de
l’humanité se dessine dans les rapports de force internes à notre espèce en co-évolution
avec l’environnement naturel.
De quoi avoir envie de continuer à faire vivre des lieux comme l’UIAD pour y réfléchir !"

  La Tunisie six ans après la révolution.

Mardi 16-05-2017 à 14:30
par Chérif Ferjani

La conférence

La Tunisie a été le point de départ de ce qu’on a appelé « le printemps arabe » avec le soulèvement qui a chassé du pouvoir Ben Ali et mis fin au règne de son parti-Etat. Six ans après, malgré la victoire électorale des islamistes et leur tentative d’instaurer leur ordre à la place de la dictature déchue, en dépit de la persistance et de l’aggravation des problèmes sociaux et économiques à l’origine de la révolution, et nonobstant le danger de la menace terroriste intérieure et extérieure, la Tunisie continue à représenter l’espoir le plus prometteur d’un changement démocratique dans la rive sud de la Méditerranée : Comment expliquer la formidable résistance opposée par la société civile tunisienne aux islamistes comme aux nostalgiques de la dictature déchue ? Quels sont les ressorts de cette résistance ? Comment peut-elle encore tenir dans un contexte local, régional et international marqué par une « révolution conservatrice qui avance sans masque » ? A ces questions, et à celles d’un public de plus conscient des implications de ce qui se passe dans le Sud de la Méditerranée pour les peuples de la rive Nord de Mare nostrum, la conférence du 30 mars 2017 essayera d’apporter sinon des éléments de réponse du moins des pistes de réflexion.

Le conférencier
Mohamed-Chérif Ferjani : Professeur émérite de Science Politique, d’islamologie et de civilisation arabe de l’Université Lumière Lyon2, auteur de travaux concernant les rapports entre le politique et le religieux dans les mondes de l’islam, la laïcité, les droits humains, les questions de transition, la gestion de la diversité, l’enseignement relatif aux faits religieux, etc., dont :
- Religion et démocratisation en Méditerranée, Editions Riveneuve, Paris 2015/ Nirvana, Tunis 2016
- Le politique et le religieux dans le champ islamique, Fayard, Paris 2005
- Islamisme, laïcité et droits humains,  Amal Editions, Tunis, 2012 (réédition actualisée d’Islamisme, laïcité et droits de l’homme, l’Hamattan, Paris, 1992)
- Les voies de l’islam, approche laïque des faits islamiques, CRDP de Franche-Comté/Le Cerf, Besançon/paris, 1996
- Prison et liberté, Mots Passants, Tunis, 2015
Mohamed Chérif Ferjani est un ancien prisonnier politique en Tunisie (de 1975 à 1980). Il est membre fondateur de la section tunisienne d’Amnesty International et de plusieurs associations œuvrant pour la paix, l’amitié entre les peuples et la défense des libertés et droits humains dont l’Association Rhône-Alpes des Amitiés Arabo-Juives (RAJA-TIKVA), du Cercle Condorcet et de l’association Averroès à Lyon.

  Quel avenir pour la France et l'Europe dans le secteur spatial mondial?

Mardi 26-09-2017 à 14:00
par Geneviève Fioraso

Description

  Héros et héroïne de la mythologie grecque sur les plateaux de théâtre : l'Illiade, l'Odyssée et Antigone

Mardi 03-10-2017 à 14:00
par Malika Bastin-Hammou (En Liaison Avec La Mc2)

L’accueil à la MC2 en octobre de L’Iliade et L’Odyssée, mis en scène par Pauline Bayle et Antigone 82, mis en scène par Jean-Paul Wenzel, sera l’occasion de revenir sur différentes mises en scène de ces textes qui ont marqué l’histoire du théâtre, de l’Antiquité à nos jours.
 Intervenante : Malika Bastin-Hammou, professeure de langue et littérature grecques à l’Université Grenoble-Alpes.
Malika Bastin-Hammou est spécialiste du théâtre antique et de sa réception. Elle a traduit plusieurs comédies et tragédies grecques pour la scène contemporaine : Antigone, Œdipe roi, Iphigénie chez les Taures, les Acharniens, la Paix… Elle enseigne le grec ancien et l’histoire du théâtre antique à l’Université Grenoble Alpes.

