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  1er semestre 2025-2026

2e semestre 2025-2026

 

                   


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Programme des conférences à venir

François Moutet

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L’origine, la langue, la culture, la religion, l’état, les séparaient. La curiosité, le talent, l’ingéniosité, le courage, la ténacité et le soutien sans faille de leurs souverains les ont réunis et posés, dans la culture occidentale moderne, comme les pères fondateurs de la chirurgie pour l’un et de l’anatomie pour l’autre.
Paré écrit toujours en français, combattant avec vigueur le jargon pédant des médecins académiques de son siècle. En chirurgien, plan par plan, il explore le corps. 
Vésale écrit toujours en latin, corrige progressivement, avec respect, plus de 200 erreurs de Galien par la pratique raisonnée de la dissection et élève l’anatomie au niveau d’un art descriptif. 
L’un comme l’autre savent ce qu’ils doivent à leurs prédécesseurs et ne cesseront de leur rendre hommage. Ce moment de l’histoire de la médecine peut être considéré comme une véritable césure épistémologique. On ne procédera plus après comme avant. 

 

Auditorium Champon, 11 av Gal Champon
Localisation Grenoble

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Cette conférence n'est pas ouverte aux réservations

Jean Robert Petit

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Philippe Bandelier

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Si aujourd’hui nous sommes tous sensibilisés à la question de la disponibilité d’une eau de qualité, la conversion d’une eau salée en eau potable était déjà évoquée dès l’antiquité. 
Notamment, le livre de l’Exode rapporte que Moïse aurait transformé de l’eau saumâtre en eau douce à l’aide d’un simple bâton de bois. Il y a 2500 ans, les philosophes grecs s’interrogeaient sur la nature de l’eau et sur le fait qu’il existe de l’eau douce alors que les mers sont salées. C’est Aristote qui a décrit pour la première fois avec justesse le processus de production d’eau douce par distillation d’eau de mer. 
Il a même décrit le phénomène d’osmose inverse, procédé pourtant inventé plus de 2000 ans plus tard. Toutefois, l’intérêt de dessaler les eaux restait encore très limité car il suffisait de s’installer à proximité d’une source d’eau douce, d’un fleuve ou d’une rivière, ou d’un puit pour disposer d’eau.
Seuls les marins devaient embarquer leur réserve d’eau alors qu’ironiquement, ils en avaient autour d’eux en quantité infinie, mais salée. La question est devenue cruciale lorsque les expéditions maritimes ont été de plus en plus longues et de plus en plus lointaines. 
Le premier brevet sur le dessalement, destiné à la marine anglaise, date de 1675, ouvrant la voie à de multiples travaux et réflexions afin de produire de l’eau douce à bord des navires. Déjà, des concepts de distillateurs solaires étaient apparus. Malheureusement, pendant près de deux siècles, la mise en application a été freinée par la piètre qualité gustative de l’eau produite, les faibles rendements de production, la quantité de combustible qu’il fallait embarquer et les risques d’incendie. 
C’est l’ère industrielle qui a relancé l’intérêt pour le dessalement car les industries chimique et agro-alimentaire naissantes avaient aussi besoin de procédés de distillation efficaces. C’est au 19ième siècle que sont apparus tous les concepts qui allaient être utilisés jusqu’à aujourd’hui afin de distiller l’eau de mer sans consommation excessive d’énergie.
Vers la moitié du 20ième siècle, la mise au point de membranes synthétiques utilisables par le procédé d’osmose inverse a été une seconde révolution. D’abord réservé aux eaux faiblement salées, le procédé s’est rapidement imposé grâce à la fabrication de membranes de plus en plus efficaces et à l’invention de dispositifs de récupération d’énergie sur la saumure rejetée. Au point qu’aujourd’hui le dessalement thermique est en déclin au profit du dessalement membranaire.
En ce début de 21ième siècle, ce sont près de 17 000 usines en service qui produisent 100 millions de mètres cubes d’eau douce chaque jour dans le monde à partir d’eaux salées. Principalement au Moyen-Orient, mais aussi sur le pourtour du bassin méditerranéen, aux États-Unis et de plus en plus en Asie. 
Si le dessalement contribue modestement à la ressource mondiale en eau - moins de 1 pour cent de la consommation - certains pays en dépendent totalement. Avec une croissance de 5 à 10 pour cent par an, c’est un marché en plein essor avec des usines dont la capacité peut atteindre jusqu’à 1 million de mètres cubes par jour pour un coût d’environ 0.5 € le mètre cube.

L'intervenant :

Education :     Chemical Engineer (UTC Compiègne) 
PhD in Chemical Engineering (UTC-CEA) 
Companies :     Société Française d’Etudes Thermiques et d’Energie Solaire (Sofretes) 
Atomic Energy Commission (CEA) – CEA-Greth 
Atomic Energy Commission (CEA) – CEA-Leti 
Agence Nationale de la Recherche (ANR) 
Atomic Energy Commission (CEA) – CEA-Liten 

 

Auditorium Champon, 11 av Gal Champon
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