  Le barrage du Sautet (1900-1950); prouesse technique, aventure humaine

Jeudi 05-10-2017 à 14:00
par Jean-Paul Zuanon

Description

  Du Dauphiné à l'Auvergne-Rhône-Alpes. Les mutations d'un cadre territorial (18e-21e siècle)

Mardi 10-10-2017 à 14:00
par René Favier

Dans le cadre du 40e anniversaire

  La chanson populaire : la connaît-on vraiment? (en liaison avec l'exposition "si on chantait la, la, la, la" du Musée dauphinois)

Mardi 17-10-2017 à 14:00
par Franck Philippeaux

Description

  Système solaire et formation de la Terre

Jeudi 19-10-2017 à 14:00
par Alain Marmonnier Et Thierry Grand

Dans le cadre du 40e anniversaire

  Michel Soutif, sa vie, son action, son engagement

Mardi 07-11-2017 à 14:00
par Alain Nemoz, Jacques Lambert

Dans le cadre du 40e anniversaire

  Comprendre un film au-delà de son histoire : organisation des images et des signes au cinéma.

Mardi 14-11-2017 à 14:00
par Laurent Huyart

Description

  Grande journée 40e anniversaire UIAD (cf programme 40e anniversaire)

Jeudi 16-11-2017 à 09:30
par Divers

Description

  Le député, maillon faible de la séparation des pouvoirs?

Mardi 21-11-2017 à 14:00
par Michel Issindou

Description

  Amours et musique : un thème qui traverse l'histoire de la musique

Mardi 28-11-2017 à 14:00
par Antoine Pecqueuer, Journaliste Et Conseiller Musique De La Mc2

S’il est un thème qui traverse les siècles de l’histoire de la musique, c’est assurément celui de l’amour. Sous toutes ses formes ! Des chansons de la Renaissance jusqu’à la création contemporaine, l’amour, ses passions, ses trahisons, ses folies et son romantisme font leur miel dans la saison musicale 2017/2018 de la MC2. A la Renaissance, les compositeurs n'hésitent pas à aller vers le registre grivois, à mettre en musique le style rabelaisien. A l''époque baroque, dans le registre profane, les opéras font leur miel des aspects les plus dramatiques de la passion amoureuse. Au même moment, le sacré est aussi lié à la sensualité, comme dans Le Cantique des cantiques. Le plus amoureux des compositeurs reste assurément Mozart. Dans sa vie privée comme dans ses œuvres, le compositeur autrichien est un amoureux exacerbé (Don Giovanni, Cosi fan tutte). Pour Beethoven, l'amour est forcément politique (Fidelio). Au XIXème, l'amour devient plus contemplatif et nostalgique, en particulier chez les romantiques allemands comme Schumann et Brahms. Au tournant du XXème siècle, l'amour glisse vers l'érotisme avec Claude Debussy notamment. Aujourd'hui enfin, l'amour passe par les technologies et l'érotisme des objets fait débat. Plus que jamais, face aux montées des communautarismes et des haines pour des raisons d’orientations sexuelles, nos sociétés doivent affirmer la liberté d’art comme celle d’amour. Antoine Pecqueur, conseiller musique à la MC2, proposera un voyage dans le temps et dans les œuvres, dont on entendra des extraits, pour nous dévoiler ces différentes facettes de l'amour.

Antoine Pecqueur
Prix de basson du Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon et diplômé de l’Institut Français de Presse à Paris, Antoine Pecqueur est à la fois musicien et journaliste.Il joue régulièrement au sein d’orchestres sur instruments anciens (La Chambre Philharmonique, Les Siècles, Anima Eterna, Orchestre de l’Age des Lumières…) et d’ensembles de musique contemporaine (Ensemble Linea…). En soliste, il s’est déjà produit dans des concertos de Vivaldi (avec l’Orchestre de chambre d’Ingolstadt), Mozart et Richard Strauss. Après avoir collaboré au Monde de 2006 à 2012, Antoine Pecqueur est journaliste et présentateur à la chaîne de télévision Mezzo. Il est également chef de la rubrique « Enquêtes » à La Lettre du Musicien et collabore comme reporter au magazine Classica. Sur les ondes, il collabore comme chroniqueur et reporter à France Musique et RFI. Il est l’auteur de trois livres : Les Ecrans sonores de Stanley Kubrick (éditions du Point d’exclamation), Les plus beaux opéras du monde (avec le photographe Guillaume de Laubier, éditions de La Martinière) et Les espaces de la musique, architecture des salles de concert et des opéras (éditions Parenthèses). Antoine Pecqueur est conseillé musique de la MC2 depuis 2013.

  Qualité de l'air dans la région grenobloise : qu'en est-il aujourd'hui? Amélioration ou détérioration, Et quelles perspectives pour l'avenir?

Jeudi 30-11-2017 à 14:00
par Camille Rieux

Description

  La condition des femmes au Moyen-Âge

Mardi 05-12-2017 à 14:00
par Henri Cazes

Description

  Un carnaval sanglant à Grenoble : mars 1832

Mardi 12-12-2017 à 14:00
par René Bourgeois

                                1832 - LE CARNAVAL DE GRENOBLE

   Le Carnaval de Grenoble est le récit de plusieurs journées d’émeute qui mirent aux prises en 1832  les Grenoblois et les autorités civiles et militaires de la ville.
   L’auteur retrace d’abord les circonstances historiques qui permettent de mieux comprendre l’événement. Dès 1831, le nouveau régime de Louis-Philippe, né de la révolution de 1830, est fortement contesté, tant pour sa position sur les affaires extérieures (Portugal, Italie,    Pologne), qu’intérieures en ce début de révolution industrielle, avec émeutes à Paris et à Lyon.
   Le carnaval débute à Grenoble le dimanche 11 mars 1832. L’auteur va en suivre le déroulement heure par heure et montrer le parfait enchaînement des actions auxquelles sont conduits les protagonistes. C’est d’abord une mascarade bon enfant, organisée par quelques jeunes gens qui se moquent ouvertement roi et du gouvernement, que préside le Grenoblois Casimir Périer. Le cortège est arrêté à la porte de la ville, il y a une brève échauffourée dont le préfet prend prétexte pour interdire le bal masqué prévu pour le soir. Tout pourrait s’arrêter là, si, en signe de protestation, un charivari n’était spontanément organisé contre le préfet le lendemain 12 mars. En fin d’après-midi, la foule s’amasse au cœur de la ville, et le préfet fait appel à la troupe maintenir l’ordre. Vers 20h.30, les soldats du 35ème de ligne, un régiment qui vient de combattre en Algérie, disperse la foule en la chargeant brutalement à la baïonnette : il y a des blessés, hommes, femmes et enfants. Le lendemain, mardi 13, la garde nationale remplace les militaires, mais la foule s’amasse à nouveau et exige le départ du 35ème. Elle assiège la préfecture, le préfet s’enfuit, mais le général commandant la place est fait prisonnier par une « compagnie franche »  qui s’est formée spontanément. Après de longs débats entre les autorités et les émeutiers qui obtiennent en partie satisfaction, le calme revient.
   Le 35ème quitte la ville, mais aussitôt naît une polémique politique, car Casimir Périer, le samedi 17, croit bon de féliciter les « braves soldats » du 35ème, de dissoudre la garde nationale, et d’ordonner des arrestations. Un débat à la Chambre, le 20, est suivi du retour à Grenoble du 35ème. La garde nationale est désarmée, et la ville, ainsi humilié, entre en résistance, les altercations avec la troupe et même les duels se multiplient, et les Grenoblois accueillent sans regrets la mort de Casimir Périer, victime du choléra, tandis que « l’affaire du 35ème » est bientôt éclipsée par les tragiques émeutes de Paris en juin.
   Les deux émeutiers arrêtés sont déférés en correctionnelle au tribunal de Bourg-en-Bresse en juillet. Condamnés l’un à six mois, l’autre à deux mois de prison, ils font appel, et sont acquittés en décembre à Lyon. 
   Ce « carnaval » laissera des traces dans la conscience des Grenoblois : s’ajoutant à la « conduite de Grenoble » de l’Ancien Régime, à la célèbre « Journée des tuiles » de 1788 et à l’accueil de Napoléon au début des Cent Jours, il contribuera à la réputation bien établie  de la « capitale de la Résistance ».  

  Les avalanches : le point de vue de praticiens de la prévention

Jeudi 14-12-2017 à 14:00
par Vanessa Defourneaux Et Robert Marie

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  Quand Paul Claudel faisait l'éloge du Dauphiné

Mardi 19-12-2017 à 14:00
par Christiane Mure-Ravaud

Au premier abord, ce géant de la littérature du XX e siècle, membre de l’Académie Française et diplomate, ne paraît pas très engageant. D’aspect austère et rigide, il produit des œuvres amples mais d’un accès difficile. Son catholicisme militant lui confère, en outre, une réputation d’intolérance, de dogmatisme. Pourtant, Claudel peut se montrer chaleureux, drôle, familier, voire exubérant. Loin de mépriser un monde jugé terne ou ennuyeux, il s’enthousiasme devant les beautés qui en émanent et consacre une bonne partie de ses textes à la louange grandiose de l’ici-bas, qui est un signe de Dieu. Poète de l’éloge, il chante avec lyrisme et gaieté le Dauphiné où il vient finir sa vie. En posant définitivement ses bagages dans le petit village de Brangues, l’éternel voyageur découvre la sublimité des paysages environnants et les artistes du cru sur lesquels il porte un regard admiratif. Mais de ce vaste panégyrique, il exclut Stendhal qui a eu la malencontreuse idée d’utiliser un drame survenu près de son domaine isérois pour écrire Le Rouge et le Noir.
Christiane Mure-Ravaud, agrégée de lettres, met en lumière tous les liens qui rattachent l’illustre personnage à sa patrie d’élection, transfigurée par la magie évocatrice des mots, des images, des émotions et à ces créateurs dauphinois dont le talent a su toucher son cœur. Membre de l’Académie Delphinale et de plusieurs autres associations culturelles telles que Patrimoine et Développement du Grand Grenoble, les Écrivains Dauphinois…, elle a donné bon nombre de conférences sur les poètes et les romanciers de passage dans notre province. Elle organise également à Grenoble et dans tout le département des promenades sur les pas d’écrivains célèbres. Après avoir consacré à Rousseau puis à Lamartine les deux premiers ouvrages de ses Escapades littéraires en Dauphiné, elle publie aujourd’hui un troisième livre sur le couple mythique Aragon-Triolet réfugié dans la Drôme pendant la sombre période de l’Occupation et la Résistance. 

  Une action de santé publique au 18e siècle : la formation des sages-femmes

Mardi 09-01-2018 à 14:00
par Claude Racinet

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  Les grands cataclysmes de l'histoire de la Terre (I)

Jeudi 11-01-2018 à 14:00
par Bernard Brac-Silvestre

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  Les jeux olympiques de 1968 à Grenoble (en lien avec l'exposition du Musée dauphinois)

Mardi 16-01-2018 à 14:00
par Geo Perli, Alain Arvin-Bérod

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Mardi 23-01-2018 à 14:00
par Olivier Cogne

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Jeudi 25-01-2018 à 14:00
par Bernard Brac-Silvestre

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Mardi 30-01-2018 à 14:00
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Jeudi 08-02-2018 à 14:00
par Jean Louis Raymond

